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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tombe la neige [V4]

Auteur Sujet: Tombe la neige [V4]  (Lu 10168 fois)

Hors ligne Aléa

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Re : Tombe la neige [V2]
« Réponse #15 le: 14 Juin 2015 à 23:20:18 »
Yo Loic,

Citer
us étiez promis·e à cette longue de marche à travers l’hiver.
de

Citer
Personne ne vous aidera à arriver au bout de  la route que vous-mêmes.
Bof la formulation. Personne d'autre que vous ne vous aidera à arriver au bout de la route. ou juste un d'autre après personne serait mieux.

Bon je suis désolé je ne vais pas pouvoir t'aider beaucoup... Hormis le fait que j'ai tout de même bien aimé, y'a des idées chouettes (les statues, le bandeau... tiens il pourrait croiser des statues?) et le voyage est prenant, c'est bien écrit au niveau des images, j'ai vraiment eu du mal à accrocher au vous... J'ai réussi à rentrer dedans grace à la première partie de ma phrase précedente, mais le vous m'a laissé une trop grande part de réserve. J'suis un pied dedans un pied dehors, un peu hermétique. Du coup j'ai du mal à voir ce que tu pourrais améliorer niveau phrase et rythme...
La fin est peut être pas assez marquée niveau desespoir, je veux dire si ca fait aussi longtemps qu'il marche, il en a vécu des choses dures, j'imagine qu'il s'est quand même relevé et a continué, mais je sais pas du coup j'aime bien cette fin, mais ca me marque pas plus que ça et c'est dommage...

Voilà vraiment désolé de pas pouvoir t'aider plus  :(

Tchou!

EDIT: Je me rends compte d'ailleurs que je dis il pour parler du narrateur, l'implication du vous à vraiment pas marché avec moi, ca sera pour d'autres, c'est certain parce que le texte est cool quand même  :huhu:
« Modifié: 14 Juin 2015 à 23:21:54 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Hors ligne Loïc

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Re : Tombe la neige [V2]
« Réponse #16 le: 16 Juin 2015 à 10:25:01 »
HB :

Citer
Salut Loïc,
désolé pour la gaffe, pour l'intrusion sur le chantier pendant le Gibet.  :-[

Bah y a pas de souci, c'était pour toi ^^

Citer
Au début, j' imaginais plutôt une migration (solitaire) des temps préhistoriques. Je sais plus trop. Je m'en vais lire les autres coms afin de piger à quel point j'étais loin de la vérité.

C'était ça au début, j'ai changé sur cette version. Mais je crois que je vais rechanger si je trouve le temps de retravailler dans les prochains jours.
Merci pour ton commentaire, je vais étudier ça rapidement



Ben :

Citer
La fin est peut être pas assez marquée niveau desespoir, je veux dire si ca fait aussi longtemps qu'il marche, il en a vécu des choses dures, j'imagine qu'il s'est quand même relevé et a continué, mais je sais pas du coup j'aime bien cette fin, mais ca me marque pas plus que ça et c'est dommage...

Encore et toujours cette fin :D

Merci pour ton commentaire.
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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #17 le: 24 Juin 2015 à 16:27:56 »
Hop là, une V3 ! Je compte l'envoyer à un AT d'ici la fin de la semaine, donc n'hésitez pas à pinailler, à être sévères. Je veux surtout savoir s'il n'y a pas d'incohérences qui auraient filtré à force de remaniements.
Deux trucs qui ne bougeront pas :
- la 2e personne du pluriel
- le ·e.

Merci d'avance !



Vous avez froid. Vous marchez, seul·e, dans cette étendue blanche qui semble ne pas avoir de fin. Combien de jours se sont écoulés depuis votre départ ? Vous ne sauriez le dire, vous avez arrêté de compter. Trop de fois déjà, le soleil s’est levé ; trop de fois il s’est couché. Tout ce que vous savez, c’est que vous marchez vers l’Est, toujours l’Est. Vers la fin de la terre, de la neige, du froid. Vers la mer et un autre monde. Vous ne l’avez jamais vue, la mer. Tout ce que vous en connaissez vient des histoires que l’on vous racontait, enfant, dans les grandes maisons communales, au coin du feu. Pourtant, vous savez qu’elle est là, quelque part, au bout du chemin ; vous pouvez l’imaginer, cette grande étendue bleue. Vous pouvez imaginer un autre futur.
Vous levez la tête, essayez d’apercevoir le soleil à travers les flocons qui ne cessent de tomber. Vous le distinguez difficilement au loin. Ses rayons ne parviennent jusqu’à vous que très faiblement, tant la distance à parcourir et les obstacles sont grands. Impossible de déterminer quelle est la position de l’étoile, de vous en servir pour vous renseigner sur l’heure qu’il peut être. Difficile, même, d’être sûr·e que vous ne vous êtes pas perdu·e. Devant vous, le paysage se brouille. La nuit tombe, le soleil disparait peu à peu. Demain, il se lèvera. A l’Est, au-dessus de la mer.
Une pensée s’impose alors en vous, obsédante : il faut trouver un abri. Avec la nuit, tout se refroidit. La neige, la terre, le corps, ça gèle, ça devient dur et votre épais manteau ne peut résister au vent qui se lève immanquablement. Vous en avez déjà vus, des hommes et des femmes trop orgueilleux qui pensaient vaincre les éléments, vaincre le gel, vaincre l’hiver. D’autres voyageurs solitaires qui ont essayé de quitter un monde trop terne. Ces statues de glace en sont les témoins. Ça n’est pas si facile, pas si facile. Autour de vous, il n’y a rien que le vide, la mort, et ces flocons blancs qui tombent sans s’arrêter. Parfois, quand le corps ne suit plus, même l’espoir d’une vie meilleure ne permet pas de continuer à mettre un pied devant l’autre.
Quand vous relevez la tête, une immense forme sombre apparait au loin. Ça n’était pas là tout à l’heure, vous en êtes certain·e. Un abri, quoi d’autre ? Vous accélérez le pas. Pas d’autre choix, de toute façon. La nuit s’étend, elle approche. Le sol a déjà perdu beaucoup de son éclat malgré la neige qui continue de tomber. La forme, indistincte, grandit à chaque pas jusqu’à emplir votre champ de vision. Rien dans les rumeurs et les récits sur la longue route ne l’évoque. Il faut vous dépêcher de l’atteindre car il n’y a pas d’autre refuge à l’horizon.

