Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

31 Juillet 2026 à 20:11:15
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L’hêtre et le géant. Bûcheron avec une main aussi grande que son cœur.

Auteur Sujet: L’hêtre et le géant. Bûcheron avec une main aussi grande que son cœur.  (Lu 440 fois)

Hors ligne septante

  • Tabellion
  • Messages: 38
L’hêtre et le géant. Bûcheron avec une main aussi grande que son cœur.

Un des êtres les plus minuscules d’une forêt mature, avait pris congé.
Pour un problème d’ampoules à son unique main, l’autre étant disparue.
La quiétude de la forêt se remarquait à l’absence de scies mécaniques.
C’était un temps éloigné où les rasoirs à sept lames n’existaient pas.

Tout bonnement en cette belle journée, il câline de majestueux hêtres.
Chemise, bas, pantalon et caleçon restent tous au chalet en bois rond.
Ses compagnons bûcherons le regardent avec de légers sourires en coin.
Puis le colosse gambade et chante en alternant trois voix mélodieuses.
Enfin, il quitte la forêt vêtu de sa chemise à carreaux sans sa hache.

On se rappelle d’Hercule le bûcheron manchot et du chant bien amusant.
La variante en Beauce de la comptine « Promenons-nous dans les bois ».
Il paraîtrait que cet homme imposant est un de mes ancêtres masculins.
Je ne peux vous parler de mes ancêtres féminines injustement oubliées.
Je vous parlerai de mes grands-mères, ma mère et des femmes plus tard.

Je continue avec la légende de mon ancêtre s’amplifiant avec le temps.
S’il y a encore une forêt aujourd’hui au Québec, c’est grâce au géant.
Au rythme où il bûchait, on estimait qu’il ne resterait plus d’arbres.
Ni d’animaux, il mangeait une quantité incroyable de viande. Toujours.
Jusqu’à sa folie passagère. Jour où il chanta nu et devint végétarien.

Hercule toujours dispo à donner un coup de main avec un grand sourire.
On demandait son aide pour déménager et pour construire des bâtiments.
Quelquefois il déménageait la maison entière en la soulevant de terre.
On laissait verres et assiettes dans les armoires. Hercule le délicat.

Hercule fut un rayon de soleil pour ceux qui ont fait sa connaissance.
Tellement chaleureux que tout son village n’avait besoin de chauffage.


Les journaux intimes de Clovis. La chemise de ce bûcheron. L’héritage.

Dernièrement, ma mère est morte. J’ai eu droit à des journaux intimes.
J’ai su qui était réellement Hercule le géant. À travers ses fictions.
J’ai la nette impression qu’il me parle tout au long de ses histoires.

Il s’appelait Clovis. N’était pas géant. Mesurait 5 pieds et 3 pouces.
Il ne lui manquait pas la main complète mais un petit doigt. D’orteil.
Il n’a composé aucune chanson connue du public mais il adorait écrire.
Il le faisait en cachette la nuit au retour du camp de bûcherons. Été.

Clovis se sentait très souvent seul. L’homme occupe son espace mental.
Bien des personnages peuplaient ses univers romanesques. Des dizaines.
Clovis se risquait à aborder le futur. Assez comique avec notre recul.
Une de ses inventions : la machine à boutonner rapidement une chemise.
Elle va tellement vite qu’une fois sur trois, elle boutonne en jaloux.
Clovis notait dans un journal ses nombreuses trouvailles assez folles.

Le fou du village on connaît son nom contrairement au fou de la ville.
Parfois on sympathise avec lui. Une attitude moins fréquente en ville.
On disait de Clovis qu’il était d’humeur très variable selon le temps.
En plus des journaux, je pense avoir hérité de lui ma maladie mentale.
Cette maladie a fait la place à une folie douce qui me guide toujours.


5 pieds et 3 pouces = 1 mètre 60

boutonné en jaloux
(Québec) Dont la chemise ou la blouse a un pan moins élevé que l’autre de sorte qu’un bouton est laissé sans boutonnière, et vice versa.
Source : Wiktionnaire
« Modifié: Hier à 12:41:08 par septante »

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 284
Très beau titre

donc bienvenu dans le mde

chouette texte, une sensation d'air frais quand on le lit, une singularité dans l'écriture aussi. C'est un texte intime mais on ne se sent pas propulsé hors du texte par cette intimité et cette confidence


des bricoles ( la remarque sur les temps de conjugaison, est celle d'un type qui appliquerait les "canons" de la narration, je me demande si cette fragilité n'est pas une des qualités du texte)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Titus

  • ex Tituslightdark
  • Troubadour
  • Messages: 271
Bonjour septante,

Vous avez du style. En outre, j’ai aimé cette idée qu’il y ait un gouffre entre l’idée que l’on se fait d’un personnage – sa légende – et ce qu’il a été vraiment. Cela introduit une sorte de désenchantement entre la grandeur de l’homme et sa misère, entre l’imaginaire fécond qui peuple le monde et l’âpre réalité qui le dépeuple.


