Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 Juin 2026 à 01:11:23
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Etreinte interdite (Passages explicites).

Auteur Sujet: Etreinte interdite (Passages explicites).  (Lu 1945 fois)

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Etreinte interdite (Passages explicites).
« le: 07 Septembre 2024 à 11:07:09 »
                                                             
                                                         Etreinte interdite

On m’appelle Myrrha.
Je suis très embêtée car je suis amoureuse de mon père. S’il n’était pas l’arbre dont je suis la ramure, je pourrais l’enlacer de mes feuilles, et dans chacune d’elle laisser chanter le vent, et de mes branches flexueuses le bercer, le caresser, le couvrir de baisers si envahissants qu’il ne pourrait avoir d’inclinaison pour d’autres femmes, à commencer par ma mère.

Je déteste ma mère quand elle se harnache de robes luxueuses pour amadouer mon père. Je ne sais comment lui avouer que j’aime mon père. Elle me répond que c’est normal qu’une fille aime son père. Mais cet amour-là qui me consume, elle ne peut le comprendre.

Ma mère est une rivale.
Lui ne sait rien de la bête de désir qui râle en moi.
Il veut me marier. Il me présente tous les prétendants qui fraient dans la sphère de son milieu bienpensant. Un patron, un ingénieur, un avocat, un pharmacien, même un pharmacien. Il consentirait à ce compromis pour se débarrasser de moi. Combien de fois lui ai-je dis que seul un homme « pareil à toi mon père », pourrait me convenir. Son orgueil est flatté, mais il récidive dans l’énumération des godelureaux qui emplissent son carnet d’adresses. Il me gratifie d’une tape sur la joue et me renvoie à mes songeries mélancoliques de jeune fille.

Des songeries abominables. La honte me ronge comme un nid de vipères au creux de mes rêves. Je m’appelle Myrrha, mais je pourrais aussi bien m’appeler Claudine, Joséphine ou Camille, être chacune d’entre vous qui me jugez, me condamnez pour ne pas voir en vous le feu qui vous brûle dans la solitude et le silence forcé qui vous torture dans la moiteur de vos chambres.

Ce matin ma douleur était trop forte. Je suis montée sur une chaise, une de ces chaises de l’enfance capitonnée de rose, à une solive de chêne j’ai noué ma solide ceinture, celle dont j’aime ceindre la taille de mes robes légères à fleurs Liberty, papa pour mes dix-huit ans m’en a offert une, et dans le nœud coulant de cette ceinture, j’ai introduit ma tête d’ange, car à un ange en effet je ressemble.

Personne n’était là pour me surveiller. Il n’y avait que la formidable incompréhension de la société qui tapissait les murs de ma chambre. Puis d’un mouvement sec j’ai basculé la chaise. Mon corps s’est balancé brusquement dans le vide, au bout de la ceinture de cuir. J’ai dû crier très longuement, avant de perdre connaissance. Je gesticulais comme une poupée.

L’un des avantages de la pendaison, est qu’elle vous allège considérablement du poids du chagrin qui vous accable. C’est un enchantement de ne plus peser au bout de la corde. Personne mieux que moi ne vous le dira. Cette sensation de se croire retenue par une gerbe de bras, les bras d’un père qui vous reçoit, pleins de chaleur, de force, de tendresse, qui ne vous accusent plus mais vous accueillent avec l’amour profond qu’un père témoigne pour la chair de sa chair. 

Mais je me suis réveillée, étalée sur le parquet de ma chambre. Contre moi je sentais bouger la grosse poitrine de Lucine. C’est notre gouvernante, elle fut aussi ma nourrice. Elle pleurait. Je vous ai décroché à temps, une minute de plus et vous étiez morte étranglée, mademoiselle Myrrha pourquoi cette bêtise ? me demande la vieille femme. Je regarde les arabesques à fleurs dans le motif du tapis, mais aucune ne me fournit de réponse.

Comment avouer ? Lucine, ma bonne nourrice, tu ne peux pas comprendre.
Si raconte-moi.
Je suis une malade, une cinglée, il faut me soigner.
Je veux qu’on m’éloigne de lui, qu’on m’enferme pour que personne ne me juge. Je suis impardonnable Lucine.
Qu’as-tu fais ma fille de si honteux ?
J’aime mon père.
C’est bien normal.
Non. J’aime mon père comme une maîtresse aime son amant !

