Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

30 octobre 2026 à 13:34:53
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le dédale

Auteur Sujet: Le dédale  (Lu 1182 fois)

Hors ligne Passagepoeme

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Le dédale
« le: 09 février 2023 à 07:15:43 »
1. Le dédale






Je suis entraînée par un torrent dont un ventilateur a illuminé mes poumons à ma naissance comme si un homme cravaté grouillant de désespoir était venu me dicter ma destinée tout en s’inclinant sur mes choix vivement abattus par des carrosses traversant de la boue salée. J’ai tourné dans un manège avec zèle pendant tant d’années allongé dans le crépuscule quand je fus subitement appelé par mon devoir dont le regret n’a pas d’égal qu’un bain de paresse. Le langage est devenu véritablement honteux et l’écoute un parchemin de guerre. Ma communion se noie dans un délice de silence et de sensations d’isolement fraternel. L’art est ma corde obscure et celle de mes rêveries. Je les ai souvent étudiés ces étoiles noires qui m’apprécient aujourd’hui. Mais l’atmosphère humide et fracassante sommeillait abondamment lorsque des yeux se sont épanchés sur mon âme. C’est une rage dévorante contre un escorte qui m’a offert l’esprit de la France. 


Une éclipse dont le crépuscule a fait souffrir les impies. 


La prophétie m’aura ainsi conduite à la contention des membres sans aiguille, ni breuvage pendant plusieurs orbites. La lumière m’aura servi à contempler les souverains et l’obscurité dans quelques mètres sonorisés.


Mais qui l’a déposée dans ces nuages ? Est-elle venue dans un temple dont le marbre caresse le dos. L’esprit sommeille sur le pâturage minute par minute, seconde par seconde. Le tableau de l’ennui est remplacé par des peintures de murs détruits. On respire dans des sillons où certains dénichent des crayons. Dans ce monde étroit, le temps laisse place aux souvenirs. La moisissure m’enivre de douces sensations de veille sans flamme. Vis damnée. Vis l’insupportable et les nouvelles pousseront les bourriques à régner sur nos aiguillons.


Sur la colline, la chimère marche sur une plaine dont l’enveloppe de ses pas dresse les fabuleux guerriers aux têtes déformées. Chacun d’eux porte des sacs aussi lourds que des structures en acier et de façade en bronze. Condamnés à espérer et comprendre l’irrésistible mystère, leurs pieds sont plongés dans la poussière, aucun de ces êtres semble irrité de me croiser sous la coupole. 


Résignée à survivre dans la laideur de leurs discours, l’orgie silencieuse les mènera à leurs pertes. Un repère brûle le désir d’observer et de saisir ces monuments humains. Je suis une femme solitaire ayant pitié de mes nuits froides et de mes jours enhardis par le claquement des bruits sombres et étincelants de ma mémoire de tristesse. Mais l’implacable ferveur a fait de moi, un parfum de cornes et de sonnettes. 


Si ces pauvres êtres venaient à enfouir ma peine en se frétillant de suspense, ils se poseront curieusement devant certaines ordures soigneusement choisies. Ces impulsions craintives dont le vin abreuve quelques fois les incapables, c’est que nous avons fait nos choix face aux moralistes, aux conseillers et aux cadres.


Précipitez-vous vers l’action, les minutes écoulées de vos soirées sont dignes de courage ! Baignez dans le sang de vos compagnons, que les démarches chagrinantes travaillent en talon. Exécutez sans profiter jusqu’à l’aube puisqu’une folle énergie que nul médecin prétend expliquer, s’avance avec leurs membres paresseux pour exécuter les tâches les plus absurdes et souvent les plus dangereuses. 


Des hordes se sont rassemblées pour entrer dans les regards des écrans. Ils font partis de notre pièce pour connaître les loisirs de nos humeurs. Nous sommes de ceux qui poussent sans résistance vers des incendies remarqués. 


Ces plaisanteries nerveuses entrent dans nos esprits comme une serrure à double tour qui permettent de se délasser dans un bain soyeux. Tandis que la paresse humaine apprend à vivre avec des centimes sur les ronds-points, nous les regardons en silence quand les rédactions offensent leur propre gosier. 


