Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Mai 2026 à 14:25:37
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Un jour après l'autre

Auteur Sujet: Un jour après l'autre  (Lu 2453 fois)

Hors ligne Pixie

  • Tabellion
  • Messages: 32
Un jour après l'autre
« le: 09 Mai 2021 à 02:52:25 »
Bon ça y est je saute dans le grand bain, voici le début d’une histoire (nouvelle ? Roman ? Honnêtement je n’en ai aucune idée) qui m’a occupée depuis quelques 6 mois.

Comme je suis très désorganisée et que j’ai aucune idée de la taille que fera le texte une fois fini, je savais pas trop où le placer ; texte long ou mi-long ? Au stade où j’en suis, j’ai écrit quelques 5000 mots mais je n’ai aucune idée de si j’en suis à plus de la moitié… J’ai opté pour le texte mi-long, maintenant plus qu’à espérer que j’arrive au bout…
Quand j’ai commencé je n’avais qu’une vague trame dans la tête et elle s’est étoffée d’elle-même au fur et à mesure que je l’écrivais. Néanmoins, plus j’avance et plus sa charpente tarabiscotée me donne l’impression de jouer à l’équilibriste avec un problème d’oreille interne…

Bref, j’aimerai beaucoup avoir quelques avis sur ce début, est-ce que c’est fluide ? Est ce que le style d'écriture n'est pas trop lourd ? Est-ce que les personnages sont bien définis, compréhensibles ? Le format de l’histoire est-il intéressant ? Est-ce que j’ai voulu courir un marathon avant même de savoir marcher ? Si je vois que ça me fait progresser, je posterai peut-être la suite, et qui sait, quelqu’un arrivera peut-être à débloquer le nœud dans lequel je me suis emmêlée… (je veux pas spoiler, mais, oui, je suis quelque peu bloquée dans mon avancée…)

Voilà, sur ce je vous souhaite une bonne lecture !




Il était une fois une forêt. C’était la dernière de la région, ses homonymes n’étant guère plus que des bois aux arbres décharnés. Mais cette forêt-là, ses grands arbres centenaires, ses racines tortueuses marbrant l’humus du sol, son plafond de feuilles émeraude, sa lumière tamisée de vert doux, celle-là méritait son titre. De la mousse tapissait les racines, du lierre courait le long des troncs. Des cours d’eau cascadaient sur des pierres pales, se séparaient en ruisseaux ou se rejoignaient en mares. En un mot, on aurait dit une forêt habitée de leprechauns ou de dryades, même si les personnes de raison savent bien que ces choses-là n’existent pas.

Ce qui est indéniable, c’est que c’était un endroit à part, épargné de notre monde de fer et de béton par une magie mystérieuse.

Au cœur de la forêt était une maison. Le mot chaumière, peut-être, décrirait plus fidèlement cette construction. Elle s’accordait tant avec la verdure environnante qu’on ne pouvait la voir qu’en la cherchant. Un toit arrondi de mousse épaisse, des murs en rondins encore pourvus d’écorce, et une cheminée ronde de pierres blanches. La porte était un entrelac serré et complexe de branches fixées ensembles, les fenêtres sans vitres exhibaient des volets de bois. Les linteaux de porte et fenêtres croulaient sous le lierre qui envahissait toute la structure. Un petit ruisseau venait se jeter dans un bassin à quelques pas de la masure, où une pie buvait. Devant la porte, un seau de bois attendait.

Le lieu débordait de ce calme bruyant qui caractérise la nature. La mélopée du vent dans les feuilles, de l’eau sur les cailloux, des craquements de branches sur la mousse était rythmée par le chant discret d’oiseaux, d’insectes, et de tous les habitants du bois. Soudain, déchirant le silence environnant, un cri s’éleva de la chaumière.

