Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

07 Septembre 2026 à 15:08:08
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Auteur Sujet: Les écrivains  (Lu 2743 fois)

Hors ligne Emma Rougegorge

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Les écrivains
« le: 08 Janvier 2022 à 11:33:38 »
« Langdon arborait un sourire gêné. Il savait ce qui allait suivre : une phrase stupide où il était question d’un Harrison Ford en Harris tweed. Justement la veste qu’il avait endossée ce soir sur son col roulé Burberry.»
Da Vinci Code, Roman, 22 euros prix valable en France


Je discute littérature avec mon mari. Il se pique de littérature, moi aussi. Je lui dis que j’aime beaucoup Marine. Elle écrit merveilleusement bien, Marine, c’est merveilleux. Ça coule comme du sable, c’est lisse, c’est harmonieux, elle écrit merveilleusement bien, Marine. Le seul inconvénient, mais alors vraiment le seul, et je sais ce que je dis parce que question littérature, j’en connais tout de même un rayon, c’est qu’elle n’a rien à dire, Marine.
Rien.
C’est lisse, c’est harmonieux, ça coule comme du sable… Peut-être qu’il faut lui laisser le temps de vieillir ?

Il n’y a pas si longtemps, j’ai vu qu’elle avait écrit un nouveau livre. Je ne l’ai pas encore acheté. Ça s’appelle L’enfant. Pas l’enfant de Vallès, non, le sien. Sûrement qu’elle a eu un bébé, Marine… Alors elle publie un truc sur l’enfant, voilà.
À ce moment-là, Jean-Pierre émet un sifflement :
– Dis donc, vivement qu’elle s’achète une maison de campagne !

Bon, mais c’est qu’il n’y comprend rien, c’est tout. C’est comme avec Juliette. Je ne l’ai pas acheté, le livre de Juliette, tu penses bien, mais ma belle-sœur travaille dans la presse. Donc, elle en reçoit plein, elle me l’a prêté. J’avais hâte de le lire, à vrai dire, ce livre. Son père, la villa de Marrakech, sa mère… La femme de son père, si belle, tous les deux si beaux…
Et cette mannequin, là, cette mauvaise fille, qui lui pique son mari ! Incroyable, non ?

Il est si beau, son père. Je le connais bien, son père, d’ailleurs, pas vous ? Quand j’étais en Terminale, ma prof de philo nous traînait à toutes ses conférences. Et quand il relevait la tête, à la fin de la conférence, je ne te raconte pas… Il se prenait la tête dans les deux mains, il rejetait ses cheveux en arrière, mon dieu qu’il était  beau… On était toutes amoureuses de lui, dans la classe. C’est bien simple, on était toutes amoureuses de lui. Je connaissais même par cœur la préface d’un de ses livres : Staline n’est pas mort à Berlin, ni au XXe congrès, il continue de hanter notre Histoire, ou à peu près. Qu’est-ce qu’il écrit bien, mais qu’est-ce qu’il écrit bien, c’est beau, ça a du souffle…

