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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De chair et de sable

Auteur Sujet: De chair et de sable  (Lu 1572 fois)

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
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De chair et de sable
« le: 11 Mai 2011 à 21:46:29 »
Bonjour tout le monde ! Me revoilou !

Je m'excuse de ma loongue absence d'abord. Les excuses habituelles  :-¬? J'ai lu quelques textes et je les commenterai bientôt. En attendant, je vous propose le début d'une nouvelle qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps, c'est écris en écriture automatique, aussi vos conseils et remarques sont-ils les bienvenus.  La suite est en cours.
Bonne lecture !


Une grande foule s'était rassemblée aux portes de la cité. Éric était au premier rang. Lorsqu'un cor résonna de loin, la foule se scinda, libérant un passage pour les arrivants. Il s'agissait du doyen, suivi du Marcheur et d'un mage. Le Marcheur cette année était André, fils d'un artisan. On n'avait d'yeux que pour lui. Beau garçon, il portait une longue tunique blanche décorée de fils dorés et maintenait sa démarche digne, le regard fixe devant lui. Tout le monde semblait partager la même pensée : Pourvu qu'il réussisse !

Éric suivit le groupe des yeux jusqu'à ce qu'il arriva à l'entrée de la ville. Son cœur battait d'appréhension. Le moment décisif, enfin. Éric ne souhaitait jamais le vivre. Mais le Marcheur salua le doyen et le mage et s'avança vers les hautes portes en pierre. Éric se souvint de son arrivée, il y a douze ans, à Safir. Il avait levé les yeux vers les portes et s'était retrouvé subjugué par leur imposante stature, comme si elles allaient s'effondrer et l'écraser de toute leur masse. Était-ce la même impression d'André ? Celui-ci posa la main sur le battant ; elle disparut. Rassuré, il prit une inspiration et sans un regard en arrière, traversa les portes. Éric eut un haut-le-corps. C'était la première fois qu'il voyait cette scène de si près. Il pensa instinctivement à la mère du jeune homme. Heureusement que les proches ne pouvaient être présents. Quel sera son choc !

Soudain, le doyen, un homme grand et large d'épaules, s'approcha de la foule et dit à voix haute ses mots habituels :

- Le Marcheur est allé de l'avant. Prions pour lui.

On attendit le retour du héros. Il ne revint plus.


D'autres l'avaient précédé, personne n'était jamais revenu. On désespérait à retrouver l'élu. Des familles avaient demandé à ce que cela cesse mais on ne les avait pas écouté. Le doyen n'écoutait que les magiciens. L'élu viendra, avaient-ils prophétisé. Le doyen n'en démordait pas.

Pour Éric, toute cette histoire n'était que superstitions. Il était étranger à ces croyances, même s'il avait grandi dans cette ville. Il avait été recueilli par sa tante à l'âge de dix ans, après la mort de sa grand-mère. C'est ainsi qu'il fit la connaissance de Gilbert. Gilbert était son premier et unique meilleur ami. Un peu plus âgé que lui, on le surnommait dans son enfance « Boucles d'or » à cause de ses cheveux blonds et de ses traits fins. Éric, si peu confiant de nature, avait trouvé en Gilbert la famille qu'il avait perdu.

Lorsqu'Éric lança vaguement l'idée de découvrir le donjon, Gilbert le soutint, carte à l'appui. Il prétendit qu'un trésor y était dissimulé. Le donjon n'avait pas bonne réputation. Les magiciens autrefois y établissaient leurs quartiers. Il y avait des rumeurs de fantômes qui couraient aussi. Personne ne pensait y jeter le moindre coup d'œil. Éric, curieux, partit à l'aventure.

La deuxième journée tirait vers sa fin. Éric dessina un X sur la carte à l'endroit où il se trouvait. Son enthousiasme s'était quelque peu étiolé. Toutes les pièces se ressemblaient. Aucune ne sut retenir son attention et il ne rencontra aucun fantôme, pour peu qu'il crût à ces fantaisies. La découverte d'un quelconque trésor s'avérait une tâche impossible. Il commençait à croire que Gilbert s'était trompé, que l'endroit n'avait pas de mérite et qu'il ferait mieux de s'occuper à autre chose.  Un cor lointain souffla cinq fois. Il rangea la carte et se hâta de partir.

