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j'espère avoir votre avis.
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Bonne lecture

En un bel après-midi de printemps, ma mère me laissa jouer dans les bois derrière la maison. J’étais avec mes copines et leurs grandes sœurs.
Ce jour-là, le ciel était d’un bleu parfait, aucun nuage ne venait perturber sa clarté. Le soleil régnait avec grâce et faisait miroiter les feuilles qui sous l’emprise d’un léger vent dansaient. Envoûtée par cette atmosphère, je m’éloignai des autres. Je connaissais bien cette forêt, mais c’était la première fois que j’y remarquai une petite cabane. Elle me dépassait que d’un peu. Sa hauteur devait être d’un mètre et demi.
Cette vieille demeure en bois n’avait plus de porte d’entrée. Plus étrange, elle n’avait pas de fenêtres. Elle me donna l’impression d’être abandonnée.
À qui avait-elle appartenu ? À des farfadets ? J’avais déjà vu un arc-en-ciel qui venait de cette forêt et selon la légende, Il y aurait à son pied un chaudron rempli d’or. Peut-être qu’il y était ?
Mon imagination ne finissait pas de s’emballer. Je voulais satisfaire ma curiosité. Il me fallait lever le voile sur cette maisonnette sans fenêtre ; avec l’enthousiasme de l’enfance, je me précipitai sur elle, tout à coup une voix douce et puissante à la fois, mais nul autre que moi, ne pouvait entendre, interrompit mon élan :
« Arrête ! Où cours-tu comme ça ? Ne sois pas stupide ! N’y va pas tout seul, tu ne sais pas ce qu’il y a de dans ? Peut-être, t’y trouveras quelque chose d’intéressant, mais peut-être une mauvaise surprise t’y attend. »
Je la connaissais bien cette petite voix qui me parlait dans la tête, mais c’était la première fois qu’elle se manifestait pour m’alerter d’un danger. Comment ne pas l’entendre et ne pas la croire, sa logique me sembla tellement juste. Peut-être, cette bâtisse était hantée par un esprit frappeur, ou un piège pour attraper des enfants téméraires.
Je pris peur et je revins sur mes pas. Mes amies étaient en train de me chercher. Je sentis qu’elles étaient contentes de me voir néanmoins, elles m’engueulèrent :
« où t’étais ? Pourquoi t’as quitté le groupe ? »
Je m’excusai et leur promis de ne plus recommencer cependant, je n’osai pas leur parler de ma découverte.
Ce lieu mystérieux occupa mon esprit pendant longtemps, mais je n’avais pas le droit d’aller dans la forêt sans être avec un adulte (ni d’ailleurs le courage d’y retourner seule). Je finis par convaincre mon frère aîné de m’y accompagner.
Je réalisai que mes yeux d’enfant virent la demeure à travers une brune d’imagination. Ce n’était qu’un simple abri qui recouvrait un puits. Si j’avais suivi mon ardeur, je serais probablement tombée dans ce trou infini.
Je pense que cette expérience me propulsa dans le monde des adultes, depuis quand cette petite voix s’adresse à moi, je l’écoute. J’écoute attentivement ma raison.