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11 avril 2021 à 10:06:51
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Auteur Sujet: [Erakis] La Reconstruction  (Lu 2496 fois)

Hors ligne Opercule

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[Erakis] La Reconstruction
« le: 16 juillet 2020 à 19:47:03 »
Ceci est un texte qui se déroule dans l’univers collectif Erakis — dont vous pouvez retrouver l’index des textes, les annexes. 


Ils marchaient en petite troupe, l’évêque Dennstan et sa suite d’étudiants, à travers les décombres d’un des villages qui bordent le château Tringel.
« Ici, il y a trois ans, dit l’érudit, la terre la plus fertile et l’art le plus fin faisaient la fierté de tout un peuple. La mort rouge a pris deux jours pour dévorer un pays : regardez les terres violées, les granges éventrées, les troupeaux dispersés. »

Le professeur appuyé sur sa canne constatait l’état d’une contrée brisée par le feu et la destruction. Chaque pli de sa face ridée semblait faire une moue grave.
« Le paysan arrache le grain à la terre, le boulanger en fait du pain. Le mineur mange le pain et extrait le fer des crevasses. L’artisan bat le fer et produit son art avec sa maestria. Tel est le propre de notre pays: un cercle vertueux de connaissances et de production. C’est l’honneur de nos gens, c’est l’oeuvre de notre Prince le Marquis, et des ses ancêtres. Un jour, vous serez les gardiens et les dépositaires de cet état permanent. Mais d’abord, nous devrons le rétablir. Maintenant, notre question : comment le paysan peut-il de nouveau travailler, sans pitance et sans foyer ? »

L’effet de sa question flotta quelques instants dans l’assistance, puis le silence — un vrai silence — s’imposa.  Ils continuèrent à marcher à travers les décombres.  Dans les ruines d’une ferme, quelques corps calcinés témoignaient de la fureur du brasier qui avait ravagé la région deux jours durant. Le professeur s’était penché sur les corps et donnait un cours d’anatomie en donnant des coups de canne sur les membres brisés.  Il expliquait que la tête refroidissait le corps qui produisait trop de chaleur corporelle, de par sa grande surface et sa hauteur au-dessus du sol. C’est en refroidissant la tête, disait-il, qu’on refroidissait le corps. 
« La puissance de la chaleur corporelle est en effet effrayante, continua-t-il. L'argument peut être fait que la fièvre n’est pas moins redoutable que le feu du monstre.
— Mais, Maître, n’est-il pas vrai qu’un corps froid est un corps mort  ?  » osa demander un étudiant.

Le vieil évêque considéra le clerc, interdit.  Il se redressa sur toute sa hauteur, fulgurant l’étudiant du regard. Le jeune homme avait les cheveux bruns, avec de larges portions blanches. Sa peau était aussi marquée de taches laiteuses en contraste flagrant avec sa carnation. Le professeur prépara son intervention dans un silence religieux.
« Certes, dit-il enfin, les Anciens nous enseignent que la vie est principalement chaude. Ainsi, les êtres vivants qui enfantent leur petits sont faits d’air et de feu. Ceux qui pondent des œufs sont faits de terre et d’eau. Les autres apparaissent spontanément, ils surgissent. Ce qui prouve que le dragon, d’air et de feu, porte son petit en son sein et l’enfante comme la femme, l’ânesse, la brebis. »

Ils continuèrent à marcher à travers les champs ravagés.
« Pourquoi, Maître, le Bourreau vient-il et détruit notre pays ?, demanda un autre étudiant.
— Les marches sont les régions situées sur la frontière d’un Empire, n’est-ce pas ? La Marche du Tringel constitue le dernier pays des mondes connus avant les Régions extérieures, que l’on appelle volontiers les Régions sombres. Si l’on accorde une grande malice à tout ce qui vient des Régions extérieures, il n’en est rien. Le dragon — qu'on devrait d'ailleurs qualifier de Wyverne rouge puisqu’elle n’a que deux pattes et une paire d’ailes —n’est qu’un prédateur parmi d’autre, comme le loup, l’aigle, le serpent. Ce n’est ni un «Bourreau», ni une punition divine. »

Un murmure, comme désapprobateur, sembla parcourir les étudiants. Ils étaient au milieu d’un désastre, et leur professeur leur expliquait que le dragon qui l’avait causé n’était pas malévolent ? Un des jeunes hommes encouragea l’étudiant aux cheveux semés de blanc à reprendre la parole :
« Maître, tenta l’étudiant, l’archevêque de Kentish enseigne que…
— Encore vous ? gronda le professeur. Ne mentionnez pas cet âne devant moi ! Rien que bêtises et contes populaires.  Il ne lit même pas les Anciens. Il est établi que la wyverne est un être naturel, les textes le décrivent très bien. 
— Oui, Maître, marmonna l’étudiant. C’est vous qui m’enseignez. »

Murdyn, l’étudiant impertinent, avait grandi dans le château, bien que n’étant pas fils de grande famille. Probablement abandonné à cause du vitiligo qui grevait sa peau, il avait été laissé aux soins du châtelain, qui l’avait confié à ses domestiques. L’évêque le connaissait bien, et il appréciait même sa vivacité d’esprit — bien qu’elle sombrait vite dans l’insolence et avait mené à de nombreuses punitions. Son air contrit, sa figure basse semblèrent convaincre l’érudit d’abandonner l’idée de le châtier sur le champ, car le professeur reprit sa marche vers le château de Tringel. 

