Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 Juillet 2026 à 11:39:35
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ann

Auteur Sujet: Ann  (Lu 4319 fois)

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Ann
« le: 17 Janvier 2025 à 22:00:34 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé. Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis, les maisons, petites, simples, presque bancales, les visages opaques. Observe les feuilles des arbres se détacher de leurs branches. Une impression de circularité l’envahit — l’automne enflammé qui s’installe et puis s’estompe, reviendra l’année prochaine accompagné de son odeur de terre et de pluie, automne qui depuis des millénaire s’en retourne et avec lui cette mélodie de fin du monde quand pourtant le revoilà au prochain détour.

Trivialités. Mes échos m’ennuient.

Humeur morbide en cette somptueuse journée, le bus presque vide et elle dedans qui réfléchit à la vie mais surtout à la mort. À comment l’humain, pour s’y soustraire, invente des boucles et s’offre ainsi l’illusion du renouvellement quand en réalité, rien ne se répète ailleurs que dans l’abstraction de la pensée.

Ne l’intimide surtout pas avec des théories alambiquées !

L’injonction de son amie Liz résonne dans son esprit. Ann secoue la tête, pense à cette rencontre qui l’attend dans ce café du centre-ville. À ces deux destinées que l’on va forcer, durant une ou deux heures, au contact, à l’intersection, bien que la probabilité d’une réelle entente soit minime. Elle a passé l’âge de la prétention. Alors qu’espère-t-elle ? Combler les silences de son foyer esseulé ? Ré-insuffler la vie là où la mort s’est déployée ?

Un site de rencontre. Cela lui a tout l’air d’une mauvaise blague. Liz qui installe l’application sur son téléphone comme on implante une nouvelle télévision dans un salon. Passe-temps. Essaie, qu’as-tu à perdre ? Hélas, trop de choses encore. Pourtant, elle a fléchi. A dûment rempli le questionnaire de personnalité et puis a ri de l’absurdité de la situation. Si les gens savaient ! A pleuré aussi, par dépit. Enfin, vraiment, qu’espérait-elle ? Elle a collectionné les matchs aussitôt annulés. Sauf un. Celui avec cet homme qui bientôt l’attendra dans ce café du centre-ville duquel le bus s’approche en mugissant comme une bête. Et elle dedans. Cet homme au visage avenant, qui prétend avoir son âge, exercé le métier de journaliste, être divorcé et père de trois enfants cinq petits-enfants et une chienne. Pourquoi l’avoir choisi, lui ? Pour en finir, peut-être. S’introduire temporairement dans la peau d’une femme qui confie son destin à d’autres. Elle se corrige – ce besoin exigeant de limiter le mensonge, surtout celui infligé à soi-même : La peau d’une femme qui remet son destin entre les mains invisibles d’un algorithme quelconque. Avoir vécu une fois à travers les membranes de cette femme qui n’est pas elle, n’est elle que très superficiellement. Puis s’en retourner à la maison. À ses longs couloirs désertés. Ses hautes fenêtres ouvrant sur un monde qui, de plus en plus, lui échappe. À ce lit qu’elle a remplacé mais qui n’en est pas moins resté la couche de l’ancienne chambre conjugale. 

Par instants, une vague de honte la submerge. Elle se sent bête, d’une naïveté navrante. Elle, bête ? Eh bien oui. Stupide de croire, même une seule seconde, que cette rencontre pourrait aboutir à autre chose qu’un embarras fracassant. Un autre homme, à son âge ? Après s’être à peine libérée du dernier ? Tressaillement passager à l’évocation du défunt, puis nouvelle onde de honte. Ce bus lui semble vraiment exagérément bruyant et cahotant.

Quand enfin les portes s’écartent sur le centre-ville, elle se précipite dehors, inspire avec soulagement l’air croustillant de cette splendide journée. Autour d’elle se déploient maintes ruelles tordues, flanquées de leurs caractéristiques maisons à colombage colorées, rebondies par endroits, joviales, comme tant de petites centenaires repues à l’œil gai. Parmi elles, des humains aux regards concentrés, fixes, qui offrent un contraste presque comique à la désinvolture de l’architecture urbaine.

En apercevant son reflet contre une vitre, sa silhouette fine au long manteau noir, Ann est parcourue d’un frémissement, comme si durant le trajet, elle était parvenue à oublier la matérialité de son corps, ses contours limités, sa substance périssable. Et ce retour à sa chair lui rappelle comme une claque la tension qu’elle ressent dans son épaule droite depuis des mois, la plainte  incessante de ses genoux, son sommeil fragile, friable, son manque d’appétit. Exaspérée par les signes d’une vieillesse désormais irréfutable, elle consulte sa montre, remarque l’heure tardive. Elle ne se dépêche pourtant pas, s’en retourne à l’examen des visages hétérogènes qui finissent tous par se ressembler — n’y a-t-il pas plus de trois émotions à manifester un jeudi matin ? — des magasins encore léthargiques, des ruelles affluentes qui déversent passants et cyclistes dans l’artère principale de la zone piétonne.

Elle s’approche du carrefour. Si elle tournait à droite, elle rejoindrait la gare. Elle s’imagine embarquer dans un train, sans bagages ni dessein, extraire son corps de ce courant qui semble la mener malgré elle vers un destin incongru – non, nouveau mensonge à peine voilé – de ce courant dans lequel elle s’est insérée volontairement. Encouragée, certes, par Liz, guidée, oui, par l’algorithme. Mais participante, pleinement consciente. La voilà qui s’affuble d’excuses préventives au cas où l’entretien s’avère être un fiasco, une tâche affligeante défigurant le tissu net (nouvelle hypocrisie !) de son existence. (Elle pense, très rapidement, en retenant son souffle, au défunt, à l’abîme que sa disparition a entaillé dans son existence, aux monstres surgissant du gouffre, au déséquilibre permanent qu’elle ressent depuis, comme si cette mort l’avait amputée d’un membre qu’aucune béquille ne peut remplacer).

Elle détourne la tête, cherche autre chose, un imprévu, un incident quelconque qui viendrait égayer son humeur. Rien ne sort de l’ordinaire, hélas, tout se meut selon la dynamique bien réglée de cette petite ville. Sous les semelles des corps en mouvement, Ann s’amuse un instant à imaginer des fines glissières, une mécanique lisse, déterministe, mais très vite elle l’annule, se refuse de commettre cette bévue qui réduit la complexité en histoires qui ne correspondent plus à rien.

Mais encore !

Elle finit par arriver devant le café où devrait l’attendre l’inconnu qu’elle a choisi de rencontrer. L’établissement est nouveau. Elle hésite et pour gagner du temps consulte les propositions de petit-déjeuners affichées à l’entrée. Bagels, pancakes, porridge, gaufres, divers assortiments de pain et de pâtisseries. Dans son esprit s’impose le portrait peu flatteur d’un homme au visage carmin, en sueur, qui avale grossièrement tout un plat d’oeufs et de bacon. Mais il est désormais trop tard pour faire marche arrière. L’inertie de sa destinée, en cette journée quelconque d’automne, est trop forte, l’a été depuis son inscription sur le site, son choix du profil de cet homme. Comme si la cristallisation de cette rencontre dans le futur, densifiée à l’extrême par toutes les peurs et espoirs qu’Ann y a enfoncés, a engendré une gravité trop puissante pour qu’elle puis y réchapper. S’avouant vaincue, elle pousse la porte.

