Salut! Voila ma premières nouvelle, il y'en auras plusieurs j'écris pour m'entrainer et apprendre mais surtout m'amuser mais j'aimerais beaucoup m'améliorer

Il faisait nuit quand l’homme arriva à l’une des nombreuses gares de Neo-City. La Capitale de
l’empire était une immense Mégalopole ou s’entassait toutes les races du monde dans de grandes
tours. La ville suintait la crasse et le vice, tout du moins dans les niveaux inférieurs. Les riches, les
nobles ainsi que certaines personnalités aisées vivaient par-delà les grilles de filtration dans les
hauteurs de la cité. I ’étranger marchait d’un pas assuré, il s’enfonçait en direction des ghettos.
Dans ces bas quartiers les rues étaient sales, elles débordaient de monde. Les odeurs d’urin eet de
transpiration étaient aussi forte que le brouhaha ambiant. Dans ces allées poisseuses, vendeurs à la
sauvette et pique-pocket se confondaient dans la masse.
Malgré la chaleur étouffante qui régnait dans les bas-fonds, l’étranger portait une longue veste
noire ainsi qu’un casque qui ne laissait entrevoir que le bas de son visage et deux de ses longues
mèches brunes qui lui tombaient sur les joues.
Au détour de la rue il s’arrêta devant un bar, « Chez la licorne borgne » dont la devanture était
aussi délabrée que le mendiant à l’entrée du troquet.
L’endroit, malfamé et lugubre était surtout fréquenté par des mercenaires et des voyous sans
scrupule qui s’agglutinaient devant un mur ou tous les contrats était placardés. Le patron de ce
trou se dénommait Bog, un nain dégarni et gras, au regard aussi noir que la nuit.
- Ah ! Ça f’sait longtemps l’Corbeau, qu’est qui t’faut?
- Un whisky et deux gigots de topi, répondit l'homme.
- Bwahaha ! S’esclaffa le nain, j’avais oublié ton appétit d’ogre, prend ton verre je t’apporte
ça.
- Merci.
Verre en main, il se faufila tant bien que mal dans la foule qui se trouvait devant le mur. D’un
geste vif il arracha un contrat puis partit s’asseoir au fond de la pièce.
Une fois attablé, le corbeau enleva sa veste laissant découvrir un corps aléthique moulé dans un
débardeur noir. Il portait deux épaulettes cloutées mais surtout un long sabre noir sans garde qui
de par sa taille inhabituelle avait le pouvoir ď attirer le regard.
C’est au moment où-il eût terminé sa boisson qu’une masse sombre s’assit face à lui.
- Deux Whisky ! S’écria la silhouette encapuchonnée.
- Que me veux-tu ? Lui demanda l’épéiste d’un ton agacé.
Sous la capuche, une grande balafre traversait le visage d’un elfe noir au teint blafard.
- Ne te méprends pas, je ne suis pas venu t’importuner.
- Parle, grogna l’homme.
- Je suis sur une grosse affaire, il y’a un bon billet à la clef. Je suis à la recherche de gars
endurcis qui connaissent le métier.
- Dis m’en plus.
- Mon objectif est une des grosses têtes de la ville, « le Boiteux », il est à la tête du réseau
narcotique de toute la capitale. Y’a un sacré pactole sur sa trogne.
- En effet, et comment comptes-tu t’y prendre pour mettre la main sur un aussi gros
poisson ?
- J’peux pas t’en dire plus mon gars, pas pour l’instant. Rejoins-moi dans une heure derrière le
cabaret au coin de la rue.
Sur ses mots, l’elfe sortit de table sans même que le mercenaire n’eut le temps derépondre. Sur
le chemin de la sortie, il croisa le barman qui peinait à apporter le copieux repasdu corbeau.
Repus et curieux il marcha en direction du cabaret, le calme revenait peu à peu dans lesrues
au fur et à mesure que la nuit avançait. La lune lui paraissait de plus en plus grosse, elle lui
semblait tel un énorme œil qui le fixait d’un regard malfaisant.
Une fois arrivé au point de rendez-vous, il ne vit personne. La ruelle était aussi sombre que
silencieuse. L’atmosphère glauque et pesante lui donnait envie de rebrousser chemin et d’aller se
payer du bon temps dans le boui-boui d’à côté.
