Oh, Agamemnon, ça fait une paye ! quoi de neuf depuis la Grande Guerre ?
qu’est-ce que tu travailles dans le domaine du cinéma ?
pourquoi est-ce que l’écriture est futile sans lecteur ?
comment on tond la pelouse par chez toi ?
Eh bien rien de neuf sous le soleil ! Depuis la der' des der' j'ai décidé de repartir, ce que j'ai trouvé chez moi me laissait sans voix !
Blague à part, je suis assistant chef -opérateur sur les tournages ! C'est à dire que je suis chargé de seconder le chef opérateur qui est le responsable de tout l'aspect technique du film (lumières, caméra, cadrages, travellings et installations diverses... ) Ca consiste donc à monter les projecteurs, créer la lumière et faire en sorte qu'elle soit belle, aider le chef opérateur sur différents mouvements de caméras qui doivent être faits à deux, et encore beaucoup de choses (comme déplacer des caisses, chercher des pinces, redéplacer des caisses, dérouler des câbles, scotcher des trucs), c'est un métier passionnant dans lequel on apprend toujours!
Je ne pense pas que l'écriture soit futile sans lecteur mais c'est en tout cas un sentiment qui a participé à me décourager ! Ecrire en sachant que personne ne te lira jamais c'est un peu comme présenter une pièce de théâtre sans public, on se dit au bout d'un moment qu'après tout, à quoi bon ? Qu'on réussisse ou pas, qu'on se donne à fond ou pas qu'est ce que ça changera ? Ce n'est simplement pas la même chose, l'art est pensé à travers le regard et l'expérience d'un spectateur.
Tu me diras peut être que ce n'est pas une raison pour abandonner et je suis entièrement d'accord avec toi, cependant ça a bel et bien participé à me décourager. Une autre raison étant que je me rendais bien compte que mon écriture manquait de maturité, je ne devais pas avoir plus de 14 ans et mon style d'écriture était presque à chaque fois un ersatz du dernier livre m'ayant marqué. J'étais bien souvent marqué par de violents sentiments que je voulais sortir, je traçait fébrilement 5 ou 6 pages au stylo avant de les enfermer dans un tiroir et de ne plus jamais les relire ou poursuivre mon manuscrit.
Et sinon par chez moi, on tond la pelouse de la seule manière convenable ! Comme on plante les choux ! à la serpe, boudiou !