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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]

Auteur Sujet: BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]  (Lu 1516 fois)

Hors ligne Samarcande

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La juteuse lenteur de l’apocalypse.

Ça avait commencé comme un frémissement du sol. A peine perceptible. Si Morlan n’avait pas été aussi profondément endormi, il aurait peut-être entendu tinter les breloques de l’attrape-malheur accroché au-dessus de son lit. Non que cela l’eut effrayé ou troublé pour autant. Son esprit rationnel ne s’embarrassait pas de « superstitions », comme il aimait appeler les croyances et coutumes de Pescantine. Mais il détestait trop le conflit pour empêcher Soliessa, sa fiancée, d’ installer un porte-bonheur dans sa chambre. C’était d’ailleurs un objet délicat, avec ses précieux cristaux de sucre en forme de flammes. La rivière de jus ne sourdait que dans le gouffre qui bordait les montagnes d’Ivoire, et le sucre était d’autant plus recherché que son extraction était périlleuse.

— Il appartenait à ma grand-mère. Il te protègera de la nuit infinie, avait décrété la jeune femme en clouant l’attrape-malheur au plafond d’un geste décidé.

Lorsque le réveil sonna enfin, le colifichet, parfaitement immobile à présent, projetait les habituelles arabesques ambrées sur le mur du fond.
Encore en pyjama Morlan descendit à la cuisine. Il hésitait entre des pancakes de farine de chloroplaste et des tartines de ribosome lorsqu’il reçut un mailsage de son chef de service l’intimant de se rendre de toute urgence au bureau.
— Ce sera donc pas de petit déjeuner du tout almicrosecond’hui, soupira-t-il en se grattant la tête.

Le temps de s’habiller et il était en route. Qu’est-ce que ce vieux Cropoux lui voulait donc ? Il était à peine 300 nanosec du matin !

Le paysage lui semblait différent. Enfin, pas vraiment différent, mais plus défini. Plus lumineux aussi. Il secoua la tête. Cela n’avait pas de sens. La lumière ne pouvait pas changer, c’était impossible. « Improbable » se corrigea-t-il, avec la rigueur scientifique qui le caractérisait. Après tout la mesure de la luminosité ne datait que du quart de milliseconde dernier. « Et jusqu’à présent aucune variation n’a jamais été observée, pas même en 5275 microsec, lors de la dernière Goutte de jus, qui a inondé le village d’Incisival ».
Non la lumière n’avait rien à voir dans tout ça. Il nota mentalement de prendre rendez-vous chez l’oculiste pour un contrôle de routine.

C’est seulement lorsqu’il dépassa le virage de Duvet-Tordu que le désastre lui apparut dans toute son ampleur. Les montagnes d’Ivoire qui barraient l’horizon avait disparu ; les deux nuages Rubins qui avaient toujours masqué leurs cimes flottaient dans le ciel, serrés l’un contre l’autre comme deux orphelins. A la place de la vallée sombre qui menait au gouffre d’Epoisse, il n’y avait plus rien. Avalés les coteaux riants et les champs dorés, les villages et leurs habitants. Aussi loin que son regard portait il n’y avait plus qu’un cratère orangé dans lequel le jus tombait en cascades, emportant avec lui les arbres et les maisons qui s’accrochaient encore sur ses rives.
— Soliessa !
Les yeux du garçon coururent à est, espérant de toutes ses forces apercevoir le clocher du village de Pulpa  dépasser de la colline. Il n’y avait plus de colline non plus.
Morlan sentit la tête lui tourner et ses jambes cédèrent sous lui.

