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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Une cité libre

Auteur Sujet: Une cité libre  (Lu 1539 fois)

Hors ligne Balgan

  • Plumelette
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Une cité libre
« le: 04 Mars 2021 à 22:15:05 »
Bonsoir,

Ceci est un texte dont l'idée m'est venue à l'écoute d'un podcast sur le jeu vidéo Bioshock (du youtuber Alt-236). Je suis donc repartie de cette idée de départ : une ville où tous les hommes sont libres, mais en en inversant la logique. Là où cela échoue dans Bioshock, ici, cela réussi, après avoir traversée quelques épreuves. Je partage parce que j'en étais assez contente ; je pensais toute fois retravailler la fin... Si l'envie se fait sentir  ;D  Le voici donc :

   Dans un lieu et un temps hors de notre monde, une cité prospère. Cette cité est dotée d’une particularité : tous ses citoyens sont libres. Avant cela, beaucoup de servitudes pesaient sur ses hommes. La première fut la solitude face à l’adversité qu’était la nature. Les hommes s’allièrent pour y survivre. Ils ont ensuite employé leur force commune afin de combler les besoins naturels dus à leur condition d’homme : boire et manger à sa faim, se vêtir, et avoir un toit. La cité commença à prendre forme par le travail de leurs mains et grâce aux outils qu’ils avaient inventé, et des terres furent cultivées aux alentours des habitations. Ces besoins comblés, la fracture entamée avec la nature acheva de se faire lorsqu’ils se mirent à conter des histoires. Ils se contentaient bien de cette vie, faite du travail physique de la terre la journée, et d’évasions scandées par les meilleurs conteurs de la cité le soir.
   A force de travail, le besoin d’entretenir la terre se fit moindre, et ils eurent plus de temps pour le travail de l’esprit. L’écriture apparut, et l’on put alors partager au plus grand nombre d’habitants ce que l’on savait alors de la vie : des connaissances sur les bienfaits ou méfaits de certaines plantes, des choses que l’on peut observer dans la nature et dans les astres. Des choses observées aussi chez les hommes, des questions qu’ils se posaient et leurs pensées à ce propos.
   Mais un reliquat subsistait de leur ancienne condition : la croyance à un monde divin, supérieur, qui prit le pas sur l’embryon de science qui émergeait. Les histoires de la vie quotidienne et les connaissances amassées jusqu’alors furent bafouées et, pour certaines, mises au service de ce qui constitua un dogme. Certains hommes de la cité décidèrent que là était la vie vraie, et par crainte des représailles divines, ils commencèrent à l’imposer aux autres habitants, jusqu’à le faire observer strictement par tous. Cette libération fut plus difficile encore ; la virulence des croyants fut telle que le savoir débutant fit place à un ignorance courante, et celle-ci devint la loi qui régit la cité. Ils étaient déresponsabilisé de leurs actions et de leur vie, laissaient quelques autres penser à leur place, et se retrouvèrent ainsi dans une nouvelle forme de servitude : le conformisme.
   Mais l’un d’eux s’éleva contre ces croyances, et tâcha d’en libérer ses concitoyens : il était né philosophe, et les mis en garde contre ce que l’on tenait pour vrai ce qui n’en avait que l’apparence : des dieux dont l’existence ne pouvait être établie, des imposteurs qui se faisaient passer pour les seuls détenteurs de la vérité et qui profitaient de ce statut, une vie qui n’en avait que l’apparence, rythmée par des rites vains et des principes qui n’apportaient rien au bonheur de la cité et de tous ses citoyens. Il parla à leur raison, et cela porta ses fruits chez certains ; d’autres s’y refusèrent, par la peur qu’inspiraient les dieux et les hommes qui transmettaient leurs paroles. Le conflit se transforma en guerre. Le philosophe parti au combat avec les hommes qui avaient su écouter ce qu’il pensait contre ceux qui défendaient les dieux. Les batailles apportèrent la mort et la haine, que le philosophe tempérait chez ses hommes et en lui-même. Les religieux se laissèrent dévorer par elle, et commirent des actes indignes. Ils se mirent même à mettre en doute la piété de certains de leur confrères, les condamnant pour certains à la peine capitale, parce qu’ils ne montraient pas assez de vaillance au combat. Les rangs ennemis se délitèrent, et l’armée du philosophe gagna l’ultime bataille.
   Le philosophe œuvra à la suite de cette guerre à la réconciliation : il n’interdit pas la religion, et permis aux croyants de continuer leur culte. En contre-partie, ceux-ci n’imposeraient plus leur manière de penser et leur manière d’être aux autres citoyens, et ils seraient soumis au même régime qu’eux. Il œuvra ensuite à instaurer des lois ; il souhaitait qu’elles soient valables pour tous et en tout temps, et qu’elle permis à chacun la liberté de penser, de s’exprimer, et de pouvoir en débattre. L’instruction et la science se développèrent, et les citoyens furent libérés de toutes contraintes.
   Aujourd’hui, la cité prospère ; le philosophe, prévoyant, a transmis son savoir à un homme qu’il en estimait digne, et qui poursuit son travail. Les habitants sont instruits et ont confiance en leur régisseur. A l’entrée de cette cité, on peut y lire la phrase suivante : « La connaissance est condition de la paix. »
« Modifié: 06 Mars 2021 à 08:54:37 par Balgan »
"On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments."