Alors je lis le livre de Juliette, mais, je ne sais pas, je n’accroche pas.
Je n’accroche pas, je ne sais pas pourquoi.
Quand elle est malheureuse, qu’elle déménage dans le 7e arrondissement, ça ne me fait rien… Pourtant elle pleure, elle n’a pas de veine, quand même… Quand elle reste toute seule devant la cheminée, sans manger, quand elle n’a même plus envie de revoir la maison de Marrakech, ça ne me fait rien, je ne sais pas pourquoi. Et quand elle rencontre Paolo, pareil, ça ne me fait rien non plus. C’est triste à dire, mais je m’en fous un peu de Paolo…  Et, pareil, quand elle attend un bébé, je m’en fous un peu de ce bébé. Je lis vaguement, en diagonale, puis je renonce. Je n’aime pas laisser un livre en plan.
Heureusement, il y a une émission littéraire, ce soir. Ils discutent du livre. Un peu le pour, un peu le contre, mais à un moment donné, j’entends quelqu’un dire très lentement, mais alors, très très lentement, en mesurant bien tous les mots, en comptant toutes les syllabes :
– C’est un vrai bonheur d’écriture…
Un vrai bonheur d’écriture ?
Alors c’est moi qui n’y comprends rien, comme Jean–Pierre… Je m’entête un peu, je relis en diagonale, je cherche les bonheurs d’écritures, je ne les trouve pas… Je ne les trouve pas, je suis trop nulle.
Le seul truc, c’est que l’autre grande perche, là, celle à la guitare, je ne peux pas la blairer non plus, on se demande bien pourquoi. Alors je balance le livre dans l’entrée, avec la pile de ceux que je n’aime pas.
Par exemple, dans l’entrée, il y a aussi celui de John. Un best–seller mondial, le bouquin de John, toutes les dames de mon quartier l’ont acheté, c’est dire. Je vois aussi plein de gens dans le métro qui le lisent et même à la station-service de l’autoroute, l’autre jour, il y avait un gars disant qu’il allait s’y mettre, parce qu’il y en avait tant de piles, que ça faisait envie, la littérature. Alors, parce que je ne suis pas bégueule non plus, j’en ai acheté un, pour savoir.
C’est l’histoire d’une fille qui est invisible. Non, elle est morte. Elle est morte, mais elle devient invisible. Enfin, je ne sais plus. Je n’ai pas dépassé la page vingt–cinq, mais vraiment sans faire exprès. J’ai craqué au moment où il explique : John jeta un pull en cashmere sur ses épaules et sortit.  Un peu plus tôt, il avait chaussé une paire de baskets de toile beige, et il était sorti aussi. Il n’est pas exclu que quelques pages plus loin, il se soit vêtu d’un lambswool crème avant d’aller promener le chien.
Je ne le saurai jamais.
Comme je n’avais pas le courage d’attendre sa prochaine sortie pour savoir s’il enfilerait un blouson, ni de quelle couleur, j’ai laissé tomber.

Je me lève, Rose va partir.

Rose, c’est la baby–sitter des enfants. Elle fait un peu de ménage, aussi, parce que ce n’est pas avec ce que je la paye… Comme les garçons sont devenus grands, elle fait de moins en moins d’heures pour nous. Heureusement, elle a trouvé un truc à la cantine de l’école. Au centre aéré aussi, ils l’ont recrutée. C’est normal, partout où elle passe, tout le monde l’adore, Rose. Moi, quand je l’ai vue, je l’ai aimée tout de suite. En plus de ça, ils ne sont pas idiots, au centre aéré, t’as vu comme elle bosse. Le seul ennui, c’est qu’elle n’est pas encore naturalisée et qu’elle n’a pas droit aux stages. La carte de séjour ça ne suffit pas, pour les stages. Au départ, elle avait un CAP de coiffure, Rose, mais elle n’a pas trouvé de boulot. Faut dire que la coiffure, pas si simple de trouver. Quand elle cherchait encore, elle avait des problèmes de poids, ma Rose. Alors, tu comprends, la coiffure, quand tu as des problèmes de poids, ça ne va pas avec l’image que les bonnes femmes se font de comment on doit sortir d’un salon de coiffure… Maintenant ça va mieux, ça doit faire au moins trois ans qu’elle a un anneau autour de l’estomac. C’est une nouvelle méthode, ça ne va pas vite, mais c’est bien mieux. Je ne m’en suis pas aperçue tout de suite, non, mais quand je la regarde, elle est très belle. Il paraît qu’elle a commencé à grossir quand ils sont partis d’Amérique latine, à cause du métabolisme ou à cause du choc, je ne sais pas. Je n’ose pas trop poser de questions. Je sais que sa mère a divorcé, là–bas, en Amérique latine, qu’elle a élevé seule ses trois enfants, en France. Je sais aussi que quand elle y retourne, là-bas, elle a l’impression d’être riche. Ce sont les enfants qui me l’ont dit. Ou plutôt que sa famille a l’impression qu’elle est riche. Elle, elle sait bien. Elle est rudement intelligente, Rose, c’est incroyable le nombre de livres qu’elle lit. En français, en plus. J’espère bien qu’elle va bien s’en sortir...