La nuit est tombée, désormais, et la neige s’est arrêtée. Vous vous tenez debout, seul·e au milieu d’une grande étendue blanche, sous le bleu sombre de la nuit et la lueur pâle de la lune. Il fait tout juste assez clair pour que vous voyiez, devant vous, cette hauteur noire au loin qui se découpe nettement sur le fond de ciel et de poudreuse. Vous plissez les yeux. Ça semble être une sorte de château, quelque chose comme ça. Mais c’est encore loin et il vous faut l’atteindre avant que le vent se lève et que vous ne soyez plus qu’une statue de plus sur la route de l’Est, qu’une autre victime trop impétueuse. Vous accélérez le pas.
Un moment plus tard, le château vous parait plus proche. Vous avez eu de la chance : le vent nocturne ne souffle toujours pas et seuls la fatigue et le froid de l’hiver éternel pèsent sur vos épaules. Le temps passe néanmoins, et rien ne dit que ça durera encore longtemps. Le grand bâtiment est maintenant un peu plus qu’une forme sombre et indistincte. Il vous semble voir des étendards flotter – le vent doit souffler, là-haut – et des gardes s’afférer sur les remparts.
Loin au-dessus de vous, la lune veille toujours sur votre long périple, si long qu’il paraît infini. Même ce château, si vous l’atteignez un jour, ne pourra être qu’une halte, le temps de passer une nuit, peut être deux, dans un lieu protégé des assauts du vent. Quelques heures gagnées contre l’épuisement qui vous menace déjà, qui bientôt ne vous lâchera plus. La fatigue est devenue une vieille amie, comme les douleurs dans les jambes et le froid. Ils sont loin, les feux de votre village natal. Parmi vos prédécesseurs, parmi tous ceux qui sont partis, chaque année, trouver la mer et quitter ce paysage de glace, combien y sont parvenus ? Est-ce si important ? Personne ne vous aidera à arriver au bout de la route et les souvenirs des morts ne vous réchaufferont pas.
La neige sous vos pas est plus dure. La température a encore diminué. On dit que le vent souffle aussi, sur la mer, mais qu’il ne transporte plus la mort : seulement des odeurs de vie et de poisson. Que là-bas, il permet de marcher sur l’eau.

Vous ouvrez les yeux quand les rayons du soleil atteignent votre visage, mais vous devez aussitôt les refermer, tant la lumière est forte. Peu à peu, vos sens vous reviennent. Vous sentez le rouge derrière vos paupières, le froid sous vos mains gelées, les bruits de vos mouvements sur la neige. Lentement, avec une main devant le visage pour vous cacher de la lumière trop forte, vous rouvrez finalement les yeux. Il vous faut encore quelque temps pour vous y habituer, pour ne pas vous brûler les yeux en regardant le sol. Où est donc le bandeau que vous utilisiez, autrefois ? Là, dans votre poche.
Le regard protégé, vous fouillez votre grand sac. Un vieux morceau de fromage, que vous grignotez le plus lentement possible pour ne rien en perdre, suffit à votre bonheur. Ce repas trop court achevé, vous vous levez pour tenter de voir où vous en êtes à travers le morceau de tissus qui couvre vos yeux. Tout autour, il n’y a qu’un champ de pierre et de neige. Vous êtes arrivé·e ici juste avant que le vent se lève. À peine de quoi ne pas mourir de froid ; c’est déjà beaucoup. Aujourd’hui encore, vous irez un peu plus loin. Le château, lui, a disparu. Pas devant, ni derrière ; pas au Nord, ni au Sud, nulle part. Un espoir de plus qui s’envole. Une chance de survie, aussi.
Rien ne bloque les rayons du soleil ce matin, mais il fait froid. La nuit que vous avez passée, bien que semblable à beaucoup d’autres, n’arrange rien : vous êtes frigorifié·e. Perdu·e, seul·e dans cette immensité, il vous faut pourtant repartir. Alors vous vous mettez en marche, malgré la fatigue, le froid et les jambes lourdes. Un pas après l’autre, vous reprenez la route vers le soleil, l’Est et la mer.

Un vent froid s’est levé contre vous. Il vous ralentit, s’immisce jusqu’au plus profond de vos vêtements. C’est la première fois qu’il vous surprend en plein jour. Ce n’est pas le même que l’ennemi nocturne : celui-ci charrie jusqu’à vous des odeurs que vous connaissez bien, des odeurs que vous n’avez plus senties depuis bien longtemps. Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent…
Ce n’est pas tout. Le bruit de la fête arrive bientôt jusqu’à vous, lui aussi porté par le vent qui n’est pas froid comme vous l’aviez cru. Il vous réchauffe. La salive vous emplit la bouche, les images de festin et de flammes dansent dans vos yeux. Ce n’est plus très loin, vous le sentez. Derrière cette côte, ce que vous cherchez depuis si longtemps. Derrière cette dune blanche, la fin de votre longue marche. Vous montez plus rapidement que jamais, porté·e par un nouvel espoir. Celui qui a habité chacun de vos prédécesseurs, celui d’arriver au bout du chemin.
Vous imaginez déjà l’autre côté alors que vous arrivez au milieu de la montée. Vous imaginez déjà la mer, grande étendue bleue, le port où l’on fêtera votre arrivée, et bien d’autres choses encore. Et bientôt, vous embarquerez pour l’ailleurs sur ces grands bâtiments qui flottent sur l’eau. Poussé·e par le vent, vous quitterez l’éternel hiver.
Quelques pas de plus et vous y êtes. Vous commencez à voir autre chose que la dune, le ciel gris et la neige blanche. La musique se fait plus forte, des cris vous parviennent. Et soudain, vous glissez. Une plaque de glace vous fait tomber, vous descendez de plusieurs mètres. Vous vous arrêtez la tête dans la neige et votre bras, coincé, vous fait mal. La douleur irradie de tous les coins de votre corps. Vous tentez de vous relever, vous retombez. Tout juste avez-vous pu libérer votre bras gauche que vous étendez difficilement sur la neige. Vous ne pouvez rester là : la mer vous attend, juste derrière la colline. Vous vous arrêtez de bouger un instant pour écouter la musique, sentir les odeurs. Plus rien. Vos sens ne vous aident pas plus que votre vue : vous êtes au milieu de nulle part, couché·e dans la neige, à la merci du vent glacé. Vous frissonnez. Des larmes se mettent à couler le long de vos joues, gèlent presque immédiatement. Vous parvenez à vous retourner. Alors que le froid s’empare de vous, des flocons obscurcissent les cieux. Et tombe, tombe la neige.
« Modifié: 25 Juin 2015 à 12:23:02 par Loïc »
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Soliflore

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #18 le: 25 Juin 2015 à 10:42:52 »
Bonjour,

Un détail m'a intriguée dans cette phrase :

La nuit tombe, le soleil disparait peu à peu derrière cet horizon que vous ne pouvez voir, là, derrière vous.

J'ai été étonnée que l'horizon soit derrière "vous". C'est sûr que si vous lui tournez le dos... vous ne pouvez voir (ou pas)  cet horizon, mais un autre, logiquement. Ou alors je n'ai pas saisi une subtilité voulue ?