Il y a un grand silence. Les bras de Lucine se détachent de moi. Sa respiration est suspendue. J’ai l’impression d’avoir donné le dernier coup à la vie tremblante de ma vieille nourrice. Je n’ose la regarder. Je me lève. Je m’assieds sur la chaise rose que j’avais renversée. La ceinture de cuir pend à la solive du plafond. La honte et la peur grouillent en moi, comme une légion de cloportes.

Puis Lucine se redresse. Ses cheveux sont tout ébouriffés.
Elle dit doucement : Je peux t’aider ma fille, si tu le veux.
Tu vas me conduire à l’hôpital chez les fous, c’est ça ?
Non, je ferai mieux ? Ecoute seulement mes conseils.

Alors quelques semaines passent. Arrive la période de septembre. C’est la saison des vendanges sur les contreforts du Lubéron. Ma mère a pour habitude, avec des copines, de participer au ramassage du raisin. Mon père lui concède cette liberté. Il ne veut pas se mêler à ces besognes, souvent festives et enclines à des débordements incontrôlables. Il préfère s’isoler dans le luxe de sa résidence, sur les hauteurs de la ville.

Un soir, alors que les gardénias embaument l’air tiède dans les jardins, j’accompagne les pas fatigués mais déterminés de ma pauvre nourrice. Ils me conduisent au portail de la demeure cossue de mon père. A cette heure, il est assoupi dans son lit, un peu ivre des whiskys tourbés dont il abuse quand maman n’est pas là. Il reçoit parfois des amies compréhensives qui viennent distraire ses nuits.
Tu te feras passer pour l’une d’elles dans la chaleur des ébats.
Quoi Lucine ! Qu’est-ce que tu me dis ?
Tu es plus folle que moi et criminelle !
Il faut savoir ma fille. Soit tu te pends à la poutre de ta chambrette ou tu subornes ton père ? C’est le suicide ou l’amour. Tu choisis.

Nos pas font crisser le gravier de l’allée qui grimpe jusqu’au porche du père. L’odeur enivrante des gardénias me monte à la tête, à en perdre la boule, je déraye, je débloque, je roule sur la jante, comme ils disent dans les mauvais quartiers.  Durant plusieurs nuits, il me reçoit dans sa couche, le père, sans savoir qu’il honore de sa semence les entrailles de sa fille. J’ai vécu ces heures-là comme un séjour inimaginable pour les humains. L’anéantissement de ma conscience. Une fusion, un paradis, un Walhalla sans modération.

A quoi un père reconnaît-il sa fille dans l’obscurité trouble de sa chambre ? C’est terrible et pas racontable. A quoi un père reconnaît-il sa fille au-milieu des femmes libertines qui le convoitent ? Pardonnez-moi prudes lecteurs et spectateurs d’un théâtre déplorable de vous infliger ces questions. J’avais pourtant pris soin d’ôter de mon cou la petite croix dorée de ma communion solennelle que mon père m’avait offerte. J’étais nue et aussi parfumées et offertes que les autres femmes, et mes cheveux épais et longs voilaient mon regard. Mais un père reconnaît sa fille même dans la noirceur la plus absolue.

Et cela le fait bondir, expulser les jurons les plus grossiers. Les employés effrayés fuient de la maison. Longtemps il court après moi comme un Léviathan furieux. La maison n’est pas assez grande pour contenir sa colère et entendre les paroles plaintives d’une douce fille qui souffre que la morale n’accepte pas son désir pour le père. Il sort son couteau et veut m’éventrer là où le plaisir m’a incendié de la plus sublime façon.

Je cours me réfugier dans la campagne, histoire de mettre une longue distance entre lui et moi après avoir été si proche. Vous ne me trouverez pas dans ces pays lointains. Aucun marécage ni désert ne suffisent pour accueillir le dégout et la haine de moi-même. Vos oreilles ne peuvent pas imaginer mes cris épouvantables quand je découvre le fruit qui grossit dans mes entrailles semaine après semaine. Divaguer entre le monde des vivants et des morts devient mon supplice. Il n’y a que la forêt profonde aux sentiers les plus obscurs dont l’ombre peut recouvrir ma faute. Dans les racines noueuses de ses futaies j’aspire à disparaître.