Au moment de passer la porte, Rose voit le livre de Juliette, et elle me dit, comme ça :
– Ah madame, lé livre, le livre, je voulais vous demander…
– Il vous intéresse Rose ? Vous voulez le prendre ? C’est ma belle–sœur qui me l’a prêté mais, pas de problème, vous me le rendrez la prochaine fois. Ça vous intéresse ?
– Si, oui. Je sais, je sais qui c’est. En ai entendu parler…
Ah bon ?
Et voilà que j’ai fourgué le livre de Juliette à Rose. Me demande bien ce qu’elle va penser de la villa de Marrakech. Ou des heures passées à se lamenter dans le 7e. Ou du bébé avec Paolo…

Je n’y pense plus mais la semaine d’après, je retrouve le livre, bien rangé dans la bibliothèque.
– Vous l’avez lu, Rose, ça vous a plu ?
– Ah oui, madame, ah si, vraiment…
– Ah bon, ah bon, vraiment, ça vous a plu, et qu’est–ce que vous en avez pensé ?
– Oh la pôvre, oh la pôvre, mais alors, la pôvre…
– La pauvre ?
– Ah oui, la pôvre, elle est si malheureuse…
–…
– On voudrait l’aider, elle est si malheureuse… Elle se plaint tout le temps, quand même, mais elle est si malheureuse…

« Modifié: 15 Janvier 2022 à 20:28:48 par Emma Rougegorge »
" Et les vents alizés inclinaient leurs antennes / Aux bords mystérieux du monde occidental " - Hérédia mais faire gaffe à la diérèse !

J.

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Re : Les écrivains
« Réponse #1 le: 08 Janvier 2022 à 18:14:26 »
Salut Emma. T'es pas revenue sur "Monsieur Lazlo", tant pis. Alors, celui-ci. J'ai tout lu. Revenant sur certains passages. Alors, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis imaginé  voir trois mémés, chez le coiffeur, en train d'échanger leurs impressions littéraires. Comme quoi, le lecteur n'est pas toujours là où on l'attend. Sinon, les goûts et les couleurs en littérature ça dépend de la perception du lecteur. Un peu (beaucoup) comme les textes du Forum, certains appellent des commentaires, d'autres non. Y'a rien à en dire, soit passqu'ils sont bons, soit passque... À +

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #2 le: 08 Janvier 2022 à 19:01:33 »
 :) Il n’est pas impossible que je sois une mémé. Et sur Monsieur Lazlo, je ne suis pas revenue parce que je n’ai pas eu l’impression que ça appelait une réponse. En revanche, suis allée voir ton blog (sympa et amusant ; épatant, comme disaient les vraies mémés…)
Comme dans les romans à clé, d’autres ont reconnu plein de monde et ça les a fait marrer, mais ça dépend aussi de ce que les gens lisent.
A+
Emma
« Modifié: 08 Janvier 2022 à 22:08:11 par Emma Rougegorge »
" Et les vents alizés inclinaient leurs antennes / Aux bords mystérieux du monde occidental " - Hérédia mais faire gaffe à la diérèse !

En ligne Luna Psylle

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Re : Les écrivains
« Réponse #3 le: 11 Janvier 2022 à 11:20:35 »
Salut !

Sur la forme :

Je sais que la narration du texte veut ça, mais certaines répétitions ont vraiment alourdies ma lecture. Des fois ça passe, des fois ça casse, comme on dit :

Pour l'exemple, ici ça passe :
Citer
Qu’est-ce qu’il écrit bien, mais qu’est-ce qu’il écrit bien, c’est beau, ça a du souffle…
Le "mais" vient relancer le ton, un peu comme si tu avais mis un point, le "mais", puis un point d'exclamation.

Et du coup, là où ça casse, pour moi :
Citer
Je m’entête un peu, je relis en diagonale, je cherche les bonheurs d’écritures, je ne les trouve pas…

Je ne les trouve pas, je suis trop nulle.
Le second "Je ne les trouve pas" me semble soit de trop, soit pas assez démarqué.

Citer
Alors je lis le livre de Juliette, mais, je ne sais pas, je n’accroche pas.
Je n’accroche pas, je ne sais pas pourquoi.
Ici, j'ai vraiment eu l'impression de lire deux fois la même phrase, la même idée, la même intonation : pas d'émotion supplémentaire susurrée au second pour me donner même l'impression d'une raison à cette répétition.

