Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Racbouniennes

Auteur Sujet: Racbouniennes  (Lu 4217 fois)

Hors ligne racbouni

  • Plumelette
  • Messages: 14
Racbouniennes
« le: 08 Avril 2011 à 00:55:14 »

Salutations à tous,

Je débarque, je prends mes aises.

Voici un long poème  heptasyllabique issu de mon blog poétique , libre à vous...


Tom Creule


 Ni papou ni blanc ni peul
il avait pour nom Tom Creule
C'est dans la lugubre flandre
qu'il apparut sans esclandre
une ferme méphitique
aux pâtures grouillantes de tiques
où de vieux ânes malades
chiquaient de noires salades
et devers le crépuscule
un coq hurlait, ridicule,
sur une mer de renoncules.

 Né un soir de lune grasse
d'un ragondin d'une paillasse
il fut craché sur la terre
par la veuve Creule-Winter
Tom portait une gueule torve
dévidant toujours la morve
les pieds petits le bras maigre
la panse fine et l'oeil aigre
il semblait un épinoch'
au corps constellé de cloques
éduqué à coup de bâton
il écorchait les chatons.

 
La veuve s'offrait aux gaillards
qui labouraient ses hectares
en à peine quelques années
elle mit bas une farfalée
de blondinets bien gueulards
aux yeux bleus, au large lard
ils engrossèrent les voisines
et disparurent à Malines
elle laissa soin aux cochons
aux poules aux chiens aux dindons
d'apprendre à Tom "son mal chié"
à se tenir, s'essuyer.
Grandit opiniâtrement
entre bouse et firmament
Par les paysans roué
car à rien n'était doué
le ciel bleu était cloué
dans le fond de son brouet
 des kobolds facétieux
croyant Tom le fils des cieux
nagèrent avec lui aux mares
cerclées de saules tétârds
puis une vieille mégère
qui logeait près d'une rivière
lui apprit comment d'un gant
on assèche les watergangs
lui apprit la sorcellerie
rudiments de satanerie

 atteignant 19 hivers
Tom tourna assez pervers
pour se dévouer au mal
comme un fou pris de haut-mal
Tom décapita les vierges
de pierre, brûla les cierges
des chapelles environnantes
des bigotes toutes tremblantes
alertèrent les curés
qui faisaient autorité
des villages entiers colère
sur la ferme déferlèrent
on pendit la veuve Winter
fit de la ferme un cratère
mais nul ne trouva la gueule
du jeune démon Tom Creule

Tom incendia les récoltes
incita à la révolte
mit toutes les églises à sac
dépeça des moines en vrac
puis il monta à la ville
Louvain, Ath, Philippeville
fonda une guilde de gueux
qui abjurèrent tous Dieu
 On raconte qu'au port d'Ostende
Tom vendait aux riches flamandes
des fioles de mécréance
et acquit fortune immense
Puis Tom vira armateur
il racheta un flotteur
dont la hune toisait le jour
tous les bateaux alentours
Tom quitta les rives belges
et vogua sur les flots beiges
jusqu'à Setubal; à Sfax,
trafiqua des cornes d'addax;

Il dériva vers Oman
où  il se fit musulman
erra cent jours à Mascate
hagard, à mâcher le qat
puis Tom fut pirate d'Afrique
à l'équipage en colique
soumis à son fouet glacial
servit au boutre royal
vola un bateau trésor
à Zheng He le Ming d'or
 
rebaptisé Tom-Rashad
il s'installa à Bagdad
pour s'improviser Marchand
de limettes, khandjars méchants
Lors des guerres de Kirghizie
il s'illustra en Ghazi
et au bassin du Tarim
mendia son pain pour des rimes
roit'let du Karakoram
il eut un empire de femmes
il bradait des odalisques
aux culs marqués de marisques
contre résine de lentisques
et dociles damalisques
que lui trouvaient des éleveurs
qui devenaient ses serviteurs

lassé de cette course absurde
Tom épousa une jeune kurde
disparut dans les montagnes
du Pamir, avec un pagne...