*

Un couloir élégant l’accueille, bordé de fauteuils et de tables basses inoccupées, revêtu d’un carrelage en damier étincelant. Elle le longe et débouche sur une pièce illuminée de chandeliers en Crystal où trône un bar d’un bois luisant, foncé, qui pourrait être du noyer. Désorientée un instant, elle regarde à droite et à gauche, n’aperçoit que des groupes de personnes attablées, aucun homme seul.

Une serveuse s’avance vers elle, lui propose son aide, mais Ann la remercie rapidement car elle l’a repéré. Lui aussi d’ailleurs. Il lui fait signe du fond de la salle, a choisi une banquette flanquant une large fenêtre qui dévoile le Biergarten. Ann marche à sa rencontre et pour éviter de sonder son regard, d’y lire des pensées inconvenantes, elle fait mine de s’intéresser au vénérable tilleul encastré dans la cour puis s’applique à étudier le papier peint qui disperse un motif feuillu sur les parois — sont-ce des chênes qui étalent ainsi leurs ramages ? Une musique ondulante, gracieuse, sur laquelle voltige une voix suave emplit la salle, se glisse entre les espaces des conversations. Tout semble étrangement avoir été choisi pour plaire à Ann, ce somptueux bar qui pourrait avoir surgit d’un autre temps, le ruissellement cristallin du piano, et même l’arbre dans la cour. De toutes les possibilités, l’homme a choisi celle-ci. Pourquoi ? Elle tourne enfin la tête vers lui, n’est plus qu’à trois mètres. Ses cheveux sont gris, ses traits ridés, mais son visage, dans l’ensemble, reflète encore une certaine jeunesse, son corps est loin d’être avachi, et les voici qui se serrent la main, et la voici qui prend place en face de lui.

– Navrée du retard, s’excuse-t-elle.
– Il ne faut pas, la rassure-t-il. Le trafic est intense à cette heure de la journée, tout le monde a quelque chose à faire.
Sa voix est agréable, mesurée. Il a l’air confortablement assis et pas le moins du monde gêné de leur présence commune à cette table, alors qu’ils ne se connaissent pas, qu’elle ne sait de lui et lui d’elle que ce qu’ils ont décidé de révéler lors de leur inscription sur le site de rencontre et les brefs messages qu’ils se sont échangés. Tandis qu’elle ausculte ses traits et se demande si la curiosité qui en émane est sincère ou masque autre chose, des débris d’humanité mal assumés, il commande un cappuccino et un croissant et réfléchit à des choses qu’elle ne peut discerner.
– Un Earl grey pour moi, s’il vous plaît, fait-elle en s’adressant au serveur qui déjà repart.
L’homme regarde la femme, la femme regarde l’homme.
Leurs pensées isolées cherchent à se deviner, à combler l’étendue interdite qui divise les esprits.
– Alors, Ann…, commence l’homme, et dans l’infime instant qui sépare son prénom de la suite de la phrase, Ann se demande quel sujet l’homme a décidé d’aborder. Un infime moment dans lequel s’entassent pourtant mille et une angoisses de Ann, les évocations de la famille, du travail, des hobbys – comment va-t-elle survivre à cette matinée ?
– … qu’est-ce qui vous a poussée à rejoindre la communauté libertine de personnes âgées ?
Ann est soulagée, puis froissée par ce choix de mots qui semble vouloir l’inclure dans une catégorie de personnes dont elle ne se sent aucunement faire partie.
– Une amie, répond-elle froidement, et vous ?
– Et bien tout pareil, un ami ! Et il éclate de rire, dévoilant des dents blanches, bien entretenues.
Comme elle ne répond rien, il continue :
– Vous voyez, il s’est lui-même inscrit il n’y a pas longtemps et j’ai remarqué une nette amélioration de son humeur depuis.
Les non-dits filtrant derrière cette affirmation, le sourire qui perdure sur le visage de l'homme, et ce mot, “libertine”, qu’il a emprunté juste avant allument des signaux d'alarme dans l'esprit soupçonneux d'Ann.
– Je crois que pour mon amie, il s’agissait surtout d’une solution pour me sortir le nez de mes bouquins et m’encourager à faire des vraies rencontres.
Quelque chose s’allume dans le regard de l’homme, comme une étincelle d’intérêt qui remplace les faux-semblants.
– Vous lisez donc beaucoup. Que lisez-vous ?
– Oh, de tout. Et en même temps, rien ne semble plus convenir.
Le serveur les interrompt en leur apportant leur commande. Ils le remercie, l’homme approche son café de ses lèvres, Ann son thé.
– Pourquoi rien ne convient plus ? reprend-il en déposant sa tasse.
– Et bien, je ne sais si parfois vous éprouvez la même chose, mais la durée de ma vie étant ce qu’elle est, bientôt à terme, etc, j’ai n’ai plus beaucoup de patience pour la médiocrité.
Le voici qui éclate de nouveau de rire.
– Sommes-nous donc si vieux ! Mais hélas, je suis bien d’accord avec vous, tout en espérant que cela ne s’applique à mes propres travaux.
– Vous travaillez donc encore ?
Avant de répondre, il entame son croissant, et sa manière de le manger rassure quelque peu Ann, n’évoque en rien le carnassier.
– Je ne travaille plus en tant que journaliste, dit-il en reposant sa pâtisserie. Mais la lubie m’a pris d’écrire des livres.
Ann marque un temps d’arrêt, prépare une réponse, puis une autre, suivie d'une autre encore. Doit-elle faire semblant de rien ou faut-il lui révéler qu’elle aussi, avant, elle écrivait ? Non ! Elle ne sait rien de lui, et puis il la reconnaîtrait peut-être. Tomberaient alors les mille questions qu’elle s’obstine à éviter et – Mais le voici qui l’observe avec curiosité, alors elle s’exclame avec emphase :
– Eh bien, à quel sujet ?
Il sourit, semble se réjouir.
– Je trouve toujours ardu et périlleux de définir un thème précis à mes histoires. Et je parle d’histoires au pluriel mais je n’en ai publié qu’une et suis en train de patauger dans la rédaction de la deuxième.
– Pourquoi est-ce si difficile ? Poursuit-elle sans se forcer cette fois. Vous devez assurément avoir une idée en tête quand vous prenez la plume, ajoute-t-elle en se remémorant des bribes douloureuses de sa propre expérience d’autrices.
Il se passe la main dans les cheveux, qu’il a en abondance. Ann remarque la couleur particulière de ses iris, un mélange peu commun de bleu foncé et d’or. Quand il répond, son regard semble concentré et sincère, comme s’il s’agissait d’un problème qui l’assaillait régulièrement.
– Parce qu’il me semble que les thèmes que je finis par traiter émergent en cours de route, sans décision consciente de ma part. Il est donc très probable que je ne me rende pas compte,  même à la relecture, que j’ai traité de ci ou de ça, et que si je devais analyser mon écrit, j’en confondrais les grandes lignes. Mais j’aimerais mieux parler de vous, de vos lectures. Qu’avez-vous lu de bon dernièrement ?