Si l'évêque Dennstan marchait sans crainte, les étudiants restaient groupés, guettant dans les cieux le moindre signe du retour du dragon. Le theyne, gouverneur militaire du château, leur avait donné à contrecœur la permission de sortir pour étudier la zone de destruction.  Cela faisait une semaine qu'elle avait détruit le pays et endommagé la forteresse, mais tout le monde redoutait un retour de la Bête. L’évêque, lui, ne se lassait pas de soutenir que l’animal rassasié et déchargé de son feu avait perdu sa fièvre et ne reviendrait pas avant moins de cinquante ans. 

La basse-cour du château était surpeuplée. Les survivants de la désolation étaient rassemblés en grappes autour de feu de charpentes, tremblant de façon incontrôlable, les yeux vides. L'odeur des plaies infectées et des habits souillés était insoutenable ; le corps entier du peuple semblait avoir capitulé. Les clercs de passage tentaient d'éviter les regards de ces fantômes vivants, résidu de peuple qui s'était agrippé aux murs de sa citadelle. Même l'évêque gardait un silence gêné, et faisait des gestes hâtifs à la fois pour bénir et disperser les malheureux qui s'étaient agenouillés sur leur chemin.

Les étudiants respirèrent mieux en arrivant au second mur, gardé par des soldats du theyne. Quelques uns plaisantèrent à l'évocation d'une saillie de wyverne "mignonne". Le professeur frappa le sol de sa canne pour faire taire ses étudiants et les dirigea vers la bibliothèque. Dans les longs couloirs froids du château, le silence s'imposa à nouveau. La salle de la bibliothèque était chargée de l’odeur âcre et familière des lampes à huile constamment allumées. Le professeur convoqua une nouvelle fois son auditoire en donnant de la canne.

« Reprenez, s'il vous plaît, les Chroniques du Peuple Choisi, que vous devez bien connaître. Trouvez-y comment le grand-Prince Edmond rebâtit sa civilisation après la guerre qui vit la destruction de l'Empire. Où trouver la force, n'est-ce pas, qu'il faudra déployer pour reconstruire notre monde ? Comment faire renaître des cendres la force des bras et des jambes du bon peuple de Tringel, la force de la chaleur qui anime les vifs et consume les morts, la force de nos vertus et de nos lois ? Partez, que je puisse conseiller notre Marquis ! Pas vous, Murdyn, vous venez avec moi. »

L'impudent se figea tandis que les autres s'enfonçaient dans l'antre de la grande bibliothèque. Il s'approcha de son maître avec l'air le plus compassé qu'il puisse trouver. Le vieux Dennstan considéra longuement le jeune clerc placide.
 « Vous êtes un casse-pieds, jeune homme.
— Oui, Maître, » dit-il en inclinant la tête.

Ils se dirigèrent hors de la bibliothèque et vers le cabinet d'études de l'évêque. Le vieil homme s'écroula sur sa chaise en soupirant bruyamment. Murdyn, lui, restait debout, encore tendu. Le professeur commença :
« Les derniers émissaires sont arrivés ce matin pour rapporter l’ampleur du sinistre. Toute la Marche a été frappée. À l’exception des sept châteaux et de trente parmi les soixante maisons-fortes que compte la région, aucune structure bâtie par l’Homme n’est intacte. Et ce n’est pas tout : alors qu'ils menaient une procession dans la ville de Colyton, mes diacres, paix à leur âme, ont été emportés par la mort rouge.
— Une tragédie, Maître, qui n'aurait pu être évitée. »

Les yeux de l'évêque brillèrent de malice, tandis qu'il esquissait un sourire. Puis l’air grave revint presque immédiatement, insondable et sévère. L'imperceptible pétillement dans le regard de son Maître rassura le jeune Murdyn. Le professeur fit remarquer :
« L'archevêque de Kentish, lui, prétend que le peuple aurait été négativement puni, c'est-à-dire non sauvé par les Dieux pour manque de piété.
— Après tout, il est un âne qui ne professe que bêtises et contes populaires, » plaisanta Murdyn.

L’évêque expira du nez mais ne répondit pas. Il fixait le vague, absorbé par une pensée subite. L’étudiant, bien plus à l’aise, se détendit et se mit à promener son regard dans l’étude surchargée de l’érudit. Après un instant, il demanda :
« Qu’en est-il, Maître, de cette ville lointaine qu’on appelle Narr-garonna, et qu’on dit sauvée d’une armée par l’intervention d’un Dieu ?
— Les merveilles du monde sensible ne sont pas toujours des miracles du divin. Parfois, et seulement parfois, elles le sont.
— Oui, Maître.
— Vous êtes un bon étudiant, malgré vos fantaisies. Vous comprenez que vous devez suivre mes enseignements sans tomber dans la crédulité. Vous êtes assez vif pour savoir ce qui vous manque, et assez tenace pour l’obtenir. Évidemment ce sont des hommes comme vous qui vont construire le nouveau Tringel.  »
 
Murdyn ne répondit pas par des mots mais par un borborygme flatté et un sourire gêné. Il y eu un nouveau silence. Le professeur était de nouveau entraîné dans ses pensées. L’étudiant resta là, hésitant entre parler ou partir, jusqu’à ce que l’évêque s’anime brusquement :
« Je veux vous élever au rang de diacre, Murdyn. Accepteriez vous ?
— Non ! »

Saisi par surprise, l’étudiant avait répondu sans hésitation, par un réflexe. Devant le regard catastrophé de son maître, il reprit :
« Je suis très honoré, mon Maître, que vous me fassiez cette proposition. Mais je ne suis pas destiné à la vie de…
— Votre fiancée ? Alba, la jeune cuisinière ? Reprenez-vous, Murdyn : vous laisseriez le pouvoir pour une femme ? »