 
Nul ne sait ce qu'il devint
mais un abbé angevin
missionné en terres de Chine
vit un jour dans la vitrine
d'une singulière boutique
le sourire satanique
d'une figurine de Nok
c'était Tom Creule "l'épinoch"
il était mort sans esclandre
loin de sa lugubre flandre
aux pieds du bouddha Leshan
car Tom voulait se faire moine...

Tout le reste vient de là bas : http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Racbouniennes
« Réponse #1 le: 09 Avril 2011 à 12:13:20 »

Trop long, contexte difficile, résultat... je n'ai pas accroché.  :-[

Et puis, petite remarque,

Citer
Grandit opiniâtrement
entre bouse et firmament
Par les paysans roué
car à rien n'était doué
le ciel bleu était cloué
dans le fond de son brouet
 des kobolds facétieux
croyant Tom le fils des cieux
nagèrent avec lui aux mares
cerclées de saules tétârds
puis une vieille mégère
qui logeait près d'une rivière
lui apprit comment d'un gant
on assèche les watergangs
lui apprit la sorcellerie
rudiments de satanerie

Elle est où la ponctuation, quand est-ce qu'on respire ? On se perd très facilement.

Citer
Par les paysans roué
car à rien n'était doué
le ciel bleu était cloué

Je ne comprends pas... roué ?

Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne racbouni

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Racbouniennes
« Réponse #2 le: 06 Août 2011 à 15:26:33 »

De retour après long long temps...

Citer
Et puis, petite remarque,

Citation
Grandit opiniâtrement
entre bouse et firmament
Par les paysans roué
car à rien n'était doué
le ciel bleu était cloué
dans le fond de son brouet
 des kobolds facétieux
croyant Tom le fils des cieux
nagèrent avec lui aux mares
cerclées de saules tétârds
puis une vieille mégère
qui logeait près d'une rivière
lui apprit comment d'un gant
on assèche les watergangs
lui apprit la sorcellerie
rudiments de satanerie

Elle est où la ponctuation, quand est-ce qu'on respire ? On se perd très facilement.

Moi je ne trouve pas du tout qu'on se perd ni que le souffle se coupe, faut s'adapter voilà tout;

Et concernant rouer :

 rouer, verbe transitif
Sens 1 Infliger le supplice de la roue [Histoire].
Sens 2 Battre, frapper. Ex Rouer de coups.


Sinon j'invite tout le beau monde qui a faim de lire des choses intéressantes

à foncer vers ce blog alimenté par des poètes au sens le plus fort du mot :

http://inpartibus.over-blog.com/

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Racbouniennes
« Réponse #3 le: 07 Août 2011 à 08:18:18 »

Citer
Moi je ne trouve pas du tout qu'on se perd ni que le souffle se coupe, faut s'adapter voilà tout;
Pour toi peut-être, mais moi en tant que lecteur non. Je suis désolé mais pourquoi mettre des majuscules à certains endroits, comme la ponctuation, et ailleurs non ? Il faut respecter ses codes jusqu'au bout. C'est avec ou sans ponctuation et le passage que j'ai souligné est vraiment difficile à lire. Ce n'est que mon avis bien sûr...  :huhu:

Citer
Par les paysans roué
Je ne soulignais pas le sens. "Les paysans roué" ne te choque pas ? Roués avec un s, non ?

Enfin, il faut laisser une espace devant les ";".
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Docteur Pasquier

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Racbouniennes
« Réponse #4 le: 07 Août 2011 à 12:49:07 »
Bel effort. En ce qui me concerne cependant, je ne suis pas trop séduit par ce genre de poème narratif. J'ai bien suivi le destin de ce Tom mais le contexte, les personnages, ne me parlent pas ou peu... en liant à ces vers d'aventure belge quelques souvenirs de westerns (genre que j'aime énormément pourtant).
D'un point de vue formel, l'heptasyllabe  n'est pas toujours respectée : par exemple (je n'ai pas tout relevé) les vers 6, 11, 13, 14, 15, 26, 30, 31, 42, 43, 47, 48, 50, 71, 77... Tu oublies que le -e muet se prononce également lorsque le mot se termine par -s ou -ent. Il y a également des diérèses qui ne sont par respectées.
C'est un exercice difficile, il est vrai, et je me demande pourquoi ce choix de l'heptasyllabe qui était un peu en vogue au XVIIème siècle. Peut-être pour sa rareté... Le vers libre aurait été préférable peut-être.
« Modifié: 07 Août 2011 à 12:54:30 par Docteur Pasquier »
"La lueur de la ville montait et s'allait perdre dans un ciel chargé de frimas. Mais la petite chambre était chaude." (Duhamel, Chronique des Pasquier, V)

Hors ligne Sebastien K

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Racbouniennes
« Réponse #5 le: 08 Août 2011 à 02:15:35 »
Je trouve ton "naturalisme trash" très intéressant sans être fan du poème en lui même.