En réceptionnant cette question, une tension se dénoue dans le corps d'Ann. Tout d’un coup, elle respire mieux, appréhende moins. Il s’agit d’une simple conversation. D’un simple homme. Avec ses qualités et ses imperfections, son histoire, ses espoirs et ses regrets. Une personne de chair et d’os qui n’a rien de l’allure désincarnée des spectres qui hantent la mémoire d’Ann depuis que l’autre… Elle peut traiter avec un humain (mieux qu’avec un mort !), connait les subterfuges et les maladresses, sait lire entre les interstices des mots et la valse des expressions. Certes, elle a ses propres faiblesses, mais face à cette rencontre qui n’est qu’une simple rencontre et non la supernova qu’Ann craignait, qui menaçait de pulvériser le tissu fragile de son existence, elle se sent revigorée, maîtresse de son esprit et de son corps. Elle ne doit rien à cet inconnu, peut donc décider d’offrir ce qu’elle veut, sans contraintes. Et em partageant avec cet inconnu ce qu’elle aime tant, l’amour des livres, un sentiment qu’Ann n’a éprouvé depuis des semaines et des mois – des années peut-être – s’épanouit en elle, frétille comme un poisson enfin libéré. Un sentiment qui ressemble drôlement à de la réjouissance.
« Modifié: 10 Septembre 2025 à 12:28:35 par derrierelemiroir »
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Re : Ann
« Réponse #1 le: 19 Janvier 2025 à 15:24:59 »
Bonjour,

D'abord une remarque générale sur les quatre personnages déjà présentés, mais plus justement sur la construction des histoires. Evidemment cela n'enlève rien à la qualité de l'écriture, à l'originalité des personnages et de la situation dans laquelle ils sont où qu'ils semblent être. Après la lecture du récit sur Ann je constate une certaine redondance des mises en scène, beaucoup de descriptions par exemple de la nature pour les deux derniers, des états psychologiques, des blessures personnelles qu'ils semblent tous traîner comme des boulets. Sans connaitre le prochain profil, je crois que pour retenir un lecteur, il faut retourner le concept et trouver un ou deux personnages positifs, à contre courant des autres, dynamiques, déjantés pourquoi pas. En tout cas, il faut casser le  moule, même s'il est très réussi.

J'ai conscience que mon propos peu être injuste si on considère le travail considérable pour concevoir de tels personnages aux destins particuliers et pour écrire avec beaucoup de talent. Et en plus, je ne sais rien de l'évolution du roman. Mais une chose est certaine, il faut changer la dynamique et apporter de la vitalité, de l'humour, de la tendresse, de la joie, de l'imprévu, de la rébellion ou même peut-être de la méchanceté.

Le portrait de Ann est très sympa, on passe d'un personnage gris foncé à un personnage gris clair, un peu comme la météo. J'ai bien aimé les redondances dans son esprit, le bus par exemple ou la perte d'une personne. Elle est lucide sur ce qu'elle est et sur le fait qu'elle doit changer mais à ses conditions.
Mais il est dommage que ce texte reprennent le même schéma que les précédents: on part d'un endroit pour se rendre à un autre. Le bus pour aller à un rendez-vous, le vélo pour rentrer chez soi, sa maison pour se rendre à une soirée.

Citer
la mort s’est éployée
employée.
Citer
A pleuré
A pleurer.
Citer
A collectionné
A collectionner.
Citer
ses traits ridées,
ridés.
Citer
Le traffic
trafic.
Citer
Ils le remercie,
remercient.
Il reste quelques coquilles comme des tirets, des pluriels et des accents, rien de grave.

Le texte est riche de vocabulaire à l'exemple des précédents, un sacré atout pour raconter des histoires. 8)
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

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Re : Ann
« Réponse #2 le: 21 Janvier 2025 à 19:47:52 »
Bonsoir BAGHOU,

Merci beaucoup beaucoup pour ton nouveau passage sur un de mes textes!

Je comprends ce que tu dis par rapport à la redondance. J'y ai pensé. Alors pour la briser un peu, je ne pensais de toute façon pas les présenter dans l'ordre où je les ai présenté ici. Normalement, ce que j'avais en tête, c'était Samuelle, Gloria, Toni, Alex, Ann, avec les textes de Gloria et d'Alex qui sont plus dynamiques, ceux de Samuelle, Toni et Ann plus mélancoliques. Pour ce qui est de la joie, il y en aura, certainement, assez rapidement. Mais aussi de la colère, de l'amour, pleins de trucs. Là, avec ce début, ce que j'avais en tête c'était de poser les personnages tout seuls. Et tout seuls, c'est vrai qu'ils sont tous un peu tristounets ou en colère ^^mais c'est la tension qu'il me faut au début pour qu'ensuite leurs destinée changent en se croisant. Après, je pourrais ajouter un peu plus de joie dans le passage de Samuelle. La suivre pendant son tour à vélo. J'avais aussi pensé à lui faire appeler sa meilleure amie. Voilà, c'est clairement encore des textes pas hyper défini, je te suis donc d'autant plus grée pour tes commentaires très précieux. Merci aussi pour la correction des coquilles !! :coeur:
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Re : Ann
« Réponse #3 le: 24 Janvier 2025 à 13:06:25 »
J'ai fait pas mal de changements et j'apprécierais un second avis si quelqu'un s'aventure par ici. La longue introspection est voulue puisque je m'intéresse au dedans et au dehors. J'aimerais savoir si elle intrigue quand même l'intérêt de la lectrice et du lecteur, si le fil est bien cousu mais tout de même original, si le liens entre les idées semble réaliste, si le personnage est attachant.

Merci d'avance à celles et ceux qui voudront bien m'aider.
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Re : Ann
« Réponse #4 le: 24 Janvier 2025 à 14:13:50 »
Bonjour,

Le long passage dans le bus est très bien, cette introspection au rythme du voyage, au rythme du paysage qui défile et tout cela s'amalgame avec son état d'esprit,  comme si le bus était un lieu parfait pour faire le point. Un divan de psy à roues ! Ce qui est très juste c'est que toute personne qui prend un transport en commun  pour une durée assez longue passe par cette phase de réflexion sur soi. Je crois que lorsqu'on prend un livre ou son téléphone c'est justement pour éviter de trop penser. Personnellement ce passage est très fort et les mots justes laissent aux lecteurs, le choix d'envisager des options sur le personnage. Par ailleurs, des petits cailloux sont semés pour nous aider à dresser un portrait plus juste de la personne. C'est bien joué.

