Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

20 Juin 2026 à 02:20:24
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Toxic Trip

Auteur Sujet: Toxic Trip  (Lu 2308 fois)

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
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Toxic Trip
« le: 20 Décembre 2023 à 17:59:21 »
Toxic Trip.

Sur la voie opposée, le flot est continu. Parfois les voitures roulent au pas puis au moindre espace dans la file, les conducteurs accélèrent, se doublent, klaxonnent tous plus enragés les uns que les autres.
On voit aussi sur le bord de la chaussée des gens à pied avec leurs bagages, quelques motos chargées elles aussi. Dans toutes les voitures, chauffeurs et passagers ont baissé leur vitre, au passage ils nous dévisagent, inquiets et curieux de cette voiture qu’ils n’ont jamais vue.

Dans notre voie de droite nous sommes les seuls, il y a deux heures, un convoi militaire roulait au pas devant nous, j’ai fini par le dépasser en prenant des risques je pense, car des soldats casqués, fusils d’assaut en bandoulière sont assis à l’arrière dans des camions à découvert. J’ai croisé des regards en doublant, toujours les mêmes, désorientés, anxieux.

J’étais pourtant bien à Stockholm où j’assistai à un colloque à portée mondiale sur le nucléaire iranien. Le genre de rendez-vous discret mêlant scientifiques et politiques chapeauté par les États-Unis bien décidés à avoir la main sur le dossier. Au-delà des travaux sur l’atome, l’occasion de croiser le gratin du secteur, d’échanger brillamment, de faire des rencontres, de signer mes livres.
Et puis, au milieu d’un discours ennuyeux d’un sénateur US, un huissier suédois m’invita à le suivre dans un salon privé, où un téléphone m’attendait : le quai d’Orsay à Paris patientait au bout du fil.

Rien à dire, les ministres, ils savent parler ces gens-là. Celui-là me disait les choses avec élégance et courtoisie, me rappelait à chaque phrase mes titres de gloire dans le domaine du nucléaire civil et militaire, n’oubliait pas de préciser que le président suivait en personne les événements, mais derrière les révérences, il y avait un ordre clair et non négociable : je partais pour la Russie dans l’heure.
Poser des questions s’avéra inutile, est ce que ce personnage me cachait quelque chose où se trouvait-il lui-même dans l’ignorance ? Tout ce que je réussis à savoir, c’est qu’il s’était passé quelque chose quelque part vers la Sibérie, et diplomatiquement les Russes appelaient au secours.
J’avais une petite demi-heure pour prendre quelques affaires, un taxi attendait en bas de l’hôtel, puis d’une base militaire suédoise un jet m’emmena en Russie ou les autorités locales me prirent en charge.

Ce qui me frappe d’emblée, c’est le froid malsain et la gravité des visages. Une quinzaine de personnes s’agite autour d’un SUV Mercédès dernière génération, je les interpelle quand ils prennent mes bagages, on me répond à peine. Nous sommes au milieu de nulle part, une zone militaire encore, avec au loin une piste d’atterrissage.
Dans un mauvais anglais, un Russe galonné me dit qu’on attend mon accompagnatrice interprète, il prétend me connaître de réputation. Je ne lis rien sur son visage, rien que la peur, la peur que je pose des questions, je pense. Pour meubler le temps, il n’est pas peu fier de me montrer le véhicule qui va me servir à me rendre sur zone par la route. Merveille de voiture, je l’admets, mais à l’arrière on embarque beaucoup de choses. Soudain, au milieu de cette cohorte de militaires apparaît une femme en tailleur de ville, talons hauts, portable à l’oreille. On lui charge ses bagages, elle me tend la main.

– Nous allons voyager ensemble professeur … Irina : je suis votre interprète !

Dans son français parfait, elle m’a demandé de conduire. J’ai hésité, ce n’est pas dans le protocole que je conduise un véhicule étranger, alors elle m’a proposé d’entrer en contact avec mon ambassade, à regret j’ai lâché l’affaire et pris le volant.