Lorsqu’il revint à lui Cropoux était penché au-dessus de lui, et lui tapotait la tête d’un air emprunté.
— Ça va aller mon gars, ça va aller.
Ses yeux plein de larmes démentaient ses mots. Morlan se tira à genoux péniblement et vomit. Il se sentait comme anesthésié.
Combien de temps avait-il été inconscient ?
Assez longtemps, à en juger par la colonne de véhicules de secours qui avançait déjà sur le tronçon de route en direction du cratère. Ils avaient l’air bien dérisoires avec leurs autopompes. Mentalement Morlan calcula combien d’autopompes il faudrait pour vider le cratère de jus. Compter l’aidait à ne pas penser. Il calcula ensuite combien de temps l’opération nécessiterait, combien de grammes de sucre on en tirerait, combien d’attrape-malheur on pourrait fabriquer avec. Des attrape-malheur tout semblables au sien. La bienfaisante anesthésie des chiffres s’évanouit d’un coup et la douleur le submergea.

— Pourquoi ne m’avez-vous pas averti dans le mailsage ? hurla-t-il à l’adresse de Cropoux. Pourquoi ?
Cropoux sembla se tasser sur lui-même.
— Lorsque les instruments sont devenus fous, à 287 nanosec du matin, nous avons d’abord pensé à une avarie et rappelé tous les ingénieurs en service. Qui aurait pu imaginer un tel...
Il laissa sa phrase en suspens. Il n’existait pas de mot pour décrire ce qu’il voyait. Morlan sanglotait à présent, les mains crispés sur son pull qu’il tordait et déformait.
— Quand j’ai su pour Pulpa, reprit Cropoux, je t’ai immédiatement mailsagé, mais tu étais déjà parti. Alors j’ai couru à ta rencontre et je t’ai trouvé là, par terre.

Il aida Morlan à se redresser et lui tendit son mouchoir avec lequel le jeune homme s’essuya la bouche.
— C’est le début de la fin du monde, murmura Cropoux pour lui-même.

Morlan renifla un grand coup et posa les yeux sur le gouffre béant. Les autopompes avaient gagné les bords de la déchirure et déroulaient leurs lances. Il ne s’agissait pas d’un effondrement, ni d’une crevasse qui se serait ouverte sous la pression de mouvements telluriques. Non, une portion de Pescantine s’était tout simplement volatilisée.

— Vous ne pensez tout de même pas que… hasarda-t-il.
— Le grand Morcellement ? J’en ai bien peur, mon garçon, répondit Cropoux d’une voix plate.

Le Grand Morcellement de Poirade et Bananilys… Était-il possible que ces terres aient un jour véritablement existées ? Avaient-elles disparu comme le narraient les légendes, morceau après morceau, au cours des secondes, ne laissant d’autre preuve de leur existence que de vagues récits qui amusaient les enfants ?
« Soliessa aussi aime les histoires, pensa-t-il. Aimait. »
De nouveau cette douleur foudroyante. Vite. Penser à autre chose.
— Combien de temps avant qu’un autre bloc ne se détache ? demanda-t-il à Cropoux.
Ce dernier haussa les épaules :
— Aucune idée, il pourrait se passer des dixièmes de seconde entiers avant que le phénomène ne se répète, des générations entières.
Il semblait vaguement soulagé par ce dernier raisonnement. Morlan ne l’écoutait plus : il croisait durée de vie moyenne, probabilité et temps de morcellement, ajoutait des variables, soustrayait des exceptions, bien décidé à ne plus lâcher ces chiffres, les seuls capables d’apaiser sa douleur et de réordonner un monde qui avait perdu sa raison d’exister.

***

C’était l’heure du gouter. Sasha Martin, onze ans dans trois jours et un solide appétit saisit le dernier fruit qui restait dans le compotier, une pêche. Pestant contre ses frères qui avaient mangé la poire et la banane – ils savaient pourtant qu’il n’aimait pas trop les pêches – il porta le fruit à sa bouche. Le jus perla lorsque ses incisives tranchèrent la peau duveteuse. Il passa la langue sur ses lèvres et dévora la pêche en quelques minutes, avant de jeter le noyau dans la poubelle. Puis il courut rejoindre ses amis qui l’attendaient pour jouer dans les bois.
«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #1 le: 30 Janvier 2023 à 18:29:25 »
J'ouvre le bal pour ton texte  8)

Le premier paragraphe m'a emporté immédiatement ; je me suis tout de suite vu dans la chambre, à regarder l'attrape-rêves, à entendre la phrase de sa femme quand elle le lui donne.

