Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 février 2023 à 19:31:34
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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Archives croulantes » BlindText » 16e édition - Playa Fantasy » Nacre

Auteur Sujet: Nacre  (Lu 2924 fois)

Hors ligne gage

  • Calame Supersonique
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Nacre
« le: 01 juin 2020 à 09:39:25 »
Vêtu de mon seul paréo de lin écru, j'ai dévalé la dernière dune, entraînant dans mes pas coquillages de nacre rose et petits galets crémeux. La mer s'étend devant moi, toute en belles vagues métalliques dans le soleil qui penche et fait l'horizon argenté. Je suis seul. Enfin... J'aimerais... Autour de moi ont roulé sur la plage les petits goulis sauteurs qui ne me lâchent plus. Ils sifflent à l'unisson et rebondissent comme jamais je l'aurais cru possible sur du sable, leurs petits bras ballants gigotant en tous sens. Leurs antennes oscillent gaiement et ce mouvement contraste avec le visage impassible et les yeux en boutons de bottine qu'ils présentent en toute circonstance. Le doute demeure : est-ce qu'ils s'amusent comme des fous, ou bien s'agit-il juste de leur mode de déplacement ?
Je plante mon bâton en plein soleil pour que le cristal se recharge, puis tente de m'éloigner discrètement en longeant les vagues, mais la cohorte fébrile me suit dans son mouvement anarchique et ses pépiements ininterrompus. Un jour je découvrirai peut-être, pantois, que c'est le lait de coco sur ma peau qui les attire.

Je recule pour gagner l'ombre des palmiers... Le soleil qui baisse m'empêche de discerner quelque chose qui a attiré mon attention, mais que je n'arrive pas à distinguer encore précisément parmi les vagues. Au-dessus de moi conversent perroquets et paradisiers. Des plumes colorées tombent parfois et se piquent dans les boucles de mes cheveux noirs.

La main en visière, je scrute la mer... Ah si, voilà, ça y est, ça approche ! C'est rose, ça glisse assez rapidement, oscillant de bas en haut au gré des vagues, comme une bouée. Mais la trajectoire est parfaitement droite, et je suis en plein dans l'axe.

Plus que quelques mètres et surgit enfin des flots l'un des plus beaux spécimens de garçon qu'il m'ait été donné de voir. Il est un peu à contre-jour, si bien que c'est d'abord sa silhouette que je découvre. Un torse en trapèze, des épaules robustes, une taille étroite, des jambes fuselées ; bien proportionné et plutôt grand. Puis comme il s'approche, je peux préciser son portrait. Il est splendide. Sa peau lisse et bronzée, encore mouillée, semble huilée. Ses pectoraux juste comme il faut s'ornent de deux tétons très sombres, ses abdominaux innombrables ressemblent à une calandre de voiture de luxe. Il est vêtu d'un joli boxer en peau d'orque, en damier noir et blanc, qui lui sied plutôt bien.
Pas le temps de me confire en admiration car une voix posée, chaude, aux intonations modulées s'élève alors que l'apollon s'approche de moi, qui ne sais trop quelle contenance prendre avec mes plumes sur la tête et mon physique plus modeste, bien que gentiment bronzé aussi.
Or, la voix ne provient pas de l'éphèbe joli, de sa bouche bien dessinée, mais de cette grosse pieuvre rose posée sur sa tête et dont les tentacules mobiles, crânement arrangés sur son front, mettent les yeux bleu sombre du garçon en valeur :
« On a merdé ! Cache-moi ! Cache-nous ! Vite ! »
Je suis du regard la direction indiquée par un mouvement de ventouses et constate un certain remue-ménage aquatique qui approche rapidement des lointains maritimes. Privé de mon bâton, et dans la précipitation, je crie sans réfléchir : « Couchez-vous ! Là ! »  Monsieur Beau Gosse plonge dans une tranchée à peine prononcée, comme un rugbyman derrière la ligne, et le poulpe a juste le temps de crier « Nonnn ! » avant que je commence à les couvrir de sable. Les goulis que ça semble amuser viennent sautiller autour en sifflotant de plus belle, et m'aident à les ensevelir sans que je sache si c'est volontaire. Le travail est imparfait, mais j'ai juste le temps de m'allonger. Le coude nonchalamment appuyé sur ce qui dépasse encore du damier, comme sur un coussin, j'arrange les plis de mon pagne. Je fais face à la mer d'où surgit à présent une légion d'hommes-écailles et leurs traditionnels tridents de corail. J'essaie de prendre l'air innocent, tablant sur la diversion bienvenue de mes goulis qui trépignent autour de moi dans l'ombre mouvante des palmes qui se balancent, en projetant du sable autour d'eux.
« Où sont-ils ? hurle de sa voix rauque celui qui doit être le chef, l'épine dorsale dangereusement hérissée jusque sur la tête.
 —  Qui ça ?
 —  Les voleurs de perles ! autour de lui opinent ses frères, tout aussi hérissés et passablement renfrognés.
 —  Je n'ai vu personne, je dormais ! » et pour  illustrer mon allégation, je pose délicatement ma tête sur le coussin improvisé qui, bien que ferme, frémit imperceptiblement. « Mais allez voir là-bas, dans la bambouseraie, c'est l'endroit idéal pour se cacher, et vos voleurs doivent le savoir ! » Je pointe mon doigt sur un bosquet distant dont les cimes plumeuses ont la bonne idée d'onduler dans un courant d'air opportun, juste à ce moment là. Dans un grognement choral, les amphibiens démarrent en brandissant leurs armes et s'éloignent au pas de course, plutôt gauches sur le sable avec leurs grands pieds à membranes. Une fois qu'ils ont disparu jusqu'au dernier parmi les cannes et les feuilles coupantes, je me précipite sur le tumulus, déterrant les ensablés au plus vite. Le bellâtre jaillit bientôt dans une gerbe dorée, magnifique dans son mouvement, alors que l'octopode qui le coiffe a pris une teinte bleutée qui n'est pas du meilleur augure. « Cours vite te mettre la tête dans l'eau ! » Lui intimé-je, tout en surveillant les bambous pris là-bas de balancements convulsifs dans une vague qui s'éloigne. Après un sprint parfait de grâce, le garçon s'envole pour plonger de manière charmante dans les flots scintillants. Je crois que même les goulis en restent sidérés.