Hors ligne Loïc

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #19 le: 25 Juin 2015 à 12:23:15 »
Merci, tu as bien raison, j'ai modifié.
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Hors ligne Kailiana

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #20 le: 25 Juin 2015 à 15:49:00 »
Citer
Vous le distinguez difficilement au loin.  [...] Impossible de déterminer quelle est la position de l’étoile,
si on le distingue (même difficilement) on peut déterminer sa position (par contre si y'a juste une lumière diffuse, ok, mais ce n'est pas ce que tu décris au début)
Citer
Une pensée s’impose alors en vous,  [...] au vent qui se lève immanquablement.
le début de la phrase laisse penser qu'on est sur un instant précis ; la fin de la phrase, avec "immanquablement", qu'on parle d'un truc qui se produit à chaque fois (perso j'aurais viré le immanquablement ça fait maladroit)
Citer
quelque chose comme ça
bof
Citer
que vous ne soyez plus qu’une statue de plus sur la route
que/que et plus/plus
Citer
et rien ne dit que ça durera encore longtemps.
bof
Citer
Même ce château, si vous l’atteignez un jour,
"un jour" laisse supposer qu'il peut l'atteindre dans plusieurs jours, mais j'ai cru comprendre que s'il ne l'atteint pas dans les heures qui viennent il va mourir...
Citer
combien y sont parvenus ? Est-ce si important ?
enchainement bof
Citer
Vous sentez le rouge derrière vos paupières,
j'ai eu du mal à comprendre
Citer
les bruits de vos mouvements sur la neige.
pour moi à ce moment là il ne bouge pas
Le passage du matin m'a fait très bizarre, je l'ai pas trouvé très en accord avec ce qui précédait
Les paragraphes de fin sont mieux.

Je vais être sincère, j'ai pas trop accrochée  :-[
Je suis pas trop rentrée dedans, c'est pas à cause du "vous" je pense mais le rythme de l'ensemble, d'ailleurs pour moi "vous" c'est vraiment un personnage qui m'est extérieur dans le cas de ce texte. Je pense que c'est du à la manière dont tu décris l'avancée : c'est assez déstructuré j'ai trouvé, je n'arrivais pas à "sentir" ton monde. En même temps parfois quand c'est déstructuré ça fonctionne... mais là je suis pas rentré dedans, j'ai du mal à expliquer pourquoi  :-[
Peut-être à cause des répétitions, ou des structures de phrases semblables (y'a pas mal d'énumérations), ou au mélange soutenu/parlé. J'essaie de savoir d'où mon impression peut venir en relisant le texte, et, par exemple :
Citer
Une pensée s’impose alors en vous, obsédante : il faut trouver un abri. Avec la nuit, tout se refroidit. La neige, la terre, le corps, ça gèle, ça devient dur et votre épais manteau ne peut résister au vent qui se lève immanquablement. Vous en avez déjà vus, des hommes et des femmes trop orgueilleux qui pensaient vaincre les éléments, vaincre le gel, vaincre l’hiver.
y'a plusieurs points qui me gênent :
- "obsédante" :  si ton but c'est que le lecteur se sente à la place du "vous", c'est avec des remarques de ce style que tu me perds : tu me dis ce que je dois ressentir, donc il suffit que je sois en léger décalage pour que, hop, "vous" devienne un personnage qui m'est extérieur. Alors que si tu vires le "obsédant", je suis plus libre de penser comme tu le souhaites
- "immanquablement" vraiment pas approprié je trouve
- "Vous en avez déjà vus, des hommes et des femmes trop orgueilleux qui pensaient vaincre les éléments, vaincre le gel, vaincre l’hiver." fait artificiel

En fait (oui je réfléchis au fur et à mesure que j'écris désolée ><) : pourquoi as-tu choisis d'utiliser "vous" plutôt que "tu" ?

Désolée, je ne suis pas sûre que mon commentaire t'aide beaucoup  :-[
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

MillaNox

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #21 le: 25 Juin 2015 à 22:48:57 »
à l'abordaaaaage !!!!!

Citer
Ses rayons ne parviennent jusqu’à vous que très faiblement, tant la distance à parcourir et les obstacles sont grands.
virgule en trop à mon avis

Citer
Impossible de déterminer quelle est la position de l’étoile, de vous en servir pour vous renseigner sur l’heure qu’il peut être.
"quelle est" inutile
"qu'il peut être" aussi d'ailleurs

Citer
La nuit tombe, le soleil disparait peu à peu. Demain, il se lèvera. A l’Est, au-dessus de la mer.
disparaît
accent sur le A

Citer
Vous en avez déjà vus, des hommes et des femmes trop orgueilleux qui pensaient vaincre les éléments, vaincre le gel, vaincre l’hiver.
le triple vaincre passe mal ici

Citer
– le vent doit souffler, là-haut – et des gardes s’afférer sur les remparts.
s'affairer

Citer
Parmi vos prédécesseurs, parmi tous ceux qui sont partis, chaque année, trouver la mer et quitter ce paysage de glace, combien y sont parvenus ? Est-ce si important ? Personne ne vous aidera à arriver au bout de la route et les souvenirs des morts ne vous réchaufferont pas.
La neige sous vos pas est plus dure. La température a encore diminué. On dit que le vent souffle aussi, sur la mer, mais qu’il ne transporte plus la mort : seulement des odeurs de vie et de poisson. Que là-bas, il permet de marcher sur l’eau.
j'aime bien ce passage, je trouve le ton juste, c'est chouette

Citer
Vous ouvrez les yeux quand les rayons du soleil atteignent votre visage, mais vous devez aussitôt les refermer, tant la lumière est forte. Peu à peu, vos sens vous reviennent. Vous sentez le rouge derrière vos paupières, le froid sous vos mains gelées, les bruits de vos mouvements sur la neige. Lentement, avec une main devant le visage pour vous cacher de la lumière trop forte, vous rouvrez finalement les yeux. Il vous faut encore quelque temps pour vous y habituer, pour ne pas vous brûler les yeux en regardant le sol. Où est donc le bandeau que vous utilisiez, autrefois ? Là, dans votre poche.
je suis perdue, l'absence de transition + tu donnes des détails mais pas le contexte temporel, du lieu etc, donc je suis complètement paumée. j'imagine que c'est volontaire ? ce qui em gêne c'est que ça me parait long sans capter, ça fait déjà un paragraphe et : juste avant il faisait nuit, du coup j'imagine que "vous" s'est évanoui dans la neige et se réveille au matin mais pourquoi le soleil brulerait alors qu'avant il pouvait le chercher dans le ciel tranquillou ? bref je suis aps sure que ça serve ton texte ce paumage de lecteur...

Citer
À peine de quoi ne pas mourir de froid ;
je comprends pas ce qui nous as permis de ne pas mourir de froid ??