Après, malheureusement, ça se gâte. J'ai décroché assez rapidement avec le nombre de noms, les différentes données pour mesurer le temps. Et j'ai assez vite compris ce qui se passait, ce qui m'a enlevé le plaisir de ta fin.

Par contre, ton style est tellement fluide qu'on termine la lecture avant même de s'en rendre compte.

La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #2 le: 30 Janvier 2023 à 21:20:42 »
Hello GM,

Des coquilles :

Citer
A peine perceptible.
À

Citer
petit déjeuner
petit-déjeuner

Citer
les deux nuages Rubins qui avaient toujours masqué leurs cimes flottaient dans le ciel, serrés l’un contre l’autre comme deux orphelins.
Me suis demandé pourquoi Rubins... Les deux orphelins m'ont fait tilter : chérubins!  :D

Citer
A la place de la vallée sombre qui menait au gouffre
À

Citer
Les yeux du garçon coururent à est, espérant de toutes ses forces apercevoir le clocher du village de Pulpa  dépasser de la colline.
Il manque un mot et tu as un espace en trop. En plus, tu parles du garçon. C'est marrant parce que le ton employé dans le texte me dit qu'il s'agit d'un enfant, mais les descriptions montrent un adulte.

Citer
C’était l’heure du gouter.
goûter au cas où t'écrirais en ancienne ortho...

Un texte bien sympathique. Comme l'a dit Aphone, on commence à entrevoir la chute avant la moitié du texte, mais ça n'enlève rien à la lecture plaisante.
J'aime bien les néologismes que tu as employé, les inventions de ce monde étrange, l'attrape-malheur en sucre.
C'est frais et original.
Merci pour ton texte! :)
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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #3 le: 31 Janvier 2023 à 09:35:45 »
Merci pour ton texte.

Il est bien écrit et je ne pense pas que j'aurais ton talent pour écrire aussi bien, mais je me suis perdu dans les données.


A la fin j'ai pensé que Sacha était une fille, mais c'est comme le prénom Dominique ou Claude, c'est pour les deux sexes.

Sinon, je n'avais pas compris la révélation finale, si tu n'avais pas fait le dernier paragraphe.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #4 le: 05 Février 2023 à 21:16:55 »
Salut Gamer !

Drôlement bien ficelé, ce texte, c'est bien fluide et tout.
On se creuse un peu la tête au début et puis l'explication arrive et ça marche bien.

Citer
il pourrait se passer des dixièmes de seconde entiers avant que le phénomène ne se répète, des générations entières.
sachant que :
Citer
Après tout la mesure de la luminosité ne datait que du quart de milliseconde dernier. « Et jusqu’à présent aucune variation n’a jamais été observée, pas même en 5275 microsec, lors de la dernière Goutte de jus, qui a inondé le village d’Incisival ».
des dixièmes de seconde, ça doit en faire un paquet, de générations...

Apo a relevé les rares coquilles, je vois pas trop de détails autres à noter.

On se demande juste la nature de ces êtres microscopiques qui vivent dans ce monde, mais c'est pas bien grave.

Merci pour la lecture !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Yöda

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  • Il a une serviette ! Replions-nous !
Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #5 le: 06 Février 2023 à 10:27:13 »
Salutations Blindtexteur !

J'ai bien aimé ton texte, c'est frais et mignon, et en même temps horrible et stressant^^

Tu as réussi à créer un petit monde bien réel avec ses propres us et coutumes, ses croyances, ses propres indications de temps, sa propre nourriture, et ce en peu de mots. Ça marche très bien et la lecture est plaisante et fluide. On sent qu'il y a un truc à comprendre dès le début, on se pose des questions et ça s'éclaircit doucement au fil du récit, jusqu'à la chute qui est bien amenée.

Au niveau de la forme, j'ai seulement relevé les mêmes choses qu'Aponiwa.