Je m'excuse de n'avoir pas dit tout cela précédemment.  :-[

L'arrivée au restaurant, le décor, ses dernières pensées tranchées qui pourraient lui faire changer d'avis sont bien amenées. Je crois qu'à son âge on peut avoir un coup de tract et alors le corps peut flancher et nous convaincre qu'après tout cette rencontre serait inutile. Mais ce n'est pas son choix ou sa tentation. Alors le lecteur découvre un pan nouveau de sa personnalité. C'est phase du personnage est très intéressante.

J'aurais aussi dû dire cela.  :-[

La conversation entre les deux personnages est aussi compliquée à amener que dans la réalité quand c'est la première fois. Je crois qu'il faut rester sur ce moins bien car mieux fait cela n'aurait plus de cohérence. On s'ennuie mais sans trouver cela anormal car le lecteur est observateur. Donc je ne changerai rien.   Je m'aperçois que je ne sais plus si j'ai vu le prénom de l'homme. En tout cas, il fait le job de mener la conversation et l'effet sur elle est indubitablement positif. Je valide donc ce rdv Tinder.

J'aurais pu aussi dire cela.  :-[

Je m'appliquerai la prochaine fois.

Cristal et non crystal.

« Modifié: 24 Janvier 2025 à 14:16:52 par BAGHOU »
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

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Re : Ann
« Réponse #5 le: 25 Janvier 2025 à 07:39:16 »
Bonjour BAGHOU,

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Le long passage dans le bus est très bien, cette introspection au rythme du voyage, au rythme du paysage qui défile et tout cela s'amalgame avec son état d'esprit,  comme si le bus était un lieu parfait pour faire le point. Un divan de psy à roues ! Ce qui est très juste c'est que toute personne qui prend un transport en commun  pour une durée assez longue passe par cette phase de réflexion sur soi. Je crois que lorsqu'on prend un livre ou son téléphone c'est justement pour éviter de trop penser. Personnellement ce passage est très fort et les mots justes laissent aux lecteurs, le choix d'envisager des options sur le personnage. Par ailleurs, des petits cailloux sont semés pour nous aider à dresser un portrait plus juste de la personne. C'est bien joué.
merci  :coeur:

Citer
Je m'excuse de n'avoir pas dit tout cela précédemment.  :-[
mais non mais c'est moi qui m'excuse d'en demander encore et encore, tu m'as déjà tellement aidée !

Citer
L'arrivée au restaurant, le décor, ses dernières pensées tranchées qui pourraient lui faire changer d'avis sont bien amenées. Je crois qu'à son âge on peut avoir un coup de tract et alors le corps peut flancher et nous convaincre qu'après tout cette rencontre serait inutile. Mais ce n'est pas son choix ou sa tentation. Alors le lecteur découvre un pan nouveau de sa personnalité. C'est phase du personnage est très intéressante.
Oui, au final, je voulais une ouverture à la fin de ce passage, montrer qu'elle était prête à accueuillir le changement (en vrai, elle l'est depuis bien avant, puisque malgré toutes ces peurs, elle se rend au rendez-vous)

Citer
J'aurais aussi dû dire cela.  :-[
:meeting:

Citer
La conversation entre les deux personnages est aussi compliquée à amener que dans la réalité quand c'est la première fois. Je crois qu'il faut rester sur ce moins bien car mieux fait cela n'aurait plus de cohérence. On s'ennuie mais sans trouver cela anormal car le lecteur est observateur. Donc je ne changerai rien.   Je m'aperçois que je ne sais plus si j'ai vu le prénom de l'homme. En tout cas, il fait le job de mener la conversation et l'effet sur elle est indubitablement positif. Je valide donc ce rdv Tinder.
;D super (non, c'est vrai, je ne mentionne pas son nom nulle part. Je crois qu'au fond c'est pour montrer que l'homme, en soit, n'est pas important. Il n'est qu'un vecteur de changement.

Citer
Je m'appliquerai la prochaine fois.
tu t'appliques toujours et le commentaire que tu m'as fait plus haut est aussi très important. Je ne cherche pas que les confirmations, sinon je n'aurais rien à faire ici.

Citer
Cristal et non crystal.
ah voilà  :mrgreen: c'est vrai que sinon ça fait prénom

merci, énormément, BAGHOU  :coeur:
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Re : Ann
« Réponse #6 le: 27 Janvier 2025 à 22:47:16 »
Lu ce midi sur mon téléphone en mangeant.
Me reste :
* Une chouette ébauche de Ann et du type qu'elle rencontre. Vraiment ça marche bien.
* Le style "point de vue interne" un peu trop marqué peut-être au début du texte.
* Restent quelques coquilles.
* Ces chapitres de "présentation" des personnages seront pas forcément facile à intégrer dans un roman sans qu'ils fassent "présentation des personnages" ; à voir comment du construit ce roman chorale (mais si tu enchaînes les présentations de tous tes perso directement dans les premiers chapitres, ça risque de faire un peu indigeste et téléphoné)

Citer
l’humain, pour s’y soustraire, se ceint de boucles
ici, la boucle en question m'a sorti de ma lecture : quelle boucle ? avant de comprendre le retour de l'automne etc. C'est ce genre de point qu'il faut vraiment fignoler pour que le "style" ne dégrade pas la fluidité.

Citer
Ré-insuffler la vie là où la mort s’est éployée ?
éployée ?

Je repasse pour un commentaire plus détaillé et compréhensible... si je trouve du temps !
Lâche rien, tu as des lecteurs qui attendent ton texte long ;)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Ann
« Réponse #7 le: 28 Janvier 2025 à 20:43:52 »
Bonsoir Rémi  :coeur:

Citer
* Une chouette ébauche de Ann et du type qu'elle rencontre. Vraiment ça marche bien.
ah super, je suis contente que tu penses ça

Citer
* Le style "point de vue interne" un peu trop marqué peut-être au début du texte.
oui, je trouve aussi, il reste des choses à changer pour éviter la redondance

Citer
* Ces chapitres de "présentation" des personnages seront pas forcément facile à intégrer dans un roman sans qu'ils fassent "présentation des personnages" ; à voir comment du construit ce roman chorale (mais si tu enchaînes les présentations de tous tes perso directement dans les premiers chapitres, ça risque de faire un peu indigeste et téléphoné)
mais oui mais tu as tout à fait raison. C'est un aspect auquel je n'avais vraiment pas pensé en imaginant ce début de récit. C'était même voulu qu'il y ait certains parallelès entre les persos, par exemple ce côté introspectif justement, permis par la solitude et le déplacement. Je n'avais pas anticipé que ça créerait une monotonie au niveau du rythme et du style d'information qui est présenté. Je n'aimerais pas changer le fait qu'on les rencontre d'abord tous à peu près seuls, mais c'est vrai que je peux varier un peu les textes au niveau de l'action, et les sortir un peu plus de leur introspection. Merci pour ce commentaire.

