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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Passerelle

Auteur Sujet: Passerelle  (Lu 2276 fois)

Hors ligne Mathieu

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Passerelle
« le: 08 Octobre 2020 à 17:19:07 »
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PASSERELLE

- Et toi Céline, comment cela t’est-il arrivé ?
 
Elle fronce un peu le nez, mais on devine un sourire en coin. Peut-être même une petite étincelle dans ses yeux bleus. Tous ces signes sont évidemment du domaine de l’interprétation : Céline a un visage tellement, disons, particulier… Mais quand même, elle va la raconter son histoire, on sent qu’elle en a enfin envie.
 
- Allez, tu peux nous le dire maintenant !
 
Malgré tout, elle ne peut s’empêcher de se faire prier un peu. Si cela était possible, ses joues en rougiraient de plaisir. Oui, elle va les faire mariner, c’est drôle et puis, on a le temps… Elle s’installe donc plus confortablement sur la pierre froide, accepte le cigare qu’on lui offre, le hume, le porte à ses lèvres avec cérémonie.
 
- Vous êtes vraiment sûrs que cela vous intéresse ?
 
 


 
C’était donc l’année dernière, j’avais trente-deux ans et je venais d’abandonner la recherche de l’âme sœur. On peut en rire maintenant, mais à l’époque cela m’avait sacrément secouée. Pas facile de décider de mettre fin à une quête de plus d’une décennie. Je me sentais désœuvrée et vaguement triste. Mélancolique… Mais Dieu soit loué, j’avais Sylvie ! Ma fidèle amie depuis le lycée avait décidé de me prendre en main. Elle me sortait tous les soirs : vernissage de l’exposition de pastels de sa belle-sœur, cours de « step » à la MJC du centre, séance obligatoire pour la sortie du dernier « James Bond », massage aux pierres de lave dans l’institut en bas de son immeuble, que sais-je encore ? J’étais épuisée. Déprimée et épuisée. Le pire est que je me sentais absolument incapable de lui dire « non ». Les explications que j’aurais dû lui fournir m’auraient conduite à l’extrême bord du précipice. Qui sait si je n’avais pas envie d’y sauter ? Je ne me sentais décidément pas prête pour affronter le vide.
 
C’est pourtant ce qu’elle nous avait prévu. Pour ce samedi, Sylvie avait programmé la via ferrata des Aravis. Rendez vous à neuf heures précises sur le petit parking de la route du col. Son frère Paul et un certain Antoine, le nouvel informaticien de sa boîte, joueraient les instructeurs. Le temps était au beau fixe, le rocher bien sec : c’était l’occasion rêvée pour une initiation. J’ai donné mon accord du bout des lèvres, en sachant à peine de quoi il en retournait. Grimper sur des cailloux avec une ficelle autour du ventre ? Mais pourquoi pas, Sylvie, pourquoi pas…
 
La marche d’approche était courte mais relativement raide. Les garçons sont passés devant. Ils échangeaient quelques paroles à voix basse. Pour ma part, je montais en silence, le souffle court. J’avais du mal à suivre le rythme. Je me suis arrêtée une minute pour boire et la tête penchée en arrière, l’eau fraîche dans ma gorge, est soudain ressurgie de ma mémoire la seule randonnée que j’avais jamais faite avec mon père. Mon père, mon papa, ce grand absent... Celui qui m’a fait rater le départ de la course poursuite contre ma propre existence. J’étais sur la ligne, j’attendais qu’il me pousse dans le dos, me donne l’impulsion et quand j’ai enfin compris, il était trop tard : ma vie était partie sans moi. Cette marche d’approche, en quelque sorte, était à l’image de mon enfance : je suis déjà en retard, j’attends vaguement que quelqu’un m’aide, je cherche du regard une main tendue…
 