Amicalement  :)

Titus.
« Modifié: 28 Juillet 2026 à 08:45:37 par Titus »

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 067
Merci pour nous avoir partagé ton texte.

J'ai dû demander à Google ce que faisaient 5 pieds et 3 pouces, soit 1,60 m.

Ton texte me fait penser à une sorte de conte où l'on glorifie un ancêtre qui, avec le temps, est devenu un être exceptionnel.
Il y a un film, « Big Fish », où c'est un peu cela, sauf que c'est le père d'un homme qui exagère sa vie passée.

Je pense que, pour ton expression « boutonné à la jaloux », c'est en français « être boutonné à la jeudi-vendredi ». Je ne sais pas si cette expression est très connue ; c'est ce que me disait ma mère.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne septante

  • Tabellion
  • Messages: 38
Merci pour vos commentaires.

Basic,

Je pense que ta lecture attentive me permettra d'améliorer mon texte.

Je me posais également des questions sur les temps de conjugaison. Je mettrais une plus grande partie au présent tout en conservant des phrases au passé. Tu me diras ce que tu en penses.
Je préfère cette version à mon ancienne, même si je ne suis pas certain.

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Titus,

Tu peux me tutoyer. Content de te retrouver ici.

Citation de:  Titus
sa légende

C'est exactement ce que je souhaitais réaliser une légende.

J'apprécie ton écriture, j'irai lire tes autres textes.  J'ai apprécié notre échange sur ta poésie : Cosmologie



Cendres,

Merci d'avoir lu ce deuxième texte.

Citation de: Cendres
J'ai dû demander à Google ce que faisaient 5 pieds et 3 pouces, soit 1,60 m.

Au Québec on utilise à la fois le système métrique et le système impérial. Ça dépend des contextes. Pour cuire un gâteau, 400°F plutôt que 200°C. Sur les galons à mesurer, il y a bien souvent à la fois pouces et centimètres. On se pèse encore souvent en livres plutôt qu'en kilogrammes.

Citation de: Cendres
« être boutonné à la jeudi-vendredi ». Je ne sais pas si cette expression est très connue ; c'est ce que me disait ma mère.

Le Wiktionnaire donne quelques variantes à l'expression boutonner en jaloux :
boutonner dimanche avec lundi
boutonner lundi avec mardi
boutonner mardi avec mercredi
boutonner samedi avec dimanche
boutonner Metz avec Paris
attacher Pierre avec Paul


J'ai lu sur internet : boutonner jeudi avec vendredi
Mais rien pour boutonné à la jeudi-vendredi ou boutonner à la jeudi-vendredi
Peut-être est-ce un idiolecte du grec ancien ἴδιος, idios (« propre, particulier »)

Idiolecte : (Linguistique) Particularité langagière propre à un individu donné.
Source : encore une fois le Wiktionnaire

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 284
Re bonjour

Si tu bosses sur les temps alors peut-être :

Chemise, bas, pantalon et caleçon restèrent tous au chalet en bois rond.

Plus personne n’entendit parler d’Hercule, mais on se rappela du chant

Merci pour toutes ces précisions sur la Beauce québécoise. Ce "parler" est vraiment trop chantant, je me souviens avoir vu Desjardin jouait à Clermont ferrand, notamment une chanson spéciale chargée à fond, tellement qu'il avait installé un déroulant pour la traduction... Nous, les clermontois, on entendait bien que c'était une sorte de "parler" avec des trucs en français mais on comprenait rien. Un beau moment. Je suis tombée amoureux, plus tard, ( platoniquement) d'une chanteuse québécoise Paule Andrée Cassidy, mais chut, faut pas le dire, c'est un secret, personne ne le sait, même pas elle. ;)

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne septante

  • Tabellion
  • Messages: 38
Citation de: Basic
Si tu bosses sur les temps alors peut-être :

Pour l'instant, j'ai passé un paragraphe complet au présent. Pour conserver ma contrainte de 70 caractères. J'ai réorganisé la séparation des paragraphes pour obtenir une concordance des temps. Je préfère le petit saut dans le présent que les temps tout mélangés comme au départ (en bleu l'ancien texte ou des commentaires). Merci à toi ! Ce n'est pas final.