En poussant le portail, il se dit : Encore heureux qu'on ne l'ait formé à devenir Marcheur. Parce qu'il était un étranger. Tant mieux. Sa pauvre tante en avait soupiré d'agacement. Elle n'était prête de se débarrasser de lui, songea-t-il avec amusement. Gilbert y fut initié et échoua. Il avait été triste quelques jours. Éric, au contraire, était soulagé. Il ne pouvait comprendre : comment pouvait-on se laisser guider vers la mort avec un consentement passif ? Chacun s'imaginait l'élu, héros glorieux qui triomphera du sable. Mais seules les proches de l'initié semblaient s'en inquiéter. Chacun oubliait qu'il pouvait aussi perdre sa vie.

C'était ridicule ! Le sable devenu un danger ? Dans son village, il avait grandi entouré de cette mer de joyaux, lisse, tantôt calme, tantôt téméraire. Le sable était son ami. Il se rappelait son contact chaud et doux. Il lui parlait, ses esquisses n'étaient pas parfaits mais le sable comprenait et vibrait en réponse.

Passant devant l'étal d'un marchand qui rangeait sa marchandise, il fut attiré par un objet. Les citoyens de la ville de Safir étaient habiles de leurs mains. Ils savaient souffler le verre et lui donner forme. Avant que la ville ne fut recluse, c'était son activité principale et des centaines de voyageurs venaient admirer ses œuvres ou les acheter. Éric jeta son dévolu sur un globe semi-circulaire au-dedans duquel était niché une ville miniature en verre. Des grains de sable virevoltaient à l'intérieur. Éric, conquis, ne négocia pas le prix.

Il la fit tourner plusieurs fois dans ses mains. Le sable s'élevait, tourbillonnait et s'apaisait et son cœur battait en écho. Le globe lui rappela son village. Depuis longtemps qu'il n'avait pris de ses nouvelles. Il était incroyable qu'il fût aussi assailli par le sable. C'était une pensée démesurément inconcevable. Mais si...Il fit vibrer le globe. Il ne devrait pas y penser.

Ses pas le conduisirent chez Gilbert. Amusé, il frappa à la porte en dissimulant le globe dans sa sacoche à bandoulière. Il lui ferait la surprise.
« Modifié: 13 Mai 2011 à 01:18:06 par Plume d'argent »

Hors ligne Kathya

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Re : De chair et de sable
« Réponse #1 le: 12 Mai 2011 à 17:24:41 »
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Éric était au devant des rangs.
La formulation est pas très élégante.

Citer
Il avait été recueilli par sa tante à l'âge de dix ans, après la mort de sa grand-mère. C'est ainsi qu'il fit la connaissance
j'aurais laissé le plus-que-parfait dans la seconde phrase.

J'ai eu du mal à rentrer dans le texte, beaucoup de choses restent trop floues, et je ne trouve pas les personnages particulièrement attachants. On en sait très peu sur leur personnalité. ???
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Milora

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Re : De chair et de sable
« Réponse #2 le: 12 Mai 2011 à 17:46:31 »
J'avoue que j'ai pas comrpis grand chose   :-[ Ça manque de descriptions et de liens entre les paragraphes. On passe d'une idée à l'autre, sans réussir à suivre le fil de l'histoire...
Tu dis que c'est de l'automatique ; c'est peut-être ça le problème ? Il faudrait le retravailler en l'étoffant, je pense...
Désolée  :-[

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Éric était au devant des rangs.
Euh, j'ai pas trop compris cette première phrase...

Citer
Des familles avaient demandé à ce que cela cesse mais on ne les avait pas écouté.
Ecoutées

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Le doyen ne s'en démordait pas.
n'en démordrait pas

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Toutes les pièces se ressemblaient.
Euh, comment ça les pièces ? Il est dans une maison ? Il a trouvé le donjon ?

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En poussant le portail, il se dit : Encore heureux qu'on ne l'ait formé à devenir Marcheur.
Petit problème. Tu mélanges style direct ou style indirect. Il faut choisir entre :
Il se dit : "Encore heureux qu'on ne m'ait pas formé à devenir Marcheur"
et
"il se dit qu'il était encore heureux qu'on ne l'ait pas formé à devenir Marcheur".

Citer
Parce qu'il était un étranger.
J'ai pas trop compris le lien de cette phrase avec le reste du paragraphe...
Citer
Gilbert y fut initié et échoua.
Je comprends pas...


Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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