Là je retrouve l’innocence et la fierté de mon nom. Une myrrhe odorante poussera partout où s’est recroquevillée la détresse de Myrrha, l’enfant dévoyée. C’est dans ce trou que j’ai accouché de lui. C’est dans cette fange que j’ai accouché de mon frère, dont je suis également la mère monstrueuse. Personne n’est venu écarter les forceps. Surtout pas toi, Lucine, nourrice perverse qui m’a aidé à vivre autant qu’à mourir de mon crime.
Il ne voulait pas naître mon enfant, il demandait la permission. Dans quel monde allait-il venir, où il sera condamné pour être le rejeton d’une mère amoureuse de son père ? Son visage ne supportera pas pareille laideur.

Sous l’ombrage des arbres j’ai encore hurlé, et l’enfant est sorti se cognant à la fraîcheur de la mousse, et l’enfant est beau comme un Adonis. Je ne me lasse jamais de l’admirer. Aucune sentence divine ne le défigure, comme je le craignais. Je lui répète seulement de prendre soin de lui. Il me demande pourquoi ? Mais je ne peux lui apprendre qu’il est le résultat d’une incroyable faute.

« Modifié: 10 Septembre 2024 à 08:28:07 par LOF »
Lof

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Re : INCESTE
« Réponse #1 le: 07 Septembre 2024 à 11:30:09 »

bonjour ! en fait ce texte, troublant et ouiii magnifiake aussi, mérite d'être relu à tête reposée, en fait,  j'aime bien cette capacité à plonger dans des profondeurs interdites avec une poésie  étouffante... genre cet amour incestueux de ((Myrrha))... et ce désir déchirant qu'elle éprouve pour son père, il est transformé en une danse macabre de mots... et aussii limage de l'arbre et de ses ramures m'a particulièrement touché...!
je suis super intéressé par cette dualité qui fait que l'on est immédiatement attiré par le texte, tout en ressentant un profond malaise.

DU COUP au-delà de cette première lecture, il est évident que le texte appelle à une réflexion plus poussée... et derrière cette confession presque impudique!?... il y a un questionnement sur la place de la femme dans la famille, genre son rôle et ses désirs réprimés... en fait jusqu'où peut-on aller pour trouver l'amour, même au risque de franchir les frontières du tabou ???... Ce texte nous interroge également sur cette folie, la folie, alors est-ce Myrrha qui est malade ou c'est la société qui l'enferme dans cette vision de ce désir interdit ?...
je pense qu'il y a ici un truc, un echoss aux mythes anciens, genre une tragédie contemporaine revisitée ?! et moi en tant que lecteur, je suis complice, coupable même!!! et aussi un juge, en même temps ...
Oui je peux dire que chaque personnage reflète une part d'une tragédie plus grande...

MAIS en fait j'aimerais bien dire que certains symboles sont si insistants qu'ils en deviennent presque pesants... genre larbre, le fruit, la ceinture, tout cela contribue à créer une atmosphère lourde qui, à force, étouffe un peu le lecteur... en meme temps ça m'interesse, le fait de forcer... et je pense que c'est le but, genre ssentir cette suffocation ! ce désir de liberté!...

en fait je voudrais bien savoir vos tes pensées, dis moi, peut-on véritablement se libérer de l’interdit par l'échappatoire de l’imaginaire ??? ET LA FOLIE de cette Myrrrha est-elle une libération ou une condamnation??? oui, en fait jusqu'à quel point le désir peut-il être accepté ou compris dans le cadre genre famille ???

Pour finir, en fait pour moi, il y a ce petit humour noir, cette ironie qui affleure; c'est après tout, myrrha, qui veut se pendre pour se libérer, et qui trouve finalement une autre façon de sse balancer,  et ce jeu avec la mort, cette légère légèreté dans l'acte même de pendaison, c'est à la fois dérangeant et fascinant... n'est ce pas!!!

j'aime bien ce texte, une exploration fascinante de l’interdit, de cette folie, ce désir et le grand jugement social, hhh, parfois faut se perdre dans l'ombre, plutôt que d'exposer ses ténèbres...!!!

Merci
Comment sacrifier un organe pour que mon écriture soit mature ?

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Re : INCESTE
« Réponse #2 le: 07 Septembre 2024 à 16:32:58 »
salut Lof

tu aurais pu participer à l'appel à texte "mythologie"c'est fini.
Une interprétation à ta mesure : ironique, iconoclaste...
On s'est dit, avec les modos, que tu pourrais ajouter une balise style " texte explicite" dans le titre, à côté d'INCESTE, une sorte de gros panneau

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

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Re : INCESTE
« Réponse #3 le: 07 Septembre 2024 à 20:45:22 »
Je ne vais pas être hypocrite et te dire que j'ai découvert ton texte sans déjà un jugement négatif au fil de ma lecture.
J'ai arrêté ma lecture lorsque ton héroïne viole son père. :vomi:

Ça me fait penser à un vieux film que j'ai dû voir "beau père", ou une fille de 14 ans fait des avances à son beau-père, le manipule, joue avec lui... C'est lui la pauvre victime de sa belle file dépravée et vicieuse.