Il y a des malheurs incontestablement bien plus féroces comme celui de ne plus se reposer dans la neige. Avez-vous déjà entendu résonner la rage et cette infatigable cascade ? Tu noies ton pardon dans d’étincelants cœurs ambitieux. Je ne possède que des larmes de fatigue quand la balance condamne le déluge. 

Quoi qu’il advienne, l’homme ne subit pas l’avertissement comme une digne fin. J’ignore encore comment le monde me jugera pour avoir entériné si puissants soutiens. L’honneur du consentement est admis lorsque je perçois un fleuve barré dans l’éternelle attente du cœur qui se rend muet. Le duel de ce combat s’approche d’un tison, l’un ruiné comme l’éclair de son drame, l’autre fredonne avec une gueule enivrée.


La geôle est las de paresse tandis que les pis gonflés engouffrent des soldats dont la chasse craintive fait l’effet d’enfantines erreurs. Cachée dans les broussailles, elle entend la meute aux abois. La parjure de ses yeux déchaîne les visages suppliant aveuglement de refroidir leurs doux désirs. La crainte lui aura permis de jouer au présage face à l’égarement et l’ignorance de sa dédale. Contrarier l’œuvre de la nature est désormais le trésor des voleurs. 


Crainte aboyante devant la cheminée, elle revient sur ses pas pour lécher la blessure contre l’infection. Elle croit respirer l’héritier fané sur son sein et se soustraire de la vue de ces parcelles méprisantes. L’oreille est corrompue, froide détresse dans les gouffres de vertu. Sur son visage, des étrangers ont mené la crainte pour exprimer leurs appâts. 


La disette est mon blason pour m’exercer à la raison. Sage douleur assaillante d’ennuis de voir des fautes honteuses. La jeunesse est mon état qui craint de sombrer dans les délices des champs de blé. Qu’ils optent à leur tour pour la paix ou la guerre. Par quel chemin m’a-t-on donné une défense ? L’ombre a peur et l’intrépide ennemie étouffe les avis contraires. Quand plaide la chétive, la crainte tremble dans la voix de l’orateur. Hésitation ! Redoutable danger lorsqu’ils se sentent offusqués. 


Pour réconforter ses craintes, l’un se fâche dans les beaux jours, l’autre voit la matinée bien avancée dans des fléaux terribles de l’attente. La discorde sème le doute et le silence  fera du vieux, un enfant d’extravagance. 


Mes fleurs sont emprisonnées pour vendre leur parfum. Tandis que je vante mes plaies que j’apprécie tendrement dans ce désert d’existence. Ce que l’on peut effacer par la crainte, l’objet peut le réparer. Quelle hospitalité ! Souiller l’avenir contre une pauvre chose périssable. Ta gloire est d’apaiser quand la pensée accouche et non d’épuiser des ailes vulnérables. 


_ Ainsi je conserverai ce carnet et cette fiole comme un souvenir de notre dernière aventure sur les larmes de notre luxure. Ramons infâmes soupirs, que nos vices de honte frappent ce que je m’apprête à construire, la légende des criblés.


J’adresse des lettres ouvertes et sévis les faces dans la rue des tyrans. L’emprunte du temple demeure inchangé, fidèles âmes de l’alchimie, je les retrouve dans la barque du temps qui s’écoule sous les pavés. Croître les vœux de servitude est des certitudes. Que l’on nous prouve le contraire ! Empoisonnés par la paresse des liasses de servitude, guidés par des formes linguistiques et croyances laides et emplies, qui pourra saisir la serrure de nos infâmes ennuis ? Notre sainte union se place dans les quartiers déshérités, accusez-moi d’avoir écrit les obstacles de ceux qui grandissent dans les palais argentés. Enraciné dans l’aveuglement les plus laid, incapable de survivre à l’histoire plaintive. Nos ruelles sont infestées de rage céleste. 