Antoine m’a tirée de mes rêveries en répétant mon prénom : « Céline Céline Céline. » C’était doux, d’abord le son puis son visage, brun, vif, anguleux, je me souviens, de longs cils, un air franc que j’ai tout de suite apprécié et soudain j’ai compris, à force de marcher comme un automate, j’étais arrivée au pied du rocher. Je me suis secouée mais j’étais troublée quand même, j’avais du mal à atterrir. Il m’a donné un baudrier que j’ai d’abord enfilé à l’envers, deux longes, un casque. Manipuler ce matériel a fini par me réveiller. Juste à temps pour les consignes de sécurité que Paul nous a répétées trois fois, comme à des enfants : « surtout, ne jamais décrocher simultanément vos deux longes : c’est le plus important ! Au moins une des deux sur la ligne de vie. Vous avez bien compris ?» Nous nous sommes enfin engagés dans la voie. J’étais placée entre Antoine et Sylvie, Paul fermait la marche. Je me sentais étrangement calme. Ce retour en enfance m’avait comme ressourcée.
 
La première partie était assez facile, la paroi n’étant pas très abrupte. Je crochetais consciencieusement mes mousquetons à la main courante. C’était drôle de faire cela avec Sylvie juste derrière moi. D’être physiquement accrochées toutes les deux sur le même câble prenait soudain une valeur symbolique. Nous étions liées, si je glissais, si je tombais, elle serait là, toujours présente. Je n’étais plus agacée par l’avalanche d’activités qu’elle me faisait tomber dessus depuis des mois, non, j’en étais plutôt émue, presque fière. C’était sa façon à elle de me soutenir. Je me suis demandé comment j’aurais réagi à sa place et cela a fini par m’embuer les yeux. Mince ! Sylvie ! Quelle belle amitié, quand même...
 
De nouveau Antoine m’a sortie de mes pensées : mes deux longes s’étaient emmêlées, cela risquait de me déséquilibrer. J’ai levé les yeux et l’ai vu là, légèrement à contre-jour, suspendu dans le vide, les sourcils froncés à cause de ma méprise. J’ai dit « oui d’accord » et j’ai pensé qu’il était beau. Je ne savais plus pourquoi je pleurais. C’est à ce moment là qu’il a annoncé « on arrive au moment où il va falloir choisir : soit l’échappatoire, soit la passerelle ». L’échappatoire étant hors de question, j’ai voté pour « passerelle ».
 
Cela sonnait bien « passerelle », c’était engageant. Il y avait cette idée de traversée, de renouveau. Sans doute, après son franchissement, il y aurait devant moi un nouveau paysage que je serais libre de découvrir. Mon passé, de l’autre côté, n’entraverait plus mes mouvements. Et Antoine, pourquoi pas, serait mon guide. Je souriais mais ce fut bref. J’étais arrivée devant un pont de singe au-dessus d’une centaine de mètres de vide. Je me suis liquéfiée. Antoine était déjà presqu’au bout, agile, efficace. Il a accroché ses longes au piton et m’a encouragée de la voix. La mienne était coupée, impossible de sortir le moindre son. Mes jambes aussi m’avaient lâchée : elles ne supportaient plus le poids de mon corps qui pendait lamentablement au bout de mes longes. Dans mon cerveau, l’orage s’était levé. Alors que je me sentais enfin prête à franchir l’obstacle, le sol se dérobait sous mes frêles appuis. Et ça n’arrêtait pas : je tombais, tombais, tombais. Tellement vite. Déjà, de la boue s’écoulait sur les flancs du trou noir où je gisais.
 
Antoine a crié « Céline, si vous voulez, on fait demi-tour ! » et cela a agi sur moi comme un électrochoc. Ce n’était pas concevable de laisser filer cette occasion, non, une question de fierté mais aussi – je le sentais bien – une façon de m’en sortir. J’avais complètement conceptualisé ce pont. Le vide sous les filins était celui laissé par mon père, celui aussi de mes rares expériences amoureuses. Sylvie, derrière moi, me soutenait et Antoine, de l’autre côté, oui, on pouvait dire cela, m’attendait. Je devais traverser. Mes mains ont agrippé le câble.
 
