Bonjour
tiens, si on relançait... à partir de deux réflexions piquées dans le post, celle de :
-Melina le Page :
« je me pose la question de savoir si c'est si important que cela d'échapper absolument aux clichés du genre ?
Pour moi, les clichés sont un peu des critères de base qui définissent le genre de la fantasy (et sûrement de tout genre littéraire en général ?). Plutôt que d'y échapper, personnellement, je trouve plutôt intéressant d'essayer de jouer autour de ces clichés en les distordant un peu, en modifiant certaines origines, modes d'évolution de peuples typiques comme les Nains, les Elfes ou les dragons, par exemple. »
et celle de :
Alkatom : au sujet de faire du neuf
« J’ai un avis assez extrême là-dessus : il n’existe plus aucune idée nouvelle. Toutes les grandes idées : victime, bourreau, héros, princesse/prince, méchant, slice of life, etc. , ont déjà été exploitées.
Pour moi, ce qui change d’un livre à l’autre, c’est :
- comment tu construis, avec des mots, le bordel que tu as dans la tête ;
- comment tu transmets les émotions que tu ressens à travers des lignes sur du papier ;
- comment tu expliques ton point de vue à des gens qui ne te connaissent même pas. »
j'ajouterais aussi la cause "éditoriale" pour laquelle tu écris, il y a grande différence si tu souhaites être édité chez Atalante ou chez Amazon, chez pas du tout ou chez monblog.
Peut-être aussi la motivation profonde : te divertir toi, te divertir toi et les autres ( et quels autres ?), faire plus que te divertir, faire plus que divertir les autres. Je crois que tous les textes de n'importe quel genre ( science fiction, sf dystopique, fantasy, polar ... ) peuvent se voir charger de la mission d'éclairer les questionnements, d'apporter du propos. En ce qui me concerne, j'essaie de faire bouger mes lignes sur la "façon" aussi, qui raconte ? Pour qui et comment ? Je partage aussi avec Melina, l'option cliché, joué, martyriser, tronquer, copier le cliché... il faut dire que le cliché s'use, rencontrer un elfe quand on découvre la fantasy ( moi à 15 ans) ça secoue, après dix mille livres, films, jeux, pubs, tatouages... ça fait un de trop
B