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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Prose ( lyrique )

Auteur Sujet: Prose ( lyrique )  (Lu 567 fois)

Hors ligne Mans

  • Buvard
  • Messages: 3
Prose ( lyrique )
« le: 04 Juin 2023 à 15:41:24 »
Il y’aura 32 thèmes.

Je souhaite créer... appelons cela un recueil de prose lyrique, où les thèmes se confrontent violemment, et où la rythmique sonnerait presque comme une musique. Mon but n’est pas de créer une suite logique, mais de jouer avec la syntaxe, de façon a ce que chacun puissent s’identifier, à sa manière à lui. Donc, je tient à vous informez, que la plus part des phrases peut-être considérer comme abstraites, afin de laisser libre cours à l’imagination.



L’amour...

  J'avais compris, oui, compris ce que signifiait l'amour, ce que voulait dire aimer, aimer dans toute sa complexité, aimer dans toute sa profondeur. C'était bien plus qu'un échange, bien plus qu'une simple fusion. L'amour… ? C'était cette force qui m'avait permis de rester à ses côtés malgré l'adversité. C'était cette volonté inébranlable de partager chaque instant, même lorsque nos chemins semblaient se perdre dans la maladie. C'était… une flamme qui brûlait en moi, consumant mes peurs et mes doutes, en me donnant la force de continuer lorsque tout semblait perdu. L'amour... c'était un lien indéfectible, tissé avec les fils les plus fragiles de nos vies, un lien qui ne se rompait pas face aux épreuves, mais qui se renforçait, se sublimait. C'était cette connexion profonde, où les actes devenaient superflus et où les regards se suffisaient. L'amour... c'était une symphonie d'émotions, un tourbillon d'affections, un viole de la syntaxe où nous nous noyions sans crainte. C’était une danse éternelle, où nos pas se synchronisaient, où nos cœurs battaient et où nos âmes s’entrelaçaient. L'amour... c'était aussi un refuge, un havre de paix au milieu de la tempête. C'était cette main tendue qui m'aidait à me relever, cette épaule sur laquelle, je pouvais m’appuyer. L’amour... c'était un soutien inconditionnel, une présence constante dans les moments de joie et de peine. C'était un voyage sans fin dans les méandres de l'esprit, la promesse d'une exploration nouvelle, de découvertes infinies.

Même dans les phases les plus fragiles de la vie, nous étions forts - ensemble. -

                                             
                                               

La peur...

   J'avais plongé, oui, plongé dans les abîmes de la peur, dans les recoins les plus sombres, où tapissent les démons. C'était bien plus qu'une appréhension, bien plus qu'un simple frisson. La peur... ? C'était un gouffre éternel, une obscurité dévorante qui engloutissait tout mon être. C'était une corde serrée autour de mon cou, une corde étouffante, m'arrachant toutes volontés. La peur… c’était les murmures insidieux, les rires moqueurs, et les ombres dansantes. C'était ce doute constant, de frayeur et d'angoisse, ce doute qui se nourrissait chaque jour  de mes pensées. La peur… c’était la faiblesse d’un coeur, son cri de l’âme mise à rude épreuve. C'était cette guerre sans fin menait contre la vie, cette guerre dont les larmes prenait la forme de fusil. La peur… c'était cette cellule qui me retenait, ses chaîne et ses barreaux qui entravaient ma liberté. C’était cette voix intérieure, qui me chuchotait sans relâche, "Abandonne", "Abandonne". C'était la certitude que je n’y arriverais jamais. La peur… c'était cette frontière invisible, où les démons traversent, et où les blessures naissent. C’était le point de commencement et la brèche du vivant, mais aussi, la prison du malheureux. La peur… c’était le miroir de nos êtres, dévoré par les doutes et les souvenirs de demain. C’était la danse agitée entre l'ombre et la lumière, une danse éternelle où seul l’un l'emportera. 

                           
                                                             Derrière chaque moment, se cache un - autre -.




                                           
La nature…

   Je me suis réveillé, oui, réveillé au cœur même de la nature, dans les secrets les plus profonds de ses innombrables mystères. C'était bien plus qu'une observation, bien plus qu'une contemplation. La nature… ? C’était ce poème en mouvement, où chaque verset, susurrait au doux feuillage. C'était ce chant de la vie et ce sanctuaire de la paix, là où le temps se figent, et où les soucis prennent volent. La nature… c’était une invitation, une invitation à contempler les miracles de la création. C’était ces immenses montagnes et ces papillons multicolores, ces nuages défiant les tableaux de l’imaginaire. La nature… c’était aussi cette force, ce pouvoir de cicatriser les blessures d’antan. C’était l'énergie régénératrice qui planait haut le ciel, la source curative qui apaisait les douleurs. La nature… c'était une peinture vivante, où les teintes chatoyaient et où les aurores se mêlaient. C'était cette goutte de rosée et cette plaine enneigé, cette folie végétales de couleurs et de sons. La nature… c’était cette caresse pour les sens, ce toucher de l'herbe qui chatouillait les pieds. C’était la brise parfumée qui enveloppait les narines, le murmure de la rivière et son doux clapotis. La nature… c’était le baiser du soleil, une étreinte chaleureuse qui réchauffait nos coeurs. C’était cette sensation de pourvoir enfin respirer, cette fusion éternelle  entre l’homme et l’univers.

             
                                                                        Tout est là, il suffit juste de - regarder. -



Prochain sujet la guerre : [/font]

« Modifié: 04 Juin 2023 à 15:57:17 par Mans »

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 11 013
Re : Prose ( lyrique )
« Réponse #1 le: 04 Juin 2023 à 22:26:44 »
Salut Mans,

Détails :
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un viole de la syntaxe où nous nous noyions sans crainte.
viol

Sur le premier texte, "l'amour", je ne vois pas trop de jeu avec la syntaxe.
Je vois bien par contre, le jeu avec le rythme sur lequel tu as travaillé.
J'aurais bien aimé une variation plus grande des constructions (beaucoup de phrase commencent par "c'était") et peut-être des images plus personnelles, moins générales.

Pour le reste, la prose marche bien, c'est assez fluide.

Sur "La peur" :
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J'avais plongé, oui, plongé dans les abîmes de la peur, dans les recoins les plus sombres, où tapissent les démons.
se tapissaient (ou alors, c'est tout de suite plus une scène d'aménagement intérieur  :D).

Citer
C'était cette guerre sans fin menait contre la vie,
menée

Citer
cette guerre dont les larmes prenait la forme de fusil.
prenaient

Citer
ses chaîne et ses barreaux qui entravaient
chaînes

Le deuxième texte me semble contenir des images plus originales. La construction reste la même que sur le premier, et personnellement, j'aimerais plus de variété. Et aussi, y trouver quelque chose de plus personnel, des bribes d'histoires sur lesquelles me projeter.
Parce que tu parles à la première personne, mais on ne sait ce que ce "je" a vécu. Du coup, difficile de s'impliquer dans ce lyrisme - bien présent - mais qui reste quelque peu anonyme.

Merci pour la lecture,
A+
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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