Le titre est top et colle très bien^^ Décidément, j'aime beaucoup ces titres à la tchèque  :D

Merci et au plaisir !
« Modifié: 06 Février 2023 à 10:32:37 par Yöda »
Damn

Hors ligne gage

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #6 le: 06 Février 2023 à 18:01:02 »
Coucou !
Tu sais à quoi m'a fait penser ton texte ? À ce dessin animé "Horton" dans lequel un éléphant entend l'appel au secours de tout un peuple qui vit dans un grain de pollen.
Ce qui est intéressant, et tu le signales par tes unités de temps, c'est que cette vie infime a le temps de se dérouler, se développer en l'espace d'une "fugacité éphémère"  :D . Ça fait réfléchir sur la dimension de la durée, et en plus, ton texte n'est pas dénué d'humour, c'est très sympa. Merci.
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Beglous

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #7 le: 11 Février 2023 à 13:30:07 »
Je suis partagée sur ce texte. Je le trouve fun, comme une bonne tranche de rigolade ou un délire qu’on se raconte entre copains du style « et si... ». Mais je suis toujours un peu perplexe lorsque une grande différence n’a d’incidence que sur des petites choses. En l’occurrence, cet univers fonctionne avec une échelle temporelle complètement différente de la nôtre, et de toute évidence son environnement physique est lui aussi extrêmement différent. Pour autant, les personnages semblent développer un schéma de vie typique d’un occidental de la classe moyenne. Les seules différences notables sont dans l’appellation des choses. Personnellement j'apprécierais d’aller creuser un peu plus pour aller au fond de l’idée, que ça baigne bien dans son jus.

Hors ligne Luna Psylle

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #8 le: 12 Février 2023 à 09:57:11 »
Salut !

Pour la forme, je crois pas avoir vu plus que ce qui a déjà été noté.

Sur le fond :

J'ai d'abord cru à une idée un peu "Il était une fois le corps humain", des personnages dans un corps, et un chamboulement du style "va chez le dentiste" ou un truc du genre. Du coup, la fin m'a surprise sans me surprendre. Je m'attendais à une fin de ce genre, juste différemment. Mais j'ai beaucoup aimé l'idée.

Une bonne journée à toi !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Samarcande

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #9 le: 18 Février 2023 à 18:40:44 »
Salut Gamemaster,

comme d'hab mes remarques au fil du texte.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


En conclusion : j'aime bien ce texte qui mèle humour et tragédie. L'idée que le temps soit subjectif, qu'une seconde de notre vie corresponde à des générations d'autres petits êtres est intéressante. On a tendance à considérer la durée de vie à notre échelle et à plaindre les espèces qui vivent moins.
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Hors ligne Opercule

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Re : BT2 - La juteuse lenteur de l’apocalypse [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #10 le: 05 Mars 2023 à 12:08:41 »
Tchèquerie du titre : ⭑⭑⭑⭑⭑ (Grand Kunderaste)
Enneigement de l’histoire : ❄❅❅❅❅ (Pas impossible)

Merci pour ton texte, GameMaster !

Quelle juteuse Apocalypse aux références temporelles déconcertantes, entre nanosec, générations, et le jour de microsecond, ça fourmille de durées fantasques.
Mais se faire convoquer à 300 nanosec du matin au moment de prendre son pancake au chloroplaste, c’est juste mauvais !
Dur de se plonger directement, par contre, dans tout l’univers en si peu de temps — au début on se demande un peu ce qu’est Pescantine, et puis il y a les montagnes d’ivoire, et les Duvets-Tordus… autant d’indices qui prennent tout leur sens à la fin du texte, mais dont l’introduction reste un peu tenue pour acquis, je trouve.
La mise en abyme et la sortie dans le monde des petits garçons est intéressante aussi, elle est tout aussi soignée et ça fait un petit ruban bien joli en fin de texte.

On se retrouve pour le MasterMind :mrgreen:
« Modifié: 05 Mars 2023 à 12:25:49 par Opercule »

 


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