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Auteur Sujet: Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]  (Lu 1629 fois)

Hors ligne Rémi

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Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« le: 25 Janvier 2022 à 21:51:59 »
Bon, ya du taf pour en faire quelque chose...

Au milieu du désert, une promesse


La carlingue de la bagnole fume, au milieu de l’ocre troublée du désert. Serrées à l’étau, mes tempes résonnent, de coups de boutoir, ça cogne, ça cogne. Je m’extrais de la carcasse fumante qui n’ira pas plus loin. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, ça tabasse : déluge brillant de photons gourmands, avides d’épidermes. Le vent sableux cisaille mes chevilles ; je retourne à la caisse : il ne me reste qu’une étoffe violette, souvenir de Lucie qui ne m’attend plus.
Avec ce chiffon dans la poche, je cherche un abri. Un grand monolithe de grès vomit une flaque d’ombre tiède. Collé à la roche, je soupèse ma gourde et plisse les yeux. Loin là-bas, peut-être une ville. Il faudra marcher la nuit, si mon cerveau en ébullition tient jusque-là. Un scorpion immonde sort d’une faille. Corps de bosses et de creux, dard brûlant, affreux. La bestiole disparaît. Rien ne bouge. Ne remue que la mue d’un serpent à sonnette, agitée par le vent. Sur mon visage, le jupon de soie. Il tremble à chaque expiration, vibre comme les regrets qui me rongent, au moins autant que cette chaleur acide. Mes yeux se ferment, je ne résiste pas, peut-être mon corps me portera-t-il cette nuit vers des lointains salvateurs. Moins d’un litre d’eau, une dernière chance si je tiens jusqu’au crépuscule.
Cependant, je ne dors pas. La pierre se fait grill, la poussière grésille. L’ombre fuit, bientôt le soleil au zénith. Me trainant autour du monolithe, je scrute une arête qui m’offrirait sa protection. Là, un creux. Je m’y blottis. Le grès me protège des rayons brûlants mais rayonne de chaleur. La gourde pèse contre ma hanche, je la porte à mes lèvres et avale une gorgée du précieux liquide. Rien que quelques gouttes. Mes lèvres se déchirent, ma gorge hurle et ma langue gonflée emplit ma bouche. Attendre la nuit. Tenir jusqu’à la nuit. Une histoire que me racontait Lucie me revient en tête, sa blague préférée. Je la répète encore et encore. J’en compte les syllabes tandis que le soleil continue de tourner au-dessus de ma tête, j’isole les voyelles, mâche les consonnes, répète à l’envers ces mots d’un passé qui ne reviendra pas. Au loin, la ville. Peut-être que si je l’atteins…
Je ne transpire même plus, ma chemise se gondole comme du carton, mais le soleil enfin est descendu sur l’horizon. Il frappe encore, mais les ombres ont grandi et je peux me décoller un peu du monolithe. Un peu d’air tourne autour de ma tête, le vent capricieux soulève la poussière. Ma peau se dessèche. De gorgée en gorgée, j’ai dû boire la moitié de ma gourde. Bien trop. Si je ne trouve pas du secours avant l’aube, les quelques centilitres qui restent ne serviront qu’à faire durer mon agonie. Et puis, là, d’un coup, j’aperçois une silhouette. Droit devant, à moins de cent mètres. Elle tremble. Un mirage, sans doute. Mais mourir pour mourir, je choisis de vivre cette expérience de l’hallucination. Alors je quitte l’ombre et m’avance. Aussitôt, la brûlure sur ma nuque. J’avance, je chancèle. La silhouette est toujours là, elle grandit à mesure que je m’en approche. Mes genoux grincent, je pense qu’ils grincent, comme des mécaniques grippées, pleines de sable,  de débris organiques, mus par des tendons de bois et des muscles corrodés. Mais je ne lâche rien, j’avance et ce bonhomme immobile me fixe.
Un grand rire monte au milieu de ce rien, de cette absurdité de pierre et de vent : la silhouette est un cactus. J’attrape un caillou pointu, lève le bras et cogne la surface verte, la peau épaisse et épineuse. La bête végétale saigne. Je voudrais lécher sa plaie mais la barrière d’épines m’en empêche l’accès. Mes doigts fouillent cette pulpe humide, ramènent à ma bouche la bouillie. Une espèce d’eau chaude, parfumée de la haine du désert. Une âcreté sévère se plaque contre mes gencives. Le soleil continue de tabasser, le cactus saigne et je m’emplis la bouche de sa purulence. Mon bras se lève à nouveau et la pierre agrandit la plaie. Ma main se jette dans cette crevasse suintante, j’enfourne des pelletées de cactus, de jus blanc. Douleur ignoble. Une épine plantée dans mon palais. Bien profondément. J’ouvre la bouche au plus grand, je sens l’extrémité épaisse qui dépasse. Mais mes doigts ne peuvent la pincer. Une vrille de souffrance se propage à travers mon crâne, descend dans mes mâchoires, résonne dans ma nuque. Je vais crever d’une épine dans la gueule, comme un brochet goulu jeté sur la berge de sable. J’engage ma main entre mes dents, mes maxillaires vont se déboîter, ça tire sous mes oreilles, un sifflement grandit et enfin mon pouce et mon index saisissent l’ignoble poignard végétal et l’extraient de ma gueule meurtrie.
Retour vers le monolithe, le ventre gonflé et la langue passant et repassant sur la plaie. Je sens, je sais, que tout au fond, à l’intérieur, presque dans mon nez, se cache un morceau d’épine cassée qui n’est pas venu tout à l’heure. Les battements de mon cœur tambourinent là-derrière, comme si ma pompe était au beau milieu de ma tête. Encore quelques mètres à tituber et je m’affale sur une dalle de grès. Immédiatement, la chaleur sous mes fesses se communique à mon tronc, mes jambes, jusqu’à ma tête.
Mes entrailles grondent. Je n’ai plus soif. L’horizon vibre et la lumière décroit. Les dunes au loin tournent au violet. Je tire l’étoffe de ma poche et la passe sur mon front. Les caresses de Lucie. Elle est là, sèche et dure, osseuse et flétrie. Ses doigts de squelette passent sur mon visage. Aucun cri ne veut sortir de ma bouche ensanglantée, les yeux grands ouverts, je ne perçois plus les angles des cailloux, les rondeurs au loin mais seulement le corps décharné de Lucie qui se pose sur moi, à califourchon. Mes membres s’agitent, la terre tremble et ma tête se balance, d’avant en arrière, sur le rythme de la chevauchée de la morte. Mon ventre se gonfle, prêt à éclater et un jet visqueux et verdâtre s’élève devant moi. Et puis un autre, plus puissant encore. C’est le goût âcre qui me fait comprendre que je viens de cracher mes tripes entre mes jambes. Lucie a disparu. Les morts vivants sont solubles dans la gerbe.
Mon dos ne me soutient plus, ma colonne se déroule sur la plaque de grès. Bras ouverts, le regard au ciel, j’attends que les couleurs bariolées disparaissent et que vienne la nuit.