Citer
Rien ne bloque les rayons du soleil ce matin, mais il fait froid.
ok je capte que le monde est une sorte d'illusion changeante, et cette phrase répond à mon comm deux crans plus haut. je pense toute fois qu'il faut expliciter le réveil + tôt au niveau du fait que ce soit un réveil et au niveau du fait que el rapport au soleil ait changé.

hop là !
alors j'ai trouvé l'écriture plutôt fluide, l'idée scénaristique est intéressante, je pense que tu peux encore améliorer tout de même.
notamment :
-nous faire entrer directement dans la sensation du perso sans le vous ceci vous cela qui au final est une description assez extérieure des choses. par exemple en nous faisant vivre la morsure du froid plus en direct. on est aussi dans un monde onirique où tu peux te permettre de pousser les images, genre le gel qui s'empare d'un mollet en formant une courte glacée suite à bourrasque, et qui se brise dans un bruit précis (à toi de voir ce qui touchera le lecteur) au premier mouvement de marche. Je pense qu'on se sent pas assez dans ton perso, il faut nous montrer notre faim, notre épuisement de façon plus forte. pousser les descriptions de détails comme chai pas, le corps qui se met à trembler, et le doute de savoir si c'est la faim ou le froid, tout qui lâche émotionnellement puis le détail qui permet de se reprendre et d'avancer encore un peu. Ce n'est pas le fait que ton scénario ne soit pas un truc de film d'action à moult rebondissement qui 'ma gêné, c'est un petit manque d'intensité je pense ;)
-ensuite pour renforcer l'originalité, je trouve l'idée d'un monde changeant d'un jour à l'autre (le soleil/ le château qui disparait) intéressante mais pas assez développée. je pense que tu peux donner du rythme et de l'intrigue avec ça.

voili voilou !

merci pour ce texte et bonne chance pour l'AT !

Milla


« Modifié: 25 Juin 2015 à 23:08:05 par MillaNox »

Anlor

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #22 le: 26 Juin 2015 à 13:37:39 »
Mon très cher fidèle commentateur, à mon tour  :huhu:

Combien de jours se sont écoulés depuis votre départ ? Vous ne sauriez le dire, vous avez arrêté de compter. Trop de fois déjà, le soleil s’est levé ; trop de fois il s’est couché.
je suis pas convaincue par la dernière phrase en fait, je pense que que la question + le je sais pas + le j'ai arrêté de compté c'est suffisant pour le lecteur ; après ça devient un peu lourd

Vers la fin de la terre, de la neige, du froid.
mais tu viens de dire qu'on avait l'impression qu'il y avait pas de fin  :-\

 
Tout ce que vous en connaissez vient des histoires que l’on vous racontait, enfant, dans les grandes maisons communales, au coin du feu. Pourtant, vous savez qu’elle est là, quelque part, au bout du chemin ; vous pouvez l’imaginer, cette grande étendue bleue.
je sais pas si t'as essayé de lire ces deux phrases à voix haute, mais toutes ces virgules ça donne un rythme très haché. Bon, après on peut dire que oui, la métaphore sonore des pas dans la neige, ok, ok.

Vous levez la tête, essayez d’apercevoir le soleil à travers les flocons qui ne cessent de tomber.
est-ce qu'on ne pourrait pas s'arrêter après les flocons, histoire d'alléger ?

Ses rayons ne parviennent jusqu’à vous que très faiblement, tant la distance à parcourir et les obstacles sont grands.
Eh bah ouais, 149 600 000 km mon n'veu, c'est pas rien t'sais
(cette phrase est chelou ; enfin, j'imagine des rayons de soleil en mode survivor "pourvu qu'on arrive à atteindre ce foutu narrateur", c'est rigolo)

Impossible de déterminer quelle est la position de l’étoile, de vous en servir pour vous renseigner sur l’heure qu’il peut être.
je suis pas trop fan du "de l'étoile" ; je me demande si y a pas une solution plus simple sans passer par une répétition du mot "soleil" ; en l'état je trouve ça un peu lour (et pas très compréhensible ; disons que ça fait beaucoup de mots juste pour dire qu'il neige beaucoup et qu'on voit pas le soleil du coup)

La nuit tombe, le soleil disparait peu à peu.
mais je croyais qu'on le voyait paaaaaas  :aah:

Une pensée s’impose alors en vous, obsédante : il faut trouver un abri.
s'impose à vous ?

Avec la nuit, tout se refroidit. La neige, la terre, le corps, ça gèle, ça devient dur et votre épais manteau ne peut résister au vent qui se lève immanquablement.
c'est chouette ça, y a un joli rythme

Ça n’est pas si facile, pas si facile.
alors ça va paraitre fou, mais je suis pas convaincu par la répétition à cet endroit

Quand vous relevez la tête, une immense forme sombre apparait au loin. Ça n’était pas là tout à l’heure, vous en êtes certain·e.
je trouve bizarre l'association apparait/ça n'était pas là ; forcément, on se doute que ça n'était pas là si ça apparait. Du coup "est apparue" ? "il y a" ? "vous apercevez" ?

Rien dans les rumeurs et les récits sur la longue route ne l’évoque.
c'est un peu chelou comme façon de le dire ; on a l'impression que les rumeurs on les écoute là, maintenant qu'on marche

  Il faut vous dépêcher de l’atteindre car il n’y a pas d’autre refuge à l’horizon.
oui, ça on l'avait compris


La nuit est tombée, désormais, et la neige s’est arrêtée.
s'est arrêtée de tomber plutôt, non ? Ou il s'est arrêté de neiger ?

Vous vous tenez debout, seul·e au milieu d’une grande étendue blanche, sous le bleu sombre de la nuit et la lueur pâle de la lune.
troooop d'adjectiiiifs dans cette phraaaaase  :aah:

Il fait tout juste assez clair pour que vous voyiez, devant vous, cette hauteur noire au loin qui se découpe nettement sur le fond de ciel et de poudreuse.
devant vous on a plutôt l'impression que c'est pas près, pas que c'est tout droit ; enfin je sais pas, je trouve ça bizarre le devant vous/au loin

Vous accélérez le pas.
on l'accélérait pas déjà plus haut ?


Un moment plus tard, le château vous parait plus proche.
alors ça c'est de la précision spacio-temporelle t'sais  :D

  Vous avez eu de la chance : le vent nocturne ne souffle toujours pas et seuls la fatigue et le froid de l’hiver éternel pèsent sur vos épaules.
rappelle-moi, il a froid et il est fatigué, c'est bien ça ?

Le grand bâtiment est maintenant un peu plus qu’une forme sombre et indistincte.
c'est chelou comme tournure ; c'est quoi "un peu plus qu'une forme indistincte" ?

  Il vous semble voir des étendards flotter – le vent doit souffler, là-haut – et des gardes s’afférer sur les remparts.
bah c'est carrément plus une forme indistincte oui...


