Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 Mai 2026 à 06:50:13
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Ètrrange image...

Auteur Sujet: Ètrrange image...  (Lu 120 fois)

Hors ligne Robert-Henri D

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  • Pelleteur de Nuages
Ètrrange image...
« le: 30 Avril 2026 à 09:49:39 »
Hello, pour rédiger mon texte, je me suis penché sur une image proposée dans un jeu du MdE où il convient de disserter à propos d'icelle.

Il s'agit donc d'un essai de poésie sur réaliste, comme peut-être vous vous plaisez à le tenter. Or si tel est votre cas, dites moi ce que vous en pensez.

Au front des dunes d’or où s’efface la route,
L'homme en bleu se tient là, grave comme un témoin ;
À son flanc marche un  fauve aux prunelles de foin
Image brûlante au calme carnassier rare.

Le sable ardent, qui sculpte leur destin farouche
Fait frémir l’horizon d’un éclat souverain ;
Lequel se mêle en silence au lieu incertain
Vision taciturne qui assèche la bouche.

L’oasis, là-bas, pulse en un mirage clair,
Lors, le duo s’y rend, défiant le désert
Comme deux voyageurs d’un antique récit.

Car l’homme et le lion, liés par la tourmente,
Savent que chaque pas dans la fournaise ardente
S'inscrit à dessein dans l'histoire qui les suit.
« Modifié: 01 Mai 2026 à 11:11:59 par Robert-Henri D »
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne PatKadéka

  • Calliopéen
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  • Un ciel étoilé
Re : Ètrrange image...
« Réponse #1 le: 01 Mai 2026 à 21:59:33 »
hello poète,

Ton poème nous entraîne à quitter notre logique cartésienne.
En le qualifiant d'essai, c'est une invitation à être tes complices...

En lisant ton texte, qui n'est pas figé,
avec un processus de ta pensée qui se cherche
et tu exploses les cadres habituels du langage.

C'est aussi un sonnet où il y a d'émotion.
où tu emplois de belles métaphores.
Voilà ce que me procure ton poème.

Bonne fin de soirée à toi mon cher Robert.

Pat
"Tout comme la poésie, la sculpture ou la peinture,
la vie a ses chefs-d’œuvre précieux.
Faites de votre vie un beau poème

Oscar Wilde

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 402
  • Pelleteur de Nuages
Re : Ètrrange image...
« Réponse #2 le: 01 Mai 2026 à 22:59:38 »
Hello Pat, faut dire aussi que pour écrire un poème à partir d’une image, il convient d'abord écouter ce qu'elle ne dit pas... et de plus, il n'est pas toujours aisé de créer une tension sans sombrer dans la description. Ainsi, l'animal qui accompagne le type sapé comme un sultan ressemble à la fois à un  tas de foin avec des yeux comme des braises et à un fauve venu des étoiles tout en faisant songer à un lion de l'ère mésozoïque !... d'où ce distique :

À son flanc marche un  fauve aux prunelles de foin
Image brûlante au calme carnassier rare.
« Modifié: 01 Mai 2026 à 23:03:03 par Robert-Henri D »
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Dian

  • Scribe
  • Messages: 64
Re : Ètrrange image...
« Réponse #3 le: Hier à 15:06:35 »
Hello Robert,

Beau tableau, belle musique, magnifique symbole. Quelque chose de parnassien dans la forme, si ce n'est que les parnassiens n'auraient pas écrit "prunelles de foin" ni "l'oasis pulse en un mirage clair". C'est le genre de détails qui font basculer de classique à contemporain.

Dian
Derrière les nuages, le soleil. Derrière le soleil, d'autres soleils.

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 402
  • Pelleteur de Nuages
Re : Ètrrange image...
« Réponse #4 le: Aujourd'hui à 01:29:16 »
Encore que, cher Dian, toute opinion est tributaire du temps qui la voit naitre ou renaitre. Ainsi, les Parnassiens que tu cites, étaient perçus comme modernes par rapport aux classiques, mais classiques par rapport aux romantiques et aux avant‑gardistes qui allaient suivre. Ils étaient donc, comme à l'instar de ce modeste texte, une entité à la fois moderne et conservatrice, hésitant entre la révolution du style et le retour à la forme. Pour eux, un certain Rimbaud Arthur, était à la fois un gamin génial, un intrus dérangeant, un météore incontrôlable et, au fond, quelqu’un qu’ils n’ont jamais vraiment compris ! Mais qu’ils ont tout de même accueilli, puis perdu, presque aussitôt...

Alors, bien sûr, je ne suis pas digne de sa mémoire, quoique je naquis à deux pas de sa propre maison natale il y a de ça moult décennies, mais j'ai tellement sillonné les endroits qu'il connut durant sa courte vie de poète, que me suis comme imprégné de ses propre visions métaphoriques.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


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