Soudain, il entendit un sifflement sourd dans son dos.
Il esquiva sans peine le coup de poignard qui lui était destiné. Dans la hâte il agrippa la
main armée si fort qu’il la broya. Il tira de l’ombre son assaillant. En un éclair il porta deux
violents coup de poings au visage de l’homme qui n’eut pas le temps de crier avant de
sombrer.
A leur tour, deux hommes cagoulés sortirent de l’obscurité, ils s’apprêtaient à dégainer leurs
matraques mais aucun d’eux n’en n’eut le temps. Le premier touché par un coup de pied au
menton s’endormit sur le coup. Dans le même élan, le revers de la seconde jambe vint heurter le
second en pleine face de tel façon qu’il s’assit brutalement pour imiter son acolyte.
Le mercenaire sentit d’autres présences dans la pénombre. Il bondit instantanément dans leur
direction a la manière d’une bête affamée, déterminé à clore cette rixe.
- Att..Attend, pitié !
Il saisit d’une main le cou d’où provenait cette voix fébrile puis démasqua l’individu. Sous la
cagoule se trouvait l’elfe du bar, son visage horrifié accentuait d’autant plus le teint morbide qu’il
portait en temps normal.
- Pitié, laisse-moi t’expliquer… implora l’elfe d’une voix tremblante.
Le bretteur avait les dents si serrées qu’il peinait à articuler. La grimace que dessinait peuà peu
sa bouche était mauvaise, il tentait de garder son calme, en vain. Chaque mot prononcé était
glacial et emplit d’une haine sans limite.
- Expliquer quoi ? Que vous contiez me piéger comme un débutant ?
- Non… Je te le jure sur tout ce j’ai l’corbeau, on voulait juste voire si ta réputation n’était
pas exagérée. On ne veut pas d’un pleutre qui s’enfuit à toute jambes dès qu’il y’a un peu
de bagarre. Tu comprends ?
L’homme serra le cou du balafré, fort, si fort que sa peau passa du gris pâle au rose puis au
rouge pour ensuite finir sur un violet prune. Il lâcha finalement l’elfe noir qui vint s’écraserau sol
en titubant.
Progressivement il reprenait sont teint et son souffle initial.- Alors, tu as vu ce que tu avais à voir ? Ou peut-être désires tu une nouvelle démonstration ?
- …Je m’en passerais pour cette fois. Tu es prodigieux, bien plus que ta réputation ne le
laisse croire. Tu nous as prouvé ta valeur, demain même heure on se rejoint ici pour passer à
l’action. D’ici là repos, certains ici en ont vraiment besoin.
Le lendemain soir, il arriva le premier dans la ruelle. L’ambiance n’avait pas changé depuis la
veille mais lui si, cette fois il était sur ses gardes. Il se tenait accroupit, caché, la main droite sur le
pommeau de son arme prêt à découper la moindre menace qui oserai pénétrer dans cette impasse.
Un vrombissement se fit entendre au loin, il reconnut deux ou peut être trois véhicules qui
semblaient se diriger dans sa direction. Le bruit se rapprochait de plus en plus, il serra la garde de
son sabre, se releva puit fléchis ses genoux tel un chat attendant l’instant propice pour bondir sur
sa proie. Une lumière vive illumina la ruelle, deux fourgons noirs entrèrent. D’extérieur ils étaient
semblables à ceux utilisés par les marchands qui traversaient régulièrement les déserts entourant
la mégalopole. Aussitôt, une poignée d’hommes sortirent, ils étaient cagoulés, vêtus d’habits
sombres et portaient des mitraillettes dégageant une étrange lueur verte. I l r e c u l a d ’ u n
p a s à l a v u e d e c e t t e l u m i è r e . L’un d’eux siffla.
- Eh, le corbeau t’est là ?
Le mercenaire sortit de sa cachette la main toujours serrée sur son arme, les hommes
masqués le saluèrent, il fit de même avant d’appeler à lui l’elfe noir.
- Salut corbeau, dit le balafré tout en enlevant sa cagoule, t’es prêt ?
L’homme acquiesça
- Bon... J’te pris de m’excuser pour hier…Bref e..euh, bon. Tu vois... Nous on est des gars
organisés, on bosse avec un plan établit à l’avance mais surtout on le suit jusqu’au bout tu
comprends ?
