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12 juillet 2020 à 02:15:41
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Auteur Sujet: [B11] Sable laid  (Lu 469 fois)

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[B11] Sable laid
« le: 01 juin 2020 à 09:44:25 »
Sable laid

L’aube glaciale de novembre contemple les rives trop fraiches de la mer de feu. Plage triste, désertée par les touristes de tous horizons.
Au pied de la falaise, la mer goulue lèche le sable à grands coups de langue râpeuse et salée. Le chant des coquilles roses et parme se mêle au fracas des vagues. En prêtant l’oreille,  on perçoit le ressac susurrer des promesses de naufrage. Là-haut, le château du Lord Greymee veille, la haute tour du donjon pourpre dressée vers le ciel.
Au niveau de la laisse, entre les débris de filet, de bois flotté, de carcasse d’oiseaux putréfiés, une forme arrondie dépasse, couverte de bouclettes noires. Sous les cheveux frisés, une paire de sourcils broussailleux surmonte deux yeux furieux, un nez épaté et une bouche gueularde.
— Y a quelqu’un ? Sortez-moi de là !
L’écume aux lèvres, Varlok beugle au milieu de la plage déserte. La marée monte et les flots se font menaçants. Varlok a déjà imaginé bien des façons de trépasser : overdose de vin au jasmin, surconsommation de beignets de poulpes, cancer de l’estomac… il est gourmand. Dans ses cauchemars, il s’est vu dévoré par une vipère géante, vendu à des esclavagistes, torturé par des Trolls… il a de mauvaises fréquentations. À vrai dire, ce qu’il aurait dû craindre par dessus tout, c’est de recevoir un coup de massue sur le crâne : il est trop souvent taquin.
Mais mourir noyé ! Jamais cette éventualité désagréable ne lui était venue à l’esprit. Plus il essaie de se remémorer ses frasques de la veille et plus ses souvenirs restent brumeux. Seul le mal de crâne brûle de netteté, résonne amèrement derrière ses orbites. Avec qui a-t-il bu hier soir ? Lequel de ses ennemis préférés lui a donc joué ce tour de pendard ?
Le vent lui souffle au visage des grains de sables agressifs. Varlok plisse les yeux et appelle à l’aide à nouveau, de sa voix rocailleuse abimée par trop de chansons paillardes beuglées sur les comptoirs. Une bourrasque lui répond, violente et siliceuse. Varlok tousse, grogne, crache. Un crabe violet s’approche, sa queue de scorpion dressée. « S’il me pique, c’en est fini », se dit le nain. Mais la bestiole s’éloigne, chassée par l’haleine chargée du fêtard ensablé.
Enfin, alors que l’écume s’approche de sa barbe à moitié enfouie dans le sable, une silhouette émerge peu à peu de l’eau bouillonnante. À cause des rafales qui lui cinglent le visage, Varlok ne distingue pas bien ce sauveur providentiel venu de l’onde.
— Ici ! Ici ! Sortez-moi de là ! crie-t-il de toutes ses forces.
La femme s’approche – sans aucun doute, ses formes quoiqu’anguleuse sont féminines. À quelques mètres de lui, dégoulinante d’eau salée, ses habits en lambeaux, elle s’arrête, immergée jusqu’aux cuisses. Ses yeux enfoncés profondément dans des orbites noires le fixent sans ciller. Le vent fait danser les pans de sa veste déchirée, plaque des mèches de cheveux filasse sur son visage osseux. Et Varlok constate qu’il voit au travers des côtes de la femme qui se remet en mouvement. Elle sautille maintenant, et le nain découvre avec dégoût que la créature se déplace sur une arête décharnée. Quand elle se penche sur lui, son odeur de poisson pourri le prend aux tripes. À deux doigts de vomir, il réussit néanmoins à s’exprimer de sa voix la plus douce.
— Bonjour mademoiselle, je suis quelque peu en difficulté. Auriez-vous l’obligeance de m’aider à m’extirper de ce trou ?
Les lèvres déchirées de la sirène morte-vivante s’écartent et découvrent une rangée de dents effilée, grises comme l’argile.
— Mademoiselle ? Ça fait bien longtemps qu’on ne me l’avait plus faite, celle-là !
Sa bouche s’ouvre plus grand encore et l’ignoble créature se penche.
— Écoutez, madame, aidez-moi et je vous en serai redevable.
— Redevable ? Moi, ce que je vois, c’est un casse-croute appétissant.
Varlok déglutit. Finalement, la noyade semble préférable.
— Attendez !
— Attendre quoi ? Je préfère la nourriture vivante. Et je suis persuadée que tes yeux sont bien juteux et ton cerveau bien laiteux.
— Mon cerveau est pourri !
— Mal foutu, je n’en doute pas, mais gouteux quand même !
Les doigts crochus de la sirène enveloppent le crâne du pauvre nain, elle se lèche les babines de sa langue bifide et s’apprête à planter ses crocs.
— Dans mon sac, là, à côté ! J’ai quelque chose pour vous.
La sirène desserre son étreinte, se relève et saisit le sac de Varlok.
— Le pot en verre !
Elle sort de la besace ledit pot de verre, en ôte le couvercle et renifle l’odeur de la substance blanchâtre. Varlok a gagné quelques minutes, mais les vagues viennent maintenant mourir contre son menton.
— Vite ! Libérez-moi, avec cet onguent, je peux vous aider.
La sirène lève sur son arcade un morceau de chair qui fut jadis un sourcil.
— Tais-toi, je goute !
Joignant le geste à la parole, la sirène trempe un doigt dans le bocal, le glisse dans sa bouche et grimace.
— Non ! s’écrie Varlok. C’est du lait de coco, ça se met sur la peau.
La sirène lâche un petit rire pointu de silex écaillés.
— Sur la peau ? C’est une sauce parfaite pour te dévorer mon ami !
La morte-vivante plonge son index dans la lotion et le lèche goulument. Sous les boucles noires, ça carbure sévère. Il s’agirait de trouver une solution dans les dernières secondes qu’il me reste, se dit Varlok. Les vagues se brisent de plus en plus près et les éclaboussures entre dans les narines du nain.
— J’ai une solution pour vous rendre votre apparence initiale, dit-il.
— Mon apparence initiale ?
— Je peux vous rendre votre chair, votre peau, vos écailles, votre belle nageoire…
La sirène réfléchit, le pot de lait de coco dans la main, un doigt dans la bouche.
— Et je n’aurai plus ces petits vers qui se tortillent entre mes organes et m’empêchent de dormir ?
— Non. Promis.
— On va voir ça, alors.
De ses bras décharnés, la sirène morte-vivante dégage le sable autour de la tête du nain. Elle creuse encore un peu et Varlok réussit à dégager une de ses mains avec laquelle il entreprend de se libérer aussitôt.
La mer monte encore et le nain boit la tasse à plusieurs reprises avant de réussir enfin à s’extirper de sa prison. Il titube, fait quelques pas en arrière avant de s’étaler sur le dos, haletant. Dans les flots bleus, après la barrière de vagues, l’aileron d’un orque s’enfonce sous la surface. Ce n’est pas aujourd’hui que le gourmand goutera de la chair de nain marinée au vin.
Le respect de la parole donnée n’est pas la qualité première de Varlok, mais malgré le dégoût que lui inspire la peau faisandée de la sirène, il se met à la tartiner de lait de coco.
En un instant, elle se transforme en magnifique poisson à tête humaine qui frétille sur le sable en suffocant. Vite, le nain la prend dans ses bras et la jette à l’eau.
Depuis ce jour, Varlok boit toujours autant, partage son temps avec des créatures toutes plus infréquentables et cherche trop souvent la bagarre. Mais plus jamais il ne mange de poisson.