J’ai cru mille fois que j’allais abandonner. Impossible de me tenir debout, la peur me broyait le ventre. Tant pis, je me suis accroupie, c’était pathétique mais j’avançais, centimètre par centimètre. Je tremblais, je pleurais, j’avais envie de mordre ou de me laisser tomber. De mourir aussi, un peu. C’était interminable... J’entendais vaguement les encouragements et les conseils, mais l’information n’était plus traitée. Mon cerveau était en alerte rouge, explosion imminente. Encore un effort, plus que quelques mètres. J’ai défait mes deux longes pour les crocher au piton. Antoine me tendait la main, j’allais bientôt pouvoir la saisir. Il m’a dit « je suis fier de vous ». Nous nous sommes regardés les yeux dans les yeux, avec une incroyable intensité. Impossible pour moi de vous décrire précisément ce moment, mais vous pouvez me croire : j’ai vécu là – et de loin - la plus belle émotion de ma vie. Puis tout est allé très vite, mon pied a glissé, j’ai tenté de me rattraper mais il était déjà trop tard…Je suis tombée dans le vide.
 
 


 
Ils sont cinq, assis en tailleur sur la table d’un dolmen. Evidemment il fait nuit et évidemment c’est pleine lune. Comment pourrait-il en être autrement ? Ils se taisent maintenant, l’histoire est terminée. Ils sont contents d’ailleurs : Céline raconte bien, cela leur promet quelques belles soirées. Les distractions sont tellement rares…
La lumière lunaire les traverse, ondule dans la fumée des cigares. C’est le plus grand et le plus pâle qui les a apportés, en cadeau d’anniversaire. Il prend soudain une voix d’outre-tombe et crie « ta passerelle était hantée, elle t’a conduite sur le chemin des ténèbres ! Bienvenue dans l’au-delà ! ». Les spectres se marrent bruyamment en grinçant des dents. Humour noir. Céline a un peu de mal à s’y faire, mais cela viendra. Une année seulement qu’elle les a rejoints, par une belle matinée du mois d’août…
 
…le cœur en lambeaux et le crâne fracassé…


Hors ligne Cendres

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Re : Passerelle
« Réponse #1 le: 08 Octobre 2020 à 20:29:44 »
Merci pour ton texte.

En le lisant, je pensais que c'était comme ton autre texte avec un groupe d'ami se retrouvant. "Céline" allait leur parler de son nouveau compagnon.

J'ai trouvé un peu long la narration sur la randonnée et le pont. J'aurais fait moins long, mais c'est un avis personnel qui n'engage que mes goûts et ne juge pas la qualité de ton travail.
J'ai aimé la fin où l'on découvre qu'elle est devenue un fantôme vivant dans le gouffre avec les autres malheureux de chute précédente. (ceci dit ce pont est super dangereux^^.).
Ton texte se lit facilement et sans rupture.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Claudius

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Re : Passerelle
« Réponse #2 le: 08 Octobre 2020 à 20:59:13 »

Bonsoir Mathieu.

Je découvre ce texte, je cherchais une héroïne féminine dans le cadre du Bingo, défi de lecture lancé sur le forum... Céline, pourquoi pas.

Tu as choisi l'imparfait pour raconter cette histoire, cela rend la lecture fluide mais aussi presque linéaire. C'est un choix.

Tu laisses le lecteur voyager avec toi dans une partie de la vie de Céline, ses déboires amoureux pour arriver à ce "coup de foudre" avec Antoine, un coup de foudre mortel.

J'ai apprécié ma lecture, j'ai passé un excellent moment et la chute et divinement surprenante, même si en relisant je me rends compte que le début tisse une piste.

Quelques pinaillages :

Je n'ai relevé aucune faute d'orthographe et pour ça je te félicite.


