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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les boîtes

Auteur Sujet: Les boîtes  (Lu 1443 fois)

Hors ligne MaryAnn

  • Tabellion
  • Messages: 39
Les boîtes
« le: 12 Septembre 2020 à 19:28:44 »
Les boîtes

Certains jours, ton souvenir m’apparaît comme un rêve oublié après quelques secondes d’éveil. Tu es vague, confus et plus je m’efforce de penser à toi, plus tu t’évapores. Certains jours, c’est douloureux, parce que je me souviens de tout ; une lame semble me transpercer et me saigner. Le reste du temps, tu n’es qu’un pourcent de mes pensées. Tu n’es personne ; tu es mort. Je parle de toi au passé lorsque l’on me demande qui tu es. Je n’ai pas eu le choix, tu sais. Je devais me protéger, m’armer d’un bouclier et parer ma peine d’un sourire.

D’une vérité plus acceptable.

Ce n’est pas grave si tu m’en veux. Je ne recherche pas ton pardon ; tu n’as jamais demandé le mien.

Tu me faisais rire, je t’aimais plus qu’il n’était possible et je voulais sans cesse te rendre fier. Je voulais que tu me reconnaisses ; c’était tout ce qui comptait pour moi.

Tu es devenu imparfait le jour où ton portable était sur haut-parleur dans la voiture et qu’une autre fille t’a appelé en utilisant des termes qui n’auraient jamais dû passer la barrière de ses lèvres.

J’ai pleuré.

Tu as enrobé la vérité.

Tu t’es excusé.

Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.

Pourtant, à compter de ce jour-là, ton image s’est craquelée, le papier glacé sur lequel tu figurais dans mon esprit s’est terni et j’ai classé cet écart dans un coin de ma tête.

Je suis douée pour ranger chacun de mes souvenirs douloureux dans une boîte et la cacher au plus profond de moi. Je suis une bombe à retardement, il paraît. C’est une thérapeute qui me l’a dit avec des mots plus adaptés, mais j’ai compris.

La boîte s’est remplie de tes absences, tes appels de plus en plus brefs et tes allers-retours entre la maison et ce « quelque part » où tu te rendais toujours. Elle a manqué de déborder le jour où tu m’as giflée avec violence. Mes yeux se sont embués, ma joue a brûlé et mon coeur a cessé de battre pendant plusieurs secondes.

C’était la première fois que tu levais la main sur moi.

Ma mère t’a hurlé de partir et de ne plus jamais revenir. Tu as essayé de t’excuser, mais je me suis cachée de toi. Je ne voulais plus t’entendre. Je ne voulais plus te voir. Je ne voulais plus te parler.

Tu as appelé chaque jour, sans succès.

Autour de moi, certains ont compati à ma peine, d’autres se sont moqués. Ce n’était qu’une petite gifle, pourquoi en faire tout un drame ? C’était l’un de tes droits, j’avais dû faire une erreur quelque part, non ?

Une semaine plus tard, tu t’es excusé de nouveau.

Tu as dit que tu ne le referais plus.

Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.

Tout est revenu à la normale. J’ai rangé le souvenir dans une nouvelle boîte ; l’autre était déjà bien pleine. Tu ne m’as plus frappée, tu n’as pas menti. Tu as essayé d’être idéal et tu as fait autant d’efforts que possible.

Ces moments où j’ai volontairement ignoré qui tu étais, où tu allais, où tu dormais, à qui tu appartenais, ont duré quelques années. Ces faux-semblants nous convenaient à tous, avouons-le.
   
L’anxiété s’est installée en moi, insidieuse, l’air de rien. Les boîtes s’empilaient et manquaient de se renverser à tout moment.

Elles sont toutes tombées dans les rayons d’un banal supermarché. Les personnes autour de moi discutaient de ce qui serait bon de manger au dîner, réfléchissaient sur le choix d’un paquet de céréales, comparaient les prix du rayon.

Toi, tu étais en train de payer tes courses.

Tu étais avec elle, l’autre.

Ta femme.

Tu m’as vue.

Tu nous as vus.

Ma mère.

Mon frère.

Moi.

Tu as détourné les yeux, comme si tu ne nous connaissais pas. Tu as terminé de ranger tes courses, tu as attrapé sa main, et tu es parti.

Ma mère m’a pris par les épaules et m’a dit qu’il fallait terminer les courses, puis nous en aller.

Mon frère a dû t’insulter, je n’en suis plus sûre. Mes oreilles ont bourdonné, mes mains ont tremblé et je me suis retenue de pleurer.

Encore.

L’air est devenu étouffant et il a fallu que je sorte de cette foule au plus vite.

Que j’oublie.

Je n’ai pas réussi.

Tu as appelé quelques jours plus tard.

J’ai bloqué ton numéro ; nous l’avions tous fait.

