Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

16 Mai 2026 à 23:58:41
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Aphorismes sur le sens de la vie, et autres grandes questions...

Auteur Sujet: Aphorismes sur le sens de la vie, et autres grandes questions...  (Lu 104 fois)

Hors ligne CoolSpirit

  • Plumelette
  • Messages: 13
Pourquoi la vie dans l’Univers ? Pourquoi la vie et l’Univers ?
La meilleure réponse est à donner :
La vie est le plus grand et le plus beau cadeau d’amour de Dieu.

---

Je vivrai d’amour et d’eau fraîche quand les gouttes d’eau seront toutes en forme de cœur, en somme quand il pleuvra des cœurs.

Il y a plus de larmes qui furent versées depuis que le monde est le monde qu'il y eût de pluie à être jamais tombée sur Terre.

La vraie intelligence, c’est de savoir aimer. D’un amour qui n’est pas raisonnable et intelligent, mais débordant et fou.

L’amour est une saine folie.

---

Exister, c’est vivre à tout moment la question : « qu’est-ce que vivre ? », c’est être en train de se demander à tout instant : « qu’est-ce que c’est l’Univers ? ».

La grande question existentielle : Qu’est Être ?
C’est là en notre être qu’elle pénètre nos consciences en profondeur, car c’est ce que nous sommes : un être qui est, qui est forcé de faire l’expérience d’Être à chacun de ses instants.
Et il s’en pose, des questions.

Qu’est-ce qu’être en vie ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que l’existence ? Quel est son sens ? Qu’est-ce que l’univers ? Qu’est-ce que penser ? Qu’est-ce que ne pas penser ? Qu’est-ce qu’avoir conscience ou ne pas avoir conscience de tout cela ? Qu’est-ce que se poser toutes ces questions, en permanence ?
Après moult réflexions sur ce sujet du questionnement existentiel, je peux répondre que la réponse, ce sont les questions.
Un peu comme pour le bonheur qui n’est pas une destination mais le chemin continuel qui y mène, les réponses à donner aux grandes questions de la vie, c’est se poser toujours en encore ces grandes questions de la vie. Il n’y a pas de réponses possibles. Il ne peut y avoir de réponses. La réponse, c’est la question. C’est se poser des questions en continu sur la vie, que vivre. Car par ce questionnement ininterrompu, cette interrogation de l’existence sur elle-même, que l’on puisse vivre en existant, et exister en vivant.

---

« Le fou dit la vérité sur la société, et est traité par elle de fou et comme fou. »

---

L’amour propre ne doit pas être aveugle. S’il est fait uniquement de fierté, ou de satisfaction personnelle, de suffisance illégitime, s’il est bancal et ne sert qu’à satisfaire un égo mal mesuré envers les choses et la vie, l’amour-propre peut tendre à devenir une mauvaise adoration de soi.
Il ne faut pas s’adorer, il faut s’aimer en tendant et souhaitant se changer pour un mieux, mais en permanence.
Auscultez-vous le muscle de votre conscience, comme un médecin de l’âme.
Connaissez-vous vous-même et sachez vous jugez comme il le faut ou faudrait.
Il faut savoir ses propres forces et faiblesses pour s’aimer soi-même dignement.
L’univers est grand et nous, nous ne sommes jamais assez grands face à tout ce qu’il contient et ce qui peut y coexister. Il faut se voir grand pour le devenir, il faut être en chemin continuel vers les transformations et métamorphoses.
L’Amour est plus grand que l’Univers.
Et nous, pour y prendre part, pour nous en rendre dignes et pour y prétendre, il faut se perfectionner sans cesse, à tous les niveaux du corps physique et de l’esprit. Pratiquer autant la musculation que la religion. Se mettre à faire du sport autant que de s’attacher aux choses spirituelles ; la spiritualité étant un sport de l’âme, autant que le sport est une spiritualité du corps.
L’amour est grand ; alors faisons grandir nos cœurs comme un muscle s’endurcit et se dilate en fonction de l’effort pour en user.
Alors « oui je vous le dis : devenez durs… » envers vous-mêmes, pour faire entrer en vous tant d’amour.
Il faut faire de nos cœurs de véritables prétendants à l’amour divin.

---

Meurt-on à chaque instant, ou vit-on à chaque instant ?
Si on se pose la question en ces termes, c’est que ce n’est ni l’un ni l’autre : c’est que vie et mort sont conjointes, réciproques et mutuelles. Plus que cela : simultanées.
En un instant, tout apparaît. Et tout disparaît au même moment.
Comme ça tout le temps, éternellement.
Vie et mort sont corrélatives, enchevêtrées, interpénétrées, mêlées. Elles se confondent comme faces d’une même pièce, avec la tranche sans épaisseur comme perspective d’existence : le moment présent, qui n’est qu’un point, reliant la ligne de la vie et la droite de la mort.