- Expose ton plan, soit clair et concis, déclara l’homme sur un ton sec.
- O..oui, oui bien sûr. Nous ciblons un convoi de moko destiné au ravitaillement de toute la
ville, il va passer par un tunnel « secret » dans l’est du désert. Nous allons l’intercepter
pendant son passage dans la gorge du diable. D’après mes sources il sera sur place aux
alentours de 4h00, 4h30.
- Quel est le rapport avec « le boiteux » ?
- Nous pourrons interroger ses gars et nous introduire dans les tunnels secrets du cartel. Tu
sais corbeau, un homme tel que lui ne se laisse pas ferrer si facilement, au pire des cas on
aura toujours la moko.
A ces mots la grimace sur la bouche du corbeau était revenue, l’elfe pâlit à sa vue.
- Pour qui tu me prend ? Un pauvre dealer, tu penses sincèrement que je vais m’amuser à
revendre cette merde ?
- No…Non non, bien loin de moi cette idée, je le ferais et tu auras ta part.- Paye-moi maintenant, ordonna t’il.- 500, négocia l’elfe.
- 1500, renchérit le corbeau, sa grimace se dessinant plus encore.
Cette expression horrible sur le visage de l’épéiste lui rappelait qu’il avait frôlé la mort la nuit
passée, il céda à l’homme sans broncher.
-Yuri ! appela le balafré d’un ton autoritaire, donne donc la somme a notre ami.
L’homme cagoulé prépara la somme dans une bourse puis la jeta au mercenaire qui la rattrapa
dans un réflexe fulgurant. L’elfe eu un bref regard avec ses hommes avant de reprendre.
-Maintenant que tout est clair, il faut y aller, le temps presse il y’a plus d’une heure de route
pour atteindre la gorge. Mais avant ça j’ai une petite surprise pour toi.
L’elfe fit signe à l’étranger de le suivre jusqu’à l’un des fourgons, il ouvrit la porte latérale,
empoigna un grand sac noir apparemment très lourd.
-Tu m’en diras des nouvelles, corbeau.
Il l’ouvrit, laissant entrevoir la même lueur verte que dégageait celle des armes qu’ils
portaient.
-Comment avez-vous fait pour avoir autant d’armes VEA ? Seule la milice et l’armée de Neo ont
accès à de tel engins de mort surtout en aussi grande quantités…
-A ça mon gars, j’vais pas t’mentir faut avoir l’bras long, se vanta l’elfe, des stocks entiers ont
étaient détourné ces derniers temps. Suffit juste de savoir qui et combien si tu vois c’que j’veux
dire. Tiens prend en une pour toi.
-Non merci, mon sabre me suffit largement.
-Tiens prend la juste en main histoire de sentir la puissance de ces joujoux tekmagique. C’est
dans notre intérêt à tous que tu sois bien équipé.
Le mercenaire en pris une, le fusil mitrailleur ne possédait pas de chargeur, il n’en avait pas
besoin, un cristal luisant vert émeraude était incrusté en son centre. Les « armes VEA » étaient
dotés de munitions presque infini, elles ne tiraient pas de balles de plomb ou autres métaux mais
crachaient des balles d’énergie semblable a de la magie pure. Ce qui en faisait des outilsde
destruction incomparable.
La tekmagie avait une grande place dans la société, grâce à elle une nouvelle ère industrielle vit
le jour. L’Empire de Neo, l’alliance des humains et des nains, avait la main mise sur le monopole
de la VEA. Le savoir magique dérober aux elfes par les humains ainsi que la technologie des
nains permit de créer cette fabuleuse tekmagie qui révolutionna le monde entier aussi bien au
niveau du commerce que sur le plan militaire. Ce minerai était doté d’une énergie presque
inépuisable mais ce cristal aussi merveilleux et puissant soit il a engendré plus d’une calamité.
Guerres, catastrophes naturelles, assèchements et appauvrissements des terres était monnaie
courante. La VEA fut une innovation autant qu’une plaie.
Il reposa l’objet.
- Non merci. L’elfe noir leva les yeux au ciel.- Pff. Se battre avec un sabre aussi rudimentaire alors que tu as de magnifiques bébés à ta
disposition…
- Tout ce sable… Eh, les gars vous avez entendu les rumeurs sur le retour des scorpions géants
?
