Comme tu es belle, ma terre
Quand tu enfantes sans un cri
Ces ombres passagères
Qui se nourrissent de ta vie
Pardonne-moi si j’exagère,
Ne m’en veux pas si je t’oublie
Comme tu es belle, ma terre
Quand au matin tu me souris
Et les âmes naissent en silence
Ignorant le premier baiser
Qu’a l’aube de leur existence
Tu leur donnait
Comme tu es belle, ma terre
Quand on te regarde dans les cieux
On voit tes grands yeux verts
Se noyer dans tes larmes bleues
Qui courent comme les rivières
Noyer l’océan silencieux
Comme tu es belle, ma terre
Dans la tristesse de tes adieux
Et les âmes meurent en silence
Ignorant le dernier baiser
Qu’a l’apogée de leur errance
Tu leur donnait
Comme tu es belle, ma terre
Quand tu danses avec le soleil
Tu tournes sans manière
Avec ta seule boucle d’oreille
Dans le grand bal de l’univers
Aux valses de tes arcs en ciel
Comme tu es belle, ma terre
Quand aux jours heureux tu t’essayes
Les âmes qui ont cette chance
De naître sur ta peau blessée
Auront-ils un jours conscience,…
… de ta beauté.