« Bûcheron et tractopelle ! »

La pie s’envola et alla se poser dans un froissement d’ailes sur le rebord de la fenêtre. Sa tête sombre se tourna d’un air interrogateur vers l’occupant du manoir forestier. Des paysans moyenâgeux auraient crié à la sorcière, des guerriers gaulois à la druidesse, et même si elle partageait sans doute des caractéristiques de l’une comme de l’autre, elle était tout autre chose. Elle n’était pas très grande, mais sa silhouette effilée aux membres cagneux semblait indiquer le contraire. Ses cheveux, longs et argentés, étaient arrangés en chignon chaotique à l’aide de brindilles. Deux mèches rebelles encadraient son visage, où les années avait marqué leur passage. Ses yeux noisettes, cependant, avaient conservé l’étincelle de la jeunesse. Et pour l’instant, ceux-ci brûlaient de colère. Elle brandit sous le nez de la pie un exemplaire du journal du monde-gris-et-terne-à-côté. Puis, comme le volatile ne semblait pas réagir, elle reposa le journal sur une table de bois massif, inspira lentement les yeux fermés, puis expliqua :
« Une autoroute ! Ces sagouins pressés veulent construire une nouvelle autoroute, comme s’ils n’en avaient pas déjà suffisamment qui scarifient collines et vallées, plaines et bois ! Et tu sais où ils veulent le construire, leur satané fleuve de bitume à la noix ?
-   Je suppose que si ça te fait sortir de tes gonds ainsi, c’est probablement parce qu’ils planifient de la faire ici… La pie avait une voix rocailleuse, grave mais un tantinet nasillarde.
-   Exactement ! Ils veulent tuer ma belle forêt… Mais je ne vais pas les laisser faire moi, ah ça non ! Ils vont voir de quel bois se chauffe une dryade énervée, toute vieille soit-elle ! »


***

Léon s’arrêta de parler. Les images qui s’étaient créées dans mon esprit partirent au galop comme un troupeau de biches affolées.
«  C’est déjà fini ?
-   Pour ce soir, oui. Si la suite t’intéresse, il faudra attendre demain. Maintenant, va dormir.
-   Mais l’histoire commence à peine…
-   Pas mon problème. Le temps des histoires est écoulé pour aujourd’hui.»

Sa voix est ferme et intransigeante. Son regard s’adoucit un peu. Dans un léger sourire, il dit :
« Ne t’inquiète pas, demain soir tu auras la suite. Mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. Essaye de te reposer un peu ; sinon demain à ton boulot, tes collègues te prendront pour un zombie. »

***

La lumière du soleil s’infiltre à travers les rideaux vénitiens mal fermés, et attaque férocement depuis un petit moment déjà mes paupières closes. Je finis par abandonner l’illusion d’une grasse matinée et prépare mon esprit pour affronter une nouvelle journée. Je respire lentement plusieurs fois, me concentrant sur les inspirations puis les expirations, et ouvre les yeux.

L’écran blafard de mon téléphone m’indique qu’il est 10h11, un mardi. Je me lève, prend une longue douche chaude, m’habille. Mes pas me guident vers la cuisine. Je me fais un café, que je bois debout devant la fenêtre les yeux fixés sur mes pensées.

Mon sac est à côté de la porte. Je le prend au passage et file vers ma voiture. J’allume la radio. Comme tous les matins, elle est merdique, un amas de publicités parfois entrecoupées de musiques écœurantes. Comme tous les matins, je l’éteint par dépit. Comme tous les matins, je peste de n’avoir jamais acheté de bon CD à mettre dans le lecteur.
 Je suis en retard, mais qu’est-ce que ça peut faire ? Je  ferai semblant d’écouter mon patron m’engueuler en prenant un air contrit, et je penserai à ce qui est important.