Loin au-dessus de vous, la lune veille toujours sur votre long périple, si long qu’il paraît infini.
oui, même qu'on le dit depuis le premier paragraphe

Même ce château, si vous l’atteignez un jour, ne pourra être qu’une halte, le temps de passer une nuit, peut être deux, dans un lieu protégé des assauts du vent.
je comprends pas, le vent il souffle sur le château, sur nous, pas encore sur nous mais déjà sur le château alors on se dit qu'on va aller dans le château parce qu'après il soufflera sur nous et ce sera pas cool alors que dans le château c'est mieux ?
(non, sérieusement, tu parles beaucoup du vent dans des contextes différents et, euh, on s'y perd un peu je trouve)

Quelques heures gagnées contre l’épuisement qui vous menace déjà, qui bientôt ne vous lâchera plus. La fatigue est devenue une vieille amie, comme les douleurs dans les jambes et le froid.
c'est pas parce que tu mets deux comparaison à chaque fois que l'image est plus forte, tu sais ?  :D

  Personne ne vous aidera à arriver au bout de la route et les souvenirs des morts ne vous réchaufferont pas.
joli !  :)


On dit que le vent souffle aussi, sur la mer, mais qu’il ne transporte plus la mort : seulement des odeurs de vie et de poisson. Que là-bas, il permet de marcher sur l’eau.
je suis pas convaincue par le mort/vie mais les deux phrases sont chouettes


Lentement, avec une main devant le visage pour vous cacher de la lumière trop forte, vous rouvrez finalement les yeux. Il vous faut encore quelque temps pour vous y habituer, pour ne pas vous brûler les yeux en regardant le sol.
nyeux nyeux nyeux nyeux

Un vieux morceau de fromage, que vous grignotez le plus lentement possible pour ne rien en perdre, suffit à votre bonheur.
je suis pas sure que les virgules soient utiles

Ce repas trop court achevé, vous vous levez pour tenter de voir où vous en êtes à travers le morceau de tissus qui couvre vos yeux.
"où vous en êtes", quand tu cause d'une plaine enneigée "qui semble ne pas avoir de fin", euh... sur quelle dune du Sahara?

Le château, lui, a disparu. Pas devant, ni derrière ; pas au Nord, ni au Sud, nulle part.
pas en haut, pas en bas, pas à gauche, pas à droite
Cette soirée-là, le grand chateau on n'y arriv'ra, on finira la nuit mort de froid, on crèv'ra cette soirée-là.
QUE TOUS CEUX QUI SONT MORTS DU GÈLE LÈVENT LE BRAS !

(pardon)


Un espoir de plus qui s’envole. Une chance de survie, aussi.
en fait, ce qui est chelou dans ton ellipse, c'est qu'on s'attend vraiment à ce qu'il passe la nuit dans le chateau ; du coup on comprends pas bien pourquoi il se réveille le lendemain matin au milieu des rochers
Peut-être que ça vaudrait le coup que tu rajoutes un petit truc disant que finalement le château et trop loin et qu'on abandonne notre marche pour la nuit ?


Rien ne bloque les rayons du soleil ce matin, mais il fait froid.
c'est comme le franchissement d'obstacle du début, je trouve chelou "bloquer" pour les rayons de soleil

Alors vous vous mettez en marche, malgré la fatigue, le froid et les jambes lourdes.
mais oui mais t'utilises les mèmes termes depuis le début, on se rend pas compte de si on est plus fatigué ni rien  :-\


  Il vous ralentit, s’immisce jusqu’au plus profond de vos vêtements.
jusque sous vos vêtements, plutôt ?
C'est chelou "la profondeur des vêtement". T'as déjà dit que tu trouvais un pull trop profond, toi ?

Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent…
JE SAIS, je fais une fixation sur les petits points, mais est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
(surtout qu'à cet endroit on a l'impression que tu nous fais un gros clin d'oeil "eh, ça veut dire ils font des bébés tous nus" et je suppose que c'est pas l'intention)


Le bruit de la fête arrive bientôt jusqu’à vous, lui aussi porté par le vent qui n’est pas froid comme vous l’aviez cru.
c'est chelou de répéter "qui n'est pas froid comme vous l'aviez cru" quand tu viens de l'expliquer
ce vent tiède ?

  Il vous réchauffe. La salive vous emplit la bouche, les images de festin et de flammes dansent dans vos yeux.
ça sent la chute à la petites vendeuses d'allumettes ça  ><


Vous imaginez déjà l’autre côté alors que vous arrivez au milieu de la montée.
c'est pas beau, le "milieu de la montée"

La musique se fait plus forte, des cris vous parviennent.
j'aime pas trop le "se fait plus forte"

  Alors que le froid s’empare de vous, des flocons obscurcissent les cieux.
les cieux ? sérieusement ?


Et tombe, tombe la neige.
et voilà, jenétésur  :huhu:

Pas dans le détail :
J'crois que ça fait longtemps que je t'avais pas lu, je trouve que ton style c'est joliment afiné, y a de beaux passages.
J'aime bien l'ambiance du texte ; on sent venir la chute (dans tous les sens du terme HA HA HA) mais bon, en même, c'est pas moi qui vais mieux te conseiller sur les chutes...
Pour le reste, je crois qu'une grande partie de ce qui peut paraitre lourd dans ton texte vient des multiplications de comparaisons pour dire la même chose (bon, c'est un effet qui peut fonctionner hein, mais une fois de temps en temps ; là on n'a l'impression que tu nous dis "ah ouais il froid hein, genre vraiment froid, froid comme il fait pas souvent, beaucoup quoi" et euh, bon, au bout d'un moment on se lasse), des fois du vocabulaire mais pas tant, et surtout du fait que (attention, Anlor ressort son show don´t tell préféré) ben, pendant tout le texte tu nous dis qu'on est fatigué, qu'on a froid, mais tu vas pas souvent plus loin que ça, si bien que l'évolution de ton personnage on la sent pas vraiment. Je veux dire, il a froid pareil du début à la fin, du coup c'est un peu monotone au bout d'un moment. Y a des endroit où tu le fais un peu, mais j'crois que ça pourrait être chouette de s'intéresser à ce qui se passe dans son corps, comment il ressent la faim, où ça lui fait mal, qu'est-ce que ça veut dire avoir les doigts gelés, etc.
Je crois aussi que j'aurais bien aimé en savoir plus sur ce type, sur pourquoi il voulait plus de l'hiver, et qu'est-ce qui le pousse à vouloir prendre la mer absolument. Je suppose que c'est ton choix de laisser le lecteur dans le flou, mais pour le coup je trouve que ça nous fait une prise en moins pour nous accrocher au personnage et à l'histoire.

Euh, voilà voilà, en tout cas, niveau ambiance c'est chouette, et y a vraiment de jolis moments.
Bisous bisous Loïcounet !

EDIT : je viens de lire la partie "pas dans le détail" de Milla, et je plussoie tout ce qu'elle y dit  :huhu:
« Modifié: 26 Juin 2015 à 16:25:43 par Anlor »

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #23 le: 26 Juin 2015 à 16:14:53 »
Fou, plein de commentaires :D

Kailiana :

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Je vais être sincère, j'ai pas trop accrochée  :-[

Manquerait plus que tu l'sois pas :D

Citer
En fait (oui je réfléchis au fur et à mesure que j'écris désolée ><) : pourquoi as-tu choisis d'utiliser "vous" plutôt que "tu" ?

Hum c'est un vieux texte de base, je pense que je me sentais mieux de l'écrire comme ça. Après je suis pas sûr que ça aurait changé quelque chose en l'occurrence.
Merci pour ton commentaire, j'ai pas répondu au relevé de détail mais ça me semble pertinent.



Milla :

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Citer
Impossible de déterminer quelle est la position de l’étoile, de vous en servir pour vous renseigner sur l’heure qu’il peut être.

"quelle est" inutile
"qu'il peut être" aussi d'ailleurs

Effectivement, c'est à alléger.

