Adrénaline
Le zénith s'est vêtu de cendres,
Le vent sculpte la perle des heures,
Il convie des ciels pleins de tendresse,
Leurs couleurs brûlent, apaisent mes pleurs.
Un salut magique traverse mes sens,
Escorté par la non-violence.
Mes plaisirs s'accrochent à la résistance,
Leurs éclats m'élèvent et me percent.
Mais que devons-nous vraiment voir finir ?
Nos poèmes, nos amours, ou le pire ?
Ce mépris qui hante la jeunesse en paix ?
L'essentiel reste d'imaginer,
Rejeter ce qui peut m'angoisser,
Rejeter ce qui vient m'inquiéter,
Et prendre part à la vie sans disserter.
Mon sang fauve, rebelle mélomane,
A choisi son adieu ; adieu, Morgane,
Nos années communes n'ont plus d'âme
Reçois en offrande mes désillusions :
Mieux vaut la bravoure que l'illusion,
Pour ne jamais sombrer dans les bas-fonds.