Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Mai 2026 à 11:21:05
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Chaque instant est comme une fenêtre ouverte sur l’éternité.

Auteur Sujet: Chaque instant est comme une fenêtre ouverte sur l’éternité.  (Lu 571 fois)

Hors ligne CoolSpirit

  • Plumelette
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...Dieu est le mystère inconnu de Dieu...

   Le ciel est un vide qui semble plein, car il tient sa forme à ses contours, qui sont formés par la limite le séparant de sa périphérie, le néant au pourtour, l'inconnu dont il témoigne le rend plein, c'est une plénitude de vide, et si l'horizon semble si mystérieux, c'est qu'il est la limite que l'on voit au plus loin, lorsque l'on est « au plus près » de cet « au plus loin ».
Voir l'horizon, c'est voir les confins à partir duquel l'être se bute au néant, atteint sa limite.

   Et puisque dans une sphère, tous les points qui sont le plus éloignés du centre constituent l'horizon, c'est du centre qu'on est le plus à même de voir au plus loin du centre, et ainsi les hommes sur terre face au ciel : ils voient d'autant mieux le ciel qu'ils en sont éloignés, qu'ils sont au centre du monde, qui est lui au centre d'eux-mêmes, le ciel se dévoile à eux lorsqu'ils en constituent le centre de sa sphère, et au final, tous les cercles plus petits que les sphères de la circonférence d'une sphère les uns à la suite des autres sont comme des couches successives de points centraux aptes à définir un cercle plus grand, et le centre d'une sphère, comme l'est la conscience humaine dans l'homme, et l'homme dans la nature, et la nature dans le ciel, est tel un ciel dans le ciel, un ciel concentré qui, loin d'être plus petit et infime face à l'étendue du ciel qui se dévoile en-dehors de nous, l'homme est un ciel dans le ciel qui élargit les limites du ciel à n'en être que le plus infime des points : son centre, qui peut d'aussi loin qu'il est centre au plus loin des limites de la sphère qui l'entoure, l'agrandir, et sans s'agrandir lui-même, sans bouger, d'un point au centre d'un cercle on peut agrandir le rayon qui nous sépare des confins formant et formés par le cercle que l'on forme et qui nous forme.

   L'homme est ciel dans un ciel de Cieux, constitué par une infinité de cieux imbriqués les uns dans les autres de façon plus infime lorsque, du ciel, on part vers le cœur de l'homme, puis vers le cœur du cœur, et imbriquant également une infinité de cieux dans des cieux plus grands, lorsque du ciel, on va vers les cieux, et les cieux des cieux. L'univers est une bulle, où les tous les cercles sont contenus les uns à l'intérieur des autres, et ce qui en repousse les confins au fur et à mesure, ce qui agrandit la sphère de l'univers, c'est son centre absolu, le cœur de la conscience humaine étant ce qui dilate les limites du ciel, cœur lui-même dilaté de l'intérieur par son point central plus infime, échappant à lui-même en ce qu'il le définit « lui-même » par « l'autre » qu'il est dans ce « lui-même ».

   Au centre d'un centre se trouve un point, qui lui-même possède en son centre un centre, comme le noyau d'une étoile contient un noyau lui-même enfermant un noyau contenant un noyau qui abrite la succession infinie de noyaux contenus par des noyaux, et ainsi de suite. Et l'homme, noyau de l'univers, et joyau de Dieu, n'aura jamais fini de découvrir, en lui-même, l'étendue de la source de ses origines perdues en lui-même, si loin en son cœur plus encore que ne le sont les confins de l'univers aux centaines de milliards d'années-lumière autour de lui, le point le plus éloigné de l'homme étant situé en son cœur et non au-delà des confins de l'univers, de même que cet univers se trouve en intégralité au moment du Big-bang qu'une fois constitué par lui, l'origine de tout étant par définition infinie car engendrant un tout fini en voie toujours de s'agrandir.

