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Auteur Sujet: La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]  (Lu 1306 fois)

Hors ligne Kwak'

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La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« le: 12 Mai 2022 à 22:30:58 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


C'est une vieille baraque en bois, rudimentaire et glaciale, en haute montagne. On y foutrait même pas un berger, pourtant la vieille est partie l'habiter. Chaque matin, elle se lève à l'aurore, fait couler un café noir sur un vieux réchaud bancal, puis elle part. D'abord, elle emprunte le chemin qui longe la rivière, son dos courbé lui permettant de marcher moins vite et de mieux distinguer les herbes à ramasser pour édulcorer le bouillon de la semaine ; ensuite elle rebrousse chemin pour rattraper la grande route, et là, sur cette route linéaire où l'on passe à quatre-vingt dix kilomètres à l'heure, la vieille, elle s'asseoit et elle attend, inlassablement.

Elle peut rester là des heures, jusqu'à ce qu'au loin, on voit un point jaune et bleu ; à ce moment la vieille se relève, et le temps qu'elle se relève on distingue maintenant la voiture et la casquette du facteur, puis le bruit de moteur s'essouffle - c'est bien la seule voiture qui ralentit par içi -, et maintenant on distingue nettement le visage du facteur, mais celui-ci, comme toujours, ne porte pas de sourire, au contraire, d'ailleurs, il fait cette mine un peu désolée que la vieille connait par coeur, le rictus hasardeux et les sourcils levés, comme pour dire "Non, désolé, j'aurais voulu lui dire l'inverse, mais il n'y a pas la moindre lettre à votre endroit."

Le même manège improbable se déroule de façon si routinière que le facteur ne parle même plus de courrier. Il demande si ça va, si y'a besoin de quelque chose, mais la vieille grommelle comme un ours, tente un vague sourire, puis elle fait demi tour et remonte sa silhouette rabougrie jusque dans sa cabane.

Là, elle s'enferme et on ne la voit plus jusqu'au lendemain matin, où le même cinéma recommence.

**

- C'est vrai que vous étiez déjà poli, quand vous étiez enfant.

La boulangère sort ça comme ça, sans réfléchir, habituée aux petites conversations de quartier, puis tout à coup, elle se rend compte. Elle fait un petit "ho", suivi d'un courbement d'épaules, puis ses yeux se plissent gentiment en un visage enfantin comme pour dédramatiser la situation, et elle dit :
- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Faut le voir, à ce moment-là, Edgard. Encore un pyjama sous son grand manteau, le teint gras, le cheveux ébouriffé, il se demande s'il est en manque de café, mais non, non, ses oreilles ont bien entendues, son cerveau a bien traité l'information, et il constate avec terreur et incompréhension que la boulangère a bien dit "Vous étiez poli quand vous étiez enfant", sauf que la boulangère a vingt ans, que lui en a soixante, et qu'il ne la connait que depuis quelques mois.

Edgard ressent comme un vertige, alors il dit maladroitement "Pardon ?", et malgré le rictus compatissant de la gaffeuse, il fronce ses sourcils, et il dit "Vous pouvez répéter ce que vous venez de dire je vous prie ?"

Mais la boulangère est maitresse en son domaine, alors elle profite du reste des gens qui attendent leur tour, et, finaude, elle balance juste un "Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Voilà pour vous, il y a du monde, belle journée !", et elle passe au suivant.

Mais Edgard a parfaitement entendu. Devant l'autorité, il se plie pourtant, se dirige vers la porte, le cerveau en feu, prend inconsciemment le chemin du bistrot qu'il fréquente quotidiennement, s'asseoit au comptoir. Le tenancier lui balance un "Hé beh, Eddy, t'es en avance ce matin", mais pourtant déjà il lui sert un petit blanc bien serré, et sans dire un mot, il m'amène à Edgard, et ce dernier le boit, toujours dans le silence le plus complet.