Irina parle beaucoup, avec son iPhone elle passe et reçoit de nombreux appels, en Russe bien sûr, langue qu’en théorie j’ignore complètement, pourtant des mots reviennent régulièrement, des mots très techniques qui me parlent. J’écoute méthodiquement en activant toutes les ressources de ma mémoire et bientôt ma conviction est faite : Irina n’est pas qu’une simple interprète.
Pour essayer de la piéger, j’entame une conversation en anglais, elle suit aussitôt presque sans accent, je reviens au français puis en souriant je tente une phrase en espagnol et coup de chance, elle accroche et admirative, elle me dit en Français.

– Vous maîtrisez plusieurs langues, professeur, je suis impressionnée !
– Oui, plusieurs, anglais, espagnol et… le Russe aussi, un peu…

Elle a tressailli j’en suis certain, puis elle arrête la conversation brusquement, elle tripote son smartphone sans quitter la route des yeux, elle évite mon regard c’est une évidence. Pour en avoir le cœur net aussitôt je stoppe le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis sans la regarder, je lance sur un ton très calme.
– Irina, vous êtes qui exactement ?
Elle ne répond pas tout de suite, elle a des ordres, c’est certain, en même temps, elle sait qu’elle ne peut pas mentir.
– Irina Nabritova, docteur en physique nucléaire de l’université de Moscou.
Sans même me cacher, je lance son nom dans une application ultra sécurisée, sorte de trombinoscope mondial des acteurs de l’atome. C’est bien elle, bardée de diplômes, études à Londres et aux States, hum, bizarre pour une Russe, la photo a quelques années, mais c’est bien elle.
– Vous ne les faites pas !
– Qui ?
– Vos quarante ans !

On se regarde enfin, son expression est confuse, elle est jolie, comme les Slaves le sont en général, avec un regard bleu acier cependant. Je pensais la faire sourire, mais non, au contraire, et c’est cela qui m’inquiète, dans ses yeux je ne vois que de la peur, la vilaine trouille impossible à cacher, ses mains s’agitent sur son smartphone bien consciente que cet objet peut changer beaucoup de choses.
– Et maintenant Irina, répondez-moi, qu’est-ce qu’on fait là, vous et moi ?
– Professeur, je vous jure que je n’en sais rien ! Je suis partie de Moscou avec ordre de vous accompagner. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’une fois sur zone, je dois vous observer et me mettre en relation avec une cellule de crise qui me pilotera pour la suite.

Elle paraît sincère, terrorisée, mais sincère. J’hésite sur la conduite à tenir, ce genre de mission ne m’effraie pas seulement nous sommes dans un pays totalitaire, qui ment, qui triche et n’a pas pour habitude de demander de l’aide. Un peu à pile ou face, je décide de continuer. En essayant de paraître détaché, je redémarre avec un regard que j’espère complice.
– Nous sommes dans un sale bateau Irina, ce serait mieux d’y être ensemble… et puis, appelez-moi Frédéric.

Cette autoroute des années soixante, vétuste, mal entretenue, qui devait faire partie d’un grand plan de modernisation n’a sans doute jamais connu pareil trafic. Pourtant depuis quelques minutes, le flot s’amenuise sur la voie opposée. Autour la grande plaine n’en finit pas, ce pays est plat, triste, parfois au loin on voit des maisons de bois, des animaux d’élevage, puis des zones boisées et toujours cette immensité, désertique.