Offusqué, le vieux maître s’était redressé de sa chaise si brusquement que le jeune homme avait amorcé un mouvement de recul.
« Pas complètement, mon maître. Je voudrais faire des objets et des machines. Je m’intéresse à la chaleur. Je voudrais la comprendre, je voudrais la penser. Quand je vois de l’eau tourner en chauffant, ou des braises qui volent, je voudrais savoir ce qui provoque ce mouvement, peut-être même l’utiliser. »

L’évêque de Tringel se laissa tomber sur le dossier de son siège.
« Si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, ce n’en est pas moins idiot. La Marche est en ruines, ses gens sont rossés, le fer n’est plus miné. Nos alliés ne veulent pas, ou ne peuvent pas nous aider. Notre futur a besoin de nous. Le Marquis a besoin d’un bon conseil. Et j’ai besoin de vous. Et pas pour jouer dans les cendres ou batifoler dans les cuisines comme un garçon de courses. »

L’image fugace d’un vieil homme lassé par les ans apparut sous les yeux de l’étudiant, tout en tristesse et en vulnérabilité. Pendant un instant, tout le poids d'une nation s'écrasa contre ses épaules cagneuses. Il était apparent pour Murdyn que Dennstan ne survivrait pas à cette crise. Puis la physionomie de l’évêque se raffermit et son regard se ranima :
« Mais je sais que vous ferez le bon choix. Qui sait, en ces circonstances, peut-être vous laissera-t-on prendre femme ? »

Un messager apparut à la porte de l’étude, annonça que l’évêque était convoqué. Celui-ci se leva, et conclut en disant :
« Avant de devenir forgeron ou cuisinier, sachez que mon deuxième choix de diacre est Eudès. Rendez-moi votre réponse demain, avant le repas de la mi-journée. »

Si l’idée de voir son camarade diacre lui semblait ridicule, Murdyn salua son maître avec déférence et ne laissa échapper un petit rire que bien plus tard, quand il marchait vers sa chambre.
« Si Eudès se met à conseiller le marquis, murmura-t-il, ce serait un second ‘Fléau’ pour notre pays. »
« Modifié: 09 janvier 2021 à 11:35:46 par Opercule »

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #1 le: 16 juillet 2020 à 20:04:52 »
Citer
« Ici, il y a trois ans, dit l’érudit, la terre la plus fertile et l’art le plus fin faisaient la fierté de tout un peuple. La mort rouge a pris deux jours pour dévorer un pays : regardez les terres brûlées, les granges violées, les enclos détruits. »

à propos de l'incipit puisque je n'ai lu que lui :

- troisième texte, chiffre trois
:D

- champs lexical :
érudit, j'adore l'ambiance que j'aime bien d'appréciation lovesque
terre, bon, déjà... mais associé à son certes poncif fertile, je peux me plonger...
art, pfiou, ça accumule mes intérêt... fin en plus...
fiertépeuplemortdévrerterre²broufbroufbrouf, ouais, génial, rien qu'une histoire de ouf rien qu'à l'étude du champs lexical et de sa progression

- scénar :
parfaitement lancée, une mèche telle que se doit une bonne phrase d'accroche : autant d'intrigue que d'à-découvrir, tout un potentiel explosif qui a l'air de bien exploser !

- l'ambiance :
je me plonge dans erakis, j'ai l'impression d'un temps révolu de l'expression où l'humain a des choses à dire à l'inconnu, où tout le monde n'est personne et où le manque d'identité délie les langues à la recherche de quelque chose : 'regardez', on hésite pas, pas encore, le regard commandé par autrui n'est pas comme les gripages actuels de la volonté d'attention : ici on a confiance dans l'adversité... lorsqu'on a confiance ! drama assuré à la fin, apportée par un début antagoniste, qui vise peut-être la stabilité d'une quête infinie, celle d'erakis ?

- liens avec les autres textes :
non (edit précision : je n'ai lu que l'incipit en même temps... je devine des trucs très flou, mais j'veux ps encore m'y thériser quoi que ce soit)

- qualité d'écriture :
dur à juger en un incipit : je trouve celui-ci très immersif, mais peut-être es-tu un escroc qui ne sait faire que des premières phrases ! je ne sais pas encore, mais je reviendrai pour ce texte ! non, surtout que c'est pas les mêmes modalités entre pêcher à la canne le poisson lecteur de première ligne, et chaluter de filet tout une série temporelle d'attentions pondérées du même lecteur, donc ici je salue l'incipit, rien à dire donc sur ta capacité à tenir un fil, à agencer des idées, à user des mots, à développer les ambiances, bref, à tenir en haleine la cohésion elle-même, et non la cohérence, bien sûr...

- voilà !

longue vie à erakis !








je reviens en edit pour un commentaire un peu spacial...
en vrai je vais être honnête, il fallait que je teste un outil de citation hautement fiable en image... un petit gimp appliquable étout ! mais pour prouver ma bonne fois au commentaire altruiste et bienveillant, je vais essayer déjà de compléter ce qui est qmm un déjà commentaire complet, même si de lecture il n'y a pas eu énormément d'implication... faut dire que j'avais assez à dire déjà sur cet intrigant début !

or donc là, je testerai la viabilité de mon image-code après, avant de poster, comme ça je me débarrasse de la morale contraignante qui m'a mené ici par besoin de quoter autre chose que moi-même, et je profite donc pour livrer une autre analyse, cette fois-ci donc, d'un screen pris presque au hasard sur ce fil, mais pas sur ce fil par hasard !