Citer
ici, la boucle en question m'a sorti de ma lecture : quelle boucle ? avant de comprendre le retour de l'automne etc. C'est ce genre de point qu'il faut vraiment fignoler pour que le "style" ne dégrade pas la fluidité.
yep.

Citer
éployée ?
t'es pas le premier à crocher sur ce mot. Eployer = ouvrir ses ailes, s'étendre. Mais va falloir le changer du coup ce mot.

Citer
Je repasse pour un commentaire plus détaillé et compréhensible... si je trouve du temps !
Lâche rien, tu as des lecteurs qui attendent ton texte long ;)
merci Rémi <3
"[...] alors le seul fait d'être au monde
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Re : Ann
« Réponse #8 le: 29 Janvier 2025 à 10:51:30 »
Bonjour,
Pour avoir lu Gloria ...ici rien à voir....curieusement le style , l'approche psychologique m'ont même fait douter de l'auteur.  Suis-je plus disposée à te lire aujourd'hui, peut-être!
J'ai tout aimé, rien ne m'a faussement interpelée, mon esprit s'est laissé transporter comme faisant corps avec une familiarité.
Bravo
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

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Re : Ann
« Réponse #9 le: 29 Janvier 2025 à 14:07:24 »
Merci, Feather, pour le temps que tu prends sur ce deuxième texte.

Citer
J'ai tout aimé, rien ne m'a faussement interpelée, mon esprit s'est laissé transporter comme faisant corps avec une familiarité.
À ce point du récit, je ne peux franchement espérer mieux. Merci de me le dire.
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : Ann
« Réponse #10 le: 01 Février 2025 à 18:25:05 »
Coucou dlm,

Me voilà pour l'avant dernier perso (si j'ai bien compris).

Citer
Cet homme au visage avenant, qui prétend avoir son âge, exercé le métier de journaliste, être divorcé et père de trois enfants une chienne.
J'ai un souci de ponctuation avant "une chienne"...

Citer
Elle se corrige – ce besoin exigeant de limiter le mensonge, surtout celui infligé à soi-même : La peau d’une femme qui remet son destin entre les mains invisibles d’un algorithme biaisé.
J'ai relu la phrase plusieurs fois. J'aurais mis "- besoin exigeant..." et viré "ce".

Citer
Autour d’elle se déploient maintes ruelles tordues, flanquées de leur caractéristique maisons à colombage colorées, rebondies par endroits, joviales, comme tant de petites centenaires repues à l’oeil gai.
Est-ce qu'il ne faut pas accorder "caractéristique" avec "maisons" ?

J'aime bien ce passage pas nécessaire sur la ville. Pour moi, il peut rester.

Citer
Comme elle ne répond rien, il continue:
Manque un espace avant les deux points.

Citer
– Je ne travaille plus en tant que journaliste, dit-il en reposant sa patisserie.
pâtisserie

Citer
Certes, elle a ses propres faiblesses, mais face à cette rencontre qui n’est qu’une simple rencontre et non la supernova qu’Ann craignait, qui menaçait de pulvériser le tissus fragile de son existence, elle se sent revigorée, maîtresse de son esprit et de son corps.
tissu

Voilou!
Cette description est aussi réussie, aussi bien écrite, que les autres. C'est pourtant celle qui m'a le moins accrochée, je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'âge du perso qui rend l'identification difficile, je n'en sais rien.  :\?

Merci pour cette belle lecture ! :)
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Re : Ann
« Réponse #11 le: 03 Février 2025 à 12:07:49 »
Coucou Apo :)

Citer
J'ai un souci de ponctuation avant "une chienne"...
je vois. En fait, j'envisageais cette phrase dite assez rapidement, d'un coup, c'est pour cela que je n'ai pas ajouté de ponctuation ici.

Citer
J'ai relu la phrase plusieurs fois. J'aurais mis "- besoin exigeant..." et viré "ce".
mmh, je ne suis pas sûre. J'ai l'impression qu'il faut préciser que c'est une besoin spécial, qu'elle a souvent. Mais je comprends aussi que la manière dont c'est amené pour le moment n'est pas idéale...

Citer
Est-ce qu'il ne faut pas accorder "caractéristique" avec "maisons" ?
si  :-[

Citer
J'aime bien ce passage pas nécessaire sur la ville. Pour moi, il peut rester.
:)

Citer
Voilou!
Cette description est aussi réussie, aussi bien écrite, que les autres. C'est pourtant celle qui m'a le moins accrochée, je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'âge du perso qui rend l'identification difficile, je n'en sais rien.  :\?
ah oui, intéressant. J'avoue que c'était un des persos les plus difficiles à écrire pour moi, parce que j'ai dû imaginer quelque chose qui se situait vraiment très très loin de mon quotidien et mon expérience. Mais c'est un défi que j'apprécie.

Merci pour ton passage  :coeur:
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Re : Ann
« Réponse #12 le: 03 Avril 2025 à 18:45:26 »
Coucou !

Je me rends compte que je n'étais pas passé faire un retour sur Ann, voilà chose faite.
D'ailleurs, j'ai eu un peu de mal à la retrouver parmi tous les posts. Est-ce que tu envisages de les passer dans les textes longs pour tout rassembler ?

Citer
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé. Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis, les maisons, petites, simples, presque bancales, les visages opaques. Elle observe les feuilles des arbres se détacher de leurs branches. Une impression de circularité l’envahit — l’automne enflammé qui s’installe et puis s’estompe, reviendra l’année prochaine accompagné de son odeur de terre et de pluie, automne qui depuis des millénaire s’en retourne et avec lui cette mélodie de fin du monde quand pourtant le revoilà au prochain détour.
J'aime beaucoup le mois d'octobre, l'odeur dans l'air, la lumière de ces premières semaines d'automne et chaque fois, ici, dans Alexander, dans Samuelle, tu le traduis vraiment bien !

Citer
Cet homme au visage avenant, qui prétend avoir son âge, exercé le métier de journaliste, être divorcé et père de trois enfants une chienne
Il doit manquer un mot avant chienne, non ?

Citer
Ce bus lui semble vraiment exagérément bruyant et cahotant.
La jolie assonance fait ici oublier le double adverbe  ;)

Citer
Mais participante, pleinement consciente. La voilà qui s’affuble d’excuses préventives au cas où l’entretien s’avère être un fiasco, une tâche affligeante défigurant le tissu net (nouvelle hypocrisie !) de son existence. (Elle pense, très rapidement, en retenant son souffle, au défunt, à l’abîme que sa disparition a entaillé dans son existence, aux monstres surgissant du gouffre, au déséquilibre permanent qu’elle ressent depuis, comme si cette mort l’avait amputée d’un membre qu’aucune béquille ne peut remplacer).
OK, pour faire suite à mon commentaire sur les parenthèses dans Alexander, je comprends mieux ici comment cela fait partie du style des textes. Ici, les pensées juxtaposées m'apparaissent plus clairement.

Je suis d'accord que le paragraphe sur la statue n'apporte pas grand-choses. Au contraire, je me suis un peu cassée la tête pour comprendre comment était fichue cette statue et ça me semble casser un peu le rythme. Les autres éléments que tu apportes sur l'environnement suffisent, à mon sens, à se faire une idée de l'environnement.