Nuit noire. Tambours entre les oreilles, pulsations d’agonie dans le palais. Je me lève. Mes jambes acceptent de me porter. Au loin, quelques lumières. Si j’avance toute la nuit, j’ai une chance. Je fais des pas de géant. En quelques foulées, j’avale une vallée, gravis une dune. Une force incommensurable coule dans mes veines. La ville au loin se dessine, quelques formes anguleuses, quelques dômes parsemés de lumières sous les étoiles d’un ciel parfait. Je pourrais accélérer, il n’en est pas besoin. Dans quelques minutes, du thé, des gâteaux, un tapis moelleux. Survol d’une route ensablée. Passage au-dessus d’une crevasse profonde. Escalade du bout des doigts de la dernière falaise, voilà j’y suis. Un homme enturbanné m’accueille aux portes de la ville. Ses bras de bronze me portent et me déposent sur une couche aux senteurs d’encens. Stucs et lustres d’orfèvrerie au plafond. Bouchées moelleuses aux fleurs d’oranger. Je revis, je m’élève, je déborde d’une merveilleuse puissance. Mon corps revigoré pourrait embrasser la Terre entière. Lucie. Elle ne peut être loin. Je repousse la couverture qui m’enveloppe, salue mon hôte, traverse la rue, une brassée de lilas entre les bras.
Lucie attendait mon retour plus que tout au monde, ses bras m’enlacent, elle saute contre mon ventre, ses cuisses m’embrassent et je fonds. Je dégouline lentement sur sa couche. Je m’étale, je n’ai plus d’épaisseur. Un voile de soie violette qui danse dans la brise. Caresse sur mon front, ses doigts palpent mes tempes, je n’y vois plus rien. Mes paupières papillonnent ; est-ce le parfum du lilas ? du jasmin ? d’une hyacinthe ? Mes lèvres se cachent entre mes dents ; le poignard refait surface, vient se planter à nouveau dans mon palais. Mes mâchoires se serrent plus fort que jamais, à en écraser n’importe quel caillou du désert. Le sang du serpent, le venin du scorpion… ça gicle sur mes lèvres, ça se faufile dans les crevasses de ma peau gercée, brûle mes dernières perceptions hallucinées et j’ouvre le yeux.

