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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La parole du Nomas (106)

Auteur Sujet: La parole du Nomas (106)  (Lu 1327 fois)

Hors ligne Eivor

  • Aède
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La parole du Nomas (106)
« le: 27 Juillet 2025 à 16:33:37 »
La parole du Nomas (106)

Il me plaît cet homme, qui ne médira points des erreurs de sa femme, mais plus encore les observera et les pèsera pour ce qu’elles sont, juste pour ce qu’elles sont, car il fera de ces erreurs les siennes propres. Parce que sa femme est à la fois en lui et par-delà de lui, alors cet homme n’abîmera point le pont invisible qui s’est autrefois posé entre eux.
Ainsi me plaît-il cet homme, qui ne médira point également des erreurs de son fils, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que son fils est de lui et parce que son fils doit monter sur ses épaules afin de rêver un nouvel horizon, alors cet homme n’alourdira point son vol d’un poids qui ne lui appartient pas.
Ainsi me plaît-il cet homme, qui ne médira point également des erreurs de son ami, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que son ami est chacune des pierres qui composent sa cathédrale et parce qu’une cathédrale ne se construit pas en un jour ou cent ans, alors cet homme ne lui reprochera point de manquer de quelques pierres.
Ainsi me plaît-il cet homme, qui ne médira point également des erreurs de l’étranger, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que ce qui est de l’extérieur est de l’intérieur et que seul l’intérieur est vivant, alors, à la condition que la règle soit respectée, cet homme ne fermera point sa porte à celui-là qui veut s’inviter chez lui.
Enfin, ainsi me plaît-il cet homme, qui voit les erreurs comme étant des erreurs et non point des fautes, car l’erreur t’augmente là où la faute te diminue. L’erreur te grandit là où la faute te rapetisse. L’erreur existe là où la faute fut inventée.
"Je n'ai pour bien que ma dépouille,
pour toit le ciel, pour pain la nuit,..."
-- extrait du murmure du Nomas.

Mon vieux début de roman (il est prévu que tout soit retravaillé) --> La traverse des âmes : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34995.

Hors ligne Delnatja

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 446
  • Ailleurs et au-delà
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #1 le: 28 Juillet 2025 à 09:58:11 »
Bonjour Eivor, merci pour ton texte. Ton pseudo me fait penser à une chanteuse que j'aime bien.
J'aime l'idée de ce texte.
Citer
le pont invisible qui s’est autrefois posé entre eux.
. J'aurais plutôt dit construit.
Pour les deux premières entames de paragraphe, j'aurais gardé, Il me plaît cet homme.
Pour ce qui est de cet homme, je pense qu'il existe, mais qu'il n'y en a que très peu, malheureusement.
Belle journée.
Michèle

Hors ligne Nacas

  • Prophète
  • Messages: 951
  • Dragon d'Æncre
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #2 le: 28 Juillet 2025 à 10:53:53 »
Bonjour Eivor,

Citer
L'erreur existe là où la faute fut inventée.
C'est très joli, je crois que j'aurais simplement passé mon chemin si le texte ne se terminait pas par cette phrase.

J'ai l'impression, ou plutôt je veux croire, qu'il a été conçu, fondu pour accueillir cette phrase justement. Parce que je ne goûte pas du reste des paragraphes, sinon de leur "ambiance" agissant comme une chausse et un chausse-pied pour la phrase finale.


Empassant,
Nacas
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

Hors ligne Eivor

  • Aède
  • Messages: 214
Re : Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #3 le: 28 Juillet 2025 à 11:27:05 »
Bonjour Eivor, merci pour ton texte. Ton pseudo me fait penser à une chanteuse que j'aime bien.
J'aime l'idée de ce texte.
Citer
le pont invisible qui s’est autrefois posé entre eux.
. J'aurais plutôt dit construit.
Pour les deux premières entames de paragraphe, j'aurais gardé, Il me plaît cet homme.
Pour ce qui est de cet homme, je pense qu'il existe, mais qu'il n'y en a que très peu, malheureusement.
Belle journée.

Bonjour Delnatja !

Pour ce qui est de mon pseudo, je l'avais choisi il y a quelques années parce qu'il est le prénom d'un de mes personnages de roman.

Merci pour ton retour, j'en prends note, et, oui, cet homme-là est rare, mais il suffit qu'il en existe un pour que ma foi en l'humanité de s'étiole pas.
Et si jamais il n'existait pas, ma foi demeurerait malgré tout vivante, car je mettrais tout en œuvre pour le devenir.

Belle journée à toi.

Bonjour Eivor,

Citer
L'erreur existe là où la faute fut inventée.
C'est très joli, je crois que j'aurais simplement passé mon chemin si le texte ne se terminait pas par cette phrase.

J'ai l'impression, ou plutôt je veux croire, qu'il a été conçu, fondu pour accueillir cette phrase justement. Parce que je ne goûte pas du reste des paragraphes, sinon de leur "ambiance" agissant comme une chausse et un chausse-pied pour la phrase finale.


Empassant,
Nacas

Tu as raison Nacas, tout ici a pour objectif de servir d'écrin à cette phrase finale.
J'ai le sentiment que si l'on s'arrête dessus assez longtemps, l'on résoudrait la plupart des conflits humains.

En te saluant,
Eivor
"Je n'ai pour bien que ma dépouille,
pour toit le ciel, pour pain la nuit,..."
-- extrait du murmure du Nomas.

Mon vieux début de roman (il est prévu que tout soit retravaillé) --> La traverse des âmes : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34995.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 029
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #4 le: 29 Juillet 2025 à 09:25:03 »
Merci pour ton texte.

