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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La symphonie de l’inutile

Auteur Sujet: La symphonie de l’inutile  (Lu 1007 fois)

Hors ligne Maxence

  • Aède
  • Messages: 157
La symphonie de l’inutile
« le: 18 Septembre 2025 à 08:39:51 »
Dans le bal des contradictions, quelques rires,
Quelques pleurs, et quelques chairs tendres s’entrelacent.
J’introduirai de l’espièglerie, par moments,
Et des champs de mai, d’éclats de légèreté,
Subtils, pour bien équilibrer l’effet global.
Je tisserai un tapis pour questionner,
Avec des fils dorés, parfumés d’ironie.
Mais je resterai fidèle, férocement,
À mes choix dans cette farandole incertaine.

Écrire, c’est plonger dans l’infini des mots.
Les rêves s’envolent comme des bulles vierges,
À la surface d’un océan de pensées.

Un miracle taquine mon corps, mes artères :
Entre rires et larmes, où se rétablir ?
Où se situe la vérité si rien ne bouge ?
L’ignorance s’infiltre là, douce et perfide,
Étrécissant l’étendue des potentiels.
La raison s’achève, s’efface et disparaît
Dans ce torrent parisien d’absurdités,
Ces discours aliénants, crétinisant l'Homme.
On donne de l’or à l’empire du soleil,
Et en même temps, on fait des appels au don
Pour financer l'injustice ou bien des scanners.
Retrouvons le sens de nos frêles existences,
Désaccordées comme un instrument de musique.
Relevons tous les défis de ces fausses notes,
D’accords indécents, de paroles insensées.

Les ricochets jobards de l’effet papillon
Nous enflamment comme le souffle d’un volcan.
Terrassés, nous observons le flot de non-sens.

Pourtant, au détour de nos errances fauvettes,
Rions un peu de nos envolées arbitraires.
Un sourire peut ébranler les certitudes,
Éveillant les cœurs en sommeil au pied du lit.

N’est-ce pas la pandémie controversée d’ombres
Qui s’abat sur nos esprits assoupis et tièdes ?
Il faut vacciner tous les spermatozoïdes
Et éveiller toutes consciences fertiles.




jpx18092025
« Modifié: 29 Septembre 2025 à 15:16:40 par Maxence »

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Le bal des ombres ou la symphonie de l’inutile
« Réponse #1 le: 18 Septembre 2025 à 18:48:44 »
Ton poème frappe par sa densité et par le va-et-vient constant entre gravité et espièglerie. Tu donnes une impression de farandole, comme tu l’indiques toi-même — une danse un peu folle, pleine de contradictions, de décalages, mais qui garde une cohérence.

  quelques impressions :

Richesse des images : les « fils dorés parfumés d’ironie », « les bulles vierges à la surface d’un océan de pensées », ou encore « vacciner tous les spermatozoïdes » : tu passes du lyrique au provocateur, presque au satirique, et ça secoue agréablement. On sent une volonté de casser les cadres.

Équilibre entre légèreté et gravité : tu fais alterner des touches d’humour ou de dérision avec des réflexions dures sur l’absurdité du monde, les injustices, la bêtise. Cet équilibre rend la lecture dynamique : on ne s’installe jamais dans une seule couleur, on est toujours relancé.

Tonalité engagée : derrière le jeu, il y a une colère sourde, une critique du monde contemporain (argent, inégalités, pandémie, absurdité des discours). On entend une voix qui veut éveiller, provoquer un sursaut.

Rythme : tu restes assez libre, les vers n’ont pas de mètre fixe, mais la fluidité est là. La musicalité vient davantage des images et des associations surprenantes que de la régularité formelle.

Si je devais te suggérer une piste d’enrichissement, ce serait peut-être de resserrer certains passages : la force d’image est parfois telle qu’elle risque de se diluer si tu accumules trop. Mais c’est un choix d’écriture : ta luxuriance verbale fait aussi partie de la signature de ce texte
cent fois sur le métier...