Ce soir. Tout mon esprit est focalisé sur cette idée. Dans une heure, ce sera ma pause déjeuner, et puis après, il me restera cinq heures à combler avant de pouvoir remonter dans ma voiture, enclencher la première, sortir du parking, passer la seconde et filer chez moi. Léon ne sera pas encore là. J’irai prendre une longue douche chaude, j’errerai dans les couloirs de mon appart avant de me poser dans mon canapé avec un chocolat chaud. Je regarderai des émissions sans intérêt pour me sentir moins seule, et me pelotonnerai dans une couverture pour avoir moins froid. J’occuperai mes mains, et mon cerveau pour ne pas laisser mon esprit divaguer vers la boîte de médicaments dans l’armoire à pharmacie.
Au bout d’une éternité, trois coups brefs retentiront dans le silence de la télé et je me précipiterai pour ouvrir à Léon. Il aura un sac à la main avec notre repas, une pizza ou des sushis, peut-être tout simplement un hamburger-frites. On mangera. Je me tairai, il parlera. Il me dira que je devrai ranger mon appart, de temps en temps. Il racontera une anecdote sur son épicier, ou me relatera son odyssée pour aller à la boulangerie : « Ces escaliers sont dangereux, je te le dis. Impraticables. Etroits comme tout, et une marche sur deux à deux doigts de se casser. Un jour, je finirai à l’hôpital pour les avoir pris une fois de trop, mais que veux-tu, leurs croissants sont si bons, je ne vais pas arrêter d’y aller à cause des escaliers, quand même. » Il me racontera des blagues, et je rirai, même si il se trompe dans la chute ou qu’elle tombe à plat ; sa bonne humeur est contagieuse.
 Ensuite on ira dans le salon, moi roulée en boule dans le fauteuil, lui confortablement assis sur le canapé, et il me racontera une histoire.

D’abord, il terminera la dryade et l’autoroute. Je suis sûre qu’elle finira bien. Ses histoires finissent toujours bien. Et puis, il lèvera ses yeux vers l’horloge fixée au mur et dira « Il est encore tôt. T’ai-je déjà raconté l’histoire de la sirène qui s’est perdue dans le désert du Sahara ? » ou quelque chose approchant et il commencera une nouvelle épopée de sa voix grave de conteur. Je m’évaderai. Mon esprit se remplira de scènes fantastiques, d’aventures épiques, de mondes où les gens ont une vie qui va quelque part, et, les yeux fermés, je me sentirai vivante. Il s’arrêtera au milieu. Je râlerai, mais il tiendra bon. Il me dira que j’ai une tête de déterrée, la nuit c’est fait pour dormir et pas écouter des histoires. Je regagnerai ma chambre. J’entendrai la porte d’entrée qui se ferme doucement, et le cri d’une voiture qui part dans la nuit. Je resterai longtemps dans mon lit sur le dos à fixer le plafond. Le vide me tombera dessus. J’évacuerai peut être quelques larmes, jusqu’à ce que lessivée, je sombrerai dans le sommeil salvateur avant que la journée ne recommence. Elle recommencera, et arrivera à son terme parce que j’aurai besoin de savoir la suite de l’histoire. Ce sera mon moteur. Ma raison de vivre.


Mardi suit son cours prédictible à la lenteur d’un escargot. Pendant que je réponds aux appels des clients mécontent de leur achat d’aspirateur Aspir’ici (il aspire jusqu’à vos soucis !), débitant d’une voix mécanique des réponses préconçues que je connais par cœur, je pense à la dryade. Est-ce grâce à elle que la forêt où elle habite est si resplendissante ? Si les autres forêts sont clairsemées, peut-être que c’est tout simplement parce qu’elles n’ont plus de dryades attitrées. Ce ne sont plus que des coquilles vides dépossédées de leur âme. C’est triste, cela veut dire qu’il n’y a plus qu’une seule dryade, elle doit être fatiguée, dépassée. Se sent-elle lasse, parfois ? A-t-elle envie de tout abandonner et de laisser les humains gagner la guerre ? Comment peut-elle avoir tant de volonté, et ne pas se sentir seule, vaine ? Pourtant, j’ai l’impression qu’elle est encore pleine de fougue. Ses yeux sont vifs, pétillants. Elle se bat au quotidien pour sa forêt, son trésor, sa raison d’être. Je me surprend à l’envier.