- Ça fait froid dans le dos…
- Avant-hier au marché, j’ai écouté un gars en parler, il se disait seul survivant d’un groupe
de marchants itinérants et...
- Fermez-la ! coupa l’elfe noire, z’avez qu’à rester dans vos trous si c’est pour vous
chier dessus.
- Ce désert, dit l’étranger, c’est donc ça le résultat de ces satanés extracteurs VEA.
- Eh, oui mon p’tit gars, tel est le destin des zones dans lequel sont implantés ces choses.
Un silence pesant s’instaura dans le véhicule. Il fût brisé par la voix désagréable de l’elfe
hurlant qu’ils arrivaient.
Cette zone du désert portait bien son nom. La gorge du diable était faite de crocs de roches
rougeâtres et de sable d’un blanc immaculé. La vie n’avait pas sa place dans cet enfer.
Le mercenaire était sur ses gardes bien avant le départ de la capitale, il fût le premier à sortir du
fourgon, s’en suivit le reste de la troupe et le balafré.
- Toi et toi, vous cachez les fourgons, ordonna l’elfe qui désignait ses hommes du doigt, toi,
toi et toi prenez la gauche quant à toi tu viens à droite avec le bretteur et moi.
Cela faisait plus d’une heure que la planque avait commencé. La nuit était calme, le vent bien
que froid ne soufflait pas fort. La lune pour l’occasion, s’était vêtue de sa plus belle robe rouge
comme si elle attendait son cavalier pour aller danser. Sa couleur se marié à merveille avec le
panorama. J’aime ce temps, ce dit l’elfe noir, le calme avant la tempête…
- Toujours rien, c’est bizarre.
- Ils ont été mis au courant du plan, y’a une taupe parmi nous.
- Ou alors ils se sont fait bouffer par les scorpions, répondit fébrilement l’un des hommes
cagoulés.
- Silence, dit calmement le mercenaire, je crois, j’en suis sûr, quelque chose vient.
- Quel distance ?
- Moins d’un kilomètre.
- Tous à vos postes ! l’elfe s’époumonait, planquez-vous !
Tous se tut. Camouflaient derrière les rochers prêts à user de leurs armements tekmagique à
tout moment. Le silence. Un vrombissement, de plus en plus fort. Il se rapprocha, toujours plus
proche, si proche que la terre vibra.
L’étranger leva trois doigts en direction de l’elfe noir qui acquiesça silencieusement. Il était là. Le convoi tant attendu était formé de trois camions poids lourd. Ils étaient entrés
dans la gorge du diable et fonçaient tout droit dans le piège. Quand ils arrivèrent au niveau de
l’embuscade, l’elfe balafré donna immédiatement le signal sous forme d’un long cri perçant.
Simultanément, tous sortirent de leurs cachettes. Les trois camions pilèrent sèchement. Les
rideaux arrière s’ouvrir brusquement dans un fracas tonitruant. Une cinquantaine d’hommes se
trouvaient maintenant face à eux. A la vue de leurs équipements un mélange de confusion et
colère s’empara du mercenaire.
- Des miliciens de Neo… Le bretteur fût soudain pris d’un fou rire dément.
- Enlève ton casque ! Lui Beugla l’elfe, on sait qui tu es « Premier né » dépose les armes et
suis-nous sans résistance je te pris.
Le fou rire s’amplifiait, l’homme ignorait les menaces qui lui était faites. Il ne s’arrêté plus, se
tordait en deux en se tenant les cotes puis se figea. D’un coup il se redressa lentement puisse
tourna vers l’elfe.
- Comment peut tu savoir qui je suis misérable chien de Neo ?
- Ferme la mutant ! Oh que oui, je sais qui tu es. Azam Cross, un sourire narquois se
dessinait sur le visage blême de l’elfe noir. Tu pensais pouvoir te cacher indéfiniment
sous l’identité d’un simple mercenaire ? Le corbeau qu’on t’appelle, quel surnom
merdique.
- J’ai toujours était trop naïf, il faut croire que je n’apprends pas de mes erreurs.
Sur ses mots il ôta son casque laissant apparaitre de très longs cheveux d’un noir profond sous
lesquels se trouvait un visage au trait fin. Ses yeux, émettaient un rayonnement vert émeraude
semblable à celui des cristaux de VEA.