Citation de: Opercule

alors voilà, j'ai ce petit extrait qui n'a pas vraiment de bords, et puis je vais le regarder de plus près... quoi de plus naturel ? ouioui...

première impression : je disais que j'ai pris le bout de texte par hasard, mais presque... déjà je me suis dit : entre deux tiers et trois quarts de la progression, histoire d'être un peu dans le vif... et puis après au moment où j'ai cadré l'outil de capture à la fenêtre, j'ai remarqué le truc suivant dans le hors-citation : ça commençait, de souvenir, deux fois par une évocation d'un archevêque... or ici il n'apparaique qu'à la fin, enfin non c'est un évêque, ça me quiproquose étou !

je sens plus que je ne comprends, car l'image a beau ne pas être reconstitué, elle n'en demeure pas moins une pièce incomplète ! expérience intrigante que celle-ci, je perçois aucunement l'enchainement lexical qui relie le tout, mais je peux tout-de-même dire que le propos métaphysique est très orienté religieux, et je me demande bien évidemment ze question toujours chiante dans la création d'univers : comment bâtir des systèmes moraux, et pourquoi pas par le biais des systèmes religieux organisés, sans référer à la complexité de la thématique existant dans le réel ? l'évêque me semble pas très laïque par rapport à de probables ambitions d'erakis, et pourtant si tu avais tribalisé la métaphysique du système religieux en faction, on aurait surement rien compris avec des mots d'usage que nous avons l'habitude de cotoyer par notre environnement... bréf je m'égare quoique !

heu il s'anime brusquement !
azy on teste mon petit code ? vaille que vaille !

(après prévi : mouais, j'espère résultater beaucoup mieux sur d'autres testes de trucs... dsl si c'est moche, opercule, mais au moins comme je l'ai fait, t'as le droit à un commentaire qmm !)

huhu






posts fusionné par un modo nocturne
« Modifié: 17 juillet 2020 à 04:55:20 par Ben.G »
"même mes grasses mat' me font me lever avant toi..."

Hors ligne Bapt90

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #2 le: 17 juillet 2020 à 10:33:13 »
J'ai lu ce texte et je l'ai trouvé très bien écrit et intriguant, comme les autres textes jusqu'à maintenant  ^^

Citer
« Vous êtes un casse-pieds, jeune homme
Ca m'a fait rire en lisant ça  ;D

Hâte de lire plus d'histoires sur ce dragon mais aussi sur Murdyn et l'évêque.
All it takes is a beautiful fake smile to hide an injured soul and they will never notice how broken you really are. -Robin Williams

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #3 le: 17 juillet 2020 à 12:35:24 »
Cool j'adore l'ambiance. Je pense qu'il y a de quoi écrire sur Murdyn  :D
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Quaedam

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #4 le: 17 juillet 2020 à 22:11:42 »
Salut Opercule
(J'avoue, j'ai encore failli me tromper de nom encore une fois et t'appeler « Krap »... décidément xD)

Je vais commencer un commentaire détaillé
Citer
les granges violées
Les granges violées ? Autant, la formule est frappante, autant.... c'est quoi une grange violée ? La wyverne est entrée de force à l'intérieure ? Le dragon n'a-t-il pas détruit la grange depuis le ciel ? Il s'est contenter de pénétrer dedans ? Je ne comprends pas trop ce que tu veux dire par l'utilisation de cette adjectif, pour moi c'est frapper l'esprit pour frapper l'esprit mais dans ce contexte, c'est maladroit. Je trouve:D
Citer
d’un des villages près du château de Tringel.
Par ultra fan de la répétition du « de, d'un, du ».
Citer
Chaque pli de sa face ridée se cascadaient en une moue grave.
J'adore l'image, cette fois. Mais pourquoi « se » ? Cascadait n'aurait-il pas été préférable ?
Citer
Prince le Marquis,
Hahaha est-ce que tous les dirigeants sont des Princes à Erakis ?:D
Citer
comment le paysan peut-il de nouveau travailler, sans pitance et sans foyer ? »
[...]
. Le professeur s’était penché sur les corps et donnait un cours d’anatomie en donnant des coups de canne sur les membres brisés.
Je ne vois pas trop le rapport. La question de Dunnstan était rhétorique ?

Citer
Le professeur prépara son intervention dans un silence religieux.
Huhuhu. J''aime beaucoup le jeu de mot.  :noange:
Citer
la femme, l’ânesse, la brebis.

Ooooooh une société patriarcale ! Mais je prends, je prends. Si c'est bien ton intention, je trouve que cela est une façon remarquable d'introduire ce système dans les Marches de Tringel.

Citer
le dragon qui l’avait causé n’était pas malévolent
J'aime beaucoup le choix de cet adjectif, qui fait référence à la religion.
Citer
âne
Encore un baudet ! Tu aimes bien ces animaux Oper ?

Le Dragon et la Wyverne : si ces deux créatures n'en sont qu'une, combien la Menace Rouge a-t-elle de pattes ?:D

Citer
résidus de gens qui s'était agrippé
« s'étaient » ou « résidu »
Citer
Même l'évêque gardait un silence gêné, et faisait des gestes hâtifs à la fois pour bénir et disperser les malheureux qui s'étaient agenouillés sur leur chemin.
C'est une très belle phrase qui illustre à la fois de le devoir et la crainte de Dunnstan.