Si chaque strophe est égale à une page, alors je ne le trouve pas trop long.

Matt a écrit :

Citer
Citer
Moi je ne trouve pas du tout qu'on se perd ni que le souffle se coupe, faut s'adapter voilà tout;

Pour toi peut-être, mais moi en tant que lecteur non. Je suis désolé mais pourquoi mettre des majuscules à certains endroits, comme la ponctuation, et ailleurs non ? Il faut respecter ses codes jusqu'au bout. C'est avec ou sans ponctuation et le passage que j'ai souligné est vraiment difficile à lire. Ce n'est que mon avis bien sûr... 

En fait, cela se fait de plus en plus couramment en poésie aujourd'hui. C'est la majuscule qui sert de "ponctuation", ou plus exactement, qui sert le rythme. On doit cela à des poètes tel que Fabienne Courtade, éditée chez Flammarion.

Hors ligne Docteur Pasquier

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Re : Racbouniennes
« Réponse #6 le: 08 Août 2011 à 09:02:57 »
Citer
En fait, cela se fait de plus en plus couramment en poésie aujourd'hui. C'est la majuscule qui sert de "ponctuation", ou plus exactement, qui sert le rythme. On doit cela à des poètes tel que Fabienne Courtade, éditée chez Flammarion.

On doit surtout cela à Cendrars et Apollinaire !...
"La lueur de la ville montait et s'allait perdre dans un ciel chargé de frimas. Mais la petite chambre était chaude." (Duhamel, Chronique des Pasquier, V)

Hors ligne Sebastien K

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Racbouniennes
« Réponse #7 le: 08 Août 2011 à 11:28:12 »
Docteur : Ok pour la ponctuation. Mais l'absence quasi totale de majuscules, aussi ?

Hors ligne racbouni

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Racbouniennes
« Réponse #8 le: 08 Août 2011 à 19:09:29 »

Z'êtes marrants avec vos histoires de majuscules et de "e muets".... A vrai dire ces règles formelles... Je m’assois sans vergogne dessus !

Le contexte je le reconnais n'est peut être pas forcément accessible à tous, mais je crois en la valeur de ce poème, il en existe très peu de semblables je pense.

Relisez ptet !

Hors ligne Docteur Pasquier

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Re : Racbouniennes
« Réponse #9 le: 08 Août 2011 à 21:30:59 »

Z'êtes marrants avec vos histoires de majuscules et de "e muets".... A vrai dire ces règles formelles... Je m’assois sans vergogne dessus !

Le contexte je le reconnais n'est peut être pas forcément accessible à tous, mais je crois en la valeur de ce poème, il en existe très peu de semblables je pense.

Relisez ptet !

Si tu t'assois sur les règles formelles, à quoi bon l'heptasyllabe... ça fait désordre non ? Si tu refuses les règles, tu peux opter pour le vers libre : il est inutile de se tirer une balle dans le pied en indiquant le type de vers employé. Soit on choisit une versification fixe et l'on s'y tient, soit on fait autre chose.
C'est très bien que tu crois en la valeur de ton poème. Mais ce n'est peut-être pas suffisant ... ou si, mais pour une autopublication...
« Modifié: 08 Août 2011 à 21:32:58 par Docteur Pasquier »
"La lueur de la ville montait et s'allait perdre dans un ciel chargé de frimas. Mais la petite chambre était chaude." (Duhamel, Chronique des Pasquier, V)

Hors ligne racbouni

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Racbouniennes
« Réponse #10 le: 10 Août 2011 à 11:27:48 »

Au temps pour moi, j'avais oublié que j'avais noté heptasyllabique dans le tout premier post eheh !!