   Et Dieu, ce point central, origine absolue du monde, est sa cause première et raison suprême qui n'aura jamais de cesse de le causer de lui-même, n'ayant toujours rien créé même après qu'il eut tout créé, car ce qui reste à créer demeure toujours plus vaste que ce qui le fut déjà : en quoi réside l'infinité de l'infini, qui n'a de cesse de ne jamais cesser de durer toujours pour être toujours ce « toujours ». L'éternité est pour l'éternité éternelle, c'est-à-dire elle-même étant à chaque moment infiniment plus qu'elle-même par elle-même pour elle-même, et cela presque sans elle-même, Dieu étant l'être par essence qui demeure le plus ignorant de lui-même, ne sachant pas d'où lui vient ses dons divins, n'ayant pas le pouvoir de connaître la source de tous ses pouvoirs, Dieu étant à lui-même son propre Dieu le créant de façon mystérieuse et inconnue.

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   L'univers est un ciel qui repousse son horizon et ses limites par le seul fait de s'observer, un ciel lancé à l'assaut des Cieux sans que jamais ils puissent être déclarés vaincus ou vainqueurs, par ce brave et bon Dieu qui observe du coin de l'Œil comment on empiète sur son terrain en s'amenant à Lui au fur et à mesure qu'on investit le ciel par les étoiles que sont ses, nos, enfants. Dieu doit certainement être bien jaloux de nous qui pouvons avoir des fruits de nos entrailles, tandis que lui ne pût jamais accoucher d'homme – raison pour laquelle Il nous fît tous. Au fond que sont les hommes, sinon des armées de spermatozoïdes à l'air libre échappés du testicule divin, fusionnant avec l'ovule qu'est Mère univers, des spermatozoïdes faisant l'amour avec cette sphère parfaite qu'est ce Ciel rond où ils flottent tous telles les étoiles et comme autant de cellules conceptrices d'un troisième univers... La création du monde étant telle la gestation dans le ventre de l'Univers, ensemencé par les hommes de Dieu, tentant d'accoucher du corps d'un Dieu Enfant, nouveau, unique et final, à naître des entrailles de l'univers pour l'entraîner mystérieusement dans ce jeu inconnu de création d'un autre jouet que ce monde...

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« Vos enfants ne sont pas vos enfants : ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même. »
(Khalil Gibran)
Ils appartiennent à quelqu’un de plus éminent que soi, et qu’eux : la vie comme grand mystère évident.

Il y a là un mystère que je ne peux pas m’approprier.
Le don de la vie n’accorde aucune prérogative.
L’instrument de la transmission de la vie ne se confond pas et ne doit pas se prendre pour l’acte de création de la vie.

***Créer, c’est vivre, à chaque instant.***

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   Les moments les plus essentiels de la vie d'un homme ayant connu la vie jusqu'en ses limites, les points culminants de son existence seront bien entendu liés aux phénomènes les plus capitaux qui puissent être : les larmes de la solitude, les larmes de l'extase, les larmes de la musique, les larmes de l'amour. Il est bon de s'apercevoir que les larmes sont l'expression ultime de tout paroxysme du corps et de l'esprit, que la production de la plus pure forme matérielle en ce monde provient de ce lieu qui relie le reste de l'univers à soi à son point le plus loin et le plus près simultanément, fenêtre donnant à voir vers l'âme et vers le monde : le regard comme origine et finalité des éléments, source et destination de l'esprit, où tout apparaît selon la sublimation de la vision agissant en intuition exacte de la réalité comme figure et tableau, théâtre de la conscience projetant ses feux en toutes directions jusqu'aux confins, cadre où tout arrive depuis l'autre bout du cosmos avant d'y repartir infiniment plus brillant, visée de la lumière et fontaine faisant rejaillir ses rayons pour les renvoyer aux étoiles, flamme dont se sert comme image le génie de la nature pour nous sculpter comme son modèle à atteindre, et enfin miroir du ciel aux sphériques éclats cristallins dont la pureté translucide apte à faire entrevoir et contenir l'univers entier permet aux Anges de se mirer dans nos larmes comme devant des diamants aux facettes infinies...