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : [B11] Sable laid
« Réponse #1 le: 03 juin 2020 à 11:18:22 »
Bonjour Gamy  :miaw:

Au fil du texte :

Citer
on perçoit le ressac susurrer des promesses de naufrage
:coeur:

Citer
il a de mauvaises fréquentations
:D

Citer
Mais la bestiole s’éloigne, chassée par l’haleine chargée du fêtard ensablé.
:D

Citer
Et Varlok constate qu’il voit au travers des côtes de la femme qui se remet en mouvement.
8)

Citer
et ton cerveau bien laiteux.
:D

(j'me sens mal pour lui quand même ^^)

Citer
— Mon cerveau est pourri !
haha

Citer
et renifle l’odeur de la substance blanchâtre.
du lait de coco, assurément !

Citer
— Non ! s’écrie Varlok. C’est du lait de coco, ça se met sur la peau.
:mrgreen: (et 1 point pour toi !)

Citer
l’aileron d’un orque
(et de 2 points  :D – même si je préfère le déterminant féminin)

Citer
Depuis ce jour, Varlok boit toujours autant, partage son temps avec des créatures toutes plus infréquentables et cherche trop souvent la bagarre. Mais plus jamais il ne mange de poisson.
:D

Bon, c'était sympa. Peut-être un peu trop rapide, la fin, je m'attendais à quelque chose de plus cruel, vu à qui on avait à faire  :D Mais c'était rigolo et j'ai bien aimé les descriptions ! Merci pour ce texte !