Nuit noire. Je sens ma tête qui cogne contre la surface molle de la dalle de grès : un drap sous mon crâne, des convulsions. Incapable de maîtriser les spasmes, je tente de débrouiller ce qui s’offre à ma vue. Le flou persiste. Entre les étoiles qui s’agitent et forment des réseaux de lignes blanches, le visage d’un homme penché sur moi. Dans sa main, une calebasse qu’il penche contre ma bouche. À nouveau le jus de serpent et de scorpion. Le type sourit, me tapote la joue et baragouine quelques mots dans sa langue du désert. La mienne emplit toujours ma bouche, un miracle que son remède trouve un chemin vers mon estomac. Mes yeux le remercient, je ne peux guère faire plus.

Le moins que je pouvais faire, c’était d’offrir à cet homme les restes de ma voiture hors d’usage. Il en vendra les pièces, il en utilisera la tôle, il en fera ce que bon lui semble. Ça tangue sur ce chameau, immortel animal. La nausée me prend régulièrement, mon sauveur m’a montré ce matin deux cactus en me mimant les gestes de « manger » et « pas manger ». Je crois que j’ai bien compris, même si j’espère bien ne jamais avoir à croquer ces cochonneries à nouveau. Plusieurs fois, j’ai tenté de lui expliquer qu’un bout d’épine était resté fiché dans mon palais ; s’il a bien compris que j’avais un problème, il n’a pas semblé en saisir le détail ni me proposer une solution. On verra quand nous atteindrons la ville. Elle grossit à chaque dune escaladée.

Lucie ne m’attend pas. Elle a pris sa valise, à la va-vite, avant de disparaître de ma vie, il y a plus d’un mois. Quelles promesses ai-je donc faites que je ne pourrai tenir ? Peut-être la retrouverai-je un jour, mais comment me faire pardonner les serments que j’ai bafoués, si je ne les connais même pas. Un bout de papier, au fond de ma poche, me rappelle qu’elle a fini par craquer. Par refuser d’être trop longtemps négligée. Promesses non tenues, promesses inconnues. Je creuse au fond de ma tête, rien. Il faudra pourtant bien que le pardon puisse se construire, mais sur quelles fondations si ma mémoire me trahit ?
« Modifié: 26 Janvier 2022 à 07:05:39 par Rémi »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #1 le: 25 Janvier 2022 à 22:01:10 »


Waouh ! C'est prenant, plein d'images fortes, des descriptions superbes ! J'ai vécu à chaque mot ce moment de solitude et de souffrance ! Bravo Rémi ! Je me sens toute petite avec mon texte sans prétention... et sans chute.