Au bout d'un long moment et de deux autres verres, Edgard parvint à articuler :
- Ecoute, mon vieux. Je sais pas ce que c'est que ce délire. Je viens d'avoir le confirmation : les gens connaissent ma vie.
- Ta vie ?
- La boulangère, par exemple, à l'instant. T'as vu son âge ? Beh elle m'a vu étant enfant.
Le tenancier regarde la bouteille en vérifiant son contenu, puis il hasarde :
- Mais non, mon vieux, tu te fais des idées. T'es un sacré narcissique, voilà tout.
- Je suis sûr de ce que je t'avance. Au début c'était une impression impalpable ; des regards un peu appuyés, des sourires un peu moqueurs. J'ai senti que le regard des gens changeait, sans en comprendre la raison, puis, tout à coup, c'est devenu plus dense. Il y a eu une multitude d'indices, jusqu'à ce que la boulangère dise un truc pareil.
Silence absolu chez le tenancier.
- D'ailleurs, mon vieux, il me vient une idée ; toi aussi tu as changé. Quelque chose à me dire ?
- En quoi aurais-je changé ?
- Tu ne me prends plus la tête quand je bois. Avant, tu me mettais en garde ; aujourd'hui, tu me laisses me murger, quitte à m'offrir des verres.
Le tenancier cligne trois fois des yeux, mais ne réponds pas. Edgard, connaissant la puissance du silence, en fait de même. Acculé, le barman dit :
- Bon, ça va, ça va... mais j'ai bien peur de te secouer. Bien sûr, qu'on connait ta vie, vieux. En fait, pour tout te dire, tout le monde connait ta vie, dit-il en reversant une bonne dose de blanc.
Le tabouret d'Edgard vacille, mais ce dernier tient en se raccrochant à son verre. Le tenancier rajoute :
- Ca fait un moment que je voulais te le dire, mais ma femme va me tuer. En fait, mon vieux, il y a un livre, tu sais, euh... un livre qui raconte toute ta vie. De l'enfance jusqu'à... aujourd'hui. Et je dois avouer que j'attends le prochain tome, parce qu'il y a un sacré suspens.
- C'est une plaisanterie ?
- Non, non, je t'assure, ou je ne la comprends pas. Reste que c'est superbement écrit. Quelque chose de très fort.
- Tu as ce livre ?
- Je l'ai emprunté à la "Bibliothèque Idéale", la petite librairie du quartier.
Tandis qu'Edgard se dirige déjà vers la porte, le barman ajoute ;
- C'est un livre qui réussit un sacré tour de force, tu sais ; il a été publié uniquement à une dizaine d'exemplaires ; pourtant tout le monde l'a lu ! D'abord le quartier, puis les gens se le sont passés, puis toute la ville, ensuite, j'ai vu un article dessus il y a peu sur un journal national, et enfin, qui sait où ça ira ! Tu devrais être fier !
Mais Edgard avait déjà passé la porte.

***

Ce matin-là, la vieille ne sortit pas. Elle fit malgré tout couler le café sur le réchaud toujours bancal, puis elle s'installa sur la seule table de son intérieur. Sur cette dernière trônait un vieille rémington pourrie dont les touches faisaient mal aux doigts ; pourtant elle y tapa frénétiquement, sans hésitation, avec agilité. Durant plusieurs semaines on ne la vit ni sur la route ni autre part, puis, un beau matin, tandis que le facteur arrivait et allait lui faire sa sempiternelle moue désolée, il remarqua qu'elle avait un paquet de feuilles dans la main, dépourvues d'enveloppe ou de timbres, et qu'elle lui passa l'ensemble avec de la toute petite monnaie pour  l'envoyer à une adresse paumée dans Paris.