Hors ligne Claudius

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Re : Une cité libre
« Réponse #1 le: 06 Mars 2021 à 10:11:58 »

Un projection idyllique de ce que pourrait devenir notre planète dans les temps à venir. Une paix unique et durable dans la liberté de tous. Pourquoi pas ! C'est un texte intéressant et qui s'enchaîne bien du début à la fin.

Par contre j'ai relevé quelques broutilles dans la syntaxe et aussi l'orthographe, je te mets le relevé sous spoiler, mes remarques en bleu au fil du texte. Les répétitions en gras.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


J'ai dû m'arrêter en route, je verrai le reste plus tard.

Mais déjà, une remarque générale, certains mots reviennent souvent "cité, travail". Pas de virgule avant un et de liaison entre deux morceaux de phrases. Mais, une virgule après le et quand on insère un petit bout qui coupe la phrase.

Ensuite au début il y a un peu mélange entre présent et passé.

À plus tard, désolée... le devoir m'appelle.

 ;) ;)
« Modifié: 06 Mars 2021 à 12:06:05 par Claudius »
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Hors ligne Balgan

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Re : Re : Une cité libre
« Réponse #2 le: 06 Mars 2021 à 11:55:15 »

J'ai eu, je l'avoue, un peu la prétention d'écrire quelque chose de semi-philosophique basé sur un idéal plutôt que l'idyllique... Le but était de montrer qu'une cité libre ET paisible est possible, cela étant un idéal que l'on peut se fixer ; le passage sur la guerre montre que cela a un prix, et la "sentence" finale, une condition. Le texte mériterait d'être développer finalement, je pense.

[spoiler]Dans un lieu et un temps hors de notre monde, une cité prospère. Cette cité est dotée d’une particularité : tous ses citoyens sont libres. (retour à la ligne) Avant cela, beaucoup de servitudes pesaient sur ses hommes. La première fut la solitude face à l’adversité qu’était la nature. (je ne comprends pas bien ici le mot "solitude". )

C'est vrai que ce n'est pas assez développé ; l'idée ici est celle de l'homme seul face à la nature, qui se réuni en groupe afin de survivre plus aisément à cette nature.

Les hommes s’allièrent pour y survivre. (y survivre ? dans ce lieu : c'est un peu loin )

Comme dit précédemment : c'est survivre à la nature, à retravailler donc !