Sur le chemin du retour, j’occupe mon esprit à réfléchir à la suite de l’histoire. Comment la dryade peut-elle arriver, à elle seule, à empêcher l’autoroute d’être construite ? Mon pied s’oublie sur l’accélérateur, je le force à se relever en pensant qu’une dryade, c’est très probablement magique. Comme les sorcières, ou les druidesses. Donc en toute logique, il doit y avoir un sort très ancien, tout au fond de son grimoire poussiéreux qui permet de transformer les constructeurs d’autoroutes en buissons, ou quelque chose du style. Mais ça me semble trop simple comme dénouement. Un peu Deus Ex Machina : quelque chose ne va pas, mais pas grave, il suffit d’un coup de baguette magique pour que tout rentre dans l’ordre. Dans la vie rien n’est aussi simple. La vie c’est une guerre contre nous, les autres, les cailloux sur notre route, et je suis sûre que même les dryades n’ont pas de baguette magique invincible ; sinon, pourquoi n’en resterai-t-il plus qu’une ?

« Modifié: 13 Mai 2021 à 22:44:53 par Pixie »

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #1 le: 09 Mai 2021 à 09:48:57 »
Bonjour Pixie,

Tout d’abord, je trouve ce début très bien écrit. Je me suis vraiment laissée prendre par cette histoire de dryade. Il a été difficile d’en sortir.
Du coup, je trouve la transition avec le monde réel un peu confus. En fait, j’ai du mal avec les 3 premiers paragraphes du monde réel. (En fait à partir de « La lumière du soleil... »).
Je ne comprends pas qui est ce Léon (on le saura certainement plus tard) et cette phrase « je mettrai mes oreilles sur mute ». Le « je » n’est pas un être humain ?
Et ce passage « Une lointaine amie du lycée est en vacances à New-York. Le frère d’une vague connaissance me partage son Latte au caramel de chez Starbucks, version pixels. ». Je ne comprends pas à quoi ça fait référence car on a l’impression que le personnage principal (elle ?) est déjà partie mais en fait n’est pas encore sortie de chez elle le paragraphe d’après.
Par ailleurs, j’avais l’impression que le « je » était un petit enfant, on s’aperçoit après qu’elle travaille. Bizarre...
Bref, pas mal de questionnements pour ma part.
Je suis peut-être trop impatiente ou alors j’ai pas compris. :)
A +
« Modifié: 09 Mai 2021 à 09:52:01 par Earth son »

Hors ligne Pixie

  • Tabellion
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #2 le: 09 Mai 2021 à 10:35:16 »
Bonjour Earth son,

Tout d'abord merci pour ton retour!

Pour la transition avec le monde réel, je suis un peu étonnée; en effet je pensais qu'ayant fait de l'histoire de la dryade une histoire racontée à un personnage du monde réel, il n'y aurait pas particulièrement de problème de transition. Du coup je serais bien aidée si tu me détaillais un peu plus ce que tu trouves confus; est-ce la différence de style? L'introduction de nouveaux personnages sans prévenir?

Citer
Je mettrai mes oreilles sur mute
Si le personnage est bien humain, cette phrase était plus métaphorique, une manière de dire qu'elle penserait à autre chose pendant que son patron lui fera la morale. C'est peut-être maladroit comme formulation.

Léon est en effet un peu mieux présenté plus loin, mais c'est vrai que ça fait peut-être bizarre de ne pas l'introduire qui il est dès le début.
 C'est un peu pareil pour la protagoniste, mon chemin de pensée était de s'immiscer dans ses pensées plus que de l'écouter nous raconter sa vie; donc elle ne ressent pas le besoin de se présenter. J'avais envie que l'on découvre qui elle est au fur et à mesure, pas parce qu'elle nous le dit, mais parce qu'on le voit dans ses actions/pensées.
Après c'est probablement maladroit dans mon exécution, et du coup je ne sais pas trop si mon idée de base de ne pas vraiment introduire mes personnages dès le départ est mauvaise, ou si c'est juste que l'ai mal amené.