Après cette mise au point, curieusement Irina a changé d’attitude, plus d’appels, plus de textos, et plus aucun signe  de connivence avec moi. Je connais peu le caractère russe : est-elle fâchée ? Simplement soucieuse de la suite, mystère.
Pris par la conduite, mes réflexions sur cette mission et l’étrangeté de ma partenaire, je n’ai pas remarqué que depuis un moment nous sommes seuls sur cette autoroute. Plus personne, ni devant, ni derrière, ni sur l’autre voie, nous sommes seuls dans cette merveille de voiture, à pleine vitesse vers l’inconnu.
– Frédéric, si nous arrêtions ?
Je ne sais pas si c’est le fait de m’appeler par mon prénom, ou l’envie moi aussi de faire une pause, sans réfléchir j’accepte aussitôt. Comme par miracle, après quelques kilomètres une station-service apparaît ! Le doute revient dans mon esprit, Irina sait parfaitement où nous sommes et d’autres personnes, peut-être à Moscou suivent notre parcours à la minute près.
Quelques préfabriqués alignés, des pompes à essence d’un autre âge, l’endroit est inquiétant, complètement déserté. Des gens sont partis en catastrophe, c’est évident, Irina me pilote pour prendre du carburant, tout fonctionne. Entre-temps elle sort du coffre un sac kaki, un genre de paquetage militaire.

– Frédéric, je vous retrouve dans la station, prenez un café, je vais opter pour une tenue plus conforme à la situation.
À l’intérieur, même ambiance, sur les écrans d’ordinateur des paysages russes tournent en boucle. En s’enfuyant les employés n’ont pas pris le temps de fermer leurs PC. Sur une carte de la région je cherche le classique « vous êtes ici » je trouve un rond rouge au milieu de nulle part, une certitude nous sommes au Nord, peut-être déjà en Sibérie.
Profitant de l’absence d’Irina, je tente un SMS en France à l’agence de sûreté nucléaire. Si un incident même anodin survient dans une centrale où que ce soit dans le monde, l’alerte est donnée. Encore faut-il avoir du réseau, en fouillant un peu sur les postes informatiques je vois un message en Russe qui ressemble sacrément à « pas de connexion ».

Le temps semble long. Irina s’est isolée, peut-être reçoit-elle des ordres pour la suite. Comment ne pas penser à ce qui nous attend ! Un incident dans une centrale nucléaire doit être traité comme tel, c’est-à-dire sans délais, en toute transparence et avec tous les moyens possibles. Or, je me sens seul, avec une partenaire plus que douteuse.

L’uniforme ça vous change une femme, Irina dans sa tenue de camouflage, je la reconnais à peine. Des galons partout, vu le nombre au moins colonel, ses cheveux sont attachés sous une casquette à la cubaine, même son visage a changé, démaquillé il paraît plus marqué, plus slave encore. Devant mon étonnement elle sourit presque, avec un côté dominant cependant, ça aussi c’est nouveau.
– Frédéric, si vous le permettez, je vais conduire, nous devons être sur place avant la nuit.

Sans attendre ma réponse, elle sort de la station puis s’installe au volant. Sûre d’elle, elle branche son smartphone sur le tableau de bord, des textes en Russe défilent, je regarde sans comprendre, elle s’en amuse j’ai l’impression. Le silence devient pesant, je la trouvais plus complice avant cet arrêt, maintenant avec autorité elle prend en main la situation, zoome sur le GPS du SUV, pianote un texto rapide d’une seule main sans même ralentir.

Elle m’ignore et d’ailleurs je ne fais rien pour installer un dialogue. Ces gens qui fuient, l’attitude de ma partenaire, il se passe quelque chose d’important c’est évident et j’ai besoin de calme pour réfléchir. Le paysage défile, monotone, ennuyeux et surtout sans vie comme figé dans le temps.
Et puis soudain le bip de mon portable vient briser le silence. Pendant quelques minutes, j’ai dû attraper un peu de réseau, et miracle j’ai une réponse à mon message envoyé lors de notre pause.
« D’après le traçage de votre mobile, vous êtes entré dans une zone non cartographiée, une zone à forte probabilité d’incident nucléaire, la CIA alerte en ce moment toutes les agences, il se passe quelque chose, rendez compte sans délai…. »