Ce jour-là, j’ai refusé de te pardonner et tu as abandonné.

Je suis celle qui t’a appelé au bout de plusieurs mois, parce que tu me manquais. J’ai composé ton numéro et la sonnerie a retenti à quelques reprises avant que tu ne décroches. Personne ne l’a jamais su ; je n’ai jamais voulu avouer cette faiblesse. Tu as eu l’air heureux de m’avoir au téléphone, tu as demandé de mes nouvelles comme si de rien était, mais tu expédiais la conversation au plus vite. Quand je t’ai demandé pourquoi tu m’as ignorée dans ce supermarché et si tu avais honte de moi, tu m’as demandé de quoi je parlais. Tu m’as dit que je me faisais des idées. Que ce n’était pas vrai. Que tu ne m’avais pas vue.

Tu mentais.

Je me suis souvenue de ton regard qui s’est détourné, de la gêne qui s’est emparé de tes traits et de ta fuite.

J’ai raccroché.

Nous ne nous sommes plus parlés depuis six années.

C’est long, six ans. La rancune se renforce chaque jour, la douleur s’amenuise à peine, et pour réussir à sourire de nouveau, j’ai remplacé les boîtes en carton par celles en bois. Plus résistantes, plus efficaces, même si plus lourdes.

Plus le temps s’écoulait, plus tu t’effaçais de ma mémoire. Les plaies saignaient toujours, mais je me suis efforcée d’oublier pourquoi.

Maman m’a appris que tu étais atteint d’Alzheimer, d’un ton désinvolte. Elle a haussé les épaules et m’a dit que j’étais assez grande pour l’entendre.

Apprendre que je n’étais même plus un souvenir dans ton esprit m’a secouée. Savoir que tu n’avais peut-être plus aucune idée de qui j’étais m’a paralysée.

J’avais dix ans lorsque cet autre fille t’a appelé papa, dans la voiture, sur haut-parleur, sans se douter que je l’entendais. Une demi-soeur, bien plus âgée, dont je venais d’apprendre l’existence et que je n’ai jamais rencontrée. Ce jour-là, maman m’a expliquée que tu avais une autre famille, que ce n’était pas forcément mal, mais qu’il fallait l’accepter. Et toi, papa, tu m’as dit que tu m’aimais même si je n’étais pas ta fille unique.

J’avais seize ans quand tu m’as frappée, créant mes problèmes de confiance, d’anxiété et de peur de l’autre.

J’avais vingt-et-un ans quand j’ai été obligée de réaliser que tu menais une double vie, que tu avais une femme, que ma mère, mon frère et moi étions l’autre famille.

J’avais vingt-et-un ans quand j’ai voulu entendre tes excuses, mais que tu as nié t’être détourné de moi et que tu n’as plus jamais essayé de me contacter.

J’avais vingt-deux ans quand j’ai décidé que je n’avais plus de père, déçue et furieuse contre toi.

J’avais vingt-cinq ans quand, pour la première fois, j’ai parlé de toi au passé, comme si tu étais parti à tout jamais.

Aujourd’hui, pourtant, je suis celle qui est morte dans un coin dans ton esprit embrumé.

C’est douloureux.

Autant pour moi que pour toi.

Tu ne m’as jamais demandé pardon.

Pour autant, je vais quand même le faire.

Je te pardonne, papa.

Une dernière fois.

Parce que je t’ai aimé, malgré la douleur et la multitude de boîtes dont j’ai dû me servir pour tenter de t’oublier.
« Modifié: 12 Septembre 2020 à 23:06:54 par MaryAnn »
Si vous souhaitez me lire : L'Inconnue des rêves
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Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 007
Re : Les boîtes
« Réponse #1 le: 12 Septembre 2020 à 21:28:15 »
Merci pour le partage de ton texte.
Il nous raconte "l'émotion" d'une fille découvrant la double vie de son père.

Au début, je croyais qu'il parlait d'une femme et de son petit ami qui l'avait tapé. Mais au fil de l'histoire, tu nous dévoiles une toute autre intrigue.
Je ne vais pas te conseiller sur l'orthographe ou la grammaire vu mon niveau médiocre.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne MaryAnn

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Les boîtes
« Réponse #2 le: 12 Septembre 2020 à 23:08:07 »
Merci beaucoup pour ton commentaire, Cendres :)
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Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 007
Re : Re : Les boîtes
« Réponse #3 le: 13 Septembre 2020 à 07:57:53 »
Merci beaucoup pour ton commentaire, Cendres :)
Une chose que j'ai oublié de dire qui est juste dans ton texte.
Lorsque moi même j'ai prit conscience de la "trahison" de mon père, je me suis mise a parler de lui au passé alors qu'il était toujours présent.
"J’avais vingt-cinq ans quand, pour la première fois, j’ai parlé de toi au passé, comme si tu étais parti à tout jamais."
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

joseph dunelie

  • Invité
Re : Les boîtes
« Réponse #4 le: 13 Septembre 2020 à 13:39:51 »
Terriblement touchant... j espère que ce partage a pu te soulager du poids de tes trop nombreuses boites.