Citer
Une lointaine amie du lycée est en vacances à New-York. Le frère d’une vague connaissance me partage son Latte au caramel de chez Starbucks, version pixels.
Ici je voulais montrer les images qu'elle voit sur son téléphone en déjeunant pendant qu' elle traîne sur insta. Ce que je voulais surtout faire passer, c'est qu'elle est un peu en marge; les gens sur son fil ne sont pas totalement inconnus, mais pas des proches non plus. Encore une fois ça demande probablement à clarification dans le texte.

Voilà, du coup je pense que j'ai du pain sur la planche! Encore une fois merci pour tes impressions

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #3 le: 09 Mai 2021 à 10:55:53 »
Hello Pixie,

Je vais essayer d'éclaircir un peu mon fil de compréhension (ou incompréhension) à la lecture (après, ce n'est peut-être que moi, je ne sais pas, ne te mets pas non plus martel en tête  ;))

1. On est plongé dans une histoire fantastique : première impression, cette histoire sera dans le genre Fantasy. OK. Je lis, c'est plutôt sympa
2. L'histoire s'arrête et on change d'univers. Ah... donc, on n'est pas dans de la Fantasy. Donc on est dans quoi ? Un homme (Léon) raconte une histoire et dit qu'il faut aller au lit. Donc l'autre personne est un enfant (j'étais partie sur un petit garçon).
3. "La lumière du soleil s'infiltre" : ma première réaction a été qu'on était avec un autre personnage (j'ai vu plus tard qu'il y avait un "mon" dans le dialogue précédent donc la personne à qui on racontait l'histoire et celle qui parle maintenant ne sont qu'une seule et même personne (ça, j'ai eu du mal). La personne se lève et prend un café. Un café ? Un gamin boit un café ? Euh... comprends plus. Après l'histoire de la lointaine amie de lycée et le frère de la connaissance m'ont achevée : paumée la Earth son  :-\. Et les oreilles sur mute : ah, on est pas dans la réalité telle qu'on la connaît mais plutôt dans le genre "anticipation"? Soit.
4. Je comprends que c'est une fille qui parle (enfin, je crois) et que c'est une adulte (jeune adulte ?). Alors ce Léon qui vient tous les soirs pour manger avec elle et lui raconter des histoires pour enfant, c'est qui ? Son fiancé ? Un copain ? Son frère ? Quelqu’un de sa famille plus âgé ?
5. Elle pense à l'histoire de la dryade .

Bon, je ne sais pas si ça va t'aider mais
1. Ne pas présenter les personnages, ça ne me dérange pas, je le fais régulièrement  ;)
2. Je pense que mon plus gros souci de compréhension tient à la nature de ton texte (Fantasy ? Réalité ? Anticipation ?) et d'arriver à comprendre la nature du personnage principal qui se trouve être aussi le narrateur apparemment.

Voili voilo
A +
« Modifié: 09 Mai 2021 à 11:23:49 par Earth son »

Hors ligne Pixie

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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #4 le: 09 Mai 2021 à 16:18:53 »
Merci pour ces précisions!  :)

Je pense que si c'est confus pour toi, ça le sera probablement pour d'autres également ; à mon avis le problème majeur c'est que je suis pas assez précise dans l'écriture parce que moi je sais là où je veux en venir (je sais pas si ça fait beaucoup de sens ce que je dis...)
En tous cas je vais prendre en compte ton ressenti et j'essaierai de reprendre tout ça pour être un peu plus compréhensible.

Le seul problème va être pour la transition histoire fantasy - réalité. J'ai un peu basé toute mon histoire sur ça, justement, le fait d'avoir en parallèle deux histoires, dont l'une est racontée et permet à la protagoniste de s'évader d'une vie morne, répétitive.
Je pense que je reprendrais tout ça à tête reposée, j'y verrais peut-être plus clair.