Je ne comprends pas le but de ton récit ? Un fantasme ou une propagande ? C'est un sujet qui me touche et je ne ferais pas semblant d'aimer ton texte vu ce que tu défends.

En plus, l'héroïne va être enceinte de son père vu tes descriptions. Si elle était tombée amoureuse de son père, elle aurait dû être plus jeune en plus, et tu aurais pu faire un amour romantique. Ça n'a pas été ton choix pour l'amour romantique, tu as voulu faire juste un désir sexuel.

Tu as préféré faire une fille mineure, puisque dans le vieux temps, nous étions majeures à 21 ans, qui viole son père.
Après, elle tombera peut-être "amoureuse" de son chien ou de son chat ? Après avoir eu un enfant handicap né de l'inceste, elle aura un enfant hybride moitié humain et animal.

C'est bien, elle pourra ouvrir un cirque de monstre, ça se faisait dans les temps ancien.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

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Re : INCESTE
« Réponse #4 le: 07 Septembre 2024 à 21:22:36 »
bonsoir Cendres:)

en fait ta réaction est compréhensible, et je vois que tu es perturbé par le contenu... en fait oui, c'est un texte qui explore des thèmes difficiles et provocateurs, et il est naturel que cela suscite des émotions fortes... mais j'aimerais bien te rassurer que le récit de Myrrha aborde le thème de l'inceste non pas pour glorifier ou banaliser ce tabou, mais plutôt pour mettre en lumière les profondeurs de la douleur humaine et les conflits intérieurs... il se veut une exploration de la nature complexe des désirs et des transgressions,,, tu vois! et ainsi que de la lutte entre l'acceptation et la répression des pulsions personnelles dans un cadre social rigide... c'est difficile en fait d'écrire comme ça et de cette manière ça demande beaucoup d'énergie, et de courage...

je répète en fait, dans le texte y'a des symboles forts et des images puissantes pour créer une atmosphère étouffante qui reflète la détresse et la désespérance...c'est pas facile... et les trucs, les émotions et les éléments, ils illustrent le poids du désir et de la honte, ainsi que la quête de liberté et de compréhension dans un monde qui condamne... c'est forcer mais... voilà !!!

je comprends ta comparaison avec des récits ou des films similaires, oui elle est pertinente, MAIS je voudrais souligner que le but ici n'est pas de faire l'apologie d'un comportement immoral,,, MAIS plutôt de questionner les limites de la moralité et de la société... GENRE La folie de Myrrha peut être perçue comme une critique des normes sociales qui écrasent les individus sous le poids de leurs propres désirs et de la réprobation extérieure... TU VOIS ???

encore je pense que le texte invite à réfléchir sur les dimensions psychologiques de l'interdit, et à se demander jusqu'où l'imaginaire peut aller pour exprimer des vérités profondes sur l'humanité... et la frontière entre la folie et la liberté est souvent floueee, l'exploration de cette frontière peut révéler des aspects complexes de notre condition humaine!!! voilà , tu vois ce que je veux dire ?...


Bien à toi,  :)

Comment sacrifier un organe pour que mon écriture soit mature ?

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Re : Re : INCESTE
« Réponse #5 le: 08 Septembre 2024 à 06:05:35 »
salut Lof

tu aurais pu participer à l'appel à texte "mythologie"c'est fini.
Une interprétation à ta mesure : ironique, iconoclaste...
On s'est dit, avec les modos, que tu pourrais ajouter une balise style " texte explicite" dans le titre, à côté d'INCESTE, une sorte de gros panneau

B

oui, c'est une sorte de mélange de sophocle et de sade (grimm ?) passés à la sauce jung adult (hi hi...). ben pourquoi pas, c'est joliment écrit, quoi que sentant un peu le réchauffé, sauf pour de jeunes lecteurs et lectrices un peu trop impressionnables, qu'il convient effectivement d'avertir par le sticker "contenu explicite"...
"En vert et contre tout."

