Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Mai 2026 à 01:47:54
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tentative d'épuisement par la phrase longue

Auteur Sujet: Tentative d'épuisement par la phrase longue  (Lu 2759 fois)

Hors ligne LOF

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 174
  • Frappé par le vent
Tentative d'épuisement par la phrase longue
« le: 13 Octobre 2022 à 10:25:53 »
                                                   Tentative d'épuisement par la phrase longue

Nous sommes arrivés.
Le train a cisaillé de son convoi de métal le paysage de plaine bleu tendre que sont les champs de lin, douces vagues sous la brise, herbes de nos vêtements d’été, le train s’arrête en gare dans la campagne cauchoise et nous descendons avec nos paniers pour nous répandre dans de vastes villages où de gentilles sœurs à cornettes blanches nous conduisent à des bâtiments de pierre au portail ancien et solennel, une fois franchi d’infinis couloirs desservent des salles au silence recueilli où des rangées de lits sillonnent l’espace, nous poursuivons doucement notre flânerie, nous répartissant au milieu des rangs, nous penchant sur les lits où sommeillent les jeunes soldats, une dormition étrange de blessés de guerre entre douleur et rémission, sur les parcelles de leur corps non meurtries se posent d’insouciantes coccinelles, si le soldat ouvre une paupière c’est pour nous laisser entrevoir des mondes terribles que nous ne comprenons pas, dans nos paniers nous avons apporté des provisions de bonté, mais nous ne savons pas comment les servir dans leur mâchoire brisée, leurs mains molles sous les draps nous cachent l’indescriptible.
Parfois de derrière les rideaux fermées autour des lits s’envolent des prières, litanies de femmes et de mères éplorées comme sur des quais de gare, celles qui regardent partir les trains qui ne reviendront jamais, les rideaux qui bougent dans le vent emportent des anges aux ailes coupées, et les infirmières, sylphides blanches, flottent entre les lits où soudain encore une jambe remue, ou un râle papillonne sur une bouche, ou une fièvre fait dodeliner les têtes, nous quittons cet hospice où les jeunes hommes ont remplacé les vieillards, un îlot de souffrance qu’un carillon lugubre signale au promeneur égaré, mais dans la campagne ailleurs un martellement puissant nous intrigue et nous propulse jusqu’à lui, au milieu d’un paysage broyé, des explosions allumées par les hommes  déchirent le sol, que des machines découpent en tranches, mais la terre ne crie pas, elle bondit en éclats en une pétarade de rocaille, son haleine de poussière dresse des torches de fumée, nous approchons avec méfiance, stoppons net à l’arête d’un surplomb d’où nous découvrons le ventre de la terre, ses filons, ses dépôts, ses gisements magnifiques, nous sautons dans une berline et un treuil nous fait valser sur les rails puis atterrir en plein milieu des gueules noires, des gueules jaunes, avec leur chemise trempée de sueur collée à la peau, coups de pioche, vibrations des marteaux piqueurs, les muscles brillent dans la lueur des lampes, les gorges respirent à pleins poumons la poussière de silice pour que la silicose s’allonge et se répande dans la cage des hommes, attaque les branches de leur arbre intérieur et que cracher, tousser, saigner, étouffer devient le futur programme de l’ouvrier piqueur dans sa caverne de houille, dans nos paniers nous transportons des gourdes d’eau, mais c’est du lait qu’il nous réclame pour éteindre son feu, noyer la nécrose qui fleurit funèbrement dans ses bronches, du lait pour les ouvriers de la mine obscure, le lait d’une mère pour ces bûcherons dans leur noire forêt de charbon, un vrai bon lait laiteux et lactescent qui coulerait dans leur gosier assoiffé, un lait comme une immense nappe, un suaire de consolation pour envelopper aussi les tendons fatigués et déchirés d’un galibot qui ne pourra même plus danser au prochain Bal du Printemps.
Dans les galeries nous avançons tant que le soutènement retient le plafond, mais c’est à genoux que nous attaquerons la veine à la pioche, à la hache, au marteau, à la pelle, ces vieux outils pour un corps à corps avec les entrailles de la terre, un mouchoir humide sur la bouche pour un peu de fraîcheur dans cette fournaise nocturne, seul le martellement des outils et des machines rythme le temps jusqu’à ce que les ascenseurs sous le haut chevalement nous ramènent à la vraie nuit, sous les étoiles qui nous guident vers de nouvelles maisons avec leur jardinet et potager de poireaux, il est réconfortant d’en pousser le portillon et sur les seuils pénétrer doucement dans le corridor pour ne pas apeurer elle et lui dans leur fauteuil au velours élimé, elle feuilletant son magazine hebdomadaire, lui fixant un détail de la tapisserie en tirant sur sa bouffarde éteinte, puis parfois à voix haute elle fait la lecture, un fait divers que lui commente d’un douçâtre raclement de gorge, lorsque cinq heures arrivent, il sort du tiroir du buffet un jeu de cartes qu’il pose sur le tapis vert, elle referme son magazine et impassiblement ils se distribuent les cartes dans un silence suranné que le chat sur le rebord tiède de la fenêtre interrompt par moment de son ronflement épicurien.
Nous sortons alors de notre panier un frais bouquet de lavande qui dans un vase en porcelaine sur un guéridon trouve place, et je déplie un beau châle de lin sur les épaules de la vieille femme, son jeu à elle a trois atouts, lui tremblote un peu en jetant roi et valet sur le tapis vert, la lumière de l’après-midi s’arrête sur les objets, il y a des photos de l’ancien temps suspendues au mur, tu viens nous servir une tasse fumante de chocolat, tu voudrais me déposer un baiser mais pour ne rien déranger, tu me regardes seulement attentivement, lui est sur le point de perdre la partie, il sifflote un refrain de marche militaire, elle sourit, le chat descend de sa fenêtre et tournicote dans nos jambes, des pommes dans le compotier envoient des taches de couleurs, une mouche prend tout son temps pour parcourir la circonférence du fruit, comme sur une planète, je remarque que les plis du châle en lin sur les épaules dessinent des vagues aussi bleues que des fleurs de lavande, une petite mèche de cheveux sur la nuque penchée fait un nuage tout blanc.   