A+

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #5 le: 09 Mai 2021 à 16:50:21 »
Je ne pense pas que faire cohabiter deux histoires soit un problème.
Il faut juste que l'on sache plus facilement dans quel monde on se place et qui est qui.
Je pense que si on savait plus rapidement que le narrateur est une femme adulte dès qu'on revient dans la réalité serait plus facile à comprendre.
Il ne doit pas y avoir grand chose à modifier à mon avis.
Dans le genre, dans la conversation : "Charlène, va te coucher, tu dois travailler demain" et paf, c'est réglé  ;D
« Modifié: 09 Mai 2021 à 16:57:43 par Earth son »

Hors ligne Meliochka

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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #6 le: 09 Mai 2021 à 20:29:10 »
Bonsoir Pixie,

Je viens de lire ton texte.
Je tiens d'abord à préciser que les dryades et tout ça, je n'y connais rien, je crois que je n'ai jamais lu de fantasy.
Mais bon, ça n'empêche pas de se faire une idée sur le texte...  :)

Pour répondre aux questions que tu poses :
Est-ce que c’est fluide ? : j'ai trouvé la deuxième partie, dans le monde réel, plus fluide que la première, dans la forêt de la dryade. J'ai eu un peu de mal avec les descriptions (la forêt, puis la chaumière, puis la dryade)

Est ce que le style d'écriture n'est pas trop lourd ? : bin, comme j'ai du mal avec les descriptions, pour moi, c'était un peu "lourd" mais bon, c'est moi, quoi...

Est-ce que les personnages sont bien définis, compréhensibles ? : comme Earth Son, en premier lieu j'ai imaginé un gamin à qui Léon raconte une histoire, pas une jeune femme qui va bosser. Pour le reste, ça va, j'avais compris.
J'aurais une réserve sur le personnage principal : j'ai l'impression que sa vie ne lui plaît pas mais qu'elle ne fait rien pour la changer. Qu'elle ait un boulot qui l'ennuie, ok, on se doute qu'elle est obligée d'y aller pour payer le loyer et le reste. Mais qui l'oblige à aller sur instagram pour voir des trucs qu'elle considère comme inutiles ? Qui l'oblige à écouter la radio qu'elle considère comme inintéressante ?
Par conséquent, je ne comprends pas la logique de ce personnage : elle rêve d'un ailleurs sans tout ça et pourtant elle semble y être très attachée ?...  :)

Le format de l’histoire est-il intéressant ? Est-ce que j’ai voulu courir un marathon avant même de savoir marcher ? : là, je ne saurais quoi te dire parce que je ne comprends pas vraiment les questions...  :) Un format n'est pas plus intéressant qu'un autre, je pense, c'est ce que le texte renferme qui l'est ou pas... Et puis, chacun a son format de prédilection. Personne n'oblige personne à commencer par du court pour aller sur du long ensuite (j'imagine que c'est un peu le sens de ta question).

Je pense que tu ne devrais pas hésiter à poster la suite. Peut-être que ça ne débloquera pas ton problème mais ça sera toujours intéressant d'en parler  :)

Au plaisir,
Meliochka
"C'est pas faux"
Provençal le Gaulois

Hors ligne Pixie

  • Tabellion
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #7 le: 11 Mai 2021 à 17:51:05 »
Bonjour Meliochka,

Tout d'abord merci pour ton avis :)

Pour le personnage principal, j'aimerai essayer d'expliquer un peu comment j'ai essayé de la construire : c'est vrai que sa vie ne lui plait pas sans qu'elle ne fasse rien pour la changer. C'est justement ça que j'essaie de faire transparaître dans ce début, pour après au cours de l'histoire la faire évoluer.
Je sais pas si c'est très clair mais en gros je voulais installer au début un personnage passif, qui continue de subir des journées fades et monotones, un peu par résignation. Elle a trouvé ces contes pour arriver à mieux supporter ses journées, mais évidemment, tout l'intérêt de l'histoire c'est de la montrer redevenir maîtresse de sa propre vie, et d'arrêter de vivre à travers les contes pour enfant en continuant des actions lui paraissant vaines (d'où instagram, la radio,...)
Voilà encore une fois ce n'est probablement pas très bien montré dans le texte ; je dois avouer avoir du mal à écrire des personnages. Ce n'est peut-être aussi tout simplement pas un sujet d'histoire très intéressant...