Citer
qu’Ann y a enfoncés, a engendré une gravité trop puissante pour qu’elle puis y réchapper
puisse
Citer
Il lui fait signe du fond de la salle, a choisi une banquette flanquant une large fenêtre qui dévoile le Biergarten.
Plusieurs fois dans le texte, tu accoles des propositions au verbe principal ou au sujet de la phrase. Je ne sais pas si c'est la répétition de ce processus ou le choix des propositions, mais ici, ça sonne bizarre. On se dit qu'il manque un truc, et j'ai du relire le début pour bien comprendre.

Citer
est-ce des chênes qui étalent ainsi leurs ramages ?
"sont-ce des chênes" serait plus juste grammaticalement mais ça sonne moins bien.

Citer
– Alors, Ann…, commence l’homme, et dans l’infime instant qui sépare son prénom de la suite de la phrase, Ann se demande quel sujet l’homme a décidé d’aborder. Un infime moment dans lequel s’entassent pourtant mille et une angoisses de Ann, les évocations de la famille, du travail, des enfants – comment va-t-elle survivre à cette matinée ?
A ma première lecture du texte, j'ai trouvé étrange cette longue phrase au milieu de cette phrase, coincée dans cet infime instant. Mais à la deuxième lecture, je me suis dit que c'était une maîtrise du rythme et de la narration de haut vol.

Citer
– Et bien tout pareil, un ami ! Et il éclate de rire, dévoilant des dents blanches, bien maintenues.
"bien maintenues" me parait un peu bizarre comme adjectif pour des dents. Mais en général, je crois que je n'aime pas trop les descriptions qui impliquent des dents, va savoir pourquoi ! ;D

Citer
Elle ne doit rien à cet inconnu, peut donc décider d’offrir ce qu’elle veut, sans contraintes
Je croyais que l'adverbe "sans" impliquait le singulier automatiquement, mais en vérifiant, j'apprends que non. J'ai donc appris quelque chose, même si ce commentaire ne sert à rien du coup  :D

Citer
Elle puisqu’elle aime les livres et puisqu’elle peut choisir le chemin qu’emprunte leur discussion,
Le "Elle" en début de phrase ne serait-il pas de trop ?

La lecture du dernier paragraphe a produit son effet. J'ai vraiment senti chez elle ce poids qui tombe, cette tension qui se dénoue. Chapeau !



Voilà, j'ai lu l'ensemble des personnages. Ann est peut-être celle qui m'attrape le moins, surement parce que je me sens moins de points communs avec elle.. Qui sait, d'ici quelques années peut-être ! Ou alors car le texte est plus lent, plus introspectif ? Mais ajoutée aux autres personnages, cela forme un tout captivant et j'ai tellement hâte de lire la suite !!!!
Je m'imagine plein de relations entre eux, de scénarios, de "oh, mais c'est son étudiant en fait !!! Trop bien !!".

Je me répète mais vivement la suite !!! (l'abus de points d'exclamation ne nuit pas toujours à la santé)

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Re : Ann
« Réponse #13 le: 06 Avril 2025 à 21:46:51 »
Bonsoir Esmée  :coeur:

Citer
D'ailleurs, j'ai eu un peu de mal à la retrouver parmi tous les posts. Est-ce que tu envisages de les passer dans les textes longs pour tout rassembler ?
Oui, tout à fait ! Je suis un peu lente, mais l'idée, c'est de partager cette histoire dans les textes longs. Je suis en train de travailler à la deuxième partie, une fois qu'elle sera terminée, je créerais le post pour pouvoir ensuite me concentrer sur les commentaires et avoir le temps de commenter les textes longs des autres. J'ai juste pas envie de m'engager à la légère.

Citer
J'aime beaucoup le mois d'octobre, l'odeur dans l'air, la lumière de ces premières semaines d'automne et chaque fois, ici, dans Alexander, dans Samuelle, tu le traduis vraiment bien !
merci  :coeur:

Citer
Il doit manquer un mot avant chienne, non ?
quelqu'un d'autre avait fait une remarque pareille, qu'il manquait une virgule je crois. Dans ma tête, je disais cette phrase rapidement, "trois enfants une chienne", mais si ça fait tiquer les gens, je vais rajouter un "et" :D

Citer
La jolie assonance fait ici oublier le double adverbe  ;)
hihihihi super alors (je me découvre adverbomane)

Citer
OK, pour faire suite à mon commentaire sur les parenthèses dans Alexander, je comprends mieux ici comment cela fait partie du style des textes. Ici, les pensées juxtaposées m'apparaissent plus clairement.
C'est vrai que c'est plus clair chez Ann. Un truc sur lequel il faudra peut-être que je me penche plus à fond, c'est comment distinguer l'écriture entre les 5 persos. Comment créer leur voix propre et m'y tenir au fil de l'histoire. Ce n'est pas encore très clair dans ma tête.

Citer
Je suis d'accord que le paragraphe sur la statue n'apporte pas grand-choses. Au contraire, je me suis un peu cassée la tête pour comprendre comment était fichue cette statue et ça me semble casser un peu le rythme. Les autres éléments que tu apportes sur l'environnement suffisent, à mon sens, à se faire une idée de l'environnement.
Ouais, t'as raison, je vais l'enlever.

Citer
Plusieurs fois dans le texte, tu accoles des propositions au verbe principal ou au sujet de la phrase. Je ne sais pas si c'est la répétition de ce processus ou le choix des propositions, mais ici, ça sonne bizarre. On se dit qu'il manque un truc, et j'ai du relire le début pour bien comprendre.
je n'ai pas très bien compris de quoi tu parlais ici '-'

Citer
"sont-ce des chênes" serait plus juste grammaticalement mais ça sonne moins bien.
t'as raison, je remplace. Je trouve pas que c'est forcément moins beau.

Citer
A ma première lecture du texte, j'ai trouvé étrange cette longue phrase au milieu de cette phrase, coincée dans cet infime instant. Mais à la deuxième lecture, je me suis dit que c'était une maîtrise du rythme et de la narration de haut vol.
arf, merci  :-[ :coeur:

Citer
"bien maintenues" me parait un peu bizarre comme adjectif pour des dents. Mais en général, je crois que je n'aime pas trop les descriptions qui impliquent des dents, va savoir pourquoi ! ;D
:D :D je remplace par soignées

Citer
Je croyais que l'adverbe "sans" impliquait le singulier automatiquement, mais en vérifiant, j'apprends que non. J'ai donc appris quelque chose, même si ce commentaire ne sert à rien du coup  :D
ah ben tu vois, pour le coup moi j'étais jamais sûre, donc tu m'as confirmé quelque chose  :D

Citer
Le "Elle" en début de phrase ne serait-il pas de trop ?
Ça devait être un "Et" :)

Citer
La lecture du dernier paragraphe a produit son effet. J'ai vraiment senti chez elle ce poids qui tombe, cette tension qui se dénoue. Chapeau !
Waah trop cool, chuis trop contente  :coeur:

Citer
Voilà, j'ai lu l'ensemble des personnages. Ann est peut-être celle qui m'attrape le moins, surement parce que je me sens moins de points communs avec elle.. Qui sait, d'ici quelques années peut-être ! Ou alors car le texte est plus lent, plus introspectif ? Mais ajoutée aux autres personnages, cela forme un tout captivant et j'ai tellement hâte de lire la suite !!!!
Je m'imagine plein de relations entre eux, de scénarios, de "oh, mais c'est son étudiant en fait !!! Trop bien !!".

