Le soleil ne se lasse pas de cette ville splendide
Il y repasse méticuleusement chaque matin,
Madrid — belle comme elle est et confiante en son destin
Se laisse embrasser par la lumière douce et intrépide
Les rues montent et descendent dans une calme cadence
Les montées sont lentes — l'astre double ses attentions
L'ombre se fait plus rare, il n'en reste que des allusions
Les Madrilènes aiment les instants de sieste en silence
L’après-midi va, le soleil change son angle de vue
Il fait beaucoup trop chaud, l'ombre se fait toujours désirer
L'air est dense, compact, la fraîcheur de la nuit fait rêver
La vie ralentit, le rythme méditatif continue
La ville est seule devant le soleil ardent, volcanique
La grande Cathédrale, elle, est habitée par la douceur
On peut aller au Prado, face à cette forte chaleur
Sinon, savourer la fraîcheur dans le Jardin botanique
Le jour s'abandonne au soir et la lumière se retire
En enveloppant la ville d'un dernier doux câlin
C'est le temps éphémère des poètes, jusqu'au matin
Il y a de l'amour dans l'air, Madrid, rêveuse, respire
Au quartier des Lettres, des poèmes sur mon chemin
Gravée en or dans l'asphalte, la réflexion éternelle
Beauté radieuse, Madrid, la ville "real" — royale ou réelle ?
Tu as donné un rendez-vous à ton beau Soleil demain