Citer
Quelques uns plaisantèrent même à l'évocation d'une saillie de wyverne "rose".
J'ai pas compris d'où ça  sort … il y a une allusion que je n'ai pas saisie ?
Citer
Où trouver la force, n'est-ce pas, qu'il faudra déployer pour reconstruire notre monde ? La force des bras et des jambes du bon peuple de Tringel, la force de la chaleur qui anime les vifs et consume les morts, la force de nos vertus et de nos lois?
Alors plusieurs problèmes pour moi. Déjà l'incise du « n'est-ce pas » ne me paraît pas très bien fonctionner. Ca rompt le rythme de la phrase ; le sens est complexifié mais pas enrichi.
La seconde phrase.... elle ne me paraît pas du tout lié à la première et pourtant si : ce sont des alternatives à la question précédente. Mais formulé ainsi.... j'ai eu l'impression que l'évêque donnait la réponse en énumérant les forces nécessaires et non demandait aux élèves laquelle était la bonne. Peut-être qu'il n'y en a pas! Mais je trouve ça un peu maladroit.
Citer
Cette fois-ci, le professeur n'insista pas et l’invita simplement à le suivre.
Sur quoi Dunnestan devrait-il insister puisque Murdyn a déjà dit « oui ».
Citer
une procession dans la ville de Colyton.
Est-ce cette ville a aussi été détruite ? Quand tu as décrit le paysage, tu ne parlais que de villages.
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cette ville lointaine qu’on appelle Narr-garonna
huhu :mrgreen:
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Reprenez-vous, Murdyn : vous laisseriez le pouvoir pour une femme ?
Excellent choix de ponctuation xD C'est complètement nul comme commentaire mais c'est rare de voir une ponctuation aussi bien faite.
Citer
« Si Eudès se met à conseiller le marquis, murmura-t-il, ce serait un second fléau pour notre pays. »
J'aime beaucoup cette ouverture où on ne sait pas Eudès est un simple incapable ou s'il est malévolant:D

Bilan :
Vraiment très très agréable à lire :D
Autant je trouve Borg-I-Mati un peu trop ampoulé pour moi, autant ce texte est vraiment très bien dosé. L'ambiance est réussie : en peu de mots, j'avais déjà en tête tout un tas d'images. Me représenter les lieux a été d'une aisance stupéfiante.
Les personnages sont vraiment intrigants. J'aime beaucoup le fait que tu introduises une spécificité physique chez l'un de tes personnages qui ne se dégage que mieux de la masse de ses camarades.
L'univers que tu créés est tout en nuances. L'évêque est sage, tu n'opposes pas la religion à la science, ce qui d'ordinaire est un cliché assez répandue. J'aime beaucoup la façon dont tu as de reprendre le fait qu'au Moyen-Âge, le clergé constituait une grande partie de l'élite intellectuelle. Tout en admettant la bigoterie avec le personnage de Kentish ou que les étudiants craignent la retour de la wyverne malgré les dires de Dunnstan.
La plupart des noms sonne aussi admirablement bien.

Brefle: j'ai beaucoup aimé ton texte. Vraiment bravo  :coeur:

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #5 le: 19 juillet 2020 à 20:19:28 »
Salut Opercule,
J'ai bien aimé ton texte même si j'ai eu un peu de mal avec les premières lignes, sûrement à cause du côté hermétique du vieil évêque. J'ai eu peu de mal à le suivre, celui-là... Il me fait un peu penser à un prof de philo. Mais il est intéressant.
Merci pour ce nouvel univers dans l'univers d'Erakis!


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
L'important dans la vie n'est pas le triomphe mais le combat (Coubertin).

L'Elfe Noir

Hors ligne Opercule

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Re : Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #6 le: 20 juillet 2020 à 00:49:38 »
Merci pour votre passage ! Beaucoup de choses ont été dites, j’ai bien entendu bien pris en compte les remarques qui ne demandent pas de réponse explicite !

Dot, ta grille de lecture qui veut que tu te bases seulement sur les trois premières lignes et une dizaine aux trois-quarts du texte est intéressante. Je pense que tu pourrais avoir l’ambiance et peut-être même l’enjeu du texte — mais il n’y a pas vraiment de suite dans la construction des personnages, qui interagissent, changent d’avis, sont mobiles dans la diégèse. 
C’est peut-être ce qui t’a amené à quoproquoser l’archevêque de Kentish et notre évêque de Tringel, qui je pense s’entendent assez mal, du reste. 
J’ai pris le parti de calquer une hiérarchie de l’Église catholique (avec des diacres, des (arch-)evêques ; probablement des prêtres et des cardinaux) mais je pense que la religion (en bien ou en mal) joue encore un rôle important dans cette période (comme ça l’a été pour nous). Ce ne serait, d’ailleurs, que la religion éventuelle de la région autour de l’endroit, peut-être même dans l’Empire défunt. Mais oui, comme tu le dis : comment reconnaître une autorité religieuse sans donner un nom comme prêtre, pasteur, shaman, etc.  G. R. R. Martin propose septon, il me semble.

Merci pour l’image  ;D

Yo Bapt90, Krap ; si j’ai des idées sur Dennstan, je laisse le soin à la communauté de construire la posterité de Murdyn. Mais oui, je voudrais une jolie dynamique entre les deux. 

Kou, Quae !
Alors oui, grange violée dans le sens détruire et disperser le contenu, pas juste entrer "par effraction". J’ai l’image d’une wyverne qui met la patte à la pâte et qui détruit beaucoup de choses, pas seulement avec un canon de feu. Peut-être que c’est un peu maladroit ; mais on peut mettre ça sur le compte du personnage qui le dit ;D
Citer
Chaque pli de sa face ridée se cascadaient en une moue grave.
J'adore l'image, cette fois. Mais pourquoi « se » ? Cascadait n'aurait-il pas été préférable ?
Aaaaah je ne sais pas. Qu’est-ce qui serait mieux ? Je pense que ça sonne mieux avec. Je ne crois pas le sens en danger.