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 225
  • orque magnifique et ténébreuse
Re : Les boîtes
« Réponse #5 le: 13 Septembre 2020 à 15:14:04 »
Bonjour MaryAnn

Le titre de ton texte m'a interpellée alors je l'ai lu, et je l'ai terminé en étant émue.

Je ne sait pas quel genre de commentaire tu apprécies ? J'ai l'habitude de commencer par un relevé des détails, et puis de terminer par un commentaire général. Je vais faire ça, tu me diras si ça te va pour d'autres textes aussi.

Les détails :

Citer
plus je m’efforce de penser à toi, plus tu t’évapores
j'aime bien, surtout "tu t'évapores"

Citer
Certains jours, c’est douloureux
ici, j'aurais remplacé "certains jours" par "d'autres jours", ça me paraît plus logique.  Ensuite, le "c'est douloureux" me dérange un peu. J'aurais préféré une phrase plus précise, ou j'aurais renversé la phrase, genre :"Certains jours, je me souviens de tout et ça me heurte".

Citer
Tu n’es personne ; tu es mort.
j'aime beaucoup, le rythme, ce mélange de simplicité et de lourdeur/douleur implicite.

Citer
Tu es devenu imparfait le jour où
j'aime bien cette entrée en matière

Citer
J’ai pleuré.

Tu as enrobé la vérité.

Tu t’es excusé.

Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.
ça aussi j'aime bien. Le fait que les phrases soient séparées, qu'elles soient simples et en même temps presque universelles, enfin, je veux dire, très humaines.

Citer
le papier glacé sur lequel tu figurais dans mon esprit s’est terni
je ne comprends pas pourquoi il s'agit de papier glacé  :mrgreen:

Citer
cet écart
je ne suis pas sûre de comprendre ce que tu entends par "écart" ici. Enfin, oui et non  :mrgreen: j'ai l'impression  qu'il pourrait y avoir un terme plus précis.

Citer
C’est une thérapeute qui me l’a dit avec des mots plus adaptés, mais j’ai compris.
J'aime bien aussi.

Citer
Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.
pareil, c'est chouette, simple, touchant.

Citer
Ma mère m’a pris
prise, non ?

Citer
Quand je t’ai demandé pourquoi tu m’as ignorée
j'aurais plutôt utilisé un plus-que-parfait ici "avait ignorée"

Citer
Nous ne nous sommes plus parlés depuis six années.
je trouve cette phrase ambigüe. Aimerais-tu dire qu'ils ne se sont plus parlé pendant les six années qui ont suivi, ou bien que depuis l'instant présent, ça fait 6ans qu'ils ne se sont plus parlés ? J'aurais soit écrit : "Nous ne nous sommes plus parlés pendant six ans" ou alors " Cela fait à présent six ans que nous ne nous parlons plus".

Citer
Maman m’a appris que tu étais atteint d’Alzheimer, d’un ton désinvolte. Elle a haussé les épaules et m’a dit que j’étais assez grande pour l’entendre.
Cette phrase, j'ai aussi de la peine à la situer dans le temps. Sa mère lui a appris ça quand ?

Citer
J’avais dix ans lorsque cet autre fille t’a appelé papa
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
J’avais vingt-cinq ans quand, pour la première fois, j’ai parlé de toi au passé, comme si tu étais parti à tout jamais.
:s

Citer
Aujourd’hui, pourtant, je suis celle qui est morte dans un coin dans ton esprit embrumé.
j'aime bien

Citer
Parce que je t’ai aimé, malgré la douleur et la multitude de boîtes dont j’ai dû me servir pour tenter de t’oublier.
cette dernière phrase est un peu lourde et je me demande si elle n'est pas superflue.

Voilà. La première fois que j'ai lu ton texte, sur téléphone, il m'a surprise (parce que je ne m'attendais pas à cette tournure) et touchée. L'écriture est simple, mais elle percute aux bons endroits je trouve. Comme je ne sais pas exactement quels sont tes buts à travers ce texte, et quel genre de commentaire tu attends, je ne m'attarde pour cette fois pas plus sur l'écriture.

Voilà, merci pour le partage :)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne MaryAnn

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Les boîtes
« Réponse #6 le: 13 Septembre 2020 à 16:43:00 »
Cendres :

Je compatis !  :coeur:

joseph dunelie :

Je te remercie ! :)

derrierelemiroir :

Merci beaucoup !

