Salut Dian,
J'ai failli rater ce texte ! c'eut été dommage, car il me donne l’impression d’un poème‑rébus, construit à l'instar de ton indication, comme une suite d’arcanes. Chaque vers semble contenir un mot‑déclencheur qui ouvre sur une référence culturelle ou une symbolique. Certes, il présente aussi l'avantage de nous laisser voir ce qu'on veut. Ainsi par mi les plus faciles "Bassan" évoque le Fou de Bassan, Aimant participe à ce type de magnétisme, "Cinquième du Carrosse" fait surgir l’image de la roue mais pas que, "Séléné" m'a fait voir la lune en précisant "c'est l'ainé(e)", etc.
De ce fait, je n'ai pas lu ce poème "moderne" ? de manière linéaire : je l’ai exploré comme on étudie les cartes d'un jeu de tarots divinatoires ou encore, ces images/dessins à anomalies de mon enfance, où chaque détail attire l’œil et renvoie l'esprit ailleurs. Ici, le sens se construit par glissements, par associations, par résonances, et ça me plait.
Pour moi, c’est donc un texte à clés, un ensemble d’arcanes plus ou moins complexes qui sollicitent l’imaginaire du lecteur et l’invitent à déceler ce qui affleure derrière les mots autant qu'en eux-mêmes et/ou en leur association secrète. Le charme du poème vient justement de cette dérive contrôlée, de cette manière de faire affleurer des sens cachés sous la surface des mots.