Lof

J.

  • Invité
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #1 le: 14 Octobre 2022 à 10:26:33 »
Bonjour. Effectivement, je suis déjà épuisé à mi-lecture. :jubile:

Hors ligne LOF

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 174
  • Frappé par le vent
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #2 le: 14 Octobre 2022 à 10:51:08 »
 Ce commentaire n'est pas digne de toi, tu me surprends. Il ne rime à rien. Tu ne vas pas me dire que toi aussi tu es
 victime du syndrome de la vitesse.
 Si tu prends un peu le temps de rentrer dans la phrase, tu pourrais me parler du contenu ou autre.
 Je n'attends pas des compliments, mais au moins une réaction qui corresponde à mon implication
 et investissement dans cette recherche.
 Merci à toi.
Lof

J.

  • Invité
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #3 le: 14 Octobre 2022 à 16:20:31 »
Il n'est pas question du syndrome de quoi que ce soit. Tu postes un fatras, un entrelac de mots et de phrases, sans retrait, sans ligne d'intervalle, genre faut tout se farcir sans possibilité de reprendre sa respiration. Alors, effectivement, j'ignore la substantifique moelle de ce pavé insipide. C'est ta façon d'écrire,, ce n'est pas ma façon de lire.

Hors ligne Safrande

  • Troubadour
  • Messages: 398
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #4 le: 14 Octobre 2022 à 18:00:32 »
Y'a pas à dire, je crois que je suis tombé amoureux de ta prose. Je trouve ce texte plus fort, plus inspiré que ton Portrait-robot - mais je lui trouve quelques lourdeurs, et un flou un peu dommage.



Je crois que tu as touché là une forme de beauté, grâce notamment à la tension (obtenue avec la longueur, l'alambiqué des phrases) maintenue même dans les passages calmes, et par le contraste, entre les mots d'une même image, et dans l'histoire elle même, commençant avec une certaine violence, continuant avec la fièvre, finissant dans une vieille langueur : et c'est je crois le tour de force de ta démarche : d'avoir évoqué avec urgence le passé mouvementé de ces deux vieux à l'apparence et même à l'existence banale au premier abord, comme ayant toujours existé ainsi, calme, paisible. En tout cas c'est ce que j'ai compris du texte, sachant que le vieux "sifflote un refrain de marche militaire", j'en déduis que les histoires évoquées avant parlaient de lui ; mais j'ai aussi l'impression, à cause du "nous", de la "flânerie", à cause de la "berline" et du "treuil", ou de l'"ascenseur", qu'il s'agit soit d'une espèce de musé immersif que t'as visité, te faisant vivre l'histoire d'hommes qui ont fait la guerre, que tu reportes ensuite à la propre histoire de tes grands parents qui ont fait la guerre, admettons, ou soit qu'il s'agit d'une mission humanitaire que tu as vraiment vécu, et grâce à laquelle tu comprends mieux ce qu'ont pu vivre tes grands parents, admettons : dans tous les cas ça reste flou, et ce flou dessert l'émotion à mon avis, qui ne sais pas trop à quelle interprétation se rattacher. Car de l'émotion il y en a, surtout aux deux derniers paragraphes, il y a une espèce de flottement, de soulagement qui se dégage de l'écriture.



Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Claude Simon durant la lecture, grâce aux phrases longues, aux participes présents qui s'enchainent et figent le temps, à la manie de tourner obsessionnellement autour de certains thèmes - il ne manquait plus que les parenthèses qui se chevauchent !



Les détails juste là.



Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour cette lecture inspirante, inspiré, qui donne un élan à ma propre écriture ; en espérant t'avoir aidé !

À Jonathan : c'est dommage de tomber dans la provoc, de juger tout un travail "insipide" juste parce qu'il n'y a pas de "retrait", de "ligne d'intervalle", alors qu'il y a plein de choses plus intéressantes que ça, et un soin indéniable dans l'écriture !



« Modifié: 15 Octobre 2022 à 14:13:44 par Safrande »
Il regardait le verre non à sa portée d'une façon de reproche.

J.

  • Invité
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #5 le: 14 Octobre 2022 à 21:29:40 »
Citer
À Jonathan : c'est dommage de tomber dans la provoc, de juger tout un travail "insipide" juste parce qu'il n'y a pas de "retrait", de "ligne d'intervalle", alors qu'il y a plein de choses plus intéressantes que ça, et un soin indéniable dans l'écriture !
 
Bof, les commentaires dithyrambiques m'ont toujours laissé rêveur  ;)

Hors ligne Safrande

  • Troubadour
  • Messages: 398
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #6 le: 14 Octobre 2022 à 22:10:56 »
Comme les commentaires nuancés, argumentés, on dirait  ;D
(Désolé pour le dithyrambique, mais j'suis tombé sous le charme de la prose de Lof ;D)
« Modifié: 15 Octobre 2022 à 00:18:37 par Safrande »
Il regardait le verre non à sa portée d'une façon de reproche.

Hors ligne Kwak'

  • Prophète
  • Messages: 674
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #7 le: 15 Octobre 2022 à 02:24:10 »
A notre époque, une telle prose, c'est presque de la résistance.

C'est peut-être ça le délire de l'Art : cliver. Un peu moins de violence dans les commentaires et un peu plus de recul serait de bon aloi je crois ; il y a des qualités littéraires indéniables.

Qu'on n'accroche pas, ça s'entend, mais l'exercice périlleux est accompli avec brio : tout le monde n'est pas capable d'accrocher comme ça avec de telles contraintes.

je suis toujours fan de ta plume, Lof, parfois je te suis complètement dans tes envolées, parfois j'y vois les ficelles et ça perd de son charme, toujours est-il que j'y trouve toujours une démarche artistique de qualité.

Je ne suis pas sûr que tout le monde se rende compte du travail qu'il y a là-dessous, c'est le cas de le dire.

M'enfin, si je devais me permettre un commentaire ; il y a l'exercice de la phrase interminable, mais certaines choses mériteraient quand même d'être aiguisées, certaines lourdeurs poétiques m'ont un peu sorti de la lecture, et peut-être chercher moins grandiloquent et lâcher un peu l'exercice pour l'efficacité. tout est tellement foisonnant qu'une fois dans le flot, ça se lit avec merveille et poésie, mais c'est tellement fourni, tellement feuillu que je ne peux pas m'empêcher de me dire que tu as douze cordes à ton arc et que j'aimerais en entendre vibrer un peu moins - plus fort, mais un peu moins.

En tout cas, merveilleux tour de force, magnifique plume, au point qu'aujourd'hui, à l'époque où nous vivons, je pense que c'est indigeste - et c'est bien malheureux.

Peut-être un peu moins d'artifices avec le même talent, c'est ce que je veux dire. toujours est-il que c'est du petit lait. Je te préfère cependant un peu moins présomptueux, et plus censé.
« Modifié: 15 Octobre 2022 à 02:27:25 par Kwak' »

Hors ligne Choumi

  • Prophète
  • Messages: 774
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #8 le: 15 Octobre 2022 à 09:30:03 »
Bonjour
J’ai lu avec intérêt et frustration ce texte court.
Moi qui a repris mes anciens cours de grammaire pour vous sortir quelque chose de correct au niveau de la ponctuation et des phrases pas trop longues.
Il m’a fallu m’y reprendre en plusieurs fois sans pour autant dire que la lecture soit déplaisante
Néanmoins sur le fond je cale un peu étant habitué à des lectures plus légères
Amicalement
Michel

Hors ligne Stevius A

  • Prophète
  • Messages: 622
    • Blog d'écrivain de Stevius A
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #9 le: 15 Octobre 2022 à 11:25:48 »
Bonjour,
Je dois avouer que j'ai triché : après avoir lu le titre, j'ai pris une grande respiration puis j'ai parcouru le texte en m'appuyant sur les virgules.
Par contre, je l'ai parcouru rapidement et du coup, je pense être passé à côté de pas mal de chose, mais j'ai beaucoup apprécié ta plume.
Le choix de ces phrases longues donne une ambiance lourde indéniable, c'est bien.