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Re : Re : INCESTE
« Réponse #6 le: 08 Septembre 2024 à 09:14:30 »
bonsoir Cendres:)

en fait ta réaction est compréhensible, et je vois que tu es perturbé par le contenu... en fait oui, c'est un texte qui explore des thèmes difficiles et provocateurs, et il est naturel que cela suscite des émotions fortes... mais j'aimerais bien te rassurer que le récit de Myrrha aborde le thème de l'inceste non pas pour glorifier ou banaliser ce tabou, mais plutôt pour mettre en lumière les profondeurs de la douleur humaine et les conflits intérieurs... il se veut une exploration de la nature complexe des désirs et des transgressions,,, tu vois! et ainsi que de la lutte entre l'acceptation et la répression des pulsions personnelles dans un cadre social rigide... c'est difficile en fait d'écrire comme ça et de cette manière ça demande beaucoup d'énergie, et de courage...

je répète en fait, dans le texte y'a des symboles forts et des images puissantes pour créer une atmosphère étouffante qui reflète la détresse et la désespérance...c'est pas facile... et les trucs, les émotions et les éléments, ils illustrent le poids du désir et de la honte, ainsi que la quête de liberté et de compréhension dans un monde qui condamne... c'est forcer mais... voilà !!!

je comprends ta comparaison avec des récits ou des films similaires, oui elle est pertinente, MAIS je voudrais souligner que le but ici n'est pas de faire l'apologie d'un comportement immoral,,, MAIS plutôt de questionner les limites de la moralité et de la société... GENRE La folie de Myrrha peut être perçue comme une critique des normes sociales qui écrasent les individus sous le poids de leurs propres désirs et de la réprobation extérieure... TU VOIS ???

encore je pense que le texte invite à réfléchir sur les dimensions psychologiques de l'interdit, et à se demander jusqu'où l'imaginaire peut aller pour exprimer des vérités profondes sur l'humanité... et la frontière entre la folie et la liberté est souvent floueee, l'exploration de cette frontière peut révéler des aspects complexes de notre condition humaine!!! voilà , tu vois ce que je veux dire ?...


Bien à toi,  :)
Bonjour Tentacule

Je ne vais pas répondre à ton message, non pas parce que je veux être impoli, mais que pour connaître la nature d'un texte, seul l'auteur peut me répondre.
Je répondrais qu'au message de LOF, si il désire y répondre. Sinon ça va flooder.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Aponiwa

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Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #7 le: 08 Septembre 2024 à 10:19:40 »
Bonjour LOF,

Peux-tu mettre un trigger warning plus explicite? Du genre "[trigger-warning : inceste et viol]".
Ton texte n'est pas en spoiler et peut être lu par des mineurs, des personnes sensibles ou simplement des personne ayant subi l'inceste (pour rappel, c'est presque 1 personne sur 10, donc rien que sur la population du forum, je te laisse compter).

Aponiwa pour la modération
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne LOF

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Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #8 le: 08 Septembre 2024 à 10:26:04 »
 
 Bonjour, je vous remercie pour la pertinence de vos commentaires.
 En fait, ce texte m'a été inspiré par Les Métamorphoses d'Ovide, Livre X, Myhrra.
 Ovide, (43 av J-C). J'ai simplement transposé les faits dans une période contemporaine.
 En quoi les textes anciens et mythologiques peuvent ils encore interroger notre présent ?
 Je ne prends pas parti. Je conserve les contradictions du personnage. D'ailleurs c'est lui-même qui s'exprime, sans filtre.
 Donc ni propagande ni fantasme de ma part, comme le sous-entend Cendres.
 L'analyse de Tentacule est très éclairante. Merci aussi à Cendres pour ta réactivité. 

Excuse moi Basic, je n'avais pas bien compris le "explicite".
Lof

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Re : Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #9 le: 08 Septembre 2024 à 13:04:05 »

 
 En quoi les textes anciens et mythologiques peuvent ils encore interroger notre présent ?
 

en tout, absolument en tout.

à condition de ne pas les utiliser comme instruments de pouvoir et de manipulation mentale.
"En vert et contre tout."

J.