Citer
Prince le Marquis,
Hahaha est-ce que tous les dirigeants sont des Princes à Erakis ?:D
C’est Prince dans le sens générique pour "dirigeant". Son titre est Marquis. Le grand-Prince Edmond, par contre, c’est son titre. Savais-tu que sous la seconde République, on appelait Louis-Napoléon B. Prince-Président ? Ils auraient dû garder ça pour les suivants. 

Citer
comment le paysan peut-il de nouveau travailler, sans pitance et sans foyer ? »
[...]
. Le professeur s’était penché sur les corps et donnait un cours d’anatomie en donnant des coups de canne sur les membres brisés.
Je ne vois pas trop le rapport. La question de Dunnstan était rhétorique ?
Je voulais montrer qu’il y avait un temps de silence parce que personne ne savait vraiment répondre ; ensuite le professeur, en bon toutologue des temps anciens, donne cours avec ce qu’il a sous la main.

Citer
la femme, l’ânesse, la brebis.

Ooooooh une société patriarcale ! Mais je prends, je prends. Si c'est bien ton intention, je trouve que cela est une façon remarquable d'introduire ce système dans les Marches de Tringel.
oui, ça ou le fait que les seuls personnages de l’histoire sont des mecs et que la seule fille mentionnée est une servante désignée comme une tentatrice qui détourne un homme de son devoir  :noange:
Mais plus sérieusement, je voulais juste montrer un proto-système biologique sous la forme mammifères/ ovipares/ autres. Le patriarcat n’est pas dans cette quote-ci. 

Citer
âne
Encore un baudet ! Tu aimes bien ces animaux Oper ?
Je pense que c’est Dennstan, qui doit entretenir une relation compliquée avec ces têtes de mules mais qui donnent tant aux humains…

Le Dragon et la Wyverne : si ces deux créatures n'en sont qu'une, combien la Menace Rouge a-t-elle de pattes ?:D
C’est très RP ce que je vais dire mais... seul Dennstan fait la distinction dans mon texte. Il est même dit « qu'on devrait [...] qualifier de Wyverne ». Je crois que les autres voient un monstre et sont juste impuissants devant. 

Citer
Quelques uns plaisantèrent même à l'évocation d'une saillie de wyverne "rose".
J'ai pas compris d'où ça  sort … il y a une allusion que je n'ai pas saisie ?
Ouais bon, cette phrase n’est pas un succès — j’avais en tête un genre de métaphore pour appeler l’univers du téléphone rose… mais en fait ça ne veut rien dire.  L’important c’est que les élèves soufflent, disent des bêtises, sont remis à l’ordre.

Citer
Où trouver la force, n'est-ce pas, qu'il faudra déployer pour reconstruire notre monde ? La force des bras et des jambes du bon peuple de Tringel, la force de la chaleur qui anime les vifs et consume les morts, la force de nos vertus et de nos lois?
Alors plusieurs problèmes pour moi. Déjà l'incise du « n'est-ce pas » ne me paraît pas très bien fonctionner. Ca rompt le rythme de la phrase ; le sens est complexifié mais pas enrichi.
La seconde phrase.... elle ne me paraît pas du tout lié à la première et pourtant si : ce sont des alternatives à la question précédente. Mais formulé ainsi.... j'ai eu l'impression que l'évêque donnait la réponse en énumérant les forces nécessaires et non demandait aux élèves laquelle était la bonne. Peut-être qu'il n'y en a pas! Mais je trouve ça un peu maladroit.
Le n’est-ce-pas était une sorte de tic de langage que j’avais improvisé pour lui. Pas très efficace puisqu’il ne le dit qu’une fois 🙃
Mais sinon ce ne me semble pas des réponses, mais justement les problèmes ; domaines de la société dont on doit revivifier la force. Les habitants sont faibles et jetés dans les routes, le feu est un peu ambivalent parce qu’il est aussi porteur de vie et de réconfort — dans le sens feu intérieur "qui anime les vifs", la volonté de vivre, l’espoir, etc. Enfin la stabilité de la paix sociale dépend de si on peut rétablir ou sauvegarder les vertus et les lois, etc. Vois ça comme "où trouver la force des bras"

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une procession dans la ville de Colyton.
Est-ce cette ville a aussi été détruite ? Quand tu as décrit le paysage, tu ne parlais que de villages.
ouais la ville est plus loin. Peut-être que je devrais mettre une scène avec un émissaire qui vient d’arriver de trois jours galop pour montrer ça. 

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Reprenez-vous, Murdyn : vous laisseriez le pouvoir pour une femme ?
Excellent choix de ponctuation xD C'est complètement nul comme commentaire mais c'est rare de voir une ponctuation aussi bien faite.
Je suis très honoré de voir que ma ponctuation rend quelqu’unesi heureux !

Salut Mélina
J'ai bien aimé ton texte même si j'ai eu un peu de mal avec les premières lignes, sûrement à cause du côté hermétique du vieil évêque. J'ai eu peu de mal à le suivre, celui-là... Il me fait un peu penser à un prof de philo. Mais il est intéressant.
Merci pour ce nouvel univers dans l'univers d'Erakis!
C’est quoi qui t’a perturbée en premier ? le fait qu’il n’y ait pas de décor, la relation entre les personnages, son discours semblait un peu "sans attache" ?
Oui, je ne sais pas si les évêques-professeurs-de-philo existaient dans la vraie vie, mais ils sont certainement dans l’Érakis, et c’est beau. 

le guillemet de fin se met juste après la virgule ? ça me semble assez peu familier, mais je veux bien accepter ça. 