Citer
   
Citer
Parmi vos prédécesseurs, parmi tous ceux qui sont partis, chaque année, trouver la mer et quitter ce paysage de glace, combien y sont parvenus ? Est-ce si important ? Personne ne vous aidera à arriver au bout de la route et les souvenirs des morts ne vous réchaufferont pas.
    La neige sous vos pas est plus dure. La température a encore diminué. On dit que le vent souffle aussi, sur la mer, mais qu’il ne transporte plus la mort : seulement des odeurs de vie et de poisson. Que là-bas, il permet de marcher sur l’eau.

j'aime bien ce passage, je trouve le ton juste, c'est chouette

Youhou !

Citer
   
Citer
Vous ouvrez les yeux quand les rayons du soleil atteignent votre visage, mais vous devez aussitôt les refermer, tant la lumière est forte. Peu à peu, vos sens vous reviennent. Vous sentez le rouge derrière vos paupières, le froid sous vos mains gelées, les bruits de vos mouvements sur la neige. Lentement, avec une main devant le visage pour vous cacher de la lumière trop forte, vous rouvrez finalement les yeux. Il vous faut encore quelque temps pour vous y habituer, pour ne pas vous brûler les yeux en regardant le sol. Où est donc le bandeau que vous utilisiez, autrefois ? Là, dans votre poche.

je suis perdue, l'absence de transition + tu donnes des détails mais pas le contexte temporel, du lieu etc, donc je suis complètement paumée. j'imagine que c'est volontaire ? ce qui em gêne c'est que ça me parait long sans capter, ça fait déjà un paragraphe et : juste avant il faisait nuit, du coup j'imagine que "vous" s'est évanoui dans la neige et se réveille au matin mais pourquoi le soleil brulerait alors qu'avant il pouvait le chercher dans le ciel tranquillou ? bref je suis aps sure que ça serve ton texte ce paumage de lecteur...

Pour le soleil je t'ai expliqué hier, pour le paumage je vais essayer de régler ça. Je crois que c'est un passage qui me pose problème depuis le tout début. (Mauvaise habitude de faire des ellipses quand je sais plus quoi écrire xD)

Merci pour le commentaire global aussi. Je sais pas si je vais faire un gros gros changement parce que j'ai plus énormément de temps à consacrer à ce texte mais je devrais prendre en compte beaucoup quand même.



Anlor :

Citer
   
Citer
Vers la fin de la terre, de la neige, du froid.

mais tu viens de dire qu'on avait l'impression qu'il y avait pas de fin  :-\

Béh oui mais le but c'est de se barrer justement. Ça marche pas ?

Citer
   
Citer
Tout ce que vous en connaissez vient des histoires que l’on vous racontait, enfant, dans les grandes maisons communales, au coin du feu. Pourtant, vous savez qu’elle est là, quelque part, au bout du chemin ; vous pouvez l’imaginer, cette grande étendue bleue.

je sais pas si t'as essayé de lire ces deux phrases à voix haute, mais toutes ces virgules ça donne un rythme très haché. Bon, après on peut dire que oui, la métaphore sonore des pas dans la neige, ok, ok.

Moi et les métaphores sonores  ::)

Citer
     
Citer
Il faut vous dépêcher de l’atteindre car il n’y a pas d’autre refuge à l’horizon.

oui, ça on l'avait compris

C'est un texte défouloir pour ne plus jamais faire de répétition :D

Citer
   
Citer
  Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent…

JE SAIS, je fais une fixation sur les petits points, mais est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
(surtout qu'à cet endroit on a l'impression que tu nous fais un gros clin d'oeil "eh, ça veut dire ils font des bébés tous nus" et je suppose que c'est pas l'intention)
Non mais tu as bien raison.
(J'aime pas non plus les petits points)

Citer
      Alors que le froid s’empare de vous, des flocons obscurcissent les cieux.

les cieux ? sérieusement ?
Ouais bon c'vieux.

Citer
J'aime bien l'ambiance du texte ; on sent venir la chute (dans tous les sens du terme HA HA HA) mais bon, en même, c'est pas moi qui vais mieux te conseiller sur les chutes...

Ernya, dans le tout premier commentaire sur ce texte, avait dit quasiment pareil :D
(Sinon y a ce topic)

Citer
Pour le reste, je crois qu'une grande partie de ce qui peut paraitre lourd dans ton texte vient des multiplications de comparaisons pour dire la même chose (bon, c'est un effet qui peut fonctionner hein, mais une fois de temps en temps ; là on n'a l'impression que tu nous dis "ah ouais il froid hein, genre vraiment froid, froid comme il fait pas souvent, beaucoup quoi" et euh, bon, au bout d'un moment on se lasse), des fois du vocabulaire mais pas tant et surtout, pour, du fait que (attention, Anlor ressort son show don´t tell préféré) ben, pendant tout le texte tu nous dis qu'on est fatigué, qu'on a froid, mais tu vas pas souvent plus que ça, si bien que l'évolution de ton personnage on la sent pas vraiment. Je veux dire, il a froid pareil du début à la fin, du coup c'est un peu monotone au bout d'un moment. Y a des endroit où tu le fais un peu, mais j'crois que ça pourrait être intéresser de s'intéresser à ce qui se passe dans son corps, comment il ressent la faim, où ça lui fait mal, qu'est-ce que çá veut dire avoir les doigts gelés, etc.

Carrément.

Merci pour ce super commentaire, bisous, luv, etc. etc.
"We think you're dumb and we hate you too"
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"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Anlor

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Re : Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #24 le: 26 Juin 2015 à 16:34:47 »
Citer
   
Citer
Vers la fin de la terre, de la neige, du froid.
mais tu viens de dire qu'on avait l'impression qu'il y avait pas de fin  :-\
Béh oui mais le but c'est de se barrer justement. Ça marche pas ?
 
Oui, oui, j'ai bien compris l'idée (et je chipote). C'est juste que tu ouvres sur :
Citer
Vous avez froid. Vous marchez, seul·e, dans cette étendue blanche qui semble ne pas avoir de fin.
et deux phrases plus loin tu écris :
Citer
Tout ce que vous savez, c’est que vous marchez vers l’Est, toujours l’Est. Vers la fin de la terre, de la neige, du froid.]Tout ce que vous savez, c’est que vous marchez vers l’Est, toujours l’Est. Vers la fin de la terre, de la neige, du froid.
Sans modifier ta première phrase, je me dis que ce serait peut-être moins contradictoire si tu faisais penser quelque chose à ton personne comme "il faut bien qu'il y ait une fin, pourtant" ; parce que pour le coup, on comprend peut-être pas forcément bien pourquoi ton personnage s'obstine à continuer d'avancer puisque on nous dit dès le début qu'on est dans une espèce de désert de glace sans fin. Tu vois ce que je veux dire ?
« Modifié: 26 Juin 2015 à 16:40:05 par Anlor »

MillaNox

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Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #25 le: 26 Juin 2015 à 16:37:35 »
en fait comme c'est "semble n'avoir pas de fin" pour moi ça relevait d'une impression qui nous disait à quel point c'était difficile son voyage, mais ça ne m'avait pas paru en contradiction avec le fait qu'il y ait un but à atteindre...