Puisque les hommes-écailles semblent avoir trouvé une piste prometteuse qui les éloigne sérieusement de la grève, je m'approche de l'eau où barbote l'adonis. Son couvre-chef n'est plus du tout bleu, mais violacé. Je m'en inquiète brièvement, comprenant vite à son discours que seule la rage lui vaut cette teinte malsaine.
« Espèce d'imbécile ! Tu voulais me tuer ou quoi ? » Entre deux tentacules, un joli regard outremer essaie au contraire de me transmettre toute la reconnaissance ressentie par le beau nageur.
« Je ne suis pas une escalope panée ! éructe le céphalopode irascible en crachotant le sable qui lui reste dans la bouche. Si j'avais encore de la place pour de l'encre, je t'assure que tu perdrais ton air idiot dans la seconde ! » Mais le poulpe se mord les lèvres et se tait brutalement. J'en déduis que ce qu'il vient de dire revêt une certaine importance.
« Allez, viens, on se tire ! dit-il sèchement au jeune dieu qui, docile, commence à négocier un demi-tour.
 —  En tout cas, merci pour la diversion !  Les mots sortent de ma bouche instinctivement, dans l'urgence.  Sans vous deux...
 —  Diversion ? Quoi, sans nous ?
 —  Eh bien ils risquaient de découvrir... » Je fais un geste évasif dans la direction de l'endroit où je me tenais tout à l'heure.
Des ondes d'intérêt cupide parcourent l'épiderme de la pieuvre, qui change de teinte par vagues rougissantes.
« Découvrir ?
 —  Eh bien, ma cachette... mes perles à moi, quoi... » Je prends un air naïf et me félicite intérieurement de mon jeu si naturel. « Elles sont si grosses, je les adore ! » Les yeux globuleux du poulpe, qui est à présent vermillon, lui sortent de la tête, les tentacules tétanisés par l'attention, si bien que l'on jurerait que le jeune apollon porte à présent un crabe sur le crâne.
La voix du mollusque se fait douceâtre, il a mordu. « Ah oui ?
 —  Oui ! Et d'ailleurs, j'y pense, avant que vous ne retourniez au large, pourriez-vous m'aider à les déplacer ? Le coffre est lourd.
 —  Coffre ?
 —  Oui, je l'ai enfoui là-bas, au pied des deux cocotiers en X, mais je dois lui trouver une meilleure cachette. Surtout si les hommes-écailles continuent à vous chercher partout ici ! Suivez-moi ! » Je leur tourne le dos, précédé par les goulis, qui gambadent et stridulent, surexcités, et me dirige dans la direction de mon bâton, que j'ai l'espoir d'occulter le plus longtemps possible. Avec un peu de chance, le soleil déclinant ne fait plus trop briller le cristal, et la pieuvre n'y prêtera pas attention.