Tu as choisi l'imparfait, pourquoi cette phrase au présent ? Est-ce pour la sortir du contexte et rappeler un passé ?
Citer
je suis déjà en retard, j’attends vaguement que quelqu’un m’aide, je cherche du regard une main tendue…

Citer
Je n’étais plus agacée par l’avalanche d’activités qu’elle me faisait tomber dessus depuis des mois,
je n'aurais pas utilisé le verbe "tomber dessus" ici, qu'elle me faisait subir ?

D'ailleurs "tomber" revient souvent dans ton récit, "cela" aussi.

Merci pour ce moment agréable de lecture.

A une prochaine fois

 ;) ;)
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne Mathieu

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Re : Passerelle
« Réponse #3 le: 09 Octobre 2020 à 17:55:15 »
@Cendres 

Cendres, merci de ton passage. 
Ce texte n’est en effet pas connecté à d’autres. 
Je note que tu as trouvé la narration un peu longue, mais ne sais pour le moment pas trop quoi faire de cette remarque. 
C’est marrant que tu penses que les spectres vivent dans le gouffre et qu’ils sont tous tombés du pont. Ce n’est écrit nulle part et ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais la situation. Pour moi, ils sont « ailleurs », sur un dolmen, et seule Céline est tombée du pont. Pour les autres, on ne sait pas comment ils en sont arrivés là. 


@Claudius 

Merci Claudius ! 

Pour être honnête, je ne sais pas encore ce qu’est un « bingo ». Je suis relativement nouveau sur le site et n’ai pas encore pris le temps de m’y intéresser. Quoiqu’il en soit, ça m’a l’air super bien et si ma Céline peut être l’héroïne féminine que tu cherches, elle en sera flattée ! 

Je vais me renseigner sur cette histoire de « Bingo ». 

Dans tous les cas, merci pour ta lecture. 

Le choix de l’imparfait est assumé. J’aurais en tout cas du mal à le changer. Suite à ta remarque, j’ai fait quelques tentatives, mais elles ne m’ont pas convaincues. Pour le moment, je vais laisser ce texte à l’imparfait (même si ça l’est forcément… désolé, pas pu m’empêcher) 

Pour ce qui est du présent dans la phrase « je suis en retard… », Effectivement, je comprends que ça peut paraître étrange. Pour moi, il y a une certaine logique, mais vu que j’ai du mal à l’expliquer, ça doit être un peu tordu. Je vais réfléchir à une modification de ce passage. 

« Tomber dessus » te paraît trop familier, j’imagine. Je vais y réfléchir, mais ce ne sera pas « subir », qui ; à mon sens, ne va pas bien avec « avalanche ». Et je vais aussi regarder les occurrences de « tomber » et « cela ». 

J’ai donc du boulot, preuve que ton commentaire est efficace ! 
Merci encore. 


Hors ligne Cendres

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Re : Re : Passerelle
« Réponse #4 le: 10 Octobre 2020 à 08:31:27 »
(...)

Je note que tu as trouvé la narration un peu longue, mais ne sais pour le moment pas trop quoi faire de cette remarque. 
C’est marrant que tu penses que les spectres vivent dans le gouffre et qu’ils sont tous tombés du pont. Ce n’est écrit nulle part et ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais la situation. Pour moi, ils sont « ailleurs », sur un dolmen, et seule Céline est tombée du pont. Pour les autres, on ne sait pas comment ils en sont arrivés là. 
C'est un avis personnel de quelqu'un qui n'a pas ton niveau d'écriture. Donc prend le avec distance. C'est mon gout, peut être pas celui des autres.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Persona