> Pendant un instant, tout le poids d'une nation s'écrasa contre ses épaules cagneuses.
Je mettrais plutôt un passé simple.
hmm... même si c’est une "action" qui a une durée non-nulle ? c’est aussi pour mettre l’accent sur le côté "fardeau constant" de la charge et de ses pertes. 
« Modifié: 20 juillet 2020 à 00:53:40 par Opercule »

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #7 le: 20 juillet 2020 à 08:02:12 »
L’évêque de Tringel veut conseiller le Marquis pour redonner du courage aux habitants.
L’évêque de Tringel estime que Murdyn pourrait l’aider à conseiller le Marquis.

Murdyn veut travailler à ses machines.

Il y a conflit. C’est très bien.

Mais on ne voit pas en quoi Murdyn est si capable... il paraît plutôt idiot.
Pour l’Évêque, l’obstacle c’est l’obstination de Murdyn.
Pourquoi l’Évêque veut-il d’un conseiller si peu doué ?

Tout de même, le chapitre nous amène au point de décision, ce qui est très bien. Là où ça coince, c’est que... c’est Murdyn qui est au point de décision. C’est étrange, parce que Murdyn a été traité comme un personnage secondaire. Sauf à la fin. Ça crée de la confusion.

Si c’est Murdyn qui sera pris dans un dilemme, alors c’est lui le personnage principal.
Si c’est l’Évêque qui est le personnage principal, alors c’est lui qui doit être pris dans un dilemme.

Le chapitre nous a fait connaître l’Évêque Dennstan. Nous le savons engagé dans l’affaire. Murdyn... n’a joué qu’un rôle disrupteur. Il apparaît comme un lèche-botte timoré sans grand jugement. Au final, on ne le connaît pas beaucoup et on ne sait pas pourquoi Dennstan veut de Murdyn comme conseiller. Il y a quelques lignes sur son histoire, mais on ne sait pas pourquoi ce Murdyn veut travailler sur ses machines. En quoi est-ce une affaire de vie ou de mort pour lui ? Et pourquoi est-ce important pour Murdyn que Dennstan ne soit pas évincé  ? Ces éléments n’ont pas été planté suffisamment dans le chapitre et nous arrivons au dilemme sans avoir les ingrédients importants pour que ça nous prenne au tripes.

Il ne faut jamais commencer par la description du monde. C’est long et ennuyeux. Ce que ça prend, dès le début, c’est le conflit écrit en grosses lettres rouges. Le monde doit être introduit par petites injections successives à travers l’expression du conflit. Un conflit relevé. Un conflit qui abouti à un dilemme. Un vrai dilemme, du genre vie ou de mort, du genre crise existentielle, du genre qui rend la vie du personnage principal misérable... sinon, ça n’est pas intéressant.
« Modifié: 20 juillet 2020 à 13:40:51 par O.deJavel »

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #8 le: 20 juillet 2020 à 12:12:42 »
Salut Opercule,
concernant la ponctuation du dialogue, ce n'est pas moi qui le dit, c'est la présentation standard.  :)
Les guillemets "encadrent les paroles prononcées (pour distinguer du récit)." (par exemple sur le site lelivrescolaire.fr

Ce qui m'a perturbé au début du texte, c'est le discours du prêtre. Je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire et où il voulait en venir, d'où mon parallèle avec la philosophie. Ce n'est qu'une opinion perso qui n'enlève rien à ton écriture.  :mrgreen:

Bonne continuation !
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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #9 le: 21 juillet 2020 à 13:01:51 »
bon alors ok, Oper, moi ausssi j'aime bien ma technique, mais je lui reconnais quelques menus torts x,) euphémisons...

nan en vrai j'suis allé voir l'index Erakis et du coup j'ai lu le super-synopsis qui m'a qmm juste un peu éclairé sur le fait que ça parlait de dragons !

ahah je viendrai ptetr essayer de comprendre quelque chose à ces histoires de narrativité scénaristique !
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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #10 le: 25 juillet 2020 à 15:03:16 »
Bonjour Opercule,


Je viens de me plonger dans ton texte de l'univers d'Erakis. J'ai lu les précédents commentaires pour essayer de ne pas redire deux fois la même chose et que ma lecture t'apporte en quelque chose en plus (essayer de ne pas faire de redite dans le sens où j'ai survolé les différents commentaires et que quelque chose a pu m'échapper).

Première impression extrêmement tranchée et marquée, assez catégorique : parmi tous les noms de territoires et voisinages, je n'arrive plus du tout à savoir où se situe l'action (ce qui m'obligerait à relire une nouvelle fois le texte pour me remémorer où se déroule l'action) or puisque le lieu est simple (un château et ses alentours), je n'aurais normalement pas dû avoir cette difficulté.

Quelques conseils pour faciliter l'orientation à la lecture : tu peux glisser le nom du château à plusieurs reprises dans un dialogue ; tu peux inventer plusieurs châteaux (les personnages se repéreraient alors géographiquement vis-à-vis des différents châteaux) ; tu peux créer deux nominations de lieux de type le château de X dans le pays de Y qui démultiplie les repères à la lecture. Je n'ai pas compris quel pays était où dans l'ensemble, ce serait un point à renforcer à mes yeux dans le texte.


Sinon, je trouve le personnage de Murdyn très intrigant et, comme les autres, je serais vraiment très curieux d'en connaître la suite. Son nom lui-même me fait penser aux meurtres, on croirait qu'il ne rêve que d'une seule chose : imiter la wyverne rouge et devenir lui-même un seigneur du feu et de la destruction.