Nul ne les voie. Ils sont trompeurs et leurs paroles baignent dans des lettres maudites. Je découvre des messages nouveaux m’indiquant qu’il faut retrouver dans la confidence les blouses blanches pendant plusieurs semaines. Mes cheveux secs et mes joues amaigries m’ont conduite dans cette captivité menottée. Un mal prédestiné pour joindre l’expérience des conseils et de la passion quand elle fait rage. J’abritai alors ma jeunesse dans un centre de complaisance tandis que les rues nous apportaient semence et désarroi. Chaque jour, des déchaînés à la langue fourchue éclairaient nos yeux et fortifiaient nos oreilles. Vous pouvez crier, vous rebeller ou refuser, vous serez élevés pour croquer les jours près des grillages et nous ferons de vous un bouquet fleuri sur un lit de roses. Des discours soignés, des déclarations immondes. Vis avec moi sous cet amas de pierres et goûte au parfum de jasmin, au champ déterré et au grillage électrisé. 


C’est en noir que nous portons le deuil des maudits, ligaturez leurs membres secs et promenez-vous dans quelques couloirs restreints pour entendre le chant de l’inconnu. Cette étreinte de crapauds offre à ses ennemis une infâme rébellion puisque c’est bien dans la rue qu’une folle admiration a créée des mains nerveuses. Prêtez-nous votre voix, vous plongerez dans une affection déraisonnable. Ce que ma langue n’ose exprimer c’est  qu’un fardeau a plongé ce monde pour ceux qui ont abusé du temps. 


Nous sommes en harmonie même si nous vivons sur des navires opposés, vous écouterez des notes graves murmurantes, des sons invivables, et pourtant, camarade, nous restons abattus sur ces carrelages pour laisser une avance à la rue. 


Telle est l’armée que le Docteur MeyMard a créée. 



2. Navire austère


La horde prit le large sur le navire Birmague. 

Someria. _ Comme nous le savons tous ici, l’impossible vit avec nous. Nous traverserons les milles choses pour atteindre l’île du Myrte. Nous profiterons d’un feu vite étouffé pour panser nos nymphes et regagnerons les veines des océans au crépuscule.

Glocester. _ Capitaine, en signe de fidélité, je scelle ma foi en ce ferme espoir, celle de trouver le museau du Hardi sur cette large mer. Je n’ai plus de cri pour consoler l’ingratitude mais notre récit sera inscrit sur nos fils à genoux.

Essek. _ Mon œil a bien examiné la carte, quatorze semaines sans festin, les paroles me manquent, que faisons-nous des discours de paille ? Ils sont attachés dans les plaisirs dissimulés.

 Someria. _  Nous avons appris que le chagrin se noue en privilège. Nous y arriverons quoi qu’il advienne.

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
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Re : Le dédale
« Réponse #1 le: 09 février 2023 à 10:38:50 »
Bonjour,

je ne sais pas trop quoi pensé de ton texte.
Dédale... effectivement un labyrinthe de mots.
Peut-être faudrait il que tu précises un peu tes intentions. Que veux tu faire : un texte surréaliste ludique. Un texte à message caché. .. Notre réaction à ton texte pourrait être différente en fonction de ce que tu cherches à montrer.
Quand on le lit... je dois dire que j'ai lu les premières lignes, puis filoché par ça par là... on est surpris par l'étrange beauté de ce collage de mots, on ne va pas plus loin, parce que le sens nous manque. Sur la forme il y a des trucs qui apparaissent en début de paragraphe, un petit encadré contenant les lettre Lsep, c'est quoi ?

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Kalimero

  • Tabellion
  • Messages: 40
Re : Le dédale
« Réponse #2 le: 20 février 2023 à 23:32:32 »
Bonjour à toi Passagepoeme,

J'ai l'impression que tu écris en suffoquant. On dirait que tu manques d'air, aussi tes phrases ressemblent à des amas de mots dont le côté énigmatique reste neanmoins omnipotent.

On dirait un enorme point d'interrogation, et j'ai une question : Comment résumerais-tu ton texte en une phrase?
What you get is exactly what you give.

 


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