Tout bonnement en cette belle journée, il câline de majestueux hêtres. câlina
Chemise, bas, pantalon et caleçon restent tous au chalet en bois rond.
Ses compagnons bûcherons le regardent avec de légers sourires en coin. Certains de ses compagnons bûcherons avaient un léger sourire en coin.
Puis le colosse gambade et chante en alternant trois voix mélodieuses. gambada et chanta
Enfin, il quitte la forêt vêtu de sa chemise à carreaux sans sa hache. quitta

On se rappelle d’Hercule le bûcheron manchot et du chant bien amusant. (On s'en rappelle encore au présent)
anciennement : Plus personne n’entend parler d’Hercule, mais on se rappelle du chant. (tu avais soulevé une incohérence).


J'aime Richard Desjardins. Je ne connais pas Paule-Andrée Cassidy. Je l'écouterai demain.

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 284
Salut Septante,

une suggestion, pour que les lecteurs puissent lire ton texte modifié en son entier plutôt que de poster les mêmes remarques, tu peux dans ton post premier, ajouter la version modifiée de ton texte, ça permet aux gens de commenter une version à jour et de donner de nouveaux avis ou propositions, tout en laissant l'original. Perso, je ne laisse même pas l'original.

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Titus

  • ex Tituslightdark
  • Troubadour
  • Messages: 271
Salut septante,

Ce qui m’a marqué aussi dans ton texte, c’est que même le personnage de Clovis est une légende. A partir du moment où l’on nomme quelqu’un ou quelque chose, tout devient légende. C’est le pouvoir créateur propre au langage de l’être humain qui habite d’une métaphore à l’autre.

L’être humain est la métaphore d’un monde qui n’existe pas.

 :)

Hors ligne Aponiwa

  • Modo
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  • Messages: 3 156
Hello,

Pour ton texte :

Citer
Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les oublie.
OK, un gars cool...  :-¬?

Citer
Hercule toujours dispo à donner un coup de main avec un grand sourire.
Je trouve ça dommage le "dispo" en plein conte.

Sympathique conte, par contre, je trouve le rythme un peu monotone.

Merci pour ton texte ! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne septante

  • Tabellion
  • Messages: 38
Bonjour,


Basic

Citation de: Basic
une suggestion

Merci, je note pour les prochaines fois. C'est vrai que ça facilitera la tâche aux lecteurs.



Titus

Citation de: Titus
même le personnage de Clovis est une légende

C'est songé. Je n'y avais pas pensé.



Aponiwa

Citation de: Aponiwa
Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les oublie.

OK, un gars cool...

Je sais que tu n'as pas écrit cela, mais je ne pense pas que ce conte soit masculiniste. On a tendance à faire des hommes des légendes et des super-héros. Je n'ai qu'une courte histoire venant d'un ancêtre plus lointain et c'était un homme.
Je rajouterai des phrases à ce passage pour une grande compréhension.

À moins de me tromper, les femmes ont obtenu le droit de vote au Québec en 1940 (grâce à Thérèse Casgrain et de nombreuses autres femmes) pour les élections provinciales et les Françaises quatre ans plus tard pour les élections nationales.

Au Québec, les très fortes pressions religieuses et politiques ont compliqué grandement la quête d'égalité. Ce n'était pas seulement pour le droit de vote que c'était compliqué pour les femmes, mais pour presque tout.

Encore aujourd'hui, il y a des discriminations et des disparités.

Connais-tu l'effet Matilda? J'ai un chapitre complet là-dessus.

Citation de: Aponiwa
Hercule toujours dispo à donner un coup de main avec un grand sourire.
Je trouve ça dommage le "dispo" en plein conte.

Je trouve moi aussi.

Citation de: Aponiwa
Sympathique conte, par contre, je trouve le rythme un peu monotone.
Que ferais-tu pour rendre le tout plus mélodique? Plus de rimes. Une alternance phrases courtes, phrases longues?

Merci à toi pour la lecture !

Hors ligne Aponiwa

  • Modo
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  • Messages: 3 156
Hello,

Aponiwa

Citation de: Aponiwa
Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les oublie.

OK, un gars cool...

Je sais que tu n'as pas écrit cela, mais je ne pense pas que ce conte soit masculiniste. On a tendance à faire des hommes des légendes et des super-héros. Je n'ai qu'une courte histoire venant d'un ancêtre plus lointain et c'était un homme.
Je rajouterai des phrases à ce passage pour une grande compréhension.
Ah non, j'ai pas dit ça, effectivement. Pourquoi on a tendance à faire des hommes des légendes ou des supers héros ? De plus en plus, les femmes sont au coeur des histoires du genre. Ce n'est pas parce que personnellement tu tiens des histoires d'un homme qu'il faut ajouter "on les oublie". Je pense que ça peut être pas mal de modifier. Le passage est blessant pour la moitié de la population !