Citer
Le format de l’histoire est-il intéressant ?
Ce que je me demandais ici, c'est est ce que baser une histoire sur deux différentes (avec des univers un peu opposés) est intéressant ou est-ce que c'est juste compliqué et propice à perdre le lecteur. Du coup, j'ai cru comprendre que en effet, ça a eu tendance à perdre le lecteur, ou du moins à une forme de déception (on va sentir plus d'affinité pour une des histoires que pour l'autre)

Citer
Est-ce que j’ai voulu courir un marathon avant même de savoir marcher ?
Je me demandais surtout si je n'avais pas vu trop grand trop vite. C'est la première fois que j'essaie de faire une histoire "longue" et le système d'histoires enchâssés présente quand même quelques complexités dans la mise en oeuvre, enfin j'ai trouvé. Mais ce n'était peut-être pas une question très pertinente...

Je vais déjà essayer de retravailler cette partie, mais je pense que je continuerai à poster. Je dois avouer que ma peur principale aussi c'est de me rendre compte que ma tentative est vouée à l'échec et de m'acharner sur une histoire qui n'en vaille pas la peine...

En tout cas, merci encore de prendre le temps de m'aider  :)

Hors ligne Meliochka

  • Tabellion
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #8 le: 11 Mai 2021 à 18:54:45 »
Salut Pixie,

alors, beaucoup de choses dans ton message  :)


Citer
Pour le personnage principal [...] : c'est vrai que sa vie ne lui plait pas sans qu'elle ne fasse rien pour la changer. C'est justement ça que j'essaie de faire transparaître dans ce début, pour après au cours de l'histoire la faire évoluer.
[...]  je voulais installer au début un personnage passif, qui continue de subir des journées fades et monotones, un peu par résignation.
Du coup, pour moi, c'est incohérent avec le fait de se réfugier dans les contes : il me semble que si elle s'y réfugie, elle est consciente du problème et elle doit ne doit subir que ce qu'elle ne peut pas éviter (donc exit instagram et la radio, par exemple).
Ce que je veux dire, c'est que le bonheur qu'elle ressent dans ces contes doit être largement supérieur aux piètres satisfactions des réseaux sociaux et tout ça, et que la différence ressentie par le personnage devrait l'inciter à ne plus faire ce qu'elle n'est pas obligée de faire => donc, si tu veux qu'elle fasse les deux, il faut l'expliquer dans ton texte : pourquoi elle ne peut pas s'en empêcher ?

Citer
Ce n'est peut-être aussi tout simplement pas un sujet d'histoire très intéressant...
Toutes les histoires ont été racontées des milliers de fois, tu n'innoveras pas plus que les autres...  :) Tout tourne toujours autour des mêmes thèmes, qui ne sont pas si nombreux que ça (la haine, l'amour, la recherche de sens, etc.) C'est la manière de raconter, la personnalité de l'auteur, la personnalité du texte qui fait/font la différence.

Citer
Est-ce que baser une histoire sur deux différentes (avec des univers un peu opposés) est intéressant ou est-ce que c'est juste compliqué et propice à perdre le lecteur. [...] ça a eu tendance à perdre le lecteur, ou du moins à une forme de déception (on va sentir plus d'affinité pour une des histoires que pour l'autre)
Alors, là, je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas de la déception, pour ma part en tout cas, sur les deux histoires différentes, c'est plutôt que tu ne les narres pas de la même manière. L'une (la dryade) est très descriptive, l'autre (la vie réelle) est beaucoup plus dans l'action. On ressent forcément la différence.
Tu différencies uniquement ces deux univers par le formatage : une en italique, l'autre en normal => et si tu séparais par un titre de chapitre (avec éventuellement une indication de lieu/temps) ?

