Un an. C'est le temps qu'il m'a fallu pour me reconstruire et revenir.
Reconstruire... Je me sens entière quant à ma perception personnelle, mais qu'en est-il du monde actuel ?
Un an... L'Iran, les États-Unis, la politique, le capitalisme, les affaires de pédocriminalité, des régimes minceur révolutionnaires ou encore l'IA... Un an. Le monde a pris une toute nouvelle image. Se reconstruit, puis se brise. Est-ce vraiment ce cycle perpétuel et commun à tous ?
J'ai fini par me dire, de par mon intime conviction, que même les visionnaires pro-complot n'ont même pas idée de la défaillance de notre être. Happée par l'intime conviction que notre bien-être passe par nous, et seulement nous.
Un monde devenant chaque jour de plus en plus individualiste, et à qui il devient tellement simple de nourrir de la haine, du mépris et de faire des choix sans même songer aux conséquences.
Un an, bon sang ; UN AN.
Je sais pas vous, mais moi, je suis encore dans cette fameuse boucle. Celle qui me rappelle pourquoi, du pourquoi, du comment, j'ai besoin de le partager... Peut-être pour contrer cette volonté de n'être que moins individualiste ?
En société, j'ai appris à fuir. Non pas parce que je n'aime pas la foule, mais parce que je suis exaspérée par celle-ci. Comment la haine peut-elle prendre tellement le dessus chez certaines personnes ? La volonté de se faire aimer à tout prix. Quitte à agir injustement. On jongle comment, au quotidien ?
Comment un Occidental pourrait-il bien vivre sa vie, comme si de rien n'était, alors que ses voisins sont, pour certains, sous les bombardements, ou tellement drogués qu'ils flottent au-dessus de leur propre réalité ?
2026, l'année où l'iPhone ne répond plus aux questions de son propre créateur. Un téléphone qui ressemble aux autres, dont le prix finit presque par être moins choquant que la folie de ceux qui normalisent l'état actuel du monde.
On s'habitue à tout. Aux absurdités, aux crises, aux contradictions. À ce qui, hier encore, aurait semblé impensable.
Je suis passé à l'E85. Une voiture américaine, voyez-vous. Je ne l'ai appris que deux semaines après l'achat... et, une fois encore, ce sont les Américains qui semblent avoir trouvé la solution aux problèmes des autres.
Je ne me relis même pas moi-même.
Je vous remercie du temps que vous accordez à mes écrits. Qui que vous soyez, et que vous soyez en vie.

Je vous aime. Mais, pas le bar en bas de chez moi, ni même mes collègues de travail. Continuez à payer votre essence au prix fort