---

La vie est faîte d’un grand, d’un immense vide qui est constitutif de l’univers et permet la multiplicité infinie des mondes possibles, qui se prête à tout, au bien comme au mal.
L’existence ainsi pensée et voulue consiste alors à fabriquer l’univers comme si l’on était Dieu à tout instant, puisque celui-ci est vide, vacant et comme vierge d’un bout à l’autre, de même que le Temps éternel qui ne dure qu’autant qu’il faille le remplir et l’emplir de notre présence.
Dieu, par la vie, nous donne à être Lui.
Impossible de parler de la vie en termes plus grands.

---

Le ciel est la majuscule de Dieu.

---

Respirer, c’est refabriquer du ciel.
En inspirant et en expirant, on aide le ciel à se renouveler.
On l’épuise, en même temps qu’on l’aide très précisément : à trouver un nouveau souffle.

---

L’homme est un caillou qui pense.

---

On peut se demander de quelle manière les multiples plans d’existence, d’immanence et de transcendance sont inter-enchevêtrés les uns à travers les autres.
Et on peut répondre que tout est mirage, subreptice, subtil, infiniment nuancé, et évanescent.
C’est le propre de l’Être que d’apparaître et de disparaître aussitôt, presque simultanément.
Pouf ! Instant, tu es là. Et Pouf ! Instant, tu n’es déjà plus. Dans le même temps.
Le cortège du temps, le défilé des instants impliquent une continuité et une discontinuité perpétuelles et simultanées, qui n’en finit pas d’être et de ne pas être en même temps, pour toujours et jamais, à chaque fois.
Le temps est une bizarrerie avec laquelle la conscience ne peut jamais s’accommoder : chaque instant présent, par sa nouveauté totalement et infiniment inédite, modifie la structure de TOUT le Temps, le contenu des instants passés et la forme des instants à venir.
Le présent est le cœur du Temps, par lequel tout le corps de l’existence doit les battements de ses instants successifs, multiples, protéiformes.
Et pour un être qui a une conscience exacerbée du Temps, les secondes qui passent sont autant de gouttes de sang qui s’écoulent de lui.

---

Nos yeux ne sont-ils pas de minuscules univers ?
À contempler leur magnifique beauté, comment ne pas se dire que Dieu, lorsqu’Il les a conçus, n’a pas voulu y insérer le monde entier ? L’Œil n’est-il pas carrément, de manière éclatante et même aveuglante, un mini-univers incrusté ?!

---

Les secrets indévoilés du cœur sont plus nombreux et plus abondants que toutes les richesses, pourtant déjà si immenses, de l’univers.

---

Dans le ciel, le Soleil est Roi ; et la Lune est princesse.

---

La Conscience est le présent, oui, un cadeau.

Par la conscience, on se rend présent à tout l’univers ; et tout l’univers se rend présent à nous.
Par la conscience, on rend tout l’univers présent à lui-même dans sa globalité.
Et plus notre conscience est large, ample et vaste, plus on ressent cette présence à soi de l’univers, en nous et par nous.
Par la conscience, on rend l’univers tout entier conscient ; tout simplement.

Par la conscience, on fait devenir tout l’univers soi.
Et par elle, on fait devenir soi tout l’univers.
La conscience octroie cette double perspective de l’universalisation et de la personnalisation du vécu conscient.
Être conscient, c’est être l’univers comme soi, et soi comme univers.
Il y a la conscience cette faculté de concentration absolue de l’universalité dans la personnalité, ainsi que de l’extension absolue de la personnalité à l’universalité.
Il y a, par le fait conscient, un double mouvement allant de soi à Dieu et de Dieu à soi, par la présence de l’univers en soi. Puisque être conscient, c’est être conscient de tout l’univers, rapporté à l’angle de notre propre perception, et vécu intérieur et extérieur.
La conscience, c’est prendre conscience de tout l’univers en un point, et faire être ce point tout l’univers.
Les consciences sont nombreuses et multiples. Mais pourrait-on dire que si Dieu incarne par son Œil divin la vision de tout ce qui se passe dans l’univers, par notre conscience, l’on possède un œil parmi les yeux divins infinis en nombres et en puissance de perception ?
Avoir la conscience, c’est avoir Dieu dans le regard, dans la perception, dans la pensée.
C’est voir divinement l’Être.
« Modifié: Hier à 22:56:44 par CoolSpirit »

Hors ligne calekin

  • Aède
  • Messages: 176
Re : Aphorismes sur le sens de la vie, et autres grandes questions...
« Réponse #1 le: 14 Mai 2026 à 17:49:50 »
Puisque tu aimes les questions, j’en ai une. Tu préfères recevoir la fessée de Saint Thomas d’Aquin ou de Hugues Reeves ? Rien d’existentiel. Y a des fautes de frappe, te serais-tu empressé de répandre la lumière avec les persiennes du sang comme dirait ferré ou barbouillé et les volets mi-clos ?
« Modifié: 14 Mai 2026 à 17:53:30 par calekin »
Mon chemin,
Seule la pénombre d’automne,
Pourrait le suivre

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 464
  • Pelleteur de Nuages
Hello !