J'aurai du en effet noter heptasyllabique "libre" ou "irrégulier" pour plus de clarté.

Ce que je voulais dire en fait c'est qu'ici j'ai l'impression qu'on ne cause jamais du fond des textes

mais seulement de la forme (les majuscules, les rimes, les e muets) un peu comme si j'offrais une bouteille de vin

et qu'on ne la jugeait que sur son étiquette et la qualité du verre !!

Après il me semble que ce texte ne vous parle pas, mais il parle à d'autres...

Sinon ceci, "Ascension" en vers libres souplement rimées (pitié ne me parlez pas de diérèse)  qu'on peut lire là bas


http://inpartibus.over-blog.com/




Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : Racbouniennes
« Réponse #11 le: 10 Août 2011 à 13:33:09 »
Pouah j'ai réussi à tout lire ! Franchement non c'est une corvée à la lecture ce poème.
Le souci je pense c'est qu'il se passe trop de choses pour un poème, c'est très tassé. trop tassé ! On a pas le temps d'apprécier chaque situation en fait ! Car le fond est intéressant c'est sur, mais la structure gâche le fond je trouve.
en fait le poème n'est pas trop long, tu devrais même l'allonger un peu et nous faire souffler un peu entre plusieurs scène. Pour moi il y a franchement quelque chose qui ne va pas du tout. Sinon fais en une nouvelle, je sais pas mais c'est vrai que ce texte a du potentiel. J'ai pas de doute là dessus.
certains passages sont très bons, mais franchement faudrait me payer pour que je relise !
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Racbouniennes
« Réponse #12 le: 10 Août 2011 à 14:27:04 »

@Sebastien K
Citer
C'est la majuscule qui sert de "ponctuation"
Cela ne s'applique pas ici.

----------

Nous sommes là pour donner notre avis... Je n'ai toujours pas de réponse à ma question.

Citer
Sinon ceci, "Ascension" en vers libres souplement rimées (pitié ne me parlez pas de diérèse)  qu'on peut lire là bas


http://inpartibus.over-blog.com/
Pas dans cette section, voir les règles...
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : Racbouniennes
« Réponse #13 le: 10 Août 2011 à 23:39:53 »
Citer
Par les paysans roué
car à rien n'était doué

Pas de "s" à roué : Par les paysans [il était] roué,
                                    car à rien [il] n'était doué.

C'est pas une faute d'orthographe mais de lecture pour le coup.
Je suis d'accord sur un point : le fond est rarement discuté dans les commentaires, voire jamais.
Mais j'aime pas le fond de ce poème non plus, ni la forme d'ailleurs.
Je le trouve pas difficile à lire par contre, ça lorgne du côté de la description plate,
du journal de vie avec seulement des faits, et pour moi c'est un peu superficiel, genre : "Ah, cool, s'est passé ça".
« Modifié: 10 Août 2011 à 23:47:16 par Ollin »
Signature

Hors ligne Docteur Pasquier

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Re : Racbouniennes
« Réponse #14 le: 11 Août 2011 à 00:22:50 »

Au temps pour moi, j'avais oublié que j'avais noté heptasyllabique dans le tout premier post eheh !!

J'aurai du en effet noter heptasyllabique "libre" ou "irrégulier" pour plus de clarté.

Ce que je voulais dire en fait c'est qu'ici j'ai l'impression qu'on ne cause jamais du fond des textes

mais seulement de la forme (les majuscules, les rimes, les e muets) un peu comme si j'offrais une bouteille de vin

et qu'on ne la jugeait que sur son étiquette et la qualité du verre !!

Après il me semble que ce texte ne vous parle pas, mais il parle à d'autres...

Sinon ceci, "Ascension" en vers libres souplement rimées (pitié ne me parlez pas de diérèse)  qu'on peut lire là bas


http://inpartibus.over-blog.com/



Arrêtons la mauvaise foi tout de même... l'étiquette est souvent révélatrice : un Gewurtz grains nobles a peu de chances d'être mauvais...
« Modifié: 11 Août 2011 à 00:24:48 par Docteur Pasquier »
"La lueur de la ville montait et s'allait perdre dans un ciel chargé de frimas. Mais la petite chambre était chaude." (Duhamel, Chronique des Pasquier, V)

 


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