Puisqu’il faut brûler,
Ce qu’on a adoré,
Madame,
Je vous déclare,
Ma flamme.
Je me consume,
A petit feu ,
Entre l’âtre,
Et le néant.
J’ai jeté,
Autodafé,
Les lettres,
Les papiers,
Que jamais,
Je n’ai osé,
Vous envoyer.
Je me consume,
A petit feu,
Entre l’âtre,
Et le néant.
J’attise mes regrets,
A coup de soufflet.
La braise encore tiède,
Enflamme,madame,
Mes états d’âme.
Vos mains s’approchent,
Du feu sacré,
Bouts de papiers,
Si loin,si proche,
Pfutt, envolés,
Plus que fumée.
Je me consume,
A petit feu,
Entre l’âtre,
Et le néant.
Il ne reste rien,
De mes écrits,
A l’eau de rose.
J’me prendrais bien,
Une eau de vie.
Je me consume,
A petit feu,
Entre l’âtre,
Et le néant.
Une heure durant,
Doux, doucement,
Le feu fainéant,
Prit le temps,
De réduire à néant,
De réduire à néant,
Des cendres indécentes,
Des cendres indécentes