   ...Voilà pourquoi les larmes sont le plus grand don de Dieu ; elles qui nous rendent aussi pur que lui avant qu'il n'accoucha de cet univers, comme une larme également...

   ...Don qui explique aussi pourquoi les enfants sont capables de pleurer souvent, voire tout le temps, car eux seuls peuvent vivre sans devoir relativiser tout avec tout, vierges d'expériences et de mémoire, aptes à laisser chaque moment être le seul qui soit. En somme, un enfant est une suite perpétuelle de paroxysmes, une création du monde toujours recommencée, l'extase permanente d'un Dieu sans destin, sans univers et sans éternité ne sachant point qu'il l'est – et donc au-delà même du drame de Dieu d'être divin et immortel. Son inconscience est la clef du Paradis, son innocence le principe de sa Sainteté, et sa Beauté l'incarnation quintessenciée de ses charmes enchantés. Les rires et les larmes d'un enfant sont au-delà de l'éternité et de la Puissance de Dieu, en ce que les dimensions infinies du temps et toutes les facultés divines ne parviendraient pas à en faire naître une seule ; alors que tout enfant en est une ressource infinie, rit et pleure sans compter. C'est au fond cela qu'être Dieu : n'avoir encore rien fait et créé aucun monde, n'être capable de rien et le savoir encore moins, et incarner l'existence dans toute sa splendeur et sa perfection car exempt du sentiment du drame, de la tragédie, du grotesque, du ridicule, de l'absurdité, de la futilité et du calvaire de toute vie. L'enfant lève les bras au ciel, sans voir que la position de la Croix sera le destin terminal de toute chose, et avant d'être cloué sur les planches d'un cercueil, les Cieux lui ouvrent les bras parce qu'à cet âge, ce sont des ailes dans un espace sans gravité ni parois, que nul Soleil brûlera sinon l'amour invisible de Dieu envers sa plus belle créature.

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Ne pas aller plus vite que la musique.

Pour bien entendre la mélodie de chaque note, se préparer à entendre dans son ordre l'harmonie des choses, dont seul le silence qui la suivra, pourra, d'une certaine manière, être entendu, là où pendant le morceau joué, les sons élégants et fabuleux divertissent agréablement l'âme vagabonde, charment les sens et distraient gaiement les regards de couleurs chatoyantes, sans avoir le temps de bien faire attention à aucun ni aucune d'eux et d'elles, perdu dans un rêve éphémère qui, bien que sachant que les fantasmagories de cette musique se termineront, redouble de rêveries dans son songe endormi, dont le réveil, un beau jour au sein de la Symphonie Fantastique qui ose bercer les oreilles de filaments sonores dorant les fils de la lumière musicale, sera un simple sursaut de silence inaudible au milieu de ces vibrations de l'air enchantant le ciel dont l'écho ne cessera de planer pour toujours, au point qu'au moment où la source de ces rêvasseries de dissipera dans les atmosphères, les cieux se contentent de cligner de l'œil, ravi de tels délices éthérés, adressant aux soleils alentours le sourire de ses arcs-en-ciel, d'où ils tireront les flèches de Cupidon qui iront féconder ces fontaines d'utopies œuvrant en chœur comme orchestre d'étoiles filant à toute allure à la source profuse de ce scintillement du firmament partageant sans compter la chaleur colorée de sa lumière, dont chaque grain est une perle à ce collier d'astres tissé par les constellations, s'effilant en rythme pour s'en aller atterrir en les espaces de nouveaux Paradis où s'envoleront leurs échos subtils et leurs reflets légers jusqu'à perforer peut-être, par le haut, le miroir de l'univers où s'agite une si invisible luxuriance.

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Icare (se) volant (d'Eux) ses propres ailes.