Aussi, est-ce voulu que tes tirets entre deux mots (best-seller, baby-sitter) aient la même longueur qu'un cadratin ? Je note que station-service ne l'a pas.

Sur le fond :

Pas grand chose à dire. Je n'ai ni aimé, ni pas aimé. Ca se lit bien, mais je n'ai pas trouvé l'étincelle à ma lecture. Pour la défense de ton texte, j'ai les humeurs changeantes en ce moment et les scénettes comme ici me marquent moins qu'à d'autres. Même si me connaissant, je sais que je serais passée à côté de l'humour dégagé quelque soit l'humeur... désolée de n'avoir rien de plus constructif à tirer de ma lecture.

En te souhaitant une bonne journée !
ar lath ma, vhenan
source avatar - The secrets of darkest magic, by Nipuni

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #4 le: 12 Janvier 2022 à 23:35:07 »
Merci, Luna Psylle pour cette lecture. Sur les répétitions, je vais y réfléchir mais effectivement, c’était volontaire, pour que ce soit un peu ridicule et qu’on perçoive l’ironie. Les tirets sont une erreur, j’ai fait un ou deux « remplacer » qui étaient de trop. Après, je comprends qu’on aime ou pas, c’est une petite chronique peut-être un peu datée.
« Modifié: 12 Janvier 2022 à 23:38:59 par Emma Rougegorge »
" Et les vents alizés inclinaient leurs antennes / Aux bords mystérieux du monde occidental " - Hérédia mais faire gaffe à la diérèse !

Hors ligne Quaedam

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Re : Les écrivains
« Réponse #5 le: 13 Janvier 2022 à 21:38:36 »
Salut Emma,
Je ne sais pas trop ce que tu veux niveau commentaires, mais je vais me lancer quand même :-¬?.

Je vais être honnête, je ne comprends pas ce qu’est ce texte xD Je ne peux pas te dire de pousser tel ou tel truc dans un sens plutôt qu’un autre, ou supprimer une répétition, remplacer un mot ou une phrase parce que je ne vois pas en quoi ça servirait un propos que je n'arrive pas à identifier.

Du coup, sans vouloir être méchante : pourquoi ce texte ? Qu’est-ce que tu veux dire dans ce texte ? Est-ce qu’il y a une réflexion sur la manière dont on reçoit, on apprécie, on expérimente une oeuvre littéraire ? Pourquoi ce style très répétitif, très oral dans ce cas-là ? Si sont John ou Marine ? Des personnages qui se confondent avec des personnes réelles ?
Voilà, j'essaie de mieux comprendre ce que tu souhaites exprimer ^^"

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #6 le: 14 Janvier 2022 à 13:05:06 »
Euh, oui, c’est un truc à clé. Marc Lévy, Marie Darrieussecq, Julie Lévy, fille de BHL, etc. Des gens qui peuvent écrire n’importe quoi, ils trouveront un éditeur et ça plaira, même pour de mauvaises raisons ;D Donc, forcément, ça parle aux initiés. Et seulement. Je l’ai posté ailleurs et quelqu’un a dit : je les ai tous reconnus et j’ai vraiment passé un bon moment.
C’est un peu l’objet des cinq textes, deux courts, trois mi-longs, que j’ai publiés sur MdE : savoir ce qui passe, ou pas. Parce qu’on ne peut pas passer partout, c’est une évidence. Par exemple, mes enfants n’aiment pas ce que j’écris : ils préfèrent les manga. Après, si je publiais ici un extrait de Dostoievski, il se ferait étriller sur le thème qu’il y a trop de prénoms et qu’on n’y comprend rien ;D Pour l’instant Monsieur Lazlo et Un jour de trop, ça va encore, pas les autres.
C’est très instructif et merci à toutes et tous.
« Modifié: 14 Janvier 2022 à 13:32:20 par Emma Rougegorge »
" Et les vents alizés inclinaient leurs antennes / Aux bords mystérieux du monde occidental " - Hérédia mais faire gaffe à la diérèse !

Hors ligne Michael Sherwood

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Re : Les écrivains
« Réponse #7 le: 15 Janvier 2022 à 20:13:42 »
Bonsoir Emma,

J'avoue, j'ai triché, j'ai regardé les commentaires précédents, car je me disais tous ces gens  les Marine, Juliette, John, il doit bien y avoir des clés, mais comme je lis peu de livres récents, je ne voyais pas !