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Re : Passerelle
« Réponse #5 le: 10 Octobre 2020 à 12:25:13 »
Bonjour Mathieu,
Merci pour ce partage.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture. En un texte court tu arrives à ce que l'on tisse un lien suffisant avec Céline pour compatir à ce qui lui arrive.
J'ai relevé quelques très belles expressions comme :
Citer
. Celui qui m’a fait rater le départ de la course poursuite contre ma propre existence. J’étais sur la ligne, j’attendais qu’il me pousse dans le dos, me donne l’impulsion et quand j’ai enfin compris, il était trop tard : ma vie était partie sans moi. Cette marche d’approche, en quelque sorte, était à l’image de mon enfance : je suis déjà en retard, j’attends vaguement que quelqu’un m’aide, je cherche du regard une main tendue…
J'ai aimé la métaphore et, au-delà de la forme, le lien qui est fait avec la volonté de dépasser le vide du passé/le vide sous le pont.
Le tout premier paragraphe m'a fait craindre de manquer d'émotion, en fait pas du tout.
Et la fin était une vraie surprise, je ne m'y attendais pas du tout (j'allais dire que je ne m'attendais pas à cette chute,...!)

Bonne journée

Hors ligne Mathieu

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Re : Passerelle
« Réponse #6 le: 12 Octobre 2020 à 17:14:08 »
Persona, merci pour ce commentaire qui me fait très plaisir! 

Très heureux de lire que tu as réussi à tisser un lien avec Céline et compatir à ses déboires. 

C’est marrant parce que le passage comme tu cites dans les « belles expressions » est celui sur lequel Claudius s’est interrogé sur le passage au présent. Je pense laisser ce présent finalement. Je trouve qu’il passe bien là, et si toi aussi, on est au moins deux ! 

A te lire. 


Hors ligne Paloma

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Re : Passerelle
« Réponse #7 le: 12 Octobre 2020 à 17:42:50 »
Bravo pour ce texte, que j'ai vraiment adoré ! La chute est sympa, le style très bon et fluide. Je n'ai pas repéré de fautes d'orthographes, après j'ai tendance à peu les remarquer (à moins qu'elles ne soient énormes)

Je n'ai que quelques suggestions :

Citer
Je me sentais désœuvrée et vaguement triste. Mélancolique…
J'aurais mis "Mélancolique même..."

Citer
J’étais épuisée. Déprimée et épuisée.
Ce passage m'a un peu gênée, sans que j'arrive trop à mettre le doigt sur ce qui clochait... Peut-être que ça vaudrait le coup de sauter à la ligne. Ou écrire "Pourtant j'étais épuisée" ou "J'en étais épuisée."

Citer
Je n’étais plus agacée par l’avalanche d’activités qu’elle me faisait tomber dessus depuis des mois
J'ai trouvé ce passage un peu chargé. Pour moi, tu peux remplacer l'ensemble par "l'avalanche d'activités qu'elle m'infligeait depuis des mois" ou "dont elle m'accablait"...

Voilà, sinon dans l'ensemble, rien à dire. C'est bien écrit, clair, concis et très bien tourné. :)

Bonne journée :D

Hors ligne Mathieu

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Re : Passerelle
« Réponse #8 le: 14 Octobre 2020 à 19:15:21 »
Merci Paloma pour ce retour très positif. Je suis flatté ! 

Pour ce qui est de tes suggestions : 

*/ « J'aurais mis "Mélancolique même… » 
Non, je ne vais pas ajouter ce « même ». Par contre, je vais virer les points de suspension qui sont superflus ici. C’est un de mes défauts, je mets des points de suspension partout ! 

*/ « Ce passage m'a un peu gênée, sans que j'arrive trop à mettre le doigt sur ce qui clochait... Peut-être que ça vaudrait le coup de sauter à la ligne. Ou écrire "Pourtant j'étais épuisée" ou "J'en étais épuisée » 
J’ai relu encore et encore, mais moi, ça me va. Je vais laisser pour le moment. 

*/ « J'ai trouvé ce passage un peu chargé. Pour moi, tu peux remplacer l'ensemble par "l'avalanche d'activités qu'elle m'infligeait depuis des mois" ou "dont elle m'accablait » 
Là, je suis d’accord avec toi. Je vais changer : 
Les milles et unes activités qu’elle me proposait depuis des mois m’apparaissaient soudain sous un jour nouveau. J’en étais plutôt émue, presque fière. 

Merci encore ! 

 

 


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