***
Edgard passa la porte de la "Bibliothèque idéale" en trombe, si bien qu'il en oublia les piles de livre et le capharnaum qu'il y avait ici, et dans sa précipitation il fit tomber un petit tas de livre avec le coin inférieur de la porte, qui en fit tomber une montagne, ce qui réveilla le libraire.
Lorsque ce dernier dit "Je peux vous aider ?", Edgard répondit "Vous devez m'aider, oui !", ce qui froissa le libraire, qui en plus n'aimait pas qu'on le réveille de la sieste.
- En quoi ?..
- En ce que vous avez le livre qui raconte ma vie, Monsieur.
Le libraire s'étouffa, sans se rendre compte qu'il trahissait sa jalousie.
- Et vous êtes ?..
- Je suis monsieur Edgard Bidon, et j'ai des témoins et des indices très nets qu'il se passe quelque chose ici qui mériterait d'être trainé devant un tribunal.
Le libraire ne put se contenir :
- Mais c'est vous, Monsieur, qui devriez comparaitre devant un tribunal !
Edgard, peu conscient des sous-entendus dramatiques que cette phrase contenait, en fut pourtant heureux.
- Ah ! Vous voyez ! Vous savez des choses que moi-même je semble ignorer !
Le libraire tout penaud ne put que courber l'échine.
- Bon, bon... Il est sûrement temps que vous le sachiez.. C'est con, on attendait le dernier tome, et vous risquez de tout compromettre..
- ASSEZ ! hurla Edgard.

Le libraire s'alluma une clope comme pour préparer un long discours, puis il parla. Il expliqua à Edgard qu'un livre était sorti ; que le héros de ce dernier était Edgard Bidon lui même, qu'on n'avait changé ni le nom, ni le physique, ni l'adresse - et encore moins les faits ! - ; que ce livre amateur était devenu le petit chouchou de sa clientèle, tant il avait été édité en si petit nombre et tant le côté intimiste du partage plaisait à la populace ; mais bien sûr, c'était aussi en raison du style incroyable qui narrait des évènements pourtant si petits, si minables, si rabaissant.
- Et vous avez le titre ?
- Ca s'appelle "La serrure par vengeance".
Edgard sembla vexé que le titre fut si mauvais, et il s'en offusqua. Le libraire expliqua :
- Si vous voulez mon avis, c'est un très bon titre ; pour le comprendre il faut le lire. Ca donne envie. C'est le principe d'un bon titre.
Edgard ignora le sarcasme, et passa au principal :
- Et bien donnez moi ce livre qui raconte ma vie, que je vous poursuive, vous et l'auteur, pour violation de vie privée, diffamation, ou que sais-je.
Le libraire provoqua :
- Il a raison, le livre ; vous êtes vraiment infect. C'est pour cela que j'ai bien peur de vous annoncer que je n'en ai plus ; on vient de m'emprunter le dernier. Je ne peux rien pour vous.
- Je veux le nom de l'auteur. Que dit le livre ?
- Il est écrit Beeha, on ne sait rien d'autre, c'est un pseudonyme. C'est d'ailleurs le seul point du livre : l'auteur s'est permis de vous peindre tel que vous êtes, et il s'est mis derrière un pseudo. C'est ce qui fait tout l'angle de la plume, d'ailleurs.
- Qui édite ce livre ?
- C'est mon imprimeur, monsieur, celui avec lequel je publie mes poèmes moyen-âgeux que personne ne lit.
- Et les manuscrits viennent d'où ?
- On a peut être une adresse, mais elle semble bancale. Elle est en haute-montagne, sur un lieu dit paumé. Si y'a que ça pour vous rendre plus agréable, je peux vous lâcher l'adresse.
Edgard grommela et prit le petit bout de papier, toujours en pyjama, et s'en alla en claquant la porte.

***
Edgard arriva en Haute-Montagne en milieu d'après-midi, mais il fut incapable de localiser le lieu-dit de l'auteur avec précision. Lorsqu'il s'arrêta au village, son sang ne fit qu'un tour. Avant même qu'il n'ait pu demander son chemin à une vieille dame qui passait par là, cette dernière le coupa :
- Vous prenez à droite, puis à gauche, ensuite vous allez tout droit le long des brebis jusqu'à la fourche où un chemin rocailleux monte. Ici vous devrez descendre, continuer à pied. Vous irez encore tout droit, jusqu'à voir cette petite cabane dans le fond.
- Mais... comment diable saviez vous que je cherchais mon chemin ?
La vieille sourit aimablement :
- Pardi ! Je viens de lire le Tome cinq ! Quelle merveille !
Edgard mit la tête dans ses mains. La vieille rajouta :
- Si je puis me permettre, bravo d'être venu, enfin. Allez, dépêchez-vous, bon sang !
Edgard accellera.