"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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  • Calame Supersonique
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Re : [B11] Sable laid
« Réponse #2 le: 06 juin 2020 à 23:57:51 »
Sympa, c'est fluide et le nain est cool  :mrgreen:

Mais certains trucs me paraîssent expédiés ou approximatifs, comme :

Citer
Elle sort de la besace ledit pot de verre, en ôte le couvercle et renifle l’odeur de la substance blanchâtre. Varlok a gagné quelques minutes

Quelques minutes ? Secondes plutôt ?
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Quaedam

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Re : [B11] Sable laid
« Réponse #3 le: 08 juin 2020 à 21:38:40 »
Salut Anonyme :D
Merci beaucoup pour ce texte.

D'abord, quelques remarques au fil du texte:
Citer
ressac susurrer des promesses de naufrage
.
Roooh joli, ce détail est tellement sinistre <3

La présentation de Varlok est très bien pensée, j’aime beaucoup la construction en ping-pong (une figure de style que je viens d’inventer :D) où les craintes de Varlok alternent avec les commentaires en présent du narrateur.

Citer
chassée par l’haleine chargée du fêtard ensablé.
Belle allitération :D
Citer
ses formes quoiqu’anguleuse
manque un "s"

Citer
des orbites noires
Tu as déjà utilisé « orbites » est c’est un mot suffisamment inhabituel pour ressortir sur plusieurs paragraphes. Je ne trouve pas cela très joli de le répéter ici.
Citer
Auriez-vous l’obligeance de m’aider à m’extirper de ce trou ?
Hahaha j’adore la délicatesse de ton nain ivrogne :D
Citer
Dans les flots bleus, après la barrière de vagues, l’aileron d’un orque s’enfonce sous la surface. Ce n’est pas aujourd’hui que le gourmand goutera de la chair de nain marinée au vin.
…. D’où il sort cet orque ? C’est la sirène le problème de Varlok, il n’aurait pas pu le manger de toutes façons ? L’incursion de ce cétacé me paraît un peu artificiel et fait dans l’unique pour de coller au thème xD Franchement, je suis un peu déçue  :s

Bilan

En dehors de la chute qui… hum… me laisse dubitative, j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce texte (oui, bon j'aurais aimé que Varlok se casse à toutes jambes en laissant ce stupide lait de coco gagné au jeu).

Pour revenir à ton texte, il est bien écrit, fluide, drôle, sans chercher à un faire des caisses, c’est un plaisir à lire.
L’ambiance sinistre et froide est très bien rendue. Malgré le « peu » de texte, je trouve ton récit très visuel, très frappant. C’est impressionnant qu’avec si peu de description, tu parviennes autant à nous faire nous attacher à ce nain et à installer cette ambiance. Franchement bravo. Ton texte est beaucoup moins festif que celui des autres, mais tout aussi savoureux. Merci beaucoup <3
J’espère découvrir la suite des aventures de Varlok un jour !

Hors ligne Opercule

  • Aède
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Re : [B11] Sable laid
« Réponse #4 le: 11 juin 2020 à 12:19:13 »
Ah, merci d’avoir fait de ton mieux pour sauver Varlok – même s’il semble être un connard par ailleurs, il a au moins sauvé une sirène de quelques vers gigotant dans ses entrailles.

L’aube glaciale de novembre contemple les rives trop fraiches de la mer de feu. Plage triste, désertée par les touristes de tous horizons.
Au pied de la falaise, la mer goulue lèche le sable à grands coups de langue râpeuse et salée. Le chant des coquilles roses et parme se mêle au fracas des vagues. En prêtant l’oreille,  on perçoit le ressac susurrer des promesses de naufrage. Là-haut, le château du Lord Greymee veille, la haute tour du donjon pourpre dressée vers le ciel.
Autant j’aime bien cette entrée en matière (enfin un bon petit paragraphe pour situer où on est, et pas ces textes qui commencent avec trouze lignes de dialogues), y a certaines tournures qui me laissent pantois. Déjà, la phrase "plage triste" est moyen… accorder une langue à la mer goulue, certes, mais une langue râpeuse ?

Sacré Varlok ! J’imagine bien un type ensablé et tellement rouge qu’il est sur le point d’exploser, petit et rond, tentant de se débattre  :D
Je suis moins convaincu par les façons de trépasser avec "il est gourmand", puis "il est taquin", ça fait glose, à la fois méta et moqueur. Ça fait partie de la stratégie diégétique, je sais bien, mais bon.