Sur ce texte, je prends tous types de commentaires. Le tien me convient totalement !  :)

Citer
Citer
plus je m’efforce de penser à toi, plus tu t’évapores
j'aime bien, surtout "tu t'évapores"

Merci !

Citer
Citer
Certains jours, c’est douloureux
ici, j'aurais remplacé "certains jours" par "d'autres jours", ça me paraît plus logique.  Ensuite, le "c'est douloureux" me dérange un peu. J'aurais préféré une phrase plus précise, ou j'aurais renversé la phrase, genre :"Certains jours, je me souviens de tout et ça me heurte".

Je te rejoins pour "d'autres jours" et effectivement, la phrase pourrait être retravaillée !

Citer
Citer
Tu n’es personne ; tu es mort.
j'aime beaucoup, le rythme, ce mélange de simplicité et de lourdeur/douleur implicite.

Citer
Tu es devenu imparfait le jour où
j'aime bien cette entrée en matière

Citer
J’ai pleuré.

Tu as enrobé la vérité.

Tu t’es excusé.

Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.
ça aussi j'aime bien. Le fait que les phrases soient séparées, qu'elles soient simples et en même temps presque universelles, enfin, je veux dire, très humaines.

 :coeur:

Citer
Citer
le papier glacé sur lequel tu figurais dans mon esprit s’est terni
je ne comprends pas pourquoi il s'agit de papier glacé  :mrgreen:

Parce que j'ai voulu imagé une simple photo haha

Citer
Citer
cet écart
je ne suis pas sûre de comprendre ce que tu entends par "écart" ici. Enfin, oui et non  :mrgreen: j'ai l'impression  qu'il pourrait y avoir un terme plus précis.

C'est vrai. Je pensais à écart de conduite, en l'écrivant, en fait.

Citer
Citer
C’est une thérapeute qui me l’a dit avec des mots plus adaptés, mais j’ai compris.
J'aime bien aussi.

Citer
Je t’ai pardonné.

Parce que je t’aimais.
pareil, c'est chouette, simple, touchant.

Merci !

Citer
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Ma mère m’a pris
prise, non ?

Exact !

Citer
Citer
Quand je t’ai demandé pourquoi tu m’as ignorée
j'aurais plutôt utilisé un plus-que-parfait ici "avait ignorée"

Oui, ce serait plus adapté !

Citer
Citer
Nous ne nous sommes plus parlés depuis six années.
je trouve cette phrase ambigüe. Aimerais-tu dire qu'ils ne se sont plus parlé pendant les six années qui ont suivi, ou bien que depuis l'instant présent, ça fait 6ans qu'ils ne se sont plus parlés ? J'aurais soit écrit : "Nous ne nous sommes plus parlés pendant six ans" ou alors " Cela fait à présent six ans que nous ne nous parlons plus".


Au début, j'avais écris "pendant six années", j'aurais peut-être dû le laisser, haha. Je voulais marquer le fait que depuis l'instant présent, quand la narratrice s'exprime, six ans se sont écoulés, oui.

Citer
Citer
Maman m’a appris que tu étais atteint d’Alzheimer, d’un ton désinvolte. Elle a haussé les épaules et m’a dit que j’étais assez grande pour l’entendre.
Cette phrase, j'ai aussi de la peine à la situer dans le temps. Sa mère lui a appris ça quand ?

J'aurais dû le préciser, c'est vrai. Elle le lui as appris au moment où la narratrice s'exprime.

Citer
Citer
J’avais dix ans lorsque cet autre fille t’a appelé papa
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

C'est tout à fait voulu !

Citer
Citer
J’avais vingt-cinq ans quand, pour la première fois, j’ai parlé de toi au passé, comme si tu étais parti à tout jamais.
:s

Citer
Aujourd’hui, pourtant, je suis celle qui est morte dans un coin dans ton esprit embrumé.
j'aime bien

Merci ^^

Citer
Citer
Parce que je t’ai aimé, malgré la douleur et la multitude de boîtes dont j’ai dû me servir pour tenter de t’oublier.
cette dernière phrase est un peu lourde et je me demande si elle n'est pas superflue.

C'est noté, merci :)

Citer
Voilà. La première fois que j'ai lu ton texte, sur téléphone, il m'a surprise (parce que je ne m'attendais pas à cette tournure) et touchée. L'écriture est simple, mais elle percute aux bons endroits je trouve. Comme je ne sais pas exactement quels sont tes buts à travers ce texte, et quel genre de commentaire tu attends, je ne m'attarde pour cette fois pas plus sur l'écriture.

Merci beaucoup, tes compliments me touchent ! Le but n'était effectivement pas de faire compliqué. Ton commentaire était très bien !

Citer
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.






« Modifié: 13 Septembre 2020 à 16:45:21 par MaryAnn »
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