Hors ligne Maxence

  • Aède
  • Messages: 157
Re : Re : Le bal des ombres ou la symphonie de l’inutile
« Réponse #2 le: 29 Septembre 2025 à 15:12:16 »
Ton poème frappe par sa densité et par le va-et-vient constant entre gravité et espièglerie. Tu donnes une impression de farandole, comme tu l’indiques toi-même — une danse un peu folle, pleine de contradictions, de décalages, mais qui garde une cohérence.

  quelques impressions :

Richesse des images : les « fils dorés parfumés d’ironie », « les bulles vierges à la surface d’un océan de pensées », ou encore « vacciner tous les spermatozoïdes » : tu passes du lyrique au provocateur, presque au satirique, et ça secoue agréablement. On sent une volonté de casser les cadres.

Équilibre entre légèreté et gravité : tu fais alterner des touches d’humour ou de dérision avec des réflexions dures sur l’absurdité du monde, les injustices, la bêtise. Cet équilibre rend la lecture dynamique : on ne s’installe jamais dans une seule couleur, on est toujours relancé.

Tonalité engagée : derrière le jeu, il y a une colère sourde, une critique du monde contemporain (argent, inégalités, pandémie, absurdité des discours). On entend une voix qui veut éveiller, provoquer un sursaut.

Rythme : tu restes assez libre, les vers n’ont pas de mètre fixe, mais la fluidité est là. La musicalité vient davantage des images et des associations surprenantes que de la régularité formelle.

Si je devais te suggérer une piste d’enrichissement, ce serait peut-être de resserrer certains passages : la force d’image est parfois telle qu’elle risque de se diluer si tu accumules trop. Mais c’est un choix d’écriture : ta luxuriance verbale fait aussi partie de la signature de ce texte

Je suis ravioli  :mrgreen: que tu aies ressenti cette danse entre gravité et espièglerie, ainsi que le mouvement fluide qui en ressort.j’aime jouer avec le langage et explorer des registres variés, du lyrique au provocateur, pour surprendre le lecteur  :o
Je suis également heureux que tu aies noté l’équilibre entre légèreté et profondeur. Je pense que ces jeux de ton créent une dynamique narrative où l’on ne peut jamais s’installer trop confortablement, ce qui est exactement ce que je cherchais à accomplir.
Quant à la tonalité engagée, c’est vrai que derrière les mots se cache une critique que j’espère percutante. Je crois fermement en l’importance de provoquer une réflexion, voire un sursaut chez ceux qui lisent  :-¬?
Enfin, merci pour ta suggestion d’enrichissement. Je prends note de l’idée de resserrer certains passages et d’affiner la force de mes images pour maintenir leur impact. La luxuriance verbale fait partie de ma démarche, mais je vois également la valeur d’une intensité ciblée.


Hors ligne Pierre Lamy

  • Calliopéen
  • Messages: 470
    • V'là aut'chose
Re : La symphonie de l’inutile
« Réponse #3 le: 29 Septembre 2025 à 17:47:09 »
Le titre est bien choisi. En effet, le texte est fort bien écrit, mais dès lors que les vers n'ont ni rime ni rythme, les aller-à-la-ligne sont inutiles.
Présenté comme une prose découpée en paragraphes ce poème aurait une toute autre allure. La plupart des grands poètes contemporains n'agissent pas autrement.
« Modifié: 29 Septembre 2025 à 17:54:14 par Pierre Lamy »

Hors ligne Maxence

  • Aède
  • Messages: 157
Re : Re : La symphonie de l’inutile
« Réponse #4 le: 02 Octobre 2025 à 15:57:40 »
Le titre est bien choisi. En effet, le texte est fort bien écrit, mais dès lors que les vers n'ont ni rime ni rythme, les aller-à-la-ligne sont inutiles.
Présenté comme une prose découpée en paragraphes ce poème aurait une toute autre allure. La plupart des grands poètes contemporains n'agissent pas autrement.

Rien n’est pire que se mentir à soi-même. Donc je resterai dans la symphonie de l'inutile. sur ce texte.
Merci pour le com.

 


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