Un "tour de pendard" ? Il a l’air d’être au milieu d’une épave échouée, et son compagnon de la veille doit être lui-aussi aspiré par les flots, ou sur le point de l’être. Enfin, ce que je comprends de l’histoire fait conflit.

Une bourrasque lui répond, violente et siliceuse. Varlok tousse, grogne, crache. Un crabe violet s’approche, sa queue de scorpion dressée. « S’il me pique, c’en est fini », se dit le nain. Mais la bestiole s’éloigne, chassée par l’haleine chargée du fêtard ensablé.
Euh… une bourrasque siliceuse ? portant du sable, tu veux dire ?
Un crabe à dard ? J’ai pas envie d’être dans cet univers.
L’haleine qui éloigne l’animal, intéressant. surtout parce que ça m’a poussé à lire un article… terrifiant.

La femme s’approche – sans aucun doute, ses formes quoiqu’anguleuse sont féminines. À quelques mètres de lui, dégoulinante d’eau salée, ses habits en lambeaux, elle s’arrête, immergée jusqu’aux cuisses. Ses yeux enfoncés profondément dans des orbites noires le fixent sans ciller. Le vent fait danser les pans de sa veste déchirée, plaque des mèches de cheveux filasse sur son visage osseux. Et Varlok constate qu’il voit au travers des côtes de la femme qui se remet en mouvement.

Les formes féminines quoiqu’anguleuses, c’est pousser. On "voit à travers ses côtes", donc je vois pas à quel niveau de décomposition elle est, mais un squelette n’est typiquement pas reconnaissable. Et puis "anguleuse" pour dire qu’on voit des os, pas pour décrire la physionomie ? je sais pas, quelque chose cloche ici.

C’est le nain colérique le plus poli de l’histoire, il ne perd jamais patience quand il en va de sa vie ! J’ai trouvé la sirène moins intéressante dans l’échange – sauf pour le cerveau laiteux, c’était très noix-de-coco.

La négotiation sur le rôle du pot en verre est étrange : pourquoi on apprend ici les pouvoirs de l’onguent de noix de coco ? il semble que ça résonne avec une histoire nordique d’un pêcheur qui capture un squelette magique dans ses filets… 

Ouais, une sirène n’est pas vraiment un "poisson à tête humaine", c’est dire que les centaures sont des chevaux à tête humaine :D
« Modifié: 12 juin 2020 à 13:39:45 par Opercule »

Hors ligne Alan Tréard

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  • Mer, je suis comme toi, plein de voix machinées
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : [B11] Sable laid
« Réponse #5 le: 11 juin 2020 à 18:56:04 »
Bonjour à toi, Bel.le Inconnu.e,


J'ai le plaisir de te proposer ma onzième lecture depuis le début du BT. :)

À la fin de ce texte, on ne sait toujours pas comment ce personnage a pu se retrouver là, dans le sable, pas tout à fait réveillé, et pourtant en état d'alerte. Le sortilège d'un sorcier capricieux ? La mesquinerie d'une bande de gobelins chamailleurs ? La vengeance d'une amante naine délaissée ?


J'ai trouvé dans ce texte une vieille légende à faire marrer les pirates dans les tavernes, le cadre est particulièrement cocasse et la situation présentée pleine de surprises et de mystère. Finalement, cette rencontre inopinée aurait pu faire l'objet d'une excellente chanson au coin du feu, de quoi se réjouir, s'émouvoir ou s'épouvanter : une légende à écouter au sec et en bonne compagnie avec une amusante morale à la fin.


Mention spéciale pour la sirène morte-vivante : appréciatrice de nourriture vivante, ce phénomène étrange aux lèvres déchirées, aperçu sur la plage, pourrait bien pêcher un gros mollusque barbu dont elle ne ferait qu'une bouchée ; celle-ci cependant est très select dans ses choix quotidiens et n'apprécie pas les vers qui se tortillent entre les organes (trop petits pour son appétit vorace...).


 :bonpublic:

Hors ligne Persona

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Re : [B11] Sable laid
« Réponse #6 le: 13 juin 2020 à 18:50:15 »
Bonjour,

Merci pour ce partage ! J'ai beaucoup aimé. Le texte est drôle et agréable à lire, comme une mésaventure qu'on se raconterait au bord d'une bière...
Une écriture fluide et imagée, dès la première ligne. De belles images d'ailleurs (qui parfois vont peut être un peu loin ?) et puis, la sirène zombie, il fallait y penser.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bonne journée
Une erreur originale vaut peut-être mieux qu'une vérité banale

Hors ligne Zagreos

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  • Octogorneau à poil ras
    • Ma page perso
Re : [B11] Sable laid
« Réponse #7 le: 17 juin 2020 à 22:04:22 »
Bonjour Opercule,

Citer
Plage triste, désertée par les touristes de tous horizons.
Alors je ne suis pas certain, mais ce n'est pas "de tout horizon" ? comme "de tout temps", quoi.

