LonelyFoxEt te voilà brestois ! Le Finistère ! Voilà un territoire propice à la création poétique. J'ai écrit un truc assez sympa sur cette région
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https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=37873.msg596822#msg596822À ton tour…
Robert-Henri DTu as raison. Toutefois, je crois qu'il existe une autre règle qui est celle de l'unicité de l'artifice que constitue la diérèse ou la synérèse. Une fois que tu as pratiquée l'une ou l'autre, tu es tenu, dans le même poème, de conserver la formule, au risque de désorienter ton lecteur. Ce qui voudrait dire ici qu'en ayant écrit plus haut :
«… Le chat insoucieux ronronne »
Pratiquant ainsi la diérèse, je devrais poursuivre avec « mendiant » sur le même registre, ce qui pourrait donner:
"Surgit un mendiant sous ses haillons de nui.
Je reconnais le temps à ses yeux sans pupille;"ManuMerci de t'être arrêté sur ce texte,
car il faut être deux pour écrire un poème.
En fait, comme tu peux le constater à la lecture de ce qui précède, une poésie n'est jamais vraiment terminée c'est ce qui souvent me fait peur. J'ai l'impression parfois, quand je me livre à cet exercice, de bâtir un château de cartes. À un moment donné, quand tu veux mettre une dernière carte, tu risques de tout foutre en l'air. L'art consommé d'une écriture poétique consiste à déterminer à quel moment il ne faut plus y toucher.
J'invite tout lecteur curieux de connaître la version orale de ce poème à se rendre ici :
https://www.youtube.com/channel/UCtSh7Ir1_tg0rf8WhZBunLQ/videos