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Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #10 le: 08 Septembre 2024 à 13:25:19 »
Là, on touche le fond ! Sans autre commentaire sinon je vais me faire flinguer  :D :D

Hors ligne Cendres

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Re : Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #11 le: 08 Septembre 2024 à 18:58:54 »

 Bonjour, je vous remercie pour la pertinence de vos commentaires.
 En fait, ce texte m'a été inspiré par Les Métamorphoses d'Ovide, Livre X, Myhrra.
 Ovide, (43 av J-C). J'ai simplement transposé les faits dans une période contemporaine.
 En quoi les textes anciens et mythologiques peuvent ils encore interroger notre présent ?
 Je ne prends pas parti. Je conserve les contradictions du personnage. D'ailleurs c'est lui-même qui s'exprime, sans filtre.
 Donc ni propagande ni fantasme de ma part, comme le sous-entend Cendres.
 L'analyse de Tentacule est très éclairante. Merci aussi à Cendres pour ta réactivité. 

Excuse moi Basic, je n'avais pas bien compris le "explicite".

Ce n'est pas parce que tu t'inspires d'un texte que tu as le droit de tout écrire.
Si je m'inspire de "Mein Kampf", ce n'est pas pour autant que j'ai le droit de dire que faire des génocides sont une bonne chose. Pourtant, ça permettrait de régler une partie du problème de la surpopulation mondiale.

L'inceste dans la mythologie existe, comme chez les dieux Greco romains ou égyptiens. Mais cela n'était pas pratiqué par les gens, sauf chez certains pharaons. Mais autre temps, autres mœurs.

Ton personnage est une projection de ton esprit. Ce n'est pas une personne, juste une personne de ton imaginaire. Ce qu'il dit et fait, c'est selon ton imagination et ce que tu veux nous raconter.
Ce sont tes choix de narration.

Tu prends parti, car c'est impossible d'être neutre quel que soit le sujet. Écrire, c'est déjà prendre des choix, si tu devais rester neutre, ton texte n'existerait pas.

Je ne vais pas aller plus loin, mais ton texte ne t'a pas été dicté par ton personnage. C'est toi qui écris ce texte en voulant exprimer ses idées là. Sinon ça voudrait dire que tu entends des voix ou que tu es possédé :D
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Lune

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Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #12 le: 08 Septembre 2024 à 19:28:47 »
Bonjour,

Ce texte devrait être sous spoiler.

Il est très bien écrit, mais les personnages sont indignes.
Aussi bien la mère qui après les vendanges souvent festives et enclines à des débordements incontrôlables.
Le père assoupi dans son lit, un peu ivre des whiskys tourbés dont il abuse quand maman n’est pas là. Il reçoit parfois des amies compréhensives qui viennent distraire ses nuits.
Ces amies ont elles son âge ou bien sont elles aussi jeunes que sa fille ? Il n'a pas l'air de voir la différence dans ses nuits endiablées. Est-ce un pédophile ?
La jeune fille est plutôt à plaindre et la nounou à fusiller !
« Modifié: 08 Septembre 2024 à 19:30:29 par Lune »
Ecoute le vent, il chante
Ecoute le silence, il parle
Ecoute ton coeur, il sait
Proverbe Amérindien

Hors ligne LOF

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Re : Etreinte interdite (Passages explicites).
« Réponse #13 le: 09 Septembre 2024 à 15:38:16 »
 Il y a probablement du vrai dans ce que tu dis Cendres.
 Toutefois, si tu as l'occasion de lire ce passage dans Les Métamorphoses,
 tu verras que j'ai respecté les faits et actions et la "psychologie" des personnages.
 Bien sur, cela pose la question de la forme et du contenu. Je n'ai pas le talent génial d'Ovide.
 Comment par le style on peut faire passer des choses plus facilement que d'autres ? Toutes ces notions m'intéressent
 en écriture. Je propose une version un peu différente, j'ai simplement modifier certains mots et expressions,
 sans toutefois que le thème soit changé. Le titre aussi est transformé.
 Je remercie la modération de mde de ne pas m'avoir envoyé à l'échafaud, mais d'avoir permis ce débat.
« Modifié: 09 Septembre 2024 à 17:26:42 par LOF »
Lof

Hors ligne marécage désolé

  • Aède
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Re : Re : INCESTE. Passages explicites.
« Réponse #14 le: 09 Septembre 2024 à 15:54:49 »
Bonjour,

Ce texte devrait être sous spoiler.



je le crois aussi, car on peut nettement y voir une possible apologie de l'inceste et de la consanguinité.

je ne connais pas LOF et lui laisse le bénéfice du doute...

la mise sous spoiler me semble un bon compromis, pas de censure, mais un accès retreint indiquant que le texte est à prendre avec des pincettes.
"En vert et contre tout."

 


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