Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 Mai 2026 à 03:54:52
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » vvlt 6

Auteur Sujet: vvlt 6  (Lu 760 fois)

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 465
vvlt 6
« le: 25 Septembre 2025 à 19:41:23 »
canin



banni pour cause de franchise
« Modifié: 01 Octobre 2025 à 20:01:49 par pehache »

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : vvlt 6
« Réponse #1 le: 26 Septembre 2025 à 13:56:31 »
Ton poème m’a fait forte impression.

Je retrouve une force rythmique classique, presque comme un sonnet élargi : des quatrains en rimes embrassées ou plates, avec une musicalité qui ne s’épuise pas. Les images sont directes, parfois crues — "planter nos crocs", "paillasson", "cage" — ce qui tranche avec le ton plus grave et méditatif des strophes suivantes. Ce contraste donne une tension intéressante entre la fougue de la jeunesse et la lassitude de l’âge.

On ressent aussi une progression dramatique :


d’abord l’élan vital irréfléchi,

ensuite l’usure du temps et l’ennui,

puis la résignation à "habiter cette demeure vide",

enfin une sorte de constat désabusé où le quotidien n’apporte que de maigres consolations.

La strophe finale est particulièrement frappante : ce "Golgotha" du quotidien, où la lumière d’un rire ou d’un chien vient rompre le néant, donne une conclusion forte, sombre et réaliste, mais pas totalement désespérée.

Sur la forme :

Le rythme est fluide, mais parfois un peu heurté par la syntaxe longue. Ça donne une impression d’essoufflement, qui colle bien au thème.

Tu alternes des images très poétiques ("le soleil rare") avec d’autres volontairement triviales ("changer les papiers", "paillasson"). Cette rupture renforce l’effet d’usure et de banalité.

En résumé : c’est un poème lucide, dur mais vrai, qui parle sans fard de l’usure du temps et du poids des jours avec une belle puissance mélancolique
cent fois sur le métier...

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 465
Re : vvlt 6
« Réponse #2 le: 26 Septembre 2025 à 22:20:27 »
Merci Hellian.
Vous justifieriez à  vous seul ma présence en ces lieux.

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 402
  • Pelleteur de Nuages
Re : vvlt 6
« Réponse #3 le: 27 Septembre 2025 à 18:22:12 »
 :ned:  Foin de pessimisme : l'âge mur (et je m'y connais) n'est pas si détestable qu'il se peut en dire ! C'est un fait indéniable : certaines et certains d'entre nous "refusent de tourner dans la cage" ! Même brisés, nous prônons une forme de dignité assortie de volonté : vive la non-soumission ! à bas la routine !

Soutenons encore la révolte camusienne ! La mort peut attendre ! on a encore des trucs à faire ! Son acceptation passive tient de l'absurdité.

Hello, poète pehache : bravo pour cette pièce qui, quel qu’en soit l'âge ou la raison, invite qui le veut, sinon qu'à s'autoréactiver, au moins s'appliquer à vivre sa journée comme s'il s'agissait de la dernière annoncée !
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 465
Re : vvlt 6
« Réponse #4 le: 27 Septembre 2025 à 20:52:44 »
Puisque l'homme derrière le texte est appelé (serais-je Madame Bovary?), j'admets que d'aucuns puissent me trouver "pessimiste" (pour ma part, je dirais réaliste et répliquerais: doux rêveurs!).
Je suis actif, j'ai, depuis longtemps, des activités bénévoles envers les plus défavorisés (allophones notamment) et bcp d'activités physiques dans la nature.
Donc, ne vous inquiétez pas. Restons-en aux textes.
Bonne soirée.

Hors ligne Nacas

  • Prophète
  • Messages: 949
  • Dragon d'encre
Re : vvlt 6
« Réponse #5 le: 27 Septembre 2025 à 20:58:14 »
Je pense au contraire que ce poème fait l'état d'une chose, plutot que l'injonction à lui échapper.
Je n'ai pas grand-chose à dire que HELLIAN n'aurait pas déjà prononcé. Je le rejoins s'il m'accepte.

J'ai été attiré par le mot "canin" esseulé
J'ai été plutôt happé par la litanie
Je ne goûte pas ce sentiment, mais l'ai connu de loin. Je m'en préserve comme un ancien toxicomane de l'addiction à laquelle il a renoncée
Merci de l'avoir écrit, et puis posté.

En coup de vent,
Nacas
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

 


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