Ce message alourdit l’ambiance encore un peu plus, Irina a compris que j’étais en contact avec la France, elle est sur ses gardes, les messages défilent sur son mobile, sans commentaires de sa part. Pour prendre une décision, il me faudrait savoir beaucoup de choses, déjà où je suis, puis connaître l’importance des installations, sans grand espoir, je tente de renouer le dialogue.
– Irina, j’ai besoin de savoir, il se passe quoi ?
Rien, pas de réponse, un regard indéfinissable, moins de peur cependant, comme de la tristesse, de l’ennui. Le silence devient pesant, je cherche une solution, lui reprendre le volant et faire demi-tour. Je m’apprêtai à passer à l’action quand soudain, après un long parcours en forêt l’incroyable est apparu devant nos yeux. Un poste de sécurité barrières ouvertes, de chaque côté des barbelés, des miradors, pas âme qui vive évidemment. C’est un complexe industriel gigantesque, un site nucléaire j’imagine … que le feu est en train de détruire.

Irina stoppe et descend du véhicule, elle ne paraît pas surprise de ce qui se passe, je la rejoins stupéfié par ce que je vois, j’arrive à bredouiller quelques mots.

– Irina, ce n’est pas possible, ou sommes-nous ?
– Dans le nord de la Sibérie, au-delà du fleuve Petchora, devant notre plus grand site nucléaire, le nom russe ne vous dira rien.
En essayant de situer le réacteur et l’ampleur du sinistre, incapable de prononcer une parole, j’interroge Irina du regard.
Elle me répond calmement en pesant bien ses mots.

– Il n’y a plus rien à faire… Frédéric, quand l’explosion s’est produite, tous ceux qui le pouvait se sont enfuis, tous… des simples opérateurs aux ingénieurs, le directeur même a quitté son poste sans rendre compte, il est loin maintenant, peut-être à Moscou. Ici il n’y a que des morts et ce nuage. La région tout entière se vide, dans deux, trois heures il n’y aura plus personnes à cent kilomètres à la ronde… Frédéric, à Tchernobyl nous avons fait l’erreur de communiquer, la Russie a payé cher cette franchise, la communauté internationale est impitoyable… Cette fois personne ne doit savoir… il ne s’est rien passé ici… ces quelques flocons qui tombent sont de la neige… Frédéric, je suis désolée…

Elle sort une arme de poing, de gros calibre, je n’y prête que peu d’attention, je ne vois que son regard, froid, déterminé.

Derrière elle, au loin vers la centrale, une nappe de brouillard orange est en suspension, à l’horizon le ciel brûle, ce paysage plat ressemble à une mer avec la marée qui s’avance. Les couleurs sont irréelles comme les yeux d’Irina.

L’histoire se répète, plus menaçante encore, mais au moins cette fois je ne verrai pas l’ampleur du désastre.
« Modifié: 23 Décembre 2023 à 18:03:07 par Mic Ester »

J.

  • Invité
Re : Toxic Trip
« Réponse #1 le: 20 Décembre 2023 à 18:33:27 »
Salut Michel. Super texte et superbe action, on se croirait sur Netflix. Cependant quelques (petites) interrogations :
Citer
inquiets et curieux de cette voiture qu’ils n’ont jamais vue.
Pourquoi ? Qu'a-t-elle de particulier cette voiture ? Ensuite, tout ça se déroule comme un thriller, ok on sent qu'une cata est en cours mais pourquoi avoir fait venir Frédéric jusque là pour qu'Irina le descende ? Le motif n'apparait pas évident. Si il était resté à Stockholm, ben il n'aurait rien su, ou à retardement, de cette catastrophe nucléaire, donc pourquoi le flinguer ? Ce serait pas le prélude du prochain James Bond, avoue !  ;)

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
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Re : Toxic Trip
« Réponse #2 le: 20 Décembre 2023 à 19:09:48 »
Salut Jonathan

Sur le fond tu as raison, je ne pense pas qu’au fin fond de la Sibérie, ils voient beaucoup de SUV Mercédès, mais à ce moment du récit, je ne l’ai encore pas dit, donc bien vu !!
Pour le reste mon idée est que quand les Russes demandent à une sommité du nucléaire de se rendre sur zone, ils ont encore un peu d’espoir et ils ignorent l’ampleur des dégâts, puis au bout d’un moment ils comprennent que la catastrophe est inévitable et ils chargent Irina de descendre le seul témoin.
Mais attention Jo, je n’ai pas dit qu’elle avait tiré, elle sort le flingue …. Nuance … ah, ah ..
A+
Mic
« Modifié: 21 Décembre 2023 à 09:31:14 par Mic Ester »

J.