A part le fait que je n'avais pas de connivance avec le contenu (toute l'histoire de Marrakech me passait un peu au-dessus de la tête), j'aime vraiment la forme, le style alerte, enlevé.
Ainsi les répétions, critiquées par Luna Psylle, ajoutent une spontanéité naturelle qui se rapproche de la langue parlée.

Je me suis raccroché à l'histoire de Rose. Elle est à la fois touchante et comique. Touchante par son parcours de vie d'immigrée, sa ténacité au travail, son problème d'embonpoint. Une remarque très juste sur le fait qu'elle est riche aux yeux de ceux qui sont restés au pays, même si en réalité elle est pauvre en France. Et puis inévitablement ridicule avec l'imitation d'accent espagnol que vous lui donnez. (Je n'ai pas vraiment aimé, peut-être une seule fois aurait suffit.)

L'ironie de la fin, avec le livre jeté qu'elle a apprécié (– Ah oui, la pôvre, elle est si malheureuse…) est très amusante.
Comme quoi selon son niveau de culture intellectuelle, on est plus ou moins exigeant avec les livres.

Amicalement,
MS
It's not because you're paranoid that they aren't after you.

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #8 le: 15 Janvier 2022 à 20:24:59 »
Merci beaucoup pour la suggestion sur l’accent, une fois suffirait, en effet, je suis d’accord et je vais changer. Cela me chiffonnait, comme quelque chose qui ne va pas.
A+ !
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Hors ligne Samarcande

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Re : Les écrivains
« Réponse #9 le: 18 Janvier 2022 à 18:51:35 »
Bonjour Emma Rougegorge,

(joli pseudo by the way). J'ai lu avec attention ton texte, et à la première lecture, je n'ai pas compris grand-chose. Ni le message du texte, ni pourquoi cela partait apparemment dans tous les sens.
Et il m'a fallu les commentaires pour en éclaircir certains passages.

Je comprends parfaitement que l'impression de sauter du coq-à-l'âne est parfaitement voulue, mais sur un texte si court où l'on n'a pas suffisamment l'opportunité d'approfondir notre connaissance de la narratrice, j'ai trouvé ça un peu trop. Je me suis demandée pourquoi on part sur le livre de Marine, si ensuite il n'est question que du livre de Juliette.
Pareil sur la digression sur le livre de John: je me suis demandé ce qu'il venait faire dans le texte et si c'était bien nécessaire au texte.


Niveau construction du texte (sans parler des clins d’œil que je n'avais pas compris), j'aurais préféré que le texte ne soit centré que sur le livre de Juliette. Mais cela correspond sans doute à mon goût personnel pour les histoires "carrées".

A part ça, j'ai bien aimé l'humour qui se dégage du texte. Le passage de Rose qui compatit l'écrivaine est très réussi. On voit que l'histoire est soignée, l'écriture maîtrisée (je partage l'avis des autres commentateurs au niveau des répétitions) et si j'avais lu les livres en question, je pense que j'aurais trouvé ça encore plus drôle.

Malgré toutes mes critiques (ce n'est qu'un avis personnel, évidemment), j'ai passé un bon moment de lecture.

A bientôt sur le forum.




«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #10 le: 18 Janvier 2022 à 20:01:49 »
Merci, Samarcande, à bientôt !
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Hors ligne Volk

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Re : Les écrivains
« Réponse #11 le: 20 Janvier 2022 à 12:18:57 »
Un texte léger, ni passionnant, ni inintéressant, qui me fait croire que l'auteure est d'abord une lectrice assidue. Je trouve le récit un peu long pour ce qu'il a dire mais ça se lit quand même plutôt bien. Bien aimé le clin d'œil à la différence de classes, où intellos et prolos semblent être sur deux planètes éloignées.

Hors ligne Emma Rougegorge

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Re : Les écrivains
« Réponse #12 le: 20 Janvier 2022 à 22:56:12 »
Merci pour la lecture et je crois que, oui, c’est une position raisonnable :) En fait, le texte date un peu…
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