Icare, atteignant le soleil, la cire brûlante et la peau enflammée, continue d'avancer jusqu'au noyau, malgré l'obstacle de la chaleur et la perte de la vue, des forces et de sa propre matière aveuglée, affaiblies, et incinérée par le foyer de ce système ensoleillé, et continue d'avancer sans savoir comment, le traversant bientôt, et se retrouvant à poursuivre son envol, de l'autre côté de cette mer de feu bue comme un simple crachat sur son visage, et démis de ses ailes mais aussi de ses autres membres et organes, dont les yeux, le cerveau, les poumons et le cœur furent absorbés dans la purification du bûcher dont il rêva, ayant déposé les armes de ses passions sur les braises pour démissionner de son propre souvenir et se délester de toute réserve trop lourde d'être, l'esprit retrouvant sa condition immatérielle simplement de l'autre côté de la vérité, son élévation se poursuit vers d'autres cieux, le soleil n'étant que la première marche visible d'un colimaçon menant bien plus loin, il reste le feu personnel d'une infinité d'autres à infiltrer gagner en légèreté d'élévation, que la face trop proche du premier d'entre eux dissimulait – oui, une lumière peut en cacher bien d'autres – oui, le feu est une incinération qui renaît de sa consomption – oui, le phénix ne peut jamais se brûler les ailes, sinon s'il demeure sur une planète gorgée d'eau où se noieraient ses flammes – oui, le cœur des étoiles peut être transpercé – oui, il est plus aisé de garder l'élan de son vol plané lorsque la substance corporelle disparaît, évaporée jusqu'à ce que l'on se confonde avec les vapeurs aériennes du Paradis auquel on s'apporte comme propre ciel unique. Mais voilà qu'est définie la nature des Anges qui y règnent depuis si longtemps, pour avoir vaincu la lumière de chaque grain étoilé embrasant le regard et la matière, ayant mis le feu à leurs yeux jusqu'à ce qu'ils cessent de se voir pour ne faire briller que leur étincelante invisibilité. Et s'ils peuvent se reconnaître les uns les autres en-deçà de toute apparition, c'est parce que brûle en eux une clarté supérieure et plus intense que la luminosité transparente, ce feu sacré qui anime les esprits en leurs confins, et qui ne devrait même pas avoir de nom…

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Est-ce, Ô, est-ce ? ! ?

Je suis tous les regards, tous les visages, tous les masques, toutes les paroles, toutes les idées, tous les styles, tous les mots, tous les cris, toutes les passions, tous les plaisirs, toutes les tristesses, toutes les larmes, toutes les extases, dans tous les sens, car l'étendue de mon esprit, clair jusqu'à pouvoir transpercer la transparence de la lumière et crever le secret de son origine, concentre en moi la totalité des contenus du monde et exprime l'infini de ses dimensions en chacun de mes points finis, passagers, ponctuel, fragmentaire, dont je sors comme du centre pour désigner du doigt le contour de la sphère céleste et former sa boule magique en laquelle je vois tout, comme Dieu. --- Alors, vraiment, je n'ai pas une sphère à moi, mais les boules !

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Les bulles de savon ne sont-elles pas déjà la peau d'océans en lévitation remplis de ciel faisant voyager le minuscule cosmos dans son souffle léger avant de disparaître en lui du toucher de son baiser comme un rêve qui devient réalité lorsque l'on se réveille au beau milieu du Paradis, celui-là même qu'on porte en soi et qui devient soudain vrai, dans une implosion invisible qui nous transforme en Lumière intégrale et Cieux au complet dans la bulle de l'œil.
...Et moi dans ma sphère, ne vais-je pas éclater en une infinité de morceaux que je ne verrai pas s'évanouir, comme des cendres de ciel évaporé qui me métamorphoseront en son souffle tout entier, déchargé du poids de la peau reflétant tous les arcs-en-ciel en sa sphère miraculeuse et de la légèreté trop dangereuse de l'esprit qui la fait planer trop haut par le battement de ses deux flammes motrices en son cœur qui, désirant absorber tout le ciel, risque de s'y retrouver évanoui à sa brûlante immatérialité où le mystère de mon feu serait dévoré à la source de la Lumière Secrète, dans un flamboiement d’œil, liquide et coloré, fondu, liquéfié et incinéré dans l'omniscience infinie du regard divin enfantant des Cieux par le battement de ses pupilles ne se refermant jamais, derrière les paupières de ses propres ténèbres.