Ils ont ensuite employé leur force commune (c'est un peu redondant avec la phrase précédente)

Je prends note et je vais retravailler la formule, merci de l'avoir relevé !

 
afin de combler les besoins naturels dus à leur condition d’homme : boire et manger à sa faim, se vêtir, et avoir un toit. (pas de virgule avant et) La cité commença à prendre forme par le travail de leurs mains et grâce aux outils qu’ils avaient inventé, (s à inventé et pas de virgule avant et) et des terres furent cultivées aux alentours des habitations. Ces besoins comblés, répétitionla fracture entamée avec la nature acheva de se faire acheva de se faire pourrait être formulé autrementlorsqu’ils se mirent à conter des histoires.

Ah, moi et l'art d'écrire deux fois la même sans m'en rendre compte, et même après une deuxième lecture... Merci !  :D

   A À force de travail, le besoin d’entretenir la terre se fit moindre, et ils eurent plus de temps pour le travail de l’esprit. L’écriture apparut, et l’on put alors partager au avec leplus grand nombre d’habitants ce que l’on savait alors de la vie : des connaissances sur les bienfaits ou méfaits de certaines plantes, des choses que l’on peut observer dans la nature et dans les astres. Des choses observées répétitionaussi chez les hommes, des questions qu’ils se posaient et leurs pensées à ce propos.(saut de ligne)

C'est vrai que la répétition m'a un peu gênée aussi, mais finalement je me demande si ça ne peut pas rester ainsi au vue de la nature du texte... Je vais y réfléchir, mais peut-être ça vaut le coup de me creuser la tête pour trouver un mot qui convient pour dire la même chose ^^

Mais déjà, une remarque générale, certains mots reviennent souvent "cité, travail". Pas de virgule avant un et de liaison entre deux morceaux de phrases. Mais, une virgule après le et quand on insère un petit bout qui coupe la phrase.

Ensuite au début il y a un peu mélange entre présent et passé.

Je vais revoir ces problèmes de répétition, de syntaxe et de temporalité alors !


MERCI BEAUCOUP POUR TON RETOUR en tout cas. Bon bah j'ai du travail ma foi  ;)


Erf, je ne maîtrise pas trop la forme du forum, désolée si c'est brouillon xD Je vais regarder comment ça fonctionne pour faire des posts plus lisibles... Mais merci encore Claudius !

Si tu pouvais éviter les doubles messages stp, si tu veux compléter ou rectifier la fonction "modifier" est utile pour ça. Merci :)
« Modifié: 06 Mars 2021 à 12:00:47 par Claudius »
"On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments."

Hors ligne Claudius

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Re : Une cité libre
« Réponse #3 le: 06 Mars 2021 à 12:53:45 »
Me revoilou,

En fait j'ai tout repris dans le spoiler ci-dessous ayant laissé passer des trucs (et d'autres peut-être) ne tiens pas compte de mon message précédent
Pour reprendre sur l'aspect général :
- Aérer un peu le texte pour facilité de lecture
- pas de virgule après un et de liaison (sauf quand on insère une petite phrase tampon virgule après le et)
- Certaines répétitions pourraient être évitées
- Des phrases un peu alambiquées parfois je ne les ai pas toutes reprises.

Sinon, mon avis général n'a pas changé, j'ai l'idée utopique suivie ici et j'en avais bien compris le sens. Ton texte mérite d'être amélioré, il est très sympa.

Maintenant mon avis et mes corrections sont ma façon de voir, tu est maître de ton texte et si tu ne souhaites pas apporter de correction c'est ton droit le plus strict : ta liberté  ;)
À plus !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Hors ligne Cendres

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Re : Une cité libre
« Réponse #4 le: 20 Mars 2021 à 08:56:28 »
Merci pour ton texte.

C'est une sorte de réflexion sur la vie. Ca pourrait être un cadre a une histoire, ou a la trame de celle ci.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

 


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