Je me répète mais vivement la suite !!! (l'abus de points d'exclamation ne nuit pas toujours à la santé)
Quel cadeau tu me fais avec ce commentaire  :s :coeur: merci beaucoup beaucoup beaucoup, c'est vraiment ultra motivant pour moi !!  :calin:

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Re : Ann
« Réponse #14 le: 22 Septembre 2025 à 22:44:30 »
Yo.

Citer
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules
Très étonnant comme entame, je suis intrigué et plu (plu parce que la sonorité fonctionne).
Citer
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé.
Quelle jolie première phrase,
Citer
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé. Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis,
Et quelle jolie continuation.
Vraiment, je suis admiratif, attrapé. Mais le jeu que tu inities (en refusant de rompre le ton de phrase en phrase, et en laissant tirer la phrase longue, est de plus en plus périlleux. Je l'aurais joué prudente sur d'aussi beaux lauriers moi et j'aurais fait une énumération classique, normale, jolie.
MAIS, ce n'est pas ce que tu fais.
Citer
Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis, les maisons, petites, simples, presque bancales, les visages opaques.
Et je déplore l'arrivée trop rapide de ces adjectifs, qui rupturent quand enfin on s'est acclimaté au fait que de rupture il n'y aura pas. En plus, "les visages opaques" qui suivent sont dans la lignée des deux premières phrases/demi-phrases. Je pense qu'il faut laisser traîner le regard un tout petit peu plus longtemps sur le paysage. Deux noms seulement (champs jaunis, maisons) ne sont pas suffisants pour asseoir ce joli jeu d'adjectifs. Et ces visages par ailleurs opaquement beaux. Je pense qu'un ou deux noms de plus suffiraient. La suite du paragraphe me réjouit énormément sinon, et cette accroche.
Merci pour ça.
Ann est douce, j'espère (j'ai bon espoir !) de m'entendre avec elle. J'embarque sur ton canot et j'essaie de ne pas arrêter trop souvent les flots pour t'ensevelir de mes remarques de détails, dlm.
Promis que j'essaie.

Citer
Humeur morbide en cette somptueuse journée, le bus presque vide et elle dedans qui réfléchit à la vie mais surtout à la mort.
T'as une sacrée manière de placer ta ponctuation, tes points. Tu es quelqu'un qui prends soin des mots, en les écrivants, et c'est dans ce soin que je m'allonge. C'est parce que tu considères un mot dans son sens, et dans ses sons, et dans son contexte tout à la fois, c'est parce que tu les habilles et que tu respectes leurs corps, que je peux te faire confiance. Dans les faits, du coup, je te fais confiance. Un jour tu parleras de choses qui me réjouiront et ma confiance se changera sans doute en appétit plus dangereux, mais pour l'instant sache qu'elle est à toi.
Merci DLM. Je souffrais un peu de n'avoir pas l'occasion de lui faire prendre l'air. Promène-la bien.
Je continue ma lecture te confiant sa laisse, et suivant les mains dans les poches, le pas traînant, derrière vous.

Citer
invente des boucles et s’offre ainsi l’illusion du renouvellement quand en réalité, rien ne se répète ailleurs que dans l’abstraction de la pensée.
Je vois plutôt la virgule après "renouvellement", plus orthodoxe et à peu près le même son.

Citer
Elle a passé l’âge de la prétention. Alors qu’espère-t-elle ?
Ce 'Alors' ne me semble pas bien en place, pas reposer sur ce qui précède. J'ai pas mentionné mais je trouve ce qui précède très bien construit et posé. C'est cool d'être discret sur ce sujet, et pour autant c'est très clair : on devine tout de suite (discètement)

Citer
Combler les silences de son foyer esseulé ? Ré-insuffler la vie là où la mort s’est déployée ?
J'aime pas la deuxième interrogative. Je pense que la première la sous-entend, et que tu pourrais aindi te permettre de te poser plus solennellement : "Ré-insuffler la vie,(virgule) là où la mort s'est déployée.(point)"

Citer
Elle se corrige – ce besoin exigeant de limiter le mensonge, surtout celui infligé à soi-même : La peau d’une femme qui remet son destin entre les mains invisibles d’un algorithme quelconque.
Je l'aisserais le cadratin se terminer plutôt qu'un deux-points-majuscule. Plus naturel et tout aussi clair à mes yeux. mais c'est un détail et j'ai peut-être franchement tort. En tout cas je trouverais ça plus doux, ponctuation-wise.

Citer
À ce lit qu’elle a remplacé mais qui n’en est pas moins resté la couche de l’ancienne chambre conjugale. 
Ne me plaît pas la formule "n'est pas moins" ici, je trouve qu'elle n'est pas adaptée du tout (parce que 'en' renvoie à rien, 'moins' renvoie pas vraiment à une quantité, et parce que bon c'est pas une formule très jolie en littérature je trouve dans l'absolu, quoiqu'elle ait ses usages, etc.) -> Le simple et direct "À ce lit qu’elle a remplacé mais qui est pourtant resté la couche de l’ancienne chambre conjugale." est imparfait mais déjà beaucoup plus dans le ton à mes yeux. Je te fais confiance pour trouver quelque chose dans la fibre du paragraphe (ou ne rien changer aussi, tu fais ce que tu veux eh :))

Citer
Par instants, une vague de honte la submerge.
Encore des points qui fonctionnent chouettement bien.

Citer
Quand enfin les portes s’écartent sur le centre-ville, elle se précipite dehors, inspire avec soulagement l’air croustillant de cette splendide journée. Autour d’elle se déploient maintes ruelles tordues, flanquées de leurs caractéristiques maisons à colombage colorées, rebondies par endroits, joviales, comme tant de petites centenaires repues à l’œil gai. Parmi elles, des humains aux regards concentrés, fixes, qui offrent un contraste presque comique à la désinvolture de l’architecture urbaine.
Eheh, je vais dire quelque chose de vexant dans quelques mots, prépare-toi, cadenasse ta peau, lisse ton cuir. Je trouve ce paragraphe étonnament quelconque, et je l'ai lu sans en retenir une goutte. Limite, je ne comprends pas l'action parce que... parce que rien n'accroche ma lecture dans ce paragraphe. pardon, cela vient peut-être de mes yeux.