Une fois devant la porte de la cabane, Edgard frappa trois coups agressifs, mais personne ne répondit. Il ouvrit alors d'un coup, et constata que la cabane était vide. Elle était rudimentaire : un lit, un réchaud, quelques victuailles, des couvertures, une table, une vieille machine à écrire, et cinq livres mal imprimés. Il s'avança alors, et découvrit enfin : "La serrure par Vengeance, Par Beeha".

Il s'assit sur le lit, empoigna le tome numéro 1, et lut.

Bien des heures et cinq tomes plus tard, Edgard était en larmes. Il n'avait jamais vu sa propre vie sous l'angle tel que l'auteur la narrait, et il était dévasté. Il prit le dernier tome dans tous les sens comme on le fait lorsqu'on termine un livre majestueux. Le titre, dans toute sa magie, s'expliquait maintenant et relevait de sa superbe. Il correspondait au tome 3, chapitre sept ; le pire moment de l'oeuvre. Edgard s'y séparait d'avec sa femme que l'alcool lui avait maintenant fait oublier, et il finissait sur cette phrase qui revenait maintenant à sa mémoire :
- Puisque tu es si conne, je te quitte. Tes affaires seront chez ta mère demain matin. N'insiste pas, ta clef ne vaut plus rien : j'ai changé la serrure par vengeance.

Il réfléchit encore un long moment, désoeuvré. Son coeur s'amplit d'amertume, et la vieille remington lui sauta aux yeux. Alors il se leva, s'assit en face de la machine à écrire, puis, d'un geste lourd et difficile, il commença à écrire :

"Mon amour.... Je suis désolé..."

Dans le lointain, non loin de la rivière, le coeur d'une petite vieille sembla retrouver un petit peu de vigueur, et, malgré les morilles magnifiques qui traçaient son chemin, cette dernière le sentit profondément. Elle fit un petit sourire, se retourna, puis sa silhouette courbée reprit tranquillement la route de la cabane.
« Modifié: 12 Mai 2022 à 22:36:22 par Kwak' »

En ligne Luna Psylle

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Re : La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« Réponse #1 le: 13 Mai 2022 à 08:04:27 »
Salut Kwak' !

(juste une question un peu con hors texte : pourquoi je pense à Pokémon chaque fois que je vois ton pseudo apparaître ;D ? En vrai, c'est cool :coeur: donc j'adore ton pseudo !)

Juste repéré une faute de frappe :

Citer
Sur cette dernière trônait un vieille rémington pourrie dont les touches faisaient mal aux doigts
une

C'était prenant, a attisé ma curiosité assez vite, plus par rapport à la vieille femme qu'à l'homme. Beaucoup d'empathie pour elle aussi. Et même si à la fin, toutes les questions n'ont pas forcément trouvé de réponses, je trouve que ce flou donné a son charme. J'ai aimé ce flou final, où l'interprétation est libre malgré tous les détails apportés pour deviner.

En te souhaitant une bonne journée !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Rémi

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Re : La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« Réponse #2 le: 13 Mai 2022 à 08:13:06 »
Yooo !

Citer
édulcorer
pas sûr que ce soit le bon terme

Citer
sauf que la boulangère a vingt ans, que lui en a soixante, et qu'il ne la connait que depuis quelques mois.
ah ! c'est ce que je me disais... intriguant !

Citer
Edgard Bidon
:coeur:

Waw ! T'as pondu ça en une heure  :o :o :o Trop chouette.
Y a du peaufinage à faire (tu m'étonnes, avec cette vitesse d'écriture !), mais ça se tient déjà drôlement bien, et l'histoire est trop trop cool. Y a moyen de faire un très joli texte sur cette base solide. La structure est propre, y a des persos intéressants...

Bravo, c'est classe ! (et tu devrais faire le nano ^^)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« Réponse #3 le: 13 Mai 2022 à 10:53:55 »
Bonjour Kwak',

Citer
il m'amène à Edgard
l'amène*

La Remington m'a interpellé, ça a éveillé une carabine au début (Très rapidement parce que la suite clarifie tout de suite).