- Un jour ou l’autre le passé te rattrape c’est comme ça... Tes crimes doivent être punis Azam
« La Calamité ». J’ai pour ordres de te ramener mort ou vif.
- …J’ai tué des centaines d’hommes pour en sauver des milliers. Et toi ? T’aurais eu les
couilles d’achever les êtres qui t'étais le plus cher au monde pour épargner des gens que tu
ne connais pas ... ? Je suis désolé mais je ne peux pas vous laissez m’emmener. Pardon,
mais votre mort est nécessaire.
L’elfe n’eût le temps de dire mots. Deux têtes volèrent, aucuns d’eux ne l’avait vu dégainer
son sabre. Aucuns d’eux ne l’avait vu bouger. Aucuns d’eux n’avaient eu le temps de tirer.
Aucuns d’eux ne s’est vu mourir. Il s’élança dans leurs directions avec la force et la vitesse d’une
tempête meurtrière. D’un coup d’estoc il fit une brochette de trois hommes, balança sa jambe
droite en arrière puis pivota éjectant ainsi les soldats agonisant sur la trajectoire des tirs qui lui
était destiné. Les tireurs n’eurent pas le temps de le voir arriver sur eux. Une véritable tornade de
lames s’abattait sur le champ de bataille.
Il zigzaguait entre les tirs et les assauts des miliciens si facilement qu’il paraissait intangible. Tel
un spectre vengeur, chaque coup porté était millimétré et d’une rapidité mortelle. Le
scintillement de sa longue lame ainsi que des larmes coulant de deux yeux d’un vert intense,
voilà les seules brides d’images qu’ils pouvaient entrevoir avant de succomber. Il n’eût aucune
peine à venir à bout de ces pauvres soldats. Des dizaines de membres furent séparés de leurs corps mais aucune goutte de sang n’effleura ne serai ce que sa veste.
Il n’en restait plus qu’un. Le soldat désarmé tenait son moignon fraichement taillé dans sa main
restante, il perdait beaucoup de sang, avant de rassemblait ses dernières forces pour se relevait il
eût une pensée pour ses enfants dont il était seul parent encore vivant. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas mourir pas ici, pas comme ça... Azam n’avait que faire de lui, il cherchait
l’elfe noir des yeux, il ne portait aucune attention envers cet homme qui se battait pour vivre. Un
bruit de roulement se fit entendre à l’arrière de l’un des camions. C’était sa chance, le milicien
fonça sur le sabreur. Sans même accorder un seul regard au soldat, il esquiva sa charge d’un
simple pas de côté puis frappa. L’homme vit le sol se rapprocher delui à grande vitesse avant de
le heurter violemment puis il observa son corps décapité tombait à ses côtés.
Du camion sortit le balafré et un de ses hommes, ils portaient ce qui semblait être une sortede
mitrailleuse tekmagik surdimensionné.
Je ne donne pas cher de ma peau si je ne les arrête pas à temps…
- Feu !
Il n’eût pas le temps de les atteindre, voyant qu’il ne pourrait pas éviter la salve il se plaça de
façon à protéger ses organes vitaux au maximum. Un torrent d’énergie solide le transperçasous la
forme d’une nuée de tirs lumineux. Il s’écroula en titubant, dans sa chute il ramassa discrètement
une pierre qu’il dissimula sous son corps ensanglanté. L’elfe s’approcha doucement de lui. Il se
pencha au-dessus de l’épéiste son sourire lugubre aux lèvres.
La mitrailleuse est hors de ma porter…
Puisant dans ses réserves, il se redressa péniblement.
- J..jm… me rend.
- Oh, eh bah si j’m’attendais à ça. C’est bien ce que je me disais, t’es pas si terrible que ça
. Donne ton arme Cross.
Il tendit calmement son sabre a l’elfe. A l’instant où il l’eut en mains, Azam jeta la pierre de
toute ses forces en direction du tireur, le bruit émis par le lancer était pareil à celui d’un fusil. La
roche pénétra dans le crane du tireur comme dans du beurre. Le balafré leva la lame au-dessus de
sa tête pour trancher celle d’Azam. Son puissant lancer l’avait déséquilibré, il n’avait pas le temps
de reprendre appui, il se laissa tomber au sol puis balaya son adversaire faisant tomber l’arme de
ses mains. Il n’avait plus la force de combattre. L’elfe se releva le premier et lui assena un coup
de talon au menton. Azam roula plusieurs fois sur lui-même avant d’être stoppé par un cadavre.