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Désert à prendre...

Prendre un désert brûlant entier à mains nues, pour le jeter ensuite dans un océan pour que ses vagues se mettent à verser de solides larmes, perlant de son visage pour s'évaporer au soleil sous forme de plages, comme souvenir pour l'eau d'avoir fait jaillir de son œil de mer le sanglot du feu faisant bronzer la peau des continents rattachés comme les membres du corps de la Terre, dont les fleuves sont les veines de sang, les montagnes sa poitrine bombée au sommet de son buste, les forêts sa pudique pilosité, les volcans ses orifices expulsant le magma bouillant de ses entrailles fumantes, les villes humaines bétonnées ses piercing et bijoux de décoration, au-dessus desquels le ciel fait tomber la tête la première sa transpiration pour que la pluie nettoie les impuretés de l'épiderme de la nature qui retourneront à l'océan pour être bues, ravalées et évaporées de nouveau par les yeux des Anges au fond de l'eau qui feront ruisseler leur lumière purgée des sueurs de la nature pour continuellement rhabiller Gaïa de lumineux rayons liquides la faisant scintiller en une larme géante comme le Soleil. C'est le pouvoir du feu que d'incendier le cœur des étoiles comme des yeux pour qu'elles fassent couler l'incandescence de leur regard posé sur cette planète insufflant la chaleur de faire souffrir le bleu de son eau pour en faire s'élever les cieux jusqu'à sa plus haute sphère : le petit hublot derrière le firmament duquel un passager clandestin observe du coin de l'œil cette profusion des paysages de la vie, en contemplant au-dessous de lui ses propres étoiles jusqu'aux ailes des Anges qui apportent sa lumière en brassant à l'infini la sphère du cosmos naissant inlassablement de cet amour invisible de l'univers par Dieu.
...Ne ferais-je pas mieux d'enterrer du sable dans mes larmes ? Mais je n'ai jamais pensé au désert, car mes pensées se sont transformées en larmes plus amères que la vision du désert.

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Chaque instant est comme une fenêtre ouverte sur l’éternité.
« Réponse #1 le: 16 Mars 2026 à 16:53:45 »
 :bouquine:

Bonjour CooLspirit,

Citer
Voir l'horizon, c'est voir les confins à partir duquel l'être se bute au néant, atteint sa limite.

J'aime cette définition de l'entendement humain.

Elle xylographie la pensée qui la suit et décrit un univers où le vide se conçoit plénitude, où l’horizon marque la limite de l’être face au néant, et où le centre — en tant que conscience humaine — dilate les confins du monde connu...

C'est à croire que nous serions comme un centre dans une infinité de centres imbriqués. Or, ce serait faire de nous un « ciel dans le ciel », dont la profondeur intérieure s'estimerait plus vaste encore que l’univers extérieur ! Ce qui, hélas, est le cas de moult "grands" qui s'échinent à vouloir imposer leur dictat mais finissent comme nous tous, par redevenir poussière.

Ainsi, leur infini se déploie de façon éphémère, à l’extérieur de leur Moi autant que leur Soi s'échappe de l’intérieur d'eux-mêmes ! Et si la conscience humaine devient le noyau vivant qui agrandit leur cosmos en les percevant... ces gens là feraient bien de songer que ça n'est valable que pour un temps misérable !

Ils ignorent, ces pauvres fous de passages qu'en vérité : "Ils appartiennent à quelqu’un de plus éminent qu’eux"!

Le poète déploie fort heureusement une autre vision, où les éléments — désert, océan, feu, ciel, pluie — deviennent les organes vivants d’une Terre-personnifiée qu'il me plait aussi à démystifier autant qu'à lui fournir un corps de déesse cosmique, certes capable de larmes, de sueurs, de sang et de lumière spirituelle, autant que de clarté supposée matérielle.