Déjà, j'suis admiratif devant ce que tu as réussi à pondre en une heure o.O Sacré rythme !
L'histoire est vraiment intéressante, tout se tient et se déroule avec fluidité.
La fin est très sympa, il reste encore un peu de mystère... Tu comptes essayer de poursuivre ? :)

A bientôt ~
“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

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Re : La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« Réponse #4 le: 14 Mai 2022 à 18:03:32 »
Hello ! Quelle affaire ! Le côté "le dernier est déjà emprunté" est un peu artificiel (bon, j’admets, ça fait partie du contenu imposé), mais tout le reste est bien monté ! J’apprécie particulièrement que tu fasses rencontrer les deux protagonistes, et que tu révèles leur lien. Jusqu’ici, on se demande vraiment si on est dans le domaine du fantastique, et puis "tout" se résout, c’est magnifique. :-)
Comme Rémi, tu pourrais même en faire un truc plus long :-o

Hors ligne Kwak'

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Re : La serrure par vengeance [Defi tic tac 12052022]
« Réponse #5 le: 15 Mai 2022 à 18:15:25 »
Coucou !

Alors ;

@Luna
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
C'était prenant, a attisé ma curiosité assez vite, plus par rapport à la vieille femme qu'à l'homme. Beaucoup d'empathie pour elle aussi. Et même si à la fin, toutes les questions n'ont pas forcément trouvé de réponses, je trouve que ce flou donné a son charme. J'ai aimé ce flou final, où l'interprétation est libre malgré tous les détails apportés pour deviner.
J'ai voulu plier le texte dans les règles du jeu et pourtant j'ai dépassé de 16 minutes (1h16 d'écriture en tout). Je pense que ton impression de flou final vient des incohérences qu'il reste et que je n'ai pas eu le temps de clarifier. Rémi l'a décelé aussi. Dans ma tête, tout semble se tenir, mais il faut que je le retravaille pour que tout soit carré. Content s'il t'a alpagué et merci pour la lecture et l'empathie, c'est ce que je cherche à faire de plus en plus - télescoper le lecteur dans le prisme de mes personnages.

@rémi :
Oui, il y a des choses qui ne vont pas du tout, même. Des mauvais mots, des fautes, des problèmes de rythme. Je vais le rebosser ailleurs mais je tiens à garder l'heure d'edit par respect des règles. Si l'histoire te parle c'est qu'il y a une base, je vais la peaufinner. Pour le Nano je ne sais pas, j'ai du mal à installer une routine de travail et peur de me foutre en l'air si je ne parviens pas à mon but. Je vais y réfléchir. Merci pour le retour ;)

@Beeha : merci pour les coquilles, je corrigerai en rebossant mais je laisse ce premier rush ici tel quel. J'ai en effet écrit ça en une heure seize, comme lors d'un examen : ne pas rusher et me mettre à écrire de suite. J'ai pris au moins 20 minutes pour réfléchir au moyen de lier "la femme qui attend la lettre" et "l'homme qui cherche le livre qui raconte sa vie." Ensuite j'ai cherché un plan et une intrigue et une fois que tout semblait se tenir j'ai écrit comme un goret. Au final le résultat est bien meilleur que les fois où j'ai rushé direct sur un thème sans trop réfléchir ni faire de notes.  Content que ça t'ait parlé aussi ; pour moi il n'y a pas de mystères mais je n'ai pas pu clarifier tout ce qu'il aurait fallu dans les temps, je vais donc le réécrire ;) merci pour ton passage !q

@Oper : j'ai essayé de coller à tous les éléments de la couverture, en effet le "déjà emprunté" était dur a caler. Pour tout te dire le libraire disait même " c'est un super livre ma maman s'en sert parfaitement pour caler un meuble" mais c'était trop incohérent avec la superbe de l'oeuvre dont a besoin l'intrigue, alors j'ai viré. Et en effet dans le mille je voulais qu'on se dise "y'a un truc fantastique" pour qu'au final tout se résolve- mais reste des points à préciser et parfaire.

Merci a vous tous.tes a la fois pour le jeu et pour vos remarques très instructives ! :)

 


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