Anlor

  • Invité
Re : Re : Tombe la neige [V3]
« Réponse #26 le: 26 Juin 2015 à 16:41:19 »
en fait comme c'est "semble n'avoir pas de fin" pour moi ça relevait d'une impression qui nous disait à quel point c'était difficile son voyage, mais ça ne m'avait pas paru en contradiction avec le fait qu'il y ait un but à atteindre...
Oui, je l'ai compris comme ça aussi ; j'ai dit que je chipotais  :D

Hors ligne Loïc

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Re : Tombe la neige [V4]
« Réponse #27 le: 29 Juin 2015 à 15:50:41 »
Et voilà ce qui sera la version finale.
Si une ou deux personnes sont motivées pour une dernière relecture (orthographe/grammaire/incohérences/mots qui trainent et phrases pas finies), j'en serai fort heureux :D

Vous frottez vos mains gelées dans l’espoir de leur redonner un peu de chaleur. Vous marchez, seul·e, dans cette étendue blanche qui semble ne pas avoir de fin. Combien de jours se sont écoulés depuis votre départ ? Vous ne sauriez le dire, vous avez arrêté de compter. Tout ce que vous savez, c’est que vous marchez vers l’Est, toujours l’Est. Vers la fin de la terre, de la neige, du froid. Vers la mer et un autre monde. Vous n’avez jamais vu la mer. Tout ce que vous en connaissez vient des histoires que l’on vous racontait, enfant, au coin du feu dans les grandes maisons communales. Pourtant, vous savez qu’elle est là, quelque part ; vous pouvez imaginer la grande étendue bleue. Vous pouvez imaginer un autre futur.
Vous levez la tête et essayez d’apercevoir le soleil à travers les flocons. Impossible de déterminer sa position : le ciel est couvert de nuages blancs et la lumière est diffuse. Il est même difficile d’être sûr·e que vous ne vous êtes pas perdu·e. Devant vous, le paysage se brouille. La nuit tombe, le soleil a entamé sa longue descente. Demain, il se lèvera. A l’Est, au-dessus de la mer.
Une pensée s’impose alors à vous : il faut trouver un abri. Avec la nuit, tout se refroidit. La neige, la terre, le corps, ça gèle, ça devient dur et votre épais manteau ne peut résister au vent qui va se lever. Vous en avez déjà vus, des hommes et des femmes trop orgueilleux qui pensaient vaincre les éléments. D’autres voyageurs solitaires qui ont essayé de quitter un monde trop terne. Ces statues de glace en sont les témoins. Ça n’est pas si facile. Autour de vous, il n’y a rien que le vide, la mort, et ces flocons blancs qui tombent sans s’arrêter. Parfois, quand le corps ne suit plus, même l’espoir d’une vie meilleure ne permet pas de continuer à mettre un pied devant l’autre.
Quand vous relevez la tête, une immense forme sombre est apparue au loin. Ça n’était pas là tout à l’heure, vous en êtes certain·e. Vous accélérez le pas. Pas d’autre choix, de toute façon. La nuit s’étend, elle approche. Le sol a déjà perdu beaucoup de son éclat malgré la neige qui continue de tomber. La forme grandit à chaque pas jusqu’à emplir votre champ de vision. Rien dans les rumeurs et les récits sur la longue route ne l’évoque et pourtant elle doit bien être réelle.

La nuit est tombée, désormais, et la neige s’est arrêtée de tomber. Vous vous tenez debout, sous le bleu de la nuit et la lueur pâle de la lune. Il fait tout juste assez clair pour que vous voyiez cette hauteur noire au loin qui se découpe nettement sur le fond de ciel et de poudreuse. Vous plissez les yeux. Ça semble être une sorte de château. Mais c’est encore loin et il vous faut l’atteindre avant que le vent se lève et fasse de vous une statue de plus sur la route de l’Est.
Un moment plus tard, le château vous parait plus proche. Vous avez eu de la chance : le vent nocturne ne souffle toujours pas, et si vous luttez contre l’engourdissement de vos jambes à chaque instant, ça n’est pas plus dur que d’habitude. Le temps passe néanmoins. Le grand bâtiment est maintenant un peu plus facile à distinguer. N’y-a-t-il pas des étendards qui flottent  – le vent doit souffler, là-haut – et des gardes qui s’affairent sur les remparts ?
Loin au-dessus de vous, la lune veille toujours sur votre long périple. Ce château, si vous l’atteignez à temps, ne pourra être qu’une halte, le temps de passer une nuit, peut être deux. Quelques heures gagnées contre l’épuisement. La fatigue est devenue une vieille amie, comme les morsures du froid dans les jambes. Ils sont loin, les feux de votre village natal. Parmi vos prédécesseurs, parmi tous ceux qui sont partis, chaque année, trouver la mer et quitter ce paysage de glace, combien y sont parvenus ? Ça n’est pas si important. Personne ne vous aidera à arriver au bout de la route et les souvenirs des morts ne vous réchaufferont pas.
La neige sous vos pas est plus dure. La température a encore diminué. On dit que le vent souffle aussi, sur la mer, mais qu’il ne transporte plus la mort : seulement des odeurs de vie et de poisson. Que là-bas, il permet de marcher sur l’eau.
Le temps passe, la nuit avance et le château ne semble pas s’être plus rapproché. Vos jambes sont lourdes, vous avez du mal à mettre un pas devant l’autre. Tout en marchant, vous frottez vos épaules et vos mains afin de ne pas geler sur place. Tout à coup, le vent que vous avez redouté si longtemps se lève. Du coin de l’œil, vous apercevez ce qui peut bien être un abri de fortune. Encore un. Vous vous mettez à courir, malgré la douleur qui vous coupe les jambes. Vous vous écroulez à peine arrivé derrière un grand rocher. Gelé, vous mettez tout de même votre campement en place, vous glissez dans votre sac de couchage. Le sommeil ne tarde pas à venir.

Vous ouvrez les yeux quand les rayons du soleil atteignent votre visage, mais vous devez aussitôt les refermer tant la lumière du matin est forte. Peu à peu, vos sens vous reviennent. Vous sentez le rouge derrière vos paupières, le froid sous vos mains gelées, les bruits de vos mouvements sur la neige. Lentement, avec une main devant le visage pour vous cacher de la lumière trop forte, vous rouvrez les yeux. Il vous faut encore quelque temps pour vous y habituer, pour ne pas vous brûler en regardant le sol. Où est donc le bandeau que vous utilisiez, autrefois ? Là, dans votre poche.
Le regard protégé, vous fouillez votre grand sac. Un vieux morceau de fromage, que vous grignotez le plus lentement possible pour ne rien en perdre, suffit à votre bonheur. Ce repas trop court achevé, vous vous levez. Tout autour, il n’y a qu’un champ de pierre et de neige. Votre abri vous a à peine offert de quoi ne pas mourir de froid ; c’est déjà beaucoup. Aujourd’hui encore, vous irez un peu plus loin. Le château, lui, a disparu. Pas devant, ni derrière ; pas au Nord, ni au Sud, nulle part. Un espoir de plus qui s’envole. Une chance de survie, aussi.
Le soleil brille dans un ciel sans nuage ce matin, mais il fait froid. La nuit que vous avez passée, bien que semblable à beaucoup d’autres, n’arrange rien : vous êtes frigorifié·e. Perdu·e, seul·e dans cette immensité, il vous faut pourtant repartir. Alors vous vous mettez en marche. Vous grimacez : les premiers pas sont toujours les plus dur. Un pied après l’autre, vous reprenez la route vers le soleil, l’Est et la mer.