Citer
En apercevant son reflet contre une vitre, sa silhouette fine au long manteau noir, Ann est parcourue d’un frémissement,
elle sait direct que c'est lui, soit, mais que nous sachions direct que "sa" est lui me paraît un poil manquer de douceur.
EDIT: ben mince c'est moi qui suis bête. Je réclame une construction plus simple, pour nous reflanquer dans la lecture après le Paragraphe-Insipide !

Citer
Elle pense, très rapidement, en retenant son souffle, au défunt,
C'est un point qu'il faut ici, pas une virgule (à mon sens émoussé)

Citer
comme si cette mort l’avait amputée d’un membre qu’aucune béquille ne peut remplacer).
et une virgule là (après "membre") pour laisser s'apesantir le sens, sinon les phrases me semblent trop rapides, trop diluées.

Citer
tout se meut selon la dynamique bien réglée de cette petite ville.
Ce paragraphe m'inquiète aussi. Mais ce morceau de phrase relevé me semble être un non-sens important, un non-sens désagréable à lire en cela qu'il ne contient rien, pas même une image, rien que quelque chose de faux : la ville n'est pas une dynamique, n'est pas "bien réglée", n'est réglée par rien ni personne et personne vivant dedans n'obéit à une quelconque entité mécanique : c'est l'individuel qui fait émerger le global, et pas le contraire, et là ça me dérange. Parce que l'aspect "petit bureau des objets retrouvés" qui habite l'intellect de celle femme peut-être, cet aspect si bon-enfant-convenu qui infecte les esprits se doit d'être toisé en ennemi par la littérature, pusiqu'il acoquine les pires maux.

Citer
Sous les semelles des corps en mouvement, Ann s’amuse un instant à imaginer des fines glissières, une mécanique lisse, déterministe, mais très vite elle l’annule, se refuse de commettre cette bévue qui réduit la complexité en histoires qui ne correspondent plus à rien.
Hahaha, j'aurais dû lire jusqu'à la fin. Je trouve cela mal dit cependant, et le paragraphe manque de son, mais tu sais très bien ce que tu dois/voulais dire ici en fait.

Citer
Elle finit par arriver devant le café où devrait l’attendre l’inconnu qu’elle a choisi de rencontrer. L’établissement est nouveau. Elle hésite et pour gagner du temps consulte les propositions de petit-déjeuners affichées à l’entrée. Bagels, pancakes, porridge, gaufres, divers assortiments de pain et de pâtisseries. Dans son esprit s’impose le portrait peu flatteur d’un homme au visage carmin, en sueur, qui avale grossièrement tout un plat d’oeufs et de bacon. Mais il est désormais trop tard pour faire marche arrière. L’inertie de sa destinée, en cette journée quelconque d’automne, est trop forte, l’a été depuis son inscription sur le site, son choix du profil de cet homme.
Je commence à m'ennuyer, dans sa tête et dans le fait que le texte se répète beaucoup là, ici la fois de trop je jugerais.

Citer
Comme si la cristallisation de cette rencontre dans le futur, densifiée à l’extrême par toutes les peurs et espoirs qu’Ann y a enfoncés, a engendré une gravité trop puissante pour qu’elle puis y réchapper.
C'est vraiment verbeux. Ce n'est pas hors-de-propos, j'imagine sans mal Ann penser un truc dans le genre, mais c'est verbeux, et j'ai l'impression que tu cherches un peu ton personnage (qui se cherche aussi, j'accorde j'accorde), tandis que je le trouvais déjà bien posé, et une simple description beaucoup plus effacée m'aurait convenu, suffit, pour poser Ann dans ce café. Elle existe, laaisse-la respirer un poil.
Et si tu ne veux pas la faire respirer (i.e couper des lambeaux de ces paragraphes un ptit poil plats ou pompeux qui s'enchaînent là), alors j'aimerais la voir manquer d'air, plutôt que la voir le brasser.
Je suis un peu rude, pardon. Je le pense cependant et ne me corrige pas.

Citer
revêtu d’un carrelage en damier étincelant.
étrange virgule mais pas de souci ; j'aurais écrit "qui étincelle" plutôt que "étincelant". Pour que la voix passive qui s'incruste ne pique pas la place qu'elle n'a pas.

Citer
Elle le longe et débouche sur une pièce illuminée de chandeliers en Crystal où trône un bar d’un bois luisant, foncé, qui pourrait être du noyer. Désorientée un instant, elle regarde à droite et à gauche, n’aperçoit que des groupes de personnes attablées, aucun homme seul.
Super cool le mouvement. Sinon à la toute fin, un point plutôt qu'une virgule, ou un "et" après la virgule, me serait tout à fait accueillant pour m'aider à poser mon regard, sur la scène qui me plaît.

Citer
Avant de répondre, il entame son croissant, et sa manière de le manger rassure quelque peu Ann, n’évoque en rien le carnassier.
*Soupire et seccoue la tête en signe de désaccord, de dépit face aux goûts d'Ann*

Citer
Doit-elle faire semblant de rien ou faut-il lui révéler qu’elle aussi, avant, elle écrivait ?
J'aime pas le "Doit-elle" ici, il ne me semble pas amener correctement la question. Trouve autre chose ! (Joue ! Joue ! Joue un peu avec moi !)

Citer
Parce qu’il me semble que les thèmes que je finis par traiter émergent en cours de route, sans décision consciente de ma part. Il est donc très probable que je ne me rende pas compte,  même à la relecture, que j’ai traité de ci ou de ça, et que de sa propre expérience d’autrices.
Le pluriel est singulier. L'intrigue me houspille et je questionne la grammaire pour savoir si elle n'est pas simplement, étourdiement, derrière les multiples autrices que la narratrice fut.

Citer
si je devais analyser mon écrit, j’en confondrais les grandes lignes. Mais j’aimerais mieux parler de vous, de vos lectures. Qu’avez-vous lu de bon dernièrement ?

En réceptionnant cette question, une tension se dénoue dans le corps d'Ann.
Moi aussi. C'est agréable, de n'être pas crispé en cette position qui est la nôtre, lecteur, face à une situation si hasardeuse qu'un rendez-vous entre deux vieilles personnes. Et je n'ai pas trouvé cela (trop) forcé, donc bon, m'enfin, merci un peu.
Double espace entre "compte" et ", même".

Citer
(mieux qu’avec un mort !)
L'exclamative ?

Citer
Et em partageant avec cet inconnu ce qu’elle aime tant,
Yess, j'adore la particule 'em' pour introduire le neutre en français. Mais je crois que tu l'emploies en travestie... :'(


Allez, je vais me coucher. Je n'ai rien qu'un relevé pour ce soir.
J'ai bientôt décroché le droit d'aller lire les Ricochets (enfin !). Tu me fais penser à ces quêtes dans Dofus que l'on ne débloque qu'après en avoir réalisé d'autres, bien diverses, auprès d'autres personnages de la même zone.
C'est fort plaisant. merci de me rappeler Dofus à dessein, je t'accueille avec joie sur ce terrain.


On se revoit plus tard.

Brise,
Nacas
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

 


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