  • Invité
Re : Toxic Trip
« Réponse #3 le: 21 Décembre 2023 à 10:10:55 »
Salut Michel.
Citer
Mais attention Jo, je n’ai pas dit qu’elle avait tiré, elle sort le flingue …. Nuance … ah, ah ..
Ouais et comme y'a une datcha toute proche, avec peau d'ours et vodka elle l'entraîne pour qu'ils profitent au mieux de leurs derniers instants sur cette terre de désolation... D'acc ça se tient  :D

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
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Re : Toxic Trip
« Réponse #4 le: 21 Décembre 2023 à 19:21:33 »
Merci pour ton texte, il est intéressant à découvrir. Il est descriptif et raconte les doutes et les questionnements de ton héros.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Delnatja

  • Grand Encrier Cosmique
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  • Ailleurs et au-delà
Re : Toxic Trip
« Réponse #5 le: 22 Décembre 2023 à 10:09:16 »
Bonjour Mic Ester, j'ai bien aimé, mais je me demande pourquoi elle sort un flingue. J'ai peut-être une réponse, mais je ne veux pas divulgâcher.
Belle journée.
Michèle

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
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Re : Toxic Trip
« Réponse #6 le: 22 Décembre 2023 à 10:14:22 »
Jonathan
Je me doutais bien que la fin ferait saliver un écrivain de polar !!!
Tu verrais bien une suite un peu croustillante j’ai l’impression, mais Irina a beau être un canon, Frédéric n’a pas la tête à ça, il voit un champignon qui grossit au loin

Cendres
Pour ce texte, j’ai voulu mettre une ambiance de thriller avec les bons ingrédients !!!
Il faut une femme fatale, un climat délétère, un pays à haut risque, j’ai essayé de mettre un peu de tout ça !!! Plus le nucléaire pour lier l’ensemble.
Alors bien sûr il y a des incohérences techniques, téléphone satellite, ok je n’y ai pas pensé.
Par contre, pour la réactivité de la communauté internationale, je ne suis pas certain qu’en quelques heures, un problème au fin fond de la Sibérie soit identifié.
Merci d’être passée et bon Noël à toi.
Mic

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
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Re : Toxic Trip
« Réponse #7 le: 22 Décembre 2023 à 16:38:20 »
Bonjour Michèle
Ne va pas divulgâcher ce serait dommage …
Mais bon à toi je peux le dire mais ne le répète pas.
En fait elle sort bien un flingue mais quand elle appuie sur la détente ça envoie du Champagne dans la bouche de Frédéric.
Au même moment tous ses amis du colloque de Stockholm sortent de nulle part et se mettent à chanter en Russe Happy birthday mon Frédo, puis Irina retire son treillis et se mets à danser en string sur l’air de Kalinka.
Le ciel reprend sa couleur et apparait en animation laser une pub pour une boite d’événementiel, ANNIVPRO les pros de l’Anniv !!!
Frédéric est sur le cul !!
C’est moins flippant comme ça !!
Joyeux Noël
Michel

J.

  • Invité
Re : Toxic Trip
« Réponse #8 le: 22 Décembre 2023 à 18:52:54 »
Hello Mic. Ah oui, là ça a de la gueule !
Citer
Irina retire son treillis et se mets à danser en string
J'en ai une dans ce style là, je peux ajouter un Makarov dans le string  :D

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
  • Messages: 373
Re : Toxic Trip
« Réponse #9 le: 23 Décembre 2023 à 13:08:43 »
Va y Jonathan, tu as le crayon inspiré en ce moment, mais bon la rate pas Irina, elle t’en voudrait et elle a le flingue facile. !!!
MAKAROV !!! Je savais pas ce que c’était, Merci
A+
Michel


J.

