Une rose pleine d’épines dorées
Une violette toute rouge
Ou alors une abeille rouge
J’aimerais voir ça, j’aimerais bien
Ça serait marrant, la vie serait drôle
On serait émerveillé, ça serait magique
Je trouverais cela joyeux, trop mignon
Les gens se bousculeraient pour les voir
On en rirait, on n’en croirait pas nos yeux
Ça serait trop beau, ça me ferait rire
Le ciel serait jaune, la lune serait rose
Les oiseaux voleraient à l’envers
Ou alors les abeilles peut-être
J’aimerais que ce soit ainsi, j’aimerais voir ça
Ça serait joli, la vie serait plus belle
On n’en croirait pas nos yeux, ça serait bizarre
Je sais que cela n’est qu’un rêve
Mais tout le monde serait heureux crois moi
On ferait la fête, tout serait différent
Ça changerait la vie, ça mettrait les cœurs en joie
On peut toujours rêver, la vie est ainsi faite
Qu’on ne peut rien changer, rien y faire
Tout restera ainsi jusqu’à la nuit des temps
Tout est triste et morose, noir et sombre
J’ai essayé, j’ai espéré, je n’y suis pas arrivé
J’ai voulu changer les couleurs, et même les odeurs
J’ai voulu mettre du baume dans les cœurs
Bien mal m’en a pris, j’en ai même pleuré
D’autres essayerons peut-être, je le sais
Les hommes sont ainsi faits, que rien ne leur plaît
Chacun se croit capable de changer les choses
Mais au final, rien ne change, rien ne changera
Tant de choses seraient à refaire
Tout mettre à l’envers
Tant de choses vont de travers
Tout remettre d’équerre
J’ai tant de peine, tant de haine
Trop de douleur, de rancœur
De cette vie sans couleurs
De ce monde sans bonheur
Je laisse ma place à qui veux se battre
Je laisse ma place à qui de droit
Je n’en peux plus, je n’en veux plus
De cette époque sombre et immonde
Une rose pleine d’épines dorées
Une violette toute rouge
Ou alors une abeille rouge
J’aimerais voir ça, j’aimerais bien
Changer les choses, changer la vie
Pour changer le temps, les instants
Changer de vie, changer le présent
Pour changer le temps juste un instant
On peut toujours espérer, je le sais
Mais ce n’est qu’un rêve, croyez moi
J’ai voulu y croire, je me suis brûlé
Alors bonne change à qui veut y croire encore