Saison
Bientôt, le vermillon des cieux d'or et de roses
S'éveillera au-delà des champs et des roses,
Reflètera la verte et cramoisie clairière,
Par-dessus la forêt d'aube ou crépusculaire.
Lorsque la grisaille de la nouvelle saison
Cédera la place au-dessus de la maison,
Sous la voûte céleste ou les pluies du frimat,
Nous nous adapterons à ce nouveau climat.
J'espère demeurer heureux dedans et dehors
Et retrouver là le temps et ses beaux trésors,
Et maintenir distant le passé chargé d'horreur,
Pour mener une vie normale aux jours enchanteurs.
Matin
Ce matin fut si beau. Comme dans un rêve,
J'avais plus de temps qu'il ne faut pour penser à Ève,
Ma tête reposée contre ce souvenir,
Luttait avec le temps dans ce court avenir,
Et puis je me suis réveillé dans le brouillard,
Qui cachait le soleil et ses rayons par milliards,
Levé comme avec lui, dans un éveil tranquille,
Elle me manqua avec ses doux parfums de vanille.
Je me suis remémoré mes jeunes années,
Qui lors de ces instant, à peine envolés,
Restaient au fond de mon cœur blanc nostalgique
Pour aller et venir tel le ressac d'un Océan magmatique.
Amour
Mon amour, où est-tu parti ?
Voilà mil an, tu m'as quitté,
Fracassant mon âme en parties,
Me laissant pour mort, je le suis.
Mon amour, je t'ai retrouvé,
À l'intérieur de moi, encore,
Je te vois comme entrain d'éclore,
Car tu vois, mon cœur est ouvert,
Il se balance lentement,
Après l'agitation d'antan,
Il marche comme les passants,
Et les amoureux, tendrement.
Aide
Si un Dieu existe, je lui demanderais aide
Si un Dieux existe, je lui demanderais trêve.
Je le supplierais bien de préserver mes rêves,
D'avoir la vie de tout un chacun, d'entraide.
Face à l'agonie des fous et même des vivants,
Je ne peux que répondre d'avoir été présent,
Ô vie salutaire, quand reprendras-tu ton cours,
Quand pourrais-je sentir la vie des nuits, des jours.
Des marasmes m'ont enfermé au cœur de la Terre,
Pour me disloquer jusqu'au confin de l'Ether.
Continuant à espérer, passe le temps,
Qui suit comme sur une toile, ses filaments.
Mourir
Voilà plus de vingt ans que j'aurais dû mourir.
De terribles souffrances m'auraient épargné,
Peut-être aurais-je eu droit de me réincarner ?
La mort s'est accrochée avec la vie du pire.
Me voilà encore questionnant mon avenir,
Mais hélas j'ai peur de ne pouvoir rien construire,
Je regrette simplement ces nombreuses années,
Mais j'ai été courageux pour les traverser.
Aurais-je mieux fait depuis longtemps de mourir ?
Pour le moment nul ne peut le savoir, le dire.
Peut-être aurais-je eu droit à une nouvelle vie ?
Pour le moment, nul ne peut avoir d'avis.
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