Citer
le système d'histoires enchâssés présente quand même quelques complexités dans la mise en oeuvre
C'est vrai que tu n'as pas choisi le plus simple pour commencer  :)

Citer
Je dois avouer que ma peur principale aussi c'est de me rendre compte que ma tentative est vouée à l'échec et de m'acharner sur une histoire qui n'en vaille pas la peine...
Là, je pense que tu essaies de courir avant de savoir marcher  :)
Je vais juste prendre mon cas personnel parce que c'est quand même celui que je connais le mieux  :) : pendant des années et des années et des années, je n'ai pas écrit une seule ligne parce que je me disais que je ne serais jamais capable de bien écrire, que je n'étais pas au niveau de Victor Hugo, que je n'avais pas d'imagination, etc. J'étais bloquée par la peur de me planter, de me trouver moi-même nulle, tout ça.
L'année dernière, ça s'est débloqué : un jour, la pensée m'est venue que Victor Hugo lui-même avait déjà fait du Victor Hugo, donc c'était bon, pas la peine d'essayer de refaire pareil  ;D
Bref, l'année dernière j'ai commencé à écrire pour me faire plaisir à moi. J'ai écris des trucs que j'avais envie de lire, sur des personnages avec qui je me sentais bien, pour passer du temps avec eux, pour m'évader. Exactement comme quand je lis, en fait. Et c'est ce que je continue à faire.

Donc, pour résumer :
- toute histoire ou presque vaut la peine d'être racontée, ça dépend juste de comment c'est fait
- même si tu "échoues", tu n'échoueras pas : tu auras appris des choses sur ta manière d'écrire, etc.
- fais-toi plaisir d'abord et surtout (et ça devrait se ressentir dans ton texte)

Bonne écriture  :)

A ++,
Meliochka
"C'est pas faux"
Provençal le Gaulois

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #9 le: 11 Mai 2021 à 20:16:00 »
Hello Pixie,

Personnellement, mon premier écrit faisait 142500 mots. Je n’ai jamais fait autant depuis.
J’ai commencé plein d’histoires sans jamais les finir, mais ce n’est pas important.
Essaye, réessaye, tâtonne, efface tout et recommence, laisse tomber, reprends...
Comme l’a dit Meliochka, le plus important est de te faire plaisir. Tu verras bien où t’amèneront tes mots.
 :oxo:
« Modifié: 11 Mai 2021 à 20:17:36 par Earth son »

Hors ligne Pixie

  • Tabellion
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Re : Un jour après l'autre
« Réponse #10 le: 12 Mai 2021 à 22:50:48 »
Merci à vous deux pour vos réponses :)

Tout d'abord je tenais à dire que cette positivité me fait du bien, j'ai tendance à me démoraliser assez facilement, surtout pour un projet aussi long, bien plus demandeur qu'un simple texte d'une page...
Mais c'est vrai qu'il faut bien commencer quelque part, et puis c'est en faisant des erreurs qu'on apprend!

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il me semble que si elle s'y réfugie, elle est consciente du problème et elle doit ne doit subir que ce qu'elle ne peut pas éviter (donc exit instagram et la radio, par exemple).
C'est vrai, je n'avais pas réfléchi sous cet angle. Du coup, instagram c'était un peu gratuit, je pense que je vais juste le virer, mais j'aimerai essayer de trouver un moyen de garder la radio.
Peut être un truc tout bête type la radio s'allume toute seule en démarrant la voiture, mais cela ne me semble guère plausible...

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Tu différencies uniquement ces deux univers par le formatage : une en italique, l'autre en normal => et si tu séparais par un titre de chapitre (avec éventuellement une indication de lieu/temps) ?
J'ai peur qu'en faisant cela le côté histoire racontée dans l'histoire soit un peu amoindri, mais je suppose que ça pourrait se faire.



 


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