 :mrgreen: :mrgreen:
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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #2 le: 25 Janvier 2022 à 22:13:14 »
Merci Clau :)
J'ai corrigé deux trois coquilles.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #3 le: 25 Janvier 2022 à 22:14:28 »
 :D :D

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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #4 le: 25 Janvier 2022 à 22:49:52 »
Salut !

Citer
mais le soleil enfin a descendu sur l’horizon.
a descendu ?
J'ai tiqué à ma lecture.

Citer
parfumée de la haine du désert
parfumée de ?
Pareil qu'au-dessus.

Citer
Mes yeux le remercient, je ne peux guère faire plus.

Le moins que je pouvais faire,
Répétition d'idée pouvoir faire. Je suppose que c'est voulu avec l'opposition plus/moins, mais j'ai tiqué.

Alors, peut-être la faute à l'heure : j'ai rien capté je crois à part le fait que c'est un trip mortel que ce narrateur se tape !

Je reviendrai demain. J'essayerai. Peut-être une forme un peut bloc, un peu avalanche d'idées et de sensations, mais ça rend bien l'aspect hallucinations.

En te souhaitant une bonne soirée !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #5 le: 26 Janvier 2022 à 07:05:22 »
Citer
Alors, peut-être la faute à l'heure : j'ai rien capté je crois à part le fait que c'est un trip mortel que ce narrateur se tape !
:D
Oui, l'écriture est parfois partie en sucette. Mais la compréhensibilité du truc me semble pas être le pus gros défaut  :mrgreen:

Citer
Je reviendrai demain. J'essayerai. Peut-être une forme un peut bloc, un peu avalanche d'idées et de sensations, mais ça rend bien l'aspect hallucinations.
C'était l'idée, cette avalanche.

Merci de ta lecture !
A+
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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #6 le: 26 Janvier 2022 à 15:48:02 »
Bonjour Rémi :)

Citer
Il tremble à chaque expiration, vibre comme les regrets qui me rongent, au moins autant que cette chaleur acide
J'aime bien

Citer
Mais mourir pour mourir, je choisis de vivre cette expérience de l’hallucination
:coeur:

Citer
Un grand rire monte au milieu de ce rien, de cette absurdité de pierre et de vent
:coeur:

Citer
Les morts vivants sont solubles dans la gerbe.
ca j'aime moins, ca ressemble trop à une blague et me sort un peu du récit, meme si je comprends qu'il puisse ressentir de l'ironie à un moment pareil

Citer
Lucie ne m’attend pas.
:(

J'ai bien aimé. Les différentes étapes de l'agonie tiennent en haleine, et ce mystère avec Lucie. Très bien écrit aussi. La fin pourtant me semble un peu trop ouverte ou trop floue.

Bravo à toi  :)

"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #7 le: 26 Janvier 2022 à 18:04:29 »
Citer
ca j'aime moins, ca ressemble trop à une blague et me sort un peu du récit, meme si je comprends qu'il puisse ressentir de l'ironie à un moment pareil
oui, c'est vrai que faire passer l'ironie, je peux peut-être le faire de façon moins boudin  :D

Citer
J'ai bien aimé. Les différentes étapes de l'agonie tiennent en haleine, et ce mystère avec Lucie. Très bien écrit aussi. La fin pourtant me semble un peu trop ouverte ou trop floue.
Oui, la fin... c'est pas une fin. Faut faire une deuxième tic-tac pour que j'écrire la suite, en fait.

Content que tu aies aimé :)

A+
Rémi
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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #8 le: 26 Janvier 2022 à 18:26:13 »
y a chameau immortel dedans :momo:
aussi ça me déprime qu’on puisse pondre ça en une heure :D
Très désertique histoire !

Hors ligne Rémi

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Re : Au milieu du désert, une promesse[Tic-Tac 25 janvier 2022]
« Réponse #9 le: 29 Janvier 2022 à 12:52:17 »
Oui, y a un chouette chameau :)
Et oui, c'est très désertique  :mrgreen:
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