Citer
on perçoit le ressac susurrer des promesses de naufrage.
J'aime.

L'idée de la sirène mort-vivante est chouette, la scène est bien glauque et sent assez la tension. La playa dark, ça marche aussi, comme quoi.

Hors ligne Samarcande

  • Calligraphe
  • Messages: 139
Re : [B11] Sable laid
« Réponse #8 le: 19 juin 2020 à 21:22:08 »
Salut Gamer inconnu.e,

Comme pour les autres je commente au file du texte.

Citer
L’aube glaciale de novembre contemple les rives trop fraiches de la mer de feu. Plage triste, désertée par les touristes de tous horizons.
Playa oui, mais j'ai comme l'impression qu'il n'y aura pas trop de lait de coco !

Citer
le château du Lord Greymee
Et fantasy, yep !

Deux lignes et le cadre est posé. Cool !

Citer
la laisse
Tu m'as appris un mot ! Merci !

Citer
Varlok a déjà imaginé bien des façons de trépasser : overdose de vin au jasmin, surconsommation de beignets de poulpes, cancer de l’estomac…
J'aime beaucoup les deux premières hypothèses, mais la troisième manque un peu de fantaisie (ou de fantasy, c'est selon)

Citer
Plus il essaie de se remémorer ses frasques de la veille et plus ses souvenirs restent brumeux.
Très Tyrion style, j'aime beaucoup ! :coeur:

Citer
Seul le mal de crâne brûle de netteté, résonne amèrement derrière ses orbites.
:coeur:

Citer
ses ennemis préférés
ça aussi c'est chouette !

Citer
grains de sables agressifs
Je ne suis pas fan des sonorités.

Citer
beuglées
Tu avais déjà mis le verbe beugler quelques lignes au-dessus . Braillées?

Citer
Une bourrasque lui répond, violente et siliceuse
J'aime bien le choix de l'adjectif siliceuse. Un peu technique, mais je trouve qu'il donne l'idée d'une sensation plus désagréable que si tu avais écrit "bourrasque de sable". Avec les sonorités en s qui donnent un petit coté sifflant et sournois.

Citer
Les lèvres déchirées de la sirène morte-vivante s’écartent et découvrent une rangée de dents effilée, grises comme l’argile.
Wow, super glauque, cette sirène.

Citer
Et je suis persuadée que tes yeux sont bien juteux et ton cerveau bien laiteux.
:coeur:

Citer
— Non ! s’écrie Varlok. C’est du lait de coco, ça se met sur la peau.
Et il/elle l'a fait ! ça c'est le point lait de coco le plus mérité de tout le BT. Non, sérieux, le placer dans un texte comme cela, c'est très fort !

Citer
— Sur la peau ? C’est une sauce parfaite pour te dévorer mon ami !
:D :D :D

Citer
— Et je n’aurai plus ces petits vers qui se tortillent entre mes organes et m’empêchent de dormir ?
C'est vrai que ça doit être pénible ! :mrgreen:

Citer
Le respect de la parole donnée n’est pas la qualité première de Varlok, mais malgré le dégoût que lui inspire la peau faisandée de la sirène, il se met à la tartiner de lait de coco.
Là je ne saisis pas trop bien. La sirène n'avait pas trop l'air intéressée par une crème de soin lorsque Varlock lui avait proposé de se tartiner de lait de coco... Il pense et repense à une solution pour se sauver et propose à la sirène... de se mettre le lait de coco sur la peau ! :o S'il connaissait le pouvoir magique du lait de coco, il n'avait pas besoin de cogiter autant, non ?

Citer
Vite, le nain la prend dans ses bras et la jette à l’eau.
Bin il est sympa ce nain !


Citer
Mais plus jamais il ne mange de poisson.
Belle chute !

Très sympa ce texte. ça fait plaisir après tout ce beach volley de frissonner un peu. Le vocabulaire est bien choisi, l'intrigue est parfaite pour un texte de cette longueur et la lecture est fluide et agréable.
Merci pour la lecture.

En attendant de jouer aux devinettes, je file m'oindre d'huile de coco... On sait jamais !
 :-¬?














Sait-on jamais, nos chemins pourraient se croiser ! (Amin Maalouf )

 


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