J'aime l'idée où l’univers apparaît comme un procédé alchimique ! où le feu fait pleurer l’eau, où la pluie purifie la peau d'icelui, et où des entités étranges distillent la lumière bleue pour en revêtir Gaïa.

Certes, au-dessus de cette métaphore perpétuelle, je continue d'espérer qu'un regard créateur au devenir clandestin, contemple céans la naissance continue de sa progéniture cosmique : tel le fruit d’un amour invisible.

Reste que pour icelle déesse, le désert n’est pas un paysage extérieur : c'est une sécheresse intérieure qui la ronge, un manque de compassion si profond que les larmes océaniques, elles-mêmes se perdent à jamais dans le sable.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne CoolSpirit

  • Plumelette
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Re : Chaque instant est comme une fenêtre ouverte sur l’éternité.
« Réponse #2 le: 16 Mars 2026 à 21:42:04 »
Bonjour Robert-Henri D,

Merci pour le développement apporté par ton message.

J'adhère à ton idée d'une Terre-personnifiée dont les divers parties et éléments - désert, océan, feu, ciel, pluie - s'entrechoquent mélodiquement et réagissent passionnément les uns aux autres, que le feu fait pleurer l'eau, que la lumière est un feu sans flammes, qui ne nous brûle pas mais nous éclaire, que le ciel transpire sous forme de pluie, que dans le désert se rejoignent la mer et la terre sous forme de plage immense au milieu de cette dernière...

Le cosmos intergalactique est immense, mais c'est sur notre belle planète que se concentrent tous les événements et phénomènes les plus inouïs et éblouissants, la Terre est le lieu de l'extraordinaire foudroyant de beauté, et rien n'y est banal, seulement connu et décrit (par la science, qui m'apparaît sacrilège la plupart du temps et ne rend pas honneur à la surnaturalité de la Nature).
La Terre comme lieu privilégié de la Création, comme espace où elle peut mettre en pratique tous ses miracles et œuvres.

Un amour invisible y préside, comme tu dit.

J'apprécie l'expression employée et l'idée illustrée dans ta dernière phrase : le Désert est une sécheresse intérieure, une manière pour la planète de s'émouvoir de sa propre solitude dans le Cosmos, sous forme de désert où les "larmes océaniques" fécondent la terre et la transforment en sable, sous l'effet de l'émotion ressentie par Mère Gaïa de se savoir, elle aussi, faite d'argile, de poussière et de cendre.

Au fond, n'abritons-nous pas nous aussi au fond de nos cœurs, un vaste désert de solitude, d'ennui, de tristesse, de vacuité infinie s'exprimant parfois devant la vie et de notre devoir de l'affronter toujours seul, dans le Cosmos ?

Ainsi que la vie est un peu se noyer dans un océan Pacifique de vacuité, traverser un Sahara d’ennui, et gravir un Everest de souffrance...

Mais je reste toujours positif, car je sais que la Lumière Originelle de ce monde est au bout du chemin et à la fin de cette aventure qu'est l'Existence.

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
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  • Pelleteur de Nuages

Mais je reste toujours positif, car je sais que la Lumière Originelle de ce monde est au bout du chemin et à la fin de cette aventure qu'est l'Existence.

Cette idée est le socle même du texte long que je propose ici ! je définit Dieu en tant que "Très Haut de Lumière" non pas à l'image de l'homme, mais en tant qu'énergie intelligente régnant au cœur de la "Lumière des Justes" laquelle serait servie par des Êtres de Lumière en relation avec des humains qui eux-mêmes se qualifient "Ouvriers de Lumière".

Nota : ( tu remarqueras que j'écris "lumière" avec un "L" majuscule... ceci par respect.)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Feather

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Chaque instant est comme une fenêtre ouverte sur l’éternité.
« Réponse #4 le: 18 Mars 2026 à 22:07:05 »

Ce pourrait être la métaphore de l'oignon, avec un épicentre énergétique qui absorberait la réverbération du soleil et par ondes réfractées se propagerait vers un espace-temps libre de contraintes.

Merci pour ta réflexion, elle me fait cheminer.
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

 


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