Tu parles d'un homme, qui est tolérant. Ils ne sont pas nombreux ceux qui acceptante les erreurs de leur femme et de leur enfant, en disant que ce sont les siennes.
C'est rare ceux qui acceptent celle de leur ami et encore plus rare des étrangers.

En fait, ils se sentent responsables des fautes des autres.

Ca me fait un peut penser a un sermon ton texte. Mais dans la réalité une telle personne ne peut pas exister, car si elle se sent responsable des erreurs des autres, elle va se faire écraser par les autres.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Eivor

  • Aède
  • Messages: 214
Re : Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #5 le: 29 Juillet 2025 à 11:32:05 »
Merci pour ton texte.

Tu parles d'un homme, qui est tolérant. Ils ne sont pas nombreux ceux qui acceptante les erreurs de leur femme et de leur enfant, en disant que ce sont les siennes.
C'est rare ceux qui acceptent celle de leur ami et encore plus rare des étrangers.

En fait, ils se sentent responsables des fautes des autres.

Ca me fait un peut penser a un sermon ton texte. Mais dans la réalité une telle personne ne peut pas exister, car si elle se sent responsable des erreurs des autres, elle va se faire écraser par les autres.

Bonjour Cendres !

Comment vas-tu ? Ça fait longtemps  :)

Merci pour ta lecture.  ;)
Ce que tu dis, dans ta dernière phrase, est intéressant. Il y aurait tant à dire, pour te dire oui, à quel niveau j'entends ce que tu dis et à quel niveau cela est pertinent, car il faut savoir se préserver. Et il y aurait tant à dire encore, pour te dire non, que ce que tu dis n'est plus valable à l'étage où cet homme vit les choses, car il ne peut plus se faire écraser.
Mais je te l'accorde, cet homme-là est un mystère.

 
"Je n'ai pour bien que ma dépouille,
pour toit le ciel, pour pain la nuit,..."
-- extrait du murmure du Nomas.

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Hors ligne Coelus

  • Plumelette
  • Messages: 18
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #6 le: 16 Août 2025 à 15:55:37 »
Salut. C'est court mais travaillé :)

Il y a un vrai souffle dans ton texte, presqu'un peu biblique dans le ton, que l'on pourrait déclamer à voix haute (p-e le but !). J'aime bien ce genre de rythme. Belle chute erreur vs faute.
Par contre je me dis, c'est à la limite du redondant je trouve la longueur homogène des phrases. P-e que ça mériterait une cassure "finale" ou au moins quelque part, pour éviter un côté trop uniforme tout le long ?


Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #7 le: 18 Août 2025 à 08:51:22 »
Un ton très prophétique, archaïsant et répétitif qui s’achève sur une phrase très ambiguë. Autant l’avant-dernière est convaincante,  autant celle-ci me laisse perplexe.


Il me plaît cet homme, qui ne médira point((s))[ Vous utilisez peut-être « point » au lieu de « pas » afin de rendre le texte plus archaïque ? Sinon, de nos jours, ça donne plutôt un effet « plouc ») des erreurs de sa femme, mais plus encore les observera et les pèsera pour ce qu’elles sont, juste pour ce qu’elles sont, car il fera de ces erreurs les siennes propres. Parce que sa femme est à la fois en lui et par-delà ((de) par-delà le bien et le mal, pas de de!)) lui, alors cet homme n’abîmera point le pont invisible qui s’est autrefois posé entre eux.
Ainsi me plaît-il ,,(« , » obligatoire car il et cet homme ne sont qu’un) en revanche celle après homme est fort discutable)) cet homme, qui ne médira point également des erreurs de son fils, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que son fils est de lui et parce que son fils doit monter sur ses épaules afin de rêver un nouvel horizon, alors cet homme n’alourdira point son vol d’un poids qui ne lui appartient pas.
Ainsi me plaît-il(()) cet homme, qui ne médira point également des erreurs de son ami, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que son ami est chacune des pierres qui composent sa cathédrale et parce qu’une cathédrale ne se construit pas en un jour ou cent ans, alors cet homme ne lui reprochera point de manquer de quelques pierres.
Ainsi me plaît-il ((cet homme, qui ne médira point également des erreurs de l’étranger, mais les observera et les pèsera, car il les prendra comme étant les siennes propres. Parce que ce qui est de l’extérieur est de l’intérieur et que seul l’intérieur est vivant, alors, à la condition que la règle soit respectée, cet homme ne fermera point sa porte à celui-là qui veut s’inviter chez lui.
Enfin, ainsi me plaît-il ((cet homme, qui voit les erreurs comme étant des erreurs et non point des fautes, car l’erreur t’augmente là où la faute te diminue. L’erreur te grandit là où la faute te rapetisse. L’erreur existe là où la faute fut inventée.

Hors ligne Poppy

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : La parole du Nomas (106)
« Réponse #8 le: 22 Août 2025 à 10:54:07 »
Bonjour Eivor,

Un texte presque religieux (mais je viens de lire le titre, à priori c'est intentionnel du coup !). C'est très personnel, mais j'ai eu du mal avec la forme trop répétitive à mon goût et le vocabulaire d'un autre temps qui rendent la lecture fastidieuse je trouve. Mais c'est probablement lié à mes appétences propres et non à ton travail. En tout cas, si l'intention était celle d'imiter un sermon traditionnel, c'est clairement réussi du coup !
C'est travaillé en revanche, je le reconnais ! J'ai l'impression que chaque mot a été choisi à dessin et avec soin.

Le propos est intéressant en revanche, une jolie ode à la tolérance et l'acceptation du parcours de l'autre. Même si j'ai peur de ne pas avoir compris l'idée de faire "ces erreurs les siennes propre" ou de l'avoir pris au pied de la lettre, auquel cas, je dois avouer de ne pas être d'accord avec cela.

En tout bravo pour ton texte !

 


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