À un certain moment de sa vie, qu’on le décide ou non, il faut s’enlever la couronne d’épines.
Choisir d’être soi-même, c’est recouvrer sa liberté.
Malgré l’absurde inexplicable de la vie, s’autoriser cette liberté relève d’une responsabilité supérieure.
Que ferons-nous de bien ? Que ferons-nous de mal ?
La frontière est ténue entre ces deux destins.
Beaucoup s’inventent de ridicules prétextes, par peur de la souillure.
Les mains du mal emprisonnent nos rêves.
Et nous tentons de rêver nos rêves avant qu’ils ne se répètent.
Les amours adolescentes savaient refuser la cruauté, l’horreur, la tyrannie.
Et nous, à présent, demeurons dans cette mare du chagrin, à l’eau stagnante.
Se défaire de l’emprise.
Les bouffées de bonheur sont des chagrins à venir.
Qui viendra calmer mon angoisse ?
Le feu.
Il fouillera ma mémoire, l’encerclera, jusqu’à la faire disparaître.
Je ne serai plus seul.
Je serai moi.
Cette civilisation falsifie la vérité en la vulgarisant, fragmente nos connaissances.
Privée d’Apollon, elle ne durera guère.
Je périrai par le silence, et avec lui.
Vénus m’aura quitté, elle aussi.