Le vent s’est levé contre vous. Il vous ralentit, s’immisce jusque sous vos vêtements. C’est la première fois qu’il vous surprend en plein jour. Ce n’est pas le même que l’ennemi nocturne : celui-ci charrie jusqu’à vous des odeurs que vous connaissez bien, des odeurs que vous n’avez plus senties depuis bien longtemps. Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent
Ce n’est pas tout. Le bruit de la fête arrive bientôt jusqu’à vous, lui aussi. Il vous réchauffe. La salive vous emplit la bouche, les images de festin et de flammes dansent dans vos yeux. Ce n’est plus très loin, vous le sentez. Derrière cette côte, ce que vous cherchez depuis si longtemps. Derrière cette dune blanche, la fin de votre longue marche. Vous montez plus rapidement que jamais, porté·e par un nouvel espoir. Celui qui a habité chacun de vos prédécesseurs, celui d’arriver au bout du chemin.
Vous imaginez déjà l’autre côté alors que vous arrivez à mi-chemin du sommet. Vous imaginez déjà la mer, grande étendue bleue, le port où l’on fêtera votre arrivée, et bien d’autres choses encore. Et bientôt, vous embarquerez pour l’ailleurs sur ces grands bâtiments qui flottent sur l’eau. Poussé·e par le vent, vous quitterez l’éternel hiver.
Quelques pas de plus et vous y êtes. Vous commencez à voir autre chose que la dune, le ciel gris et la neige blanche. La musique se fait plus forte, des cris vous parviennent. Et soudain, vous glissez. Une plaque de glace vous fait tomber, vous descendez de plusieurs mètres. Vous vous arrêtez la tête dans la neige et votre bras, coincé, vous fait mal. La douleur irradie de tous les coins de votre corps. Vous tentez de vous relever, vous retombez. Tout juste avez-vous pu libérer votre bras gauche que vous étendez difficilement sur la neige. Vous ne pouvez rester là : la mer vous attend, juste derrière la colline. Vous vous arrêtez de bouger un instant pour écouter la musique, sentir les odeurs. Plus rien. Vos sens ne vous aident pas plus que votre vue : vous êtes au milieu de nulle part, couché·e dans la neige, à la merci du vent glacé. Vous frissonnez. Des larmes se mettent à couler le long de vos joues, gèlent presque immédiatement. Vous parvenez à vous retourner. Alors que le froid s’empare de vous, des flocons obscurcissent le ciel. Et tombe, tombe la neige.
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Re : Tombe la neige [V4]
« Réponse #28 le: 13 Mars 2016 à 16:18:01 »
Hehehe, personne ne t'a encore déterré toi  :P ?

Citer
Avec la nuit, tout se refroidit
tout refroidit ? J'sais pas  :???:

Citer
Quelques heures gagnées contre l’épuisement.
Quelques heures de gagnées ?

Citer
Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent
Manque un point.

Un commentaire rigolo :
Citer
(cette phrase est chelou ; enfin, j'imagine des rayons de soleil en mode survivor "pourvu qu'on arrive à atteindre ce foutu narrateur", c'est rigolo)
Ça m'a fait rire :D

Hop, lu !

Bon déjà, est-ce que c'est bien ton first texte ? Parce qu'en voyant tes contributions j'ai pas trouvé plus vieux, mais en lisant les commentaires j'ai eu l'impression que t'en avais d'autres  :???:

Sinon sinon, je trouve pas mal d'aisance dans l'écrit mais moi non plus, je ne peux pas me départir de l'impression que c'est assez monotone au final. L'action varie un peu, mais le cadre général reste selon moi trop similaire (bon en même temps, difficile de faire autrement) durant tout le texte. J'ai bien aimé comme une sorte de montée en tension vers la fin par contre.
Les descriptions sont cool en tout cas. Mais comme quelqu'un (je ne me rappelle plus qui), j'aurais aimé en savoir plus sur le narrateur, son passé et tout ça ; je trouve que ça aurait permis de briser un peu la linéarité du récit et d'installer plus de mouvement.
La deuxième personne du pluriel ne m'a absolument pas dérangé. Le petit jeu avec le point pour lier féminin et masculin non plus ne m'a pas gêné, je trouve ça sympa.

En gros le hic pour moi, c'est que je ressors trop avec l'impression que c'est très froid et douloureux, et je n'arrive pas vraiment à me sentir impliqué/obsédé par le périple/objectif du narrateur (mais j'avoue que tout ce qui a trait à la nature, je n'aime pas généralement, donc c'est très certainement perso).

Merci pour la lecture !
Ravi d'avoir pu découvrir ce que je pense être ta première fois  :D

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Hors ligne Loïc

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Re : Tombe la neige [V4]
« Réponse #29 le: 24 Mars 2016 à 11:12:52 »
Citer
Hehehe, personne ne t'a encore déterré toi  :P ?

C'était pas vraiment le texte que je voulais le plus voir déterré :P

Citer
Citer
    Avec la nuit, tout se refroidit

tout refroidit ? J'sais pas 

J'sais pas non plus x)

Citer
 
Citer
  Ça sent la viande qui grille sur les grands feux communaux, le vin chaud de l’hiver éternel, les corps nus serrés sous les couvertures, les êtres qui se mêlent
Manque un point.

Il a dû sauter en même temps que ceux de suspension

Citer
Bon déjà, est-ce que c'est bien ton first texte ? Parce qu'en voyant tes contributions j'ai pas trouvé plus vieux, mais en lisant les commentaires j'ai eu l'impression que t'en avais d'autres  :???:

Mon premier texte oui ; mais que j'ai déterré l'année dernière pour retravail et qui a été relu après d'autres textes de moi, c'est pour ça je pense.

Citer
Sinon sinon, je trouve pas mal d'aisance dans l'écrit mais moi non plus, je ne peux pas me départir de l'impression que c'est assez monotone au final. L'action varie un peu, mais le cadre général reste selon moi trop similaire (bon en même temps, difficile de faire autrement) durant tout le texte. J'ai bien aimé comme une sorte de montée en tension vers la fin par contre.

Agreed.

Citer
En gros le hic pour moi, c'est que je ressors trop avec l'impression que c'est très froid et douloureux, et je n'arrive pas vraiment à me sentir impliqué/obsédé par le périple/objectif du narrateur (mais j'avoue que tout ce qui a trait à la nature, je n'aime pas généralement, donc c'est très certainement perso).

Je vois ce que tu veux dire ; et je pense pas que tu dois le seul :)

Merci pour ton commentaire !
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