Un grand merci à toi pour cette lecture stimule qui l'imagination, et bravo à toi pour cette pierre en plus à l'édifice d'Erakis. ^^
« Modifié: 25 juillet 2020 à 16:49:27 par Alan Tréard »
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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #11 le: 31 juillet 2020 à 22:55:25 »
Bonsoir Opercule,
J'aime bien ta contribution à l'univers collectif et les perspectives qu'elle ouvre. L'ambiance est prenante et j'adore ceci :
« Pas complètement, mon maître. Je voudrais faire des objets et des machines. Je m’intéresse à la chaleur. Je voudrais la comprendre, je voudrais la penser. Quand je vois de l’eau tourner en chauffant, ou des braises qui volent, je voudrais savoir ce qui provoque ce mouvement, peut-être même l’utiliser. »
Les machines de Murdyn  :coeur: - ça donne envie d'aller plus loin là dessus... !
J'en comprends que Murdyn est dans tous les cas promis à un avenir enthousiasmant. Il gagnerait à avoir un caractère encore plus étoffé et affirmé ou dès ce stade, pour qu'il soit plus attachant d'emblée.
« Modifié: 31 juillet 2020 à 23:06:39 par Persona »
Une erreur originale vaut peut-être mieux qu'une vérité banale

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #12 le: 01 août 2020 à 09:06:49 »
Merci pour ton texte qui est, je pense, le début d'une aventure.

Une expression que tu utilises ne me semble pas cohérente : "les granges violées"

On peut détruire ou piller une grange, mais pas la violées. Ce n'est pas un temple ou un lieu sacré.

Hors ligne Opercule

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #13 le: 06 août 2020 à 23:37:39 »
Salut à tou·te·s !
J’ai fait un très-léger face-lift de mon texte (l’un ou l’autre paragraphe réorganisé, explication, etc.)

O.deJavel je comprends ta théorie, elle est intéressante. Selon toi, il faut un conflit pour dynamiser l’histoire, et le dilemme du personnage principal en est le point de vue essentiel. Bien que mon texte contient à peu-près ce genre d’éléments, il ne suit pas cette logique. 
Je ne pense pas avoir posé de personnage principal, par exemple (l’un parle beaucoup, l’autre est plus décrit). Quant au dilemme ou le conflit, c’est peut-être moins la question du statut de Murdyn que l’urgence de la situation à laquelle Dennstan est confronté, vieux et fatigué avec une cata sur les bras. Il doit faire des choix aussi. 
J’ai tenté d’expliciter un peu la relation entre les deux, que je voulais basée sur le respect mais non sans une certaine friction. Murdyn n’est pas dupe, il n’est probablement pas croyant mais il comprend que la prêtrise lui offre d’autres rôles et responsabilités. Il sait que le chemin du savoir est aussi celui du pouvoir, mais qu’ils bifurqueront à un moment. 

Salut Alan, je pense que je comprends ton malaise devant cette notion de ville sortie de nulle part. Si seulement il y avait un "au nord-ouest du continent, la région a la mer d’un côté et une région non habitée de l’autre, etc. etc." Je ne suis pas encore capable de te dire où ça se trouve, quelle est la taille de la région, etc. Peut-être devrait-on donner plus de bases tangibles à notre entreprise. 

Merci Persona, Cendres ("grange violée" est peut-être une petite hyperbole, mais faut comprendre le protagoniste) pour votre lecture. 

Hors ligne Loïc

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Re : [Erakis] La Reconstruction
« Réponse #14 le: 07 août 2020 à 22:36:17 »
Yo Oper :)

Citer
Ils marchaient en petite troupe, l’évêque Dennstan et sa suite d’étudiants,

Je trouve que tu alourdis inutilement alors qu'on est au début : faut être efficace : l'évêque Dennstan et sa suite d'étudiants marchaient en petite troupe

Citer
e professeur appuyé sur sa canne constatait l’état d’une contrée brisée par le feu et la destruction.
Faut une virgule à professeur et à canne à mon avis

Citer
L’effet de sa question flotta quelques instants dans l’assistance

Quel effet ? c'est plutôt la question qui flotta

Citer
fulgurant l’étudiant du regard.

Tu veux dire foudroyant, je pense

Citer
Un murmure, comme désapprobateur,

Je comprends pas l'idée du comme. Pourquoi pas un murmure désapprobateur ?

Citer
n qui l’avait causé n’était pas malévolent ?

malveillant

Citer
Saisi par surprise, l’étudiant avait répondu sans hésitation, par un réflexe. Devant le regard catastrophé de son maître, il reprit :
« Je suis très honoré, mon Maître, que vous me fassiez cette proposition. Mais je ne suis pas destiné à la vie de…
— Votre fiancée ? Alba, la jeune cuisinière ? Reprenez-vous, Murdyn : vous laisseriez le pouvoir pour une femme ? »

Offusqué, le vieux maître s’était redressé de sa chaise si brusquement que le jeune homme avait amorcé un mouvement de recul.
« Pas complètement, mon maître. Je voudrais faire des objets et des machines. Je m’intéresse à la chaleur. Je voudrais la comprendre, je voudrais la penser. Quand je vois de l’eau tourner en chauffant, ou des braises qui volent, je voudrais savoir ce qui provoque ce mouvement, peut-être même l’utiliser. »

Je ne comprends pas le saut de paragraphe ici

j'ai trouvé la lecture assez agréable. Comme tous les textes d'Erakis que j'ai lus jusqu'ici, il n'y a pas de fin, ce qui gâche un peu le plaisir, mais sinon ça allait.
Belle maitrise des dialogues à mon avis :)

A + !
"Our bed's a tiny island that can save us from the storm"
The Material - Life vest

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


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