Il en va de certains textes qu'ils ne démontrent rien, n’argumentent rien car n’expliquant rien. Or, en revanche, ils affirment, proclament, déclarent des tas d'idées massées entre leurs lignes.

Ceci fonctionne comme un miroir de conscience : lequel reflète des obsessions, des angoisses, des émerveillements, ce sont là les contradictions d’un esprit qui cherche à comprendre l’univers… mais qui n’a pas les outils pour le faire de manière rigoureuse.

C’est donc un texte à l'aspect mystique, pas philosophique. Sinon que mytopoétique, et certes pas scientifique. Il est donc intuitif, pas démonstratif. Et c’est très bien ainsi pour qui souhaite l’utiliser comme tel.

Il ne témoigne pas d'une pensée structurée : c’est un personnage... à l'image d'iceux qui comme lui s’appuient sur une ou plusieurs doctrines pour tenter de s'exprimer à propos de l'inexpliqué : ce peut être une sorte de portrait psychique... Ou pas ?

On y voit d'entrée de jeu : une fascination pour Dieu, un sentiment d'obsession de l’amour, l'angoisse du temps qui fuit tout en prônant l'exaltation de la conscience. Mais c'est une vision pro panthéiste de l’univers, une tendance à l’hyperbole, si démesurée, qu'elle génère une certaine confusion. Laquelle s'insinue entre métaphore et ontologie. (Le besoin de sens déborde parfois la raison qui à conduit vers l'existentialisme sensibilisé par une idée mystique très forte). C'est donc là, l'expression d'une logique circulaire où la réponse s'obtient par une autre configuration de la question.

Ce n’est pas une pensée logique : c’est une âme mise à nu.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne CoolSpirit

  • Plumelette
  • Messages: 13
Bonjour, bonsoir Robert-Henri D,

Tout d'abord merci de m'avoir lu, et d'avoir contribué par une réponse élaborée (comme à ton habitude).
Pleins d'observations dans ta réponses sont exactes, et plus que cela, éclairantes.

Je donne en effet à lire mes pensées comme un miroir de conscience, elles reflètent mes obsessions pour l'univers, pris sous tous ses aspects, et dont je cherche à rendre compte au maximum, philosophiquement.

Certes, cela donne aussi l'impression d'un texte "mystique", autant dans sa forme que dans son fond.

Une autre chose aussi que tu as bien saisi : loin d'arguments ou de démonstrations, tout est proclamé dans l'évidence totale de sa propre vérité.
Mes textes ne cherchent pas à démontrer, mais à montrer et donner une perspective qui enrichit le lecteur de nouvelles idées, comme un éclaircissement de la conscience par une autre conscience.
C'est un peu le rôle des étoiles dans l'univers, toutes s'éclairent les unes mutuellement sans pour autant nécessiter la présence proche de ses consoeurs étoiles. Il en va de même pour les consciences : chacune est destinée à trouver en elle l'étendue de tout l'univers et la signification de la vie.
"Une vision pro-panthéiste de l'univers". Tu as bien vu, et tout dit par là : je vois Dieu en toute chose, du caillou aux branches d'arbres, dans les cartons et emballages plastiques, dans les fours à micro-ondes et les téléphones, dans la chaleur et les ondes etc...

...il s'agit d'une exploration des tréfonds de la conscience, comme océan de toute la vie en nous.

Merci pour ta réponse qui m'aide à m'orienter dans ce que je fais et pense.

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 464
  • Pelleteur de Nuages
Re : Aphorismes sur le sens de la vie, et autres grandes questions...
« Réponse #4 le: Aujourd'hui à 11:24:06 »
Bonjour CoolSpirit,

De nos jours, il est une vision, qui permet d'évoquer Dieu en tant que singularité relationnelle qui intègre, ressent et oriente le devenir du monde, sans en être séparé ni confondu. Une telle évolution identitaire non autoritaire se veut donc compatissante, directement, mais aussi indirectement impliquée dans notre histoire. Ce serait donc là l'expression d'une sorte de pôle, un centre d’expérience, une instance en devenir : compatible avec la science, l’évolution et la liberté de penser. Idée qui séduit particulièrement les poètes et les mystiques, car elle propose une vision organique, vivante, non figée du divin.

Ce type de pensée processuelle offrant, en outre, l’opportunité qui permet de "voir" Dieu dans ce qui nous est concret, et ce, notamment parce qu’en ce sens, il se présume englobant.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 22 requêtes.