C'est sur les vingt derniers mètres que tout se précipite. Au moment où les pas s'accélèrent dans mon dos, je comprends que mon bâton sera juste un peu trop loin pour que j'espère l'attirer à moi. Il s'en suffit de quelques centimètres, j'en suis sûr. Mais le poulpe rose est en train de lâcher l'emprise qu'il a sur le garçon, pour la transférer sur moi, or je n'ai vraiment aucune envie d'arborer l'octopode en guise de coiffure !

Puis le temps soudain se décompose, et tout se déroule au ralenti. J'aperçois les goulis qui, trépignant autour du bâton, le font basculer sous le poids du cristal. Là-bas les amphibiens surgissent en trombe des bambous, en poussant des rugissements, leurs tridents miroitant au soleil. Devant mes pas, un peu sur la gauche, l'ombre portée m'indique que l'octopode est en train de se décoller de la tête de l'athlétique jouvenceau, qui me suit de très près.

« TOLO HI ! »

Mon sceptre, à présent à ma portée, vole à mon appel. Au moment où mes mains l'attrapent, la plage entière est prise d'une sourde et brève trémulation, le ciel s'obscurcit, les hommes-écailles trébuchent dans le sable, la mer est blanche et noire la grève.
Le temps est aboli. L'instant est figé dans un négatif photographique, un instantané à l'issu duquel tout sera résolu. C'est mon pouvoir.
Il me suffit de lever les bras, et tout se dénoue.

« HANNON LE ! »

Comme l'exige la règle, je remercie mon bâton brandi au-dessus de ma tête, à l'horizontale. Le nimbe de lumière qui m'environne s'élargit et repousse à sa lisière la pieuvre et son support vivant qui tombe en arrière. Au delà de la sphère nitescente, rendus indistincts par les ondes qui m'environnent, je devine la troupe d'ichtyanthropes qui se précipitent de manière désordonnée vers les flots mouvants, disparaissant instantanément dans les vagues laiteuses.
Je me retourne, et constate que mon duo reformé s'apprête à en faire autant. Je baisse les bras, le rayonnement se dissipe, rendant à la plage ses vraies couleurs.

« DARO I ! »

À mon ordre, l'éphèbe s'est figé. Je me contente de diriger mon bâton vers le poulpe, et sans même le recours à une incantation, je fais tomber le mollusque inconscient dans le sable, raide à présent comme une araignée prise par le gel.. Au second stimulus, il excrète une à une les perles volées, luisantes dans les ombres qui s'allongent. Les billes nacrée s'amassent dans un creux du sable ; on croirait assister la ponte d'une tortue marine. Une fois l'expulsion achevée, j'empoigne la bête par les tentacules, effectue un grand moulinet du bras, et la projette loin sur la mer. En fin de parabole, une dernière malédiction du céphalopode qui a repris ses esprits retentit brièvement, interrompue par sa chute dans les vagues.

Tout est accompli.
Dans le soleil couchant je prends la main du garçon encore hébété par la conclusion brutale de l'aventure.
Derrière nous se forme la procession des goulis dont chacun porte une perle, phosphorescente et mauve dans la tombée du jour.
À présent assagis, leur cortège silencieux sinue sur le sable comme un collier défait.


« Modifié: 19 janvier 2023 à 16:50:02 par gage »
"Dans la nuit on trouvera
Quelque part où déposer les fleurs qu’on a cueillies"

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #1 le: 02 juin 2020 à 23:00:10 »
Très classe ! Je me suis régalé !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #2 le: 03 juin 2020 à 09:14:59 »
Salut Gamy  :miaw:

Au fil du texte :

Citer
entraînant dans mes pas coquillages de nacre rose et petits galets crémeux
:coeur:

Citer
La mer s'étend devant moi, toute en belles vagues métalliques dans le soleil qui penche et fait l'horizon argenté
:coeur:

je sens que ça va pulluler de petits coeurs ici

Citer
les petits goulis sauteurs qui ne me lâchent plus
moi aussi je veux de goulis sauteurs qui me lâchent plus '-'

Citer
Le doute demeure : est-ce qu'ils s'amusent comme des fous, ou bien s'agit-il juste de leur mode de déplacement ?
:D

Citer
Un jour je découvrirai peut-être, pantois, que c'est le lait de coco sur ma peau qui les attire.
:coeur: (et de 1 point pour le placement de lait de coco)

Citer
l'un des plus beaux spécimens de garçons qu'il m'ait été donné de voir
:coeur:

Citer
Il est vêtu d'un joli boxer en peau d'orque
'-' '-' '-' (pas de point '-')

Citer
qui ne sais trop quelle contenance prendre avec mes plumes sur la tête et mon physique plus modeste, bien que gentiment bronzé aussi.
:D

Citer
mais de cette grosse pieuvre rose posée sur sa tête
haha, je trouve génial que la pieuvre n'ait pas été décrite plus tôt !

Citer
Les goulis que ça semble amuser
:coeur:

Citer
une légion d'hommes-écailles et leurs traditionnels tridents de corail.
:D

Citer
dont les cimes plumeuses ont la bonne idée d'onduler dans un courant d'air opportun, juste à ce moment là
:coeur:

j'aime tout

Citer
magnifique dans son mouvement
:coeur:

Citer
Après un sprint parfait de grâce, le garçon s'envole pour plonger de manière charmante dans les flots scintillants. Je crois que
maaais, c'est trop cool !

Citer
« Je ne suis pas une escalope panée
mais LOL  :D

Citer
« Elles sont si grosses, je les adore ! »
:D

Citer
Mais le poulpe rose est en train de lâcher l'emprise qu'il a sur le garçon, pour la transférer sur moi, or je n'ai vraiment aucune envie d'arborer l'octopode en guise de coiffure !
:D

Citer
l'ombre portée m'indique que l'octopode est en train de se décoller de la tête de l'athlétique jouvenceau
:D

Citer
la mer est blanche, et noire la grève.
:coeur:

Citer
Le temps est aboli. L'instant est figé dans un négatif photographique, un instantané à l'issu duquel tout sera résolu. C'est mon pouvoir.
:coeur:

Citer
Tout est accompli.
Dans le soleil couchant je prends la main du garçon encore hébété par la conclusion brutale de l'aventure.
Derrière nous se forme la procession des goulis dont chacun porte une perle, phosphorescente et mauve dans la tombée du jour.
À présent assagis, leur cortège silencieux sinue sur le sable comme un collier défait.
*termine le texte, bouche bée*

Bah, c'était excellent '-'. J'ai tout tout aimé. C'était super beau, c'était drôle, et vraiment, je me suis prise d'amour pour les goulis. Je sais pas quoi dire d'autre, merci.
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #3 le: 06 juin 2020 à 16:23:00 »
C'était cool  :mrgreen:

Mais la fin est un peu abrupte je trouve. Finalement on ne sait pas grand-chose du mec  :P
It will reveal its meaning when it lives in victory...

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    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : [B8] Nacre
« Réponse #4 le: 07 juin 2020 à 18:26:44 »
Bonjour à toi, Bel.le Inconnu.e,


Ma septième lecture depuis le début du BT te voici désormais. :)

Un récit aux nombreux enjeux, très vite il devient difficile de faire la part des choses entre les détails anodins et les éléments cruciaux de l'histoire. Tu en profites pour glisser quelques penchants avides dans l'attitude de ces authentiques personnages si bien que ça m'a rappelé les récits de dark fantasy où les pires travers peuvent être détaillés dans leurs aspects les plus sordides avec une certaine note d'humour.


Le choix de l'anonymisation m'a beaucoup dérouté... L'absence constante de noms propres accentue le sentiment que ces personnages ne sont que de vulgaires pantins au service de leurs passions, et il faut au final suivre l'action de bout en bout pour voir se dessiner entre les lignes une personnalité profonde et un raisonnement des plus rusés. C'est un concentré de vraisemblance dans un environnement esthétiquement magnifique.


Mention spéciale pour les petits goulis sauteurs : roulant, sifflant, gigotant, oscillant, cette meute miniature se prend d'affection pour le héros de l'histoire et l'accompagne dans son aventure ensablée ; il se pourrait que seules quelques perles parviennent à gagner un silence apaisé à ce curieux cortège.


 :roidumonde:
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Hors ligne Persona

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #5 le: 09 juin 2020 à 22:35:21 »
Bonjour,
Merci pour cette belle participation.
J'ai particulièrement aimé le choix des adjectifs qui donnent une couleur délicate au récit, la belle invention du poulpe-tyran et, bien sûr, les petits goulis sauteurs. On peut en adopter un ?

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bonne soirée
« Modifié: 09 juin 2020 à 22:52:33 par Persona »

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #6 le: 11 juin 2020 à 16:37:47 »
Merci pour ce conte haut en couleurs, un petit joyau de beauté et sensualité.
Ces goulis sont probablement la plus étrange rencontre de ce BT. La playa regorgera bientôt de goulis avec des petites antennes joyeuses, les bras qui gigotent, et qui sifflent et crient.



Je recule pour gagner l'ombre des palmiers... Le soleil qui baisse m'empêche de discerner quelque chose qui a attiré mon attention, mais que je n'arrive pas à apercevoir encore, parmi les vagues. Au-dessus de moi conversent perroquets et paradisiers. Des plumes colorées tombent parfois et se piquent dans les boucles de mes cheveux noirs.
distinguer, plutôt ?

ses abdominaux innombrables ressemblent à une calandre de voiture de luxe. Il est vêtu d'un joli boxer en peau d'orque, en damier noir et blanc, qui lui sied plutôt bien.
mes abdos te font penser à une voiture, okay.

Pas le temps de me confire en admiration car une voix posée, chaude, aux intonations modulées s'élève [...]
« On a merdé ! Cache-moi ! Cache-nous ! Vite ! »
:???:
ce qui dépasse encore du damier, comme sur un coussin
Sur un garçon c’est plus acceptable ?  ::)

Son couvre-chef n'est plus du tout bleu, mais violacé. Je m'en inquiète brièvement, comprenant vite à son discours que seule la rage lui vaut cette teinte malsaine.
C’est une belle aventure de teintes de l’adonis aux yeux sombres à l’invité violacé.

« Allez, viens, on se tire! dit-il sèchement au jeune dieu qui, docile, commence à négocier un demi-tour.
 —  En tout cas, merci pour la diversion ! » Les mots sortent de ma bouche instinctivement, dans l'urgence.
 —  Sans vous deux...
 —  Diversion ? Quoi, sans nous ?
 —  Eh bien ils risquaient de découvrir... »
C’est le narrateur qui prononce les deux premières répliques ici ? C’est assez équivoque à cause du tiret.

La tentation du poulpe me semble assez étrange. Il n’a vraisemblablement pas la place pour plus de perles s’il comptait les voler au narrateur, on n’a pas l’impression de pourquoi il le suit. C’est seulement après que vient l’idée que le poulpe va changer d’hôte. Mais là, c’est vrai qu’on est en focalisation interne, donc on peut pas intégrer l’idée que le poulple le pense. À moins que le narrateur le pense déjà dès le début de la discussion.

les hommes-écailles trébuchent dans le sable, la mer est blanche, et noire la grève.
Le temps est aboli. L'instant est figé dans un négatif photographique, un instantané à l'issu duquel tout sera résolu. C'est mon pouvoir.
C’est un pouvoir assez terrifiant, de faire du monde un négatif photographique, en contre-pied de la richesse de couleurs qu’il détient.
On ressent la force et la puissance de l’incantation, comme une sorte d’exclamation dans les arts martiaux, ou bien les ordres des armées des elfes dans le seigneur des anneaux. Il y a une sorte d’immédiateté, de précision froide, sans vraiment de barbarie ou de rugosité.

Tout est accompli.
Dans le soleil couchant je prends la main du garçon encore hébété par la conclusion brutale de l'aventure.
Derrière nous se forme la procession des goulis dont chacun porte une perle, phosphorescente et mauve dans la tombée du jour.
À présent assagis, leur cortège silencieux sinue sur le sable comme un collier défait.
C’est une très belle conclusion, même si j’ai des doutes sur la nature de la relation entre le pauvre captif et le magicien qui l’a libéré. Les goulis semblent être dans un genre de procession de mariage.


Hors ligne Samarcande

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #7 le: 14 juin 2020 à 19:24:17 »
Salut Gamer inconnu.e

je commente au fil du texte

Citer
entraînant dans mes pas coquillages de nacre rose et petits galets crémeux.
:coeur:

Citer
petits goulis sauteurs
ooooh ! :coeur: :coeur: :coeur:

Citer
les yeux en boutons de bottine
Très joliment décrit!

Citer
Le soleil qui baisse m'empêche de discerner quelque chose qui a attiré mon attention, mais que je n'arrive pas à apercevoir encore, parmi les vagues.
"m’empêche de discerner" et " que je n'arrive pas à apercevoir" sont un peu redondants.

Citer
Je plante mon bâton en plein soleil pour que le cristal se recharge
Citer
Des plumes colorées tombent parfois et se piquent dans les boucles de mes cheveux noirs.
J'aime bien la manière naturelle avec laquelle tu décris ton personnage à petites touches au fil du texte.

Citer
Ses pectoraux juste comme il faut
je n'aime pas trop le "juste comme il faut"

Citer
qui lui sied plutôt bien.
Après la description hyperlative, c'est un peu juste.

Citer
Or, la voix ne provient pas de l'éphèbe joli, de sa bouche bien dessinée, mais de cette grosse pieuvre rose posée sur sa tête et dont les tentacules mobiles, crânement arrangés sur son front, mettent les yeux bleu sombre du garçon en valeur :
« On a merdé ! Cache-moi ! Cache-nous ! Vite ! »
Génial le chapeau pieuvre ! :coeur: J'aime aussi beaucoup de chantonnement brusque de registre de langue. du très terre à terre après le lyrisme de la description .

Citer
Les goulis que ça semble amuser viennent sautiller autour en sifflotant de plus belle, et m'aident à les ensevelir

les goulis de retour !!! :coeur:

Citer
pour  illustrer mon allégation, je pose délicatement ma tête sur le coussin improvisé qui, bien que ferme, frémit imperceptiblement.
Ah Ah Ah ! la bonne excuse !

Citer
un bosquet distant dont les cimes plumeuses
:coeur:

Citer
Le bellâtre
un peu péjoratif, non ? Il me semblait que le personnage était plutôt admiratif.

Citer
« Je ne suis pas une escalope panée ! éructe le céphalopode irascible en crachotant le sable qui lui reste dans la bouche.
;D ;D ;D

Citer
je comprends que mon bâton sera juste un peu trop loin pour que j'espère l'attirer à moi.
Mais pourquoi donc s'en est-il éloigné, s'il est si puissant ? Ok il devait le recharger au soleil. Mais sur une plage, le soleil, ça ne manque pas, il me semble.

Citer
Mais le poulpe rose est en train de lâcher l'emprise qu'il a sur le garçon, pour la transférer sur moi, or je n'ai vraiment aucune envie d'arborer l'octopode en guise de coiffure !
Finalement compris pourquoi le beau gosse est si docile et muet !

Citer
le ciel s'obscurcit, les hommes-écailles trébuchent dans le sable, la mer est blanche, et noire la grève.
Le temps est aboli. L'instant est figé dans un négatif photographique, un instantané à l'issu duquel tout sera résolu. C'est mon pouvoir.
Joli ! :coeur:

Citer
À présent assagis, leur cortège silencieux sinue sur le sable comme un collier défait.
Très belle image !

Au final: j'ai beaucoup aimé ce texte, très bien écrit. Les personnages sont sympas et l'idée du poulpe dominateur est marrante et bien traitée. L'intrigue est cohérente et il y a de belles images.
Playa fantasy très réussi. Ce que j'ai le moins aimé ce sont les nombreuses variantes pour décrire le garçon : éphèbe, Apollon, bellâtre, beau gosse, beau nageur, athlétique jouvenceau.
C'est un peu trop insister sur son aspect pour moi, surtout après la description .

Un super bon moment de lecture.

merci pour ce texte.






« Modifié: 18 juin 2020 à 16:01:02 par Samarcande »
Sait-on jamais, nos chemins pourraient se croiser ! (Amin Maalouf )

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #8 le: 17 juin 2020 à 21:07:23 »
Bonjour Opercule,

Ton meilleur texte sur ce BT, je crois, bravo à toi !
J'ai rien à dire en fait, tellement c'est bien, l'écriture est fine, précise, mais fluide, c'est assez merveilleux. On se surprend à délaisser l'histoire pour les mots, histoire qui est quand même assez chouette, une petite péripétie rapidement dessinée, avec des personnages assez bien campés (le poulpe fait très cartoon c'est chouette).

Merci pour ce texte  :)
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #9 le: 16 juillet 2020 à 03:58:04 »
luuuu gagounet, ça fait longtemps !


Citer
Enfin... J'aimerais...
pas fan de cette abondance de points de suspension, meh


Citer
comme jamais je l'aurais cru possible
je ne l'aurais cru

Citer
leurs petits bras ballants gigotant en tous sens.
dans tous les sens plus naturel, non ? chepa ça m'a bloqué


Citer
bien s'agit-il juste de leur mode de déplacement ?
Je plante mon bâton en plein soleil pour que le cristal se recharge
huhu, c'est tout bête mais j'adore ce genre d'effet, de passer d'un truc tout petit à un baton qui se pointe vers le soleil, ça envoie dans la tronche un ordre de grandeur et c'est visuel, bref, ça me plait ^^



Citer
Un jour je découvrirai peut-être, pantois, que c'est le lait de coco sur ma peau qui les attire.
si t'écris au futur, faut enlever le peut-être, si tu mets le peut-être, ça casse le quatrième mur sur l'omniscience de ton narrateur personne '-' *faille dans la matrice*


Citer
Le soleil qui baisse m'empêche de discerner quelque chose qui a attiré mon attention, mais que je n'arrive pas à apercevoir encore,
quoi en plus il ne peut pas apercevoir quelque chose qu'on lui empêche de discerner, mais c'est un monde ça  :mrgreen: redondant


Citer
beaux spécimens de garçons
garçon au singulier


Citer
Pas le temps de me confire en admiration car une voix posée, chaude, aux intonations modulées s'élève alors que l'apollon s'approche de moi, qui ne sais trop quelle contenance prendre avec mes plumes sur la tête et mon physique plus modeste, bien que gentiment bronzé aussi.
phrase trop longue, tu peux pointer après s'approche de moi ^^

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c'est l'endroit idéal pour se cacher, et vos voleurs doivent le savoir ! »
limite un point avant le Et marquerait plus la pause

l
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a mer est blanche, et noire la grève.
virgule inutile avant le et (tu le fais souvent)
et noire est la grève j'aurais dit, sinon j'ai l'impression qu'il manque un mot ^^


L'image de fin est très chouette, j'adore ces goulis huhu

Eh bah rien de plus à dire haha, c'était chouette merci ! :)
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #10 le: 25 juillet 2020 à 14:33:31 »
Bonjour gentils lecteurs-commentateurs !!

Voici que j'ai enfin le temps de répondre à vos commentaires si complets et variés, vous le méritez bien !!

Je ne reviendrai pas sur les corrections de coquilles ou celles sur la syntaxe que j'ai jugées opportunes, et il y en avait quelques unes. D'autres n'ont pas été modifiées parce que je pense qu'elles concernaient plutôt le style qu'une vraie incorrection.
Je vous remercie dans tous les cas pour toutes ces remarques-là, elles font beaucoup réfléchir sur la forme.

@ Rémi : Commentaire des plus laconiques, mais comme il est tout spontané et enthousiaste, merci beaucoup !

@ Derrièrelemiroir
: Quel plaisir qu'un tel commentaire, bourré de  :coeur: et de  :D... L'auteur ne peut qu'être comblé quand le lecteur réagit quasiment à chaque phrase. C'est tellement rassurant quand les effets font mouche et qu'il y a jubilation...
   
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Il est vêtu d'un joli boxer en peau d'orque
'-' '-' '-' (pas de point '-')
Je revendique le point !! Où était-il spécifié que l'orque doive encore être en état de nager ?  >:D   :D :D :D

Merci encore pour ces réactions si agréables à lire !

@ Krapoutchniek : Content que tu aies trouvé le texte cool. Le format très bref ne permettait pas vraiment d'entrer dans les détails. Disons qu'on a affaire à une brève tranche de vie dont l'objectif est plutôt la description d'un cadre, une anecdote sans vrai enjeu.
Merci pour ton passage.

@ Alan : J'adore ta propension à trouver tellement de profondeur dans les textes.
En ce qui concerne l'anonymisation, je ne pense pas qu'il aurait été vraiment bénéfique de procéder à des subterfuges narratifs tendant à donner des noms aux protagonistes. Le narrateur ne va pas se présenter, vu le rapide enchaînement des évènements, et encore moins demander leur nom aux deux aquatiques acolytes. c'est curieux que tu achoppes là-dessus. Cette anecdote n'est qu'un fugace instantané, hors de tout contexte.
Merci en tout cas d'être passé !

@ Persona : Merci beaucoup pour ce délicat commentaire. Et je suis ravi que tu aies décelé mes choix de couleur. Ma description du torse de l'éphèbe est excessive volontairement. Une sorte de projection fantasmée, rien de très sérieux, entre nous.
Merci encore, et charmé que cela t'aies plu.

@ Opercule : Merci pour ton passage et ton commentaire !
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mes abdos te font penser à une voiture, okay.
Ça, je demande vraiment à voir !!  :D Pour me faire une idée...

Le poulpe a peut-être encore un peu de place, ou bien il fera l'échange si les perles sont plus grosses, qui sait ? Je crois que son avidité lui sert de moteur, sans qu'il sache forcément lui-même ce qu'il envisage de faire. Tout se passe en temps réel, tout est improvisé par chacun...

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C’est une très belle conclusion, même si j’ai des doutes sur la nature de la relation entre le pauvre captif et le magicien qui l’a libéré. Les goulis semblent être dans un genre de procession de mariage.
Quelle importance, que ces doutes ? On peut y voir un texte gay-friendly, ou désexuer le propos, ou n'y voir qu'un amitié naissante ; prendre la main de quelqu'un peut l'aider à avancer s'il est KO, ou bien sommes-nous peut-être dans un monde exclusivement masculin, ou bien me suis-je fait plaisir ? Ou bien l'image était jolie sans vouloir lui donner un sens autre qu'esthétique... va savoir...
Merci encore en tout cas pour ton passage !

@ Samarcande
: Merci beaucoup de m'avoir commenté ! Je suis ravi que dans l'ensemble tu aies apprécié mes trouvailles. La litanie des qualificatifs sur le jeune homme est aussi répétitive que celle sur le poulpe... J'ai échoué à les camoufler... Difficile sur un texte aussi court de faire passer inaperçu ce procédé pour éviter les répétitions. Eh puis il y a si peu de personnages...
Merci encore pour ton enthousiasme !

@ Zagreos : Merci mon grand pour ce trop gentil commentaire ! Je suis si content que ça t'ait plu autant, moi qui ne savais pas trop ou je fourrais mes pieds en entrant dans ce blind-texte assez différent de ce que j'écris d'habitude.
Et puis, un si gentil commentaire émanant du vrai éphèbe du Mde  :coeur:, ça, c'est valorisant !
Merci encore !! Bises !

@ Ben.G : Salut beau blond ! Ça fait longtemps, en effet !
Merci de passer sur ma plage  !
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Un jour je découvrirai peut-être, pantois, que c'est le lait de coco sur ma peau qui les attire.
si t'écris au futur, faut enlever le peut-être, si tu mets le peut-être, ça casse le quatrième mur sur l'omniscience de ton narrateur personne '-' *faille dans la matrice*
En fait, je ne suis pas sûr qu'on ait affaire là à un narrateur omniscient. Il découvre tout en même temps que le lecteur. Il ne sait pas du tout ce qui se passera la minute d'après. Tout se passe au présent, aussi bien les actions que les pensées...

Super ravi que ça t'ait plu, en tout cas, c'était un vrai défi pour moi que de me couler dans le pagne léger de la playa-Fantasy.

Au plaisir de se recroiser !



Voilà, j'espère que je n'oublie rien !
Pour conclure, je voulais vous dire à toutes et tous combien je suis comblé du succès de mes goulis sauteurs. Ils sont plutôt maladroits, me foutent le souk dans l'appartement et m'empêchent de faire la sieste, mais leur manifeste bonne humeur est trop communicative pour que je leur en veuille.
   
"Dans la nuit on trouvera
Quelque part où déposer les fleurs qu’on a cueillies"

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Re : Re : [B8] Nacre
« Réponse #11 le: 25 juillet 2020 à 17:02:07 »
Bonjour gage,


Pour te répondre...

@ Alan : J'adore ta propension à trouver tellement de profondeur dans les textes.
En ce qui concerne l'anonymisation, je ne pense pas qu'il aurait été vraiment bénéfique de procéder à des subterfuges narratifs tendant à donner des noms aux protagonistes. Le narrateur ne va pas se présenter, vu le rapide enchaînement des évènements, et encore moins demander leur nom aux deux aquatiques acolytes. c'est curieux que tu achoppes là-dessus. Cette anecdote n'est qu'un fugace instantané, hors de tout contexte.
Merci en tout cas d'être passé !

C'est comme dans les contes pour enfant, le fait de donner un nom à ton personnage permet de situer une histoire, aussi courte soit-elle, en fonction du personnage qui l'a vécue. On appelle le personnage un héros et il vit des aventures hors du commun. C'est même une tradition dans le genre qui permet d'attribuer des anecdotes à des personnages originaux et permet de les désigner en fonction de ce qu'ils ont vécu (parfois même sans description psychologique ni physique, juste en parlant de leurs péripéties).

Chez Perrault, le conte du Petit Chaperon rouge ne fait qu'à peine quelques pages et pourtant son nom est connu de tous...


Encore bravo à toi pour cette enthousiaste participation au BT fantasy. :)
« Modifié: 25 juillet 2020 à 17:03:49 par Alan Tréard »
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Re : [B8] Nacre
« Réponse #12 le: 25 juillet 2020 à 17:28:05 »
Heu ! Du coup je me sens un peu con parce que j'ai aucune idée du nom du petit chaperon rouge...
Au bruit d’une aigre trompette
Le sabbat a commencé

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Re : [B8] Nacre
« Réponse #13 le: 25 juillet 2020 à 17:37:52 »
En fait je me suis posé la même question, et j'en ai déduit qu'Alan évoque l'appellation "petit chaperon rouge" en elle-même.

Alors on pourrait imaginer chez moi un titre du genre :

"Le magicien de la plage, l'éphèbe et le poulpe rose". Ce qui donnerait à chacun son appellation pour la postérité.
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Re : [B8] Nacre
« Réponse #14 le: 25 juillet 2020 à 18:48:54 »
C'est un bon début, mon cher gage, et cela pourrait donner quelque chose comme « Le Magicien à la Nacre, l'Éphèbe bodybuildé et le Poulpe aux cinq couleurs ». ^^

@Farfadet : Ne pas confondre « nom propre » avec une majuscule (comme le nom d'une ville, d'un fleuve ou du personnage du Petit Chaperon rouge) et « nom de famille » (juste après le prénom), il n'est jamais trop tard pour se cultiver. ;)
« Modifié: 25 juillet 2020 à 22:27:23 par Alan Tréard »
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