Je vois flou. Je ne sens plus rien… j’ai tellement sommeil... Non. Lève-toi .
L’elfe arma sa jambe pour une ultime frappe. Azam feignait d’être dans l’incapacité de parait
le coup. Soudain il lui saisit le pied et enroula ses jambes autour de la sienne, l’elfe chuta. Une
lutte acharnée s’engageait alors sur le sol ardent du désert. Azam n’arrivait plus à le contenir, il
encaissa une violente série de coup au visage avant de cracher un énorme glaviot de sang dans les
yeux de son adversaire. Il profita de ce laps de temps pour en finir avec un crochet du doit bien
placé. L’elfe perdit connaissance instantanément.
J’ai froid… et merde, qu’est-ce qu’il s ’es t passé ?
L’elfe noir fut brusquement réveillé par une claque sur sa joue. Il faisait sombre, il distinguait
une silhouette qui se dessinait progressivement devant lui. Deux poings vert brillant le fixait dans
l’ombre. La douleur du coup qu’il avait reçu lui faisait battre un deuxième cœur dans l’occiput.
- Où m’as-tu emmené premier né ? Pourquoi je vis encore ? Plus le temps passé plus la silhouette devenait net.
- Dans une grotte, répondit froidement la silhouette.
- Pourquoi me garde tu en vie ?
- J’ai besoin de toi.
L’elfe baissa les
yeux.
- Je ferais tout ce que tu veux, dis-moi quoi faire je m’exécuterais.
- Tais toi.
- …
L’ombre s’approcha de l’elfe. Le bretteur était amaigri et cerné comme s’il n’avait rien
manger depuis deux semaines mais plus aucunes blessures étaient présentes sur son corps.
- Depuis combien de temps on est là ?
- Une heure, peut être deux.
- Tu mens. Tu n’as plus aucunes traces de notre affrontement, et tu vas me dire que tu as
perdu autant de poids en une heure ?
- Est-ce que tu sais pourquoi le cercle des mages a besoin de moi ?
- Répond moi Cross.
- Je ne te mens pas.
La confusion se lisait sur le visage de l’elfe
- Non, après quelques secondes il reprit, je ne sais pas ce qu’ils te veulent, j’exécute
simplement les ordres.
- Je suis le dernier guerrier tekmagik vivant, seul mon ADN peut permettre de recrée la légion.
- …
- J’ai horreur de tuer… Mais si par malheur ils arrivent à leurs fins, des peuples entiers
seront exterminés pour la gloire de Neo et les gisements de VEA.
- Je ne dirais rien sur toute cette histoire, je vais rentrer à Valka laisse-moi partir je t’en prie.
- Va. Je ne t’emprisonne pas.
L’elfe tenta de se lever sans succès.
- Où... Où est ma jambe !?
Azam le fixait dans les yeux, sont regard mauvais s’ajoutant au sourire mesquin qu’il affichait,
donner des sueurs froides à l’otage.
- Je l’ai mangé.
- Où est-elle !?
- Dans mon ventre. Il sortit de derrière lui les ossements de la jambe. Il lui tendit lentement. Tiens, c’est à toi, je te le rends.
-Baltard ! Sale monstre ! Que les déesses te damnent !
-Ferme la. Tout à l’heure je t’ai dis que j’avais besoin de toi.
L’elfe sanglota.
- Tu es complètement fou, dit l’elfe en reniflant pour remonter le filet de morve qui
lui pendait sur la bouche.
- Je suis désolé mais j’ai besoin de me nourrir en quantité. Il va me falloir beaucoup
d’énergie pour sortir de ce désert vivant. Et je ne veux pas que ma bouffe pourrisse
en route, je dois donc te garder en vie d’ici-là.
Les pleurs de l’elfe se faisaient de plus sonore.
- Non je t’en prie, dit-il haletant. Je parlerais, je te dirais tout, je t...
- Ferme-la, le coupa calmement Azam, soit digne.
- S'il te plait j...
- Ferme les yeux. Aller, ferme-les, voilà.
De grands yeux luisants d’une lueur surnaturelle. Un coup puis le néant.