Connais-tu l'effet Matilda? J'ai un chapitre complet là-dessus.
Oui. Justement. On oublie souvent les femmes. Y compris dans les histoires. D'où ma réaction première.

Que ferais-tu pour rendre le tout plus mélodique? Plus de rimes. Une alternance phrases courtes, phrases longues?
Oui, alterner quand c'est nécessaire. Par exemple, plus de phrases courtes pour l'action, des phrases plus longues pour poser des descriptions.
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 284
Bonjour

c'est peut -être là que l'on entame une discussion à trois : Aponiwa, Septante et basic et tous ceux qui voudront si tu veux les inviter aussi Septante c'est ton texte.
Jusqu'où tu dois faire entrer ton texte dans les "canons". Par exemple, je t'ai souligné les incohérences de temps tout en me demandant si ce n'était pas ces "décrochages" qui participaient à la singularité du texte et donc à son charme... pour moi le mot "dispo" par exemple, provoquait une sorte de petit choc irrésistible, le frisson qui t'arrache un sourire alors que tu lis un conte, une sorte de conte qui dans le fond n'est pas le plus révolutionnaire des récits. Mais c'est aussi, un bout de fresque intime, dans ce que ça raconte et dans la "façon" de le raconter. Sans nous mettre des coups de masses d'intimité par la tête, tu nous montres à voir un truc qui doit te ressembler peut-être bien... c'est là que tu ne dois pas effacer toutes les bricoles qui font de ce texte autre chose qu'un conte ou qu'une histoire. C'est le plus dur du boulot, suivre juste assez de règles pour que ça se lise, et pas trop pour que ce soit juste. Nous, on est à peine dans la confidence, on te pointe des trucs, c'est toi qui choisit en fonction de ce que tu veux nous dire. Du moins je crois.
Donc je me demande si cette histoire de rythme n'est pas induite par autre chose, par ces accrocs, ces chocs sémantiques, ces trouvailles comme l'intro (un autre exemple) "Un des êtres les plus minuscules d’une forêt mature, avait pris congé." c'est sacrément étrange pour un bougre d'auvergnat comme moi et pourtant ça crée tout de suite une sacrée ambiance.

Du coup, où placer la règle de calibrage, pas simple.

B
« Modifié: 29 Juillet 2026 à 21:08:44 par Basic »
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne septante

  • Tabellion
  • Messages: 38
Basic,

Merci pour ton commentaire, il est très apprécié. Je doute constamment en écrivant. C'est bien de voir que tout le monde ne fait pas la même lecture du texte et que je ne pourrai plaire à toutes les personnes.

Citation de: Basic
Du coup, où placer la règle de calibrage, pas simple.

L'exemple avec "dispo" est bon. J'hésitais à l'utiliser. Aponiwa n'aime pas alors que toi tu le garderais.

Toutes et tous sont les bienvenues dans la section commentaires de mes textes.



Aponiwa,

Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les oublie.

Dans ma tête, cela veut dire on les oublie injustement. Pas oublions les. Je pense quand même ajouter une phrase après pour spécifier. Ou changer la phrase. Je suis quand même curieux de voir comment les autres lectrices et lecteurs interprètent cette phrase.

Voir le livre de Titiou Lecoq :
Les grandes oubliées : pourquoi l'histoire a effacé les femmes (c'est cet oubli que je raconte).
De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d'histoire.

Si je remplace la phrase par :
Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les efface.
Est-ce égal, pire ou mieux selon vous?

Citation de: Aponiwa
Pourquoi on a tendance à faire des hommes des légendes ou des supers héros ?
J'essaie d'y répondre dans le texte sur l'effet Matilda. Sans écraser les hommes, cela se veut un hommage aux femmes.

Hors ligne Aponiwa

  • Modo
  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 156
Hello,

Citer
Dans ma tête, cela veut dire on les oublie injustement.
Pourquoi ne pas l'avoir formulé de la sorte, du coup ? L'adverbe change tout le sens. Là, c'est OK.

Citer
Voir le livre de Titiou Lecoq
Je l'ai lu, je vois de quoi tu parles.

Citer
Si je remplace la phrase par :
Je ne peux vous parler d’ancêtres lointaines féminines. On les efface.
Est-ce égal, pire ou mieux selon vous?
Pour moi, c'est pareil.



« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

 


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