  • Invité
Re : Toxic Trip
« Réponse #10 le: 23 Décembre 2023 à 13:21:45 »
OK Mic. Le Makarov est un pistolet soviétique, comparable au Glock je pense, perso je n'en ai jamais eu un en main. Donc, voici Irina [Explicite] Au passage, je te remercie, Michel, pour les 50€ que tu as virés sur mon compte aux Iles Caïman  :D
Edit 24/12
Et demain, j'enlève le bas.
« Modifié: 24 Décembre 2023 à 10:29:03 par jonathan »

Hors ligne Choumi

  • Prophète
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Re : Toxic Trip
« Réponse #11 le: 23 Décembre 2023 à 14:20:01 »
Bonjour
Le texte est prenant et j’ai pensé à Tchernobyl avant que le nom soit cité dans le texte
Effectivement la fin me laisse sur la mienne  :relou: :relou:
Si ça avait été Frédérique qui sortait son calibre la chute aurait pu s’imaginer autre
À suivre
Bonnes fêtes à tous
Amicalement
Michel

J.

  • Invité
Re : Toxic Trip
« Réponse #12 le: 23 Décembre 2023 à 18:11:15 »
Choumi, toi un adepte des "privés", on dit un brelica ! Et pis la chute, effectivement aurait pu être une superbe chute de reins... Oh ! Deviendrais-je grivois ?  :D

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
  • Messages: 373
Re : Toxic Trip
« Réponse #13 le: 23 Décembre 2023 à 19:15:25 »
Bonsoir Choumi et merci d'être passé.
Je pensais faire un polar de derrière les fagots, un thriller …
Titre en anglais, nana bien gaulée, voiture de James Bond, un peu « bons baisers de Russie » et j’ai raté ma chute !!
En fait pour moi, Irina à l’ordre de descendre le seul témoin étranger de la catastrophe.
Les Russes qui se barrent par milliers de la zone Poutine saura gérer mais un savant français pas possible donc boum : un coup de Brelica, gun, Makarov, un flingue comme disait tonton Ventura.
Voila Choumi … ça m’ennuyait que tu restes sur ta faim surtout avant le réveillon !!!
Bon Noël, bon chapon
Mic

Hors ligne Vilmon

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Troubadour
  • Messages: 353
Re : Toxic Trip
« Réponse #14 le: 24 Décembre 2023 à 05:29:04 »
Salut Mic Ester,

C'était très bien parti, j'étais dans le coup, le récit se déroulait avec un bon tempo et tout semblait très crédible.  Le style avec les phrases avec de courtes propositions séparées par des virgules est bien.  Parfois j'aurais ajouté une virgule ou séparer en deux phrases.  Il y a quelques agencement de mots que je n'ai pas saisi (par exemple : quelques préfabriqués alignés).  Je lisais et je voyais s'approcher la fin du texte sans avoir d'indice à propos de la raison de la présence de Frédéric et pourquoi on l'a conduit jusque là.  Je n'ai pas saisi la raison qui justifie sa présence et celle d'Irina.  Pourquoi la Russie appelle à l'aide alors qu'elle veut tout garder secret ?  Pourquoi ce rendre aussi loin pour éliminer un témoin gênant ?
Alors j'ai bien aimé le tempo, le déroulement et l'intrigue, c'est très bien mené.  Cependant, pour la chute et la conclusion, j'ai eu l'impression de : tout ça que pour ça ?  J'aurais aimé une fin à la hauteur de tout le récit.  À moins qu'il y a une suite dans laquelle l'histoire prend une nouvelle tournure surprenante ?

Vilmon

 


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