Je n’en suis pas certain, mais j’aurai mis « dans leur mâchoire brisé » au pluriel.

Et sinon, rien à voir, mais depuis peu, les polices de toutes les histoires sont devenues très petites sur le monde de l'écriture, ça en devient difficile à lire.
Y a-t-il un paramètre à modifier quelque part ?

Merci et bonne journée.
Stevius
« Modifié: 15 Octobre 2022 à 11:27:50 par Stevius A »
Tranches de vie et carnets de voyages peu classiques sur fond d'écriture non policée...

Mon blog avec toutes les histoires : https://www.stevius.fr/

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 766
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #10 le: 15 Octobre 2022 à 13:40:34 »
Bonjour LOF,


Pour moi, à partir du moment où il y a écrit dans le titre le mot : « Tentative », alors ça suffirait à informer ton lecteur du fait que c'est une expérimentation, une exploration – en quelque sorte... –, une recherche stylistique ou esthétique vouée à sortir d'un état passé pour aller vers un état futur.

Vu comme cela, ça pourrait paraître hermétique ! Pourtant rien ne démontre que derrière les phrases se cache nécessairement une vérité métaphysique. On pourrait tout autant voir ton texte comme une forme d'écriture spontanée, automatique, quasi-poétique, où la sensation et l'émotion prennent le dessus sur la raison.

Je pensais que le titre suffisait à alerter ton lecteur que c'est un texte inachevé car expérimental, cependant, si ça ne suffit pas, alors tu peux toujours éventuellement ajouter un petit incipit en début de texte qui indiquerait quelque chose comme : « Voici une recherche stylistique pure et simple, sans fioriture, qui peut repousser dans un premier temps par son aspect brut et originel, naturel ou instinctif ; cependant, cette recherche stylistique a vocation à progresser, à découvrir au fur et à mesure quelques jolies trouvailles littéraires, à m'améliorer. Je prends des risques, j'en ai conscience, en explorant les affres de la créativité... mais ne soyez pas choqué par une telle démarche ! C'est de l'art brut, rien de plus. »  ^^


Et voici pour mes quelques encouragements du jour ; en espérant qu'ils fassent leur chemin et apportent un quelque chose de plus à cette lecture.

Sur ce, une agréable journée et bienvenues les mélancolies de l'automne.
« Modifié: 15 Octobre 2022 à 13:43:24 par Alan Tréard »

Hors ligne LOF

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 174
  • Frappé par le vent
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #11 le: 16 Octobre 2022 à 17:46:42 »
 
Vos commentaires me sont utiles car ils admettent le parti pris, et à partir de cela fondent vos critiques qui sont très constructives.
Il faut dire que l'idée m'est venue de poster ce texte déjà ancien, à partir d'une remarque de Safrande disant
que j'avais tendance à écrire des phrases courtes. Donc j'ai essayé de relativiser son propos en recherchant une écriture différente. Au passage je remercie Safrande pour sa lecture et commentaire minutieux et exigeants. Oui en effet j'ai bien sûr penser à Claude Simon en me lançant dans la phrase longue, avec moins de brio...
Lof

Hors ligne Deadpool

  • Scribe
  • Messages: 94
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #12 le: 18 Octobre 2022 à 15:12:23 »
Fallait oser...pas mal

Hors ligne Murex

  • Prophète
  • Messages: 918
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #13 le: 29 Octobre 2022 à 10:18:57 »
  Bonjour  LOF, je viens de lire ton texte et les commentaires qu'ils ont suscités, très surpris qu'on lui reproche la longueur de ses phrases. Je l'ai trouvé pour ma part parfaitement "digeste" et d'un niveau d'écriture rarement atteint sur ce site. Ce voyage imaginaire dans tes souvenirs (c'est du moins ce que j'ai cru comprendre) est déroutant, troublant, émouvant...que demander de plus à un texte ? Une parfaite maitrise.
  Murex

Hors ligne LOF

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 174
  • Frappé par le vent
Re : Tentative d'épuisement par la phrase longue
« Réponse #14 le: 29 Octobre 2022 à 17:01:10 »
 
Merci Murex.
Quand je commence un phrase, je ne sais pas où je vais. Je sais seulement que je dois mettre des adjectifs, des adverbes,
des locutions, des noms... Détails, actions, climats, nuances de comportement, des perceptions sensorielles. Et tout ça relance la suite.  Bien sûr rien de biographique la dedans. Du fictif oui.
Il y a un tournis à écrire comme ça. Comme la course à pieds, plus tu coures tu coures et tu avances.
Lof

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 22 requêtes.