Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Mai 2026 à 07:59:13
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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Défi micro textes

Auteur Sujet: Défi micro textes  (Lu 44420 fois)

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi micro textes
« Réponse #255 le: Hier à 14:31:36 »
 ;)  Monsieur De La Palisse est mort comme il a vécu : en soldat, l’épée à la main, à Pavie. De fait, je ne saurais prétendre que sa pipe fumait encore alors que son pouls ralentissait. Or, n'a-t-on idée, par ailleurs, de batailler autrement qu'à risquer de la casser ! Une telle volute verbale monterait-elle autrement qu'âme fragile, comme si elle hésitait à nous quitter ? Certes, ainsi élargie, l'antanaclase du dernier souffle serait, assimilable à la fumée de la dite "bouffarde" tant elle paraîtrait indiscernable !

Nouveau thème : "Les doigts dans l' nez !"
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Défi micro textes
« Réponse #256 le: Hier à 18:16:07 »
Citer
C'est de la faute de @Luna, encore. C'est un peu plus long que d'habitude, je m'en excuse.

En vrai, c'est top de retrouver des personnages d'un texte à l'autre, d'étendre un peu leur aventure, d'imaginer plus grand, et puis, je l'aime bien ton Rhein, il me fait penser à une averse toute douce mais qui peut virer en tempête :-[
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les doigts dans l'nez
« Réponse #257 le: Hier à 18:41:42 »
les doigts dans l'nez, merci

j'ai rien pigé à la définition du dico… el doc m'avait fait une prescription, mais comme l'acronyme semblait incompréhensible, j'ai demandé le truc par curiosité à missiah qui m'a renvoyé à de la donnée numérique partagée… oto-rhino-laryngologie, putain, l'incompréhensible le devenait encore plus, et quand j'ai lu la définition, j'me suis juste dit "merde", et je m'imaginai alors des planches anatomiques mentales forcément incomplètes, afin de tenter de piger un peu où j'allais aller me faire ausculter pour un problème de dysphagie ; c'est là que mon cerveau a disjoncté, et j'ai décidé alors que mon désintérêt intellectuel pour la chose serait à la fois forcé et accepté, quoi que soit la cohérence de l'unicité conceptuelle du diplôme dont souffrait ce mystérieux spécialiste médical… hélas, son boulot se limita à me révéler après moults manipulations hautement technologiques, que j'étais inopérable ; il s'enquit finalement en me serrant la main :
- et vous respirez comment ?

>> un quatre deux huit cinq sept
.

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Re : Défi micro textes
« Réponse #258 le: Hier à 19:28:47 »
c'était pas prévu, mais ça fait du bien, merci Dot :calin:



un
toi. dans ce monde sans ciel, ce ciel sans terre, un monde à l'envers.

quatre
eux. ils avancent dans le sable, enfoncent leur empreinte dans la tienne, incertains même de ton passage.

deux
nous. toi aussi, tu me suis. tu me cherches, tu me poursuis, ton esprit toujours vif, tes mots, une mélodie à ma recherche... nous, cela sonne si étrange, si réel finalement... nous, nous. nous...

toi et moi. nous.

huit
les jours. un grain de sable, deux grains, cinq, six, huit, un désert à te chercher. te retrouverai-je un jour. je ne veux pas connaître ce futur au goût de passé, ma quête de toi trop vivante pour aboutir.

cinq
mes doigts se resserrent entre tes phalanges et je compte, tes doigts soudés aux miens, nos mains emmêlées, nos jours lointains.

retrouve-toi.

sept
je ne sais plus. j'ai cessé de compter. sept ? sept quoi ? sept lune sans toi ? sept rêves dans ce monde où elle flotte en-dessous de l'eau ? sept mondes. un monde.

moi. sans toi.
oublie-moi.


n...

no...



nous.



prochain thème : une goutte dans le désert, un grain de sable dans l’océan
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une goutte dans le désert, un grain de sable dans l'océan
« Réponse #259 le: Hier à 22:06:29 »
:0 j'avoue, même pour moi : c'était pas prévu, mais ça fait du bien
merci Luna ^.^

j'ai éprouvé de la tendresse à lire vos textes et la vie de ce fil durant un mien silence, merci




une goutte dans le désert, un grain de sable dans l'océan

1/7(milliards) : minime numérateur dénominateur maxime ! en une fraction de calcul phrasé, toute la signifiance m'apparait depuis l'infiniment dilué… un si presque-rien dans un si grand tout, que l'intensité chiffrée de sa préciosité est celle, presque inimaginable, du dessous de la barre… quant au dessus ? et tous ces uns à la plage, et toute cette pluie sur les dunes ?

des éléments déséquilibrent le décor, spiralent en une danse statique mais mouvante, et lui apportent l'harmonie de l'imperfection

c'est l'inverse et non le négatif, taux d'hygrométrie entre nul et total, et moi qui laisse des empreintes de chemin, invisibles depuis la lune, d'une immensité territoriale, et que le vent aura tôt-fait d'ensevelir sous les flots…

si peu de chose, ce n'est pas du tout rien du tout !



>> au micro : "[texte]"
.

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Re : Défi micro textes
« Réponse #260 le: Aujourd'hui à 00:15:01 »
 :s    Devant lui la chose roide lui sembla soudain froide. Mais il la savait douée d'une résonance pseudo intelligente, presque mentale. Une sorte de contre‑chant intérieur se mit à vibrer dans son crâne : c'était comme si une voix intérieure y lisait des mots incongrus. L'esprit parfois contemple sa propre petitesse. Alors s'immisce la première impression : la densité du presque‑rien le frappe d’emblée ! Or, c’est cette manière de magnifier l’infime qui rend l'être minuscule, le fait basculer dans une sorte de vertige métaphysique.
Ce n’est pas de l’humilité, c’est une dilatation du néant : le presque‑rien devient un prisme, un foyer d’intensité… Car le trac, c'est un peu comme la poésie du presque devant la page blanche... mais très vite, l'amour-propre se rebiffe, le chanteur refuse ce vide, il saisit le micro qu'il arrache littéralement de son pied ! Alors le bassiste improvise une pickup line et tout redevient facile !

Nouveau thème : l’immensité peut dissoudre un regard.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


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