Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

25 Juin 2026 à 23:47:49
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Je te veux

Auteur Sujet: Je te veux  (Lu 1833 fois)

Hors ligne Julien-Gracq

  • Aède
  • Messages: 163
Je te veux
« le: 28 Mai 2020 à 22:21:37 »
Chères amies,

Je vous avais parlé de Martin dans un précédent sujet. Pour rappel, nous nous étions rencontré au mois de mai dernier, à l'occasion d'une fête offerte par un ami commun, et nous étions promis de nous rencontrer à nouveau, courant la semaine suivante. C'est arrivé hier.

Hier, je ne vous apprends rien si vous vivez dans l'est, l'atmosphère était étouffante et " voltigeante ", lourde de ce climat continental jeté entre les Vosges et la forêt noire, humide d'une pluie de la veille et d'un orage abattu en milieu de journée, pleine de ces fantômes glaçants qui ondulent les samedi après-midi dans le cadre végétal et urbain de mon bicéphale centre-ville de province. Pensez si les contrastes sont grands entre ces allées de frênes et de chênes culminants aux abords de l'empreinte océane du canal - petit point d'eau et de repos, niché au coeur de la citadelle impériale - et ces artères urbaines, étroites et bondées de foule, illuminées des reflets artificiels des devantures de magasin, véritable tronc névralgique de l'activité sociale.
De ma petite ville, c'est cette image qui me vient en tête les matinées de pluie. Ma petite ville que j'aime d'un amour ambigu, ainsi que l'ondée qui caresse le front.

Je m'égare en poésie comme il ne m'arrive pas souvent ; c'est dire si la veille fut marquante.
Au sortir du restaurant, le soir, aux alentours de vingt-deux heures trente, nous descendions la place Saint-Louis par ses arcades grouillantes de vies festives. Comme je n'aime plus boire depuis ma maladie, et comme j'estimai avoir assez tâté de ce blanc au cours du repas, j'incitai mon galant à détourner son regard de la vue des fenêtres jaunies aux parfums d'ambroisie. Je voulais aller par les rues vides de monde, qui menaient au canal que l'on dit désert de nuit. Arrivés au terme d'une allée nocturne éclairée par de discrets lampadaires de lumière violette, parce qu'il y eut soudain un brusque sursaut dans ce vent caressant depuis l'orage de seize heures, je ressentis un froid qui me fit promptement courber les épaules. Il parut alors évident que nous nous devions, pour la poursuite de notre sortie, de nous trouver un endroit douillet où nous réchauffer.

Si vous avez toujours en mémoire mon précédent sujet, vous savez que Martin est un homme fin, d'un mètre quatre vingt-dix, au teint pâle et aux cheveux noirs coupés courts, qui mime la droiture dans toute sa gestuelle, dans toutes ses paroles, à dessein de cacher sa timidité que pas une femme ne saurait cependant ignorer. C'est ainsi, presque formellement, qu'il parvint à me demander si j'accepterais une tasse de café chez lui, dans son appartement qui jouxte la place Saint-Louis où nous devions retourner. C'est ainsi que l'expérience fantastique que je veux vous présenter prit place, dans la douceur et la mélopée onirique que je développai dans ma tête un peu enivrée, dans ma tête qui retrouvait la tendresse et la candeur des belles années d'avant mon hospitalisation.

Dans cette chambre de bonne située au dernier étage d'un ancien hôtel de l'aristocratie locale, il n'y avait rien qui dût me faire rêver, rien pour faire vibrer cette corde sensible dont les échos sont pourtant perceptibles dans le message que je vous écris ; n'eût été la présence d'un vieux piano dans le coin lumineux du logis, baignant sous un clair de lune évanescent au travers d'une lucarne. Entre tant d'autres, c'est cette image-ci qui fait bondir mon coeur ardemment et m'enivre chaque fois que j'y pense : celle de Martin qui me prend ma veste pour la pendre à sa penderie, qui m'offre un café sucré avant de me faire asseoir sur un fauteuil en bois ; ce Martin, si touchant de timidité voilée, qui prend soudain une allure sombre et s'installe au piano sans mot dire, profitant des regards insistants que j'avais malgré moi jeté en direction de l'instrument.

Il posa délicatement de légers accords sur les touches en ivoire, dans une douce harmonie qui sonnait trompeusement comme un prélude à un sommeil mélancolique. Les secondes qui suivirent, les sons du premier accord se détachèrent l'un de l'autre, puis ceux des suivants s'arpégèrent au point de former une phrase distincte, avant de s'élancer dans le mouvement ondulatoire d'une valse tendre et juvénile, quelque peu maladroite et candide, rigolote et teintée d'un je ne sais quoi de pieux. Dans l'obscurité froide et poussiéreuse de ce grenier vétuste, le petit tourbillon qui commençait à se dessiner sous la pression habile de ses longs doigts, esquissait comme des traits, des arabesques de gaieté dans l'air du soir. Les rotations semblèrent s'interrompre à la suite d'un mouvement gauche qui n'était pas une erreur de l'interprète, avant de reprendre de plus belle par un second tournoiement du plus bel effet, moyennant le passage d'une bourrasque qui m'emporta quelques heures en arrière.

Saisie par ce tourniquet jusque dans les sommets de ma sensibilité, je donnais forme à la brusquerie musicale impromptue dans le souvenir d'un petit ridicule survenu au début de notre rendez-vous. J'étais seule sous le coup de treize heures, assise sur un banc entre deux arbres exotiques, dans le jardin qui jouxte la place de la République, et profitais du retard de Martin pour me faire bronzer le teint pâle que j'arbore depuis la chimio. Il arriva enfin, avec un quart d'heure de retard, le front brillant de sueur et les poumons battant à tout rompre. Il allait m'expliquer qu'il avait reçu l'appel imprévu de sa vieille mère, qui était démente depuis l'hiver dernier, lorsqu'il heurta, soudain, de la plante du pied un pavé désaxé. Ni une ni deux, il se vautra ridiculement, et la figure qu'il afficha en se relevant, devant moi qui m'étais précipité pour le retenir, traduisait toute la gêne puérile qu'il ressentait en ce moment même. C'est la première fois que je le vis décoiffé, les lunettes pas droites, et les pupilles nerveuses. C'est la première fois qu'il me dévoilait en entier l'être malhabile qu'il était réellement, derrière cette façade de sobriété qu'il affectait généralement d'arborer.

J'en étais là de mes pensées et souriait tendrement. Mais le tourbillon de la valse reprit de plus belle, et m'emporta avec lui dans les différentes scènes de notre journée passée à deux. Je revis un à un les petites douceurs et les petits riens de cette après-midi de Samedi : la houle des passants qui vaque dans les boutiques, les chants larmoyants des vieux joueurs d'accordéon et de guitare, le pépiement sans fin des branches de frênes, ployants sous le vent découlant de l'orage. Et je riais et je frissonnais, d'un alambiqué sentiment de gêne et d'amour : d'amour pour cette ville rose et niaise qui m'accueillait en fleurs suivant ces derniers mois infernaux passés loin d'elle ; de gêne vis-à-vis de cet homme étrange, par trop semblable à un enfant qui aurait grandi trop vite.

Mais la ronde reprit, et sans obtenir raison de mes sentiments et souvenirs, de nouveaux vinrent s'ajouter à ceux-ci : les amoureux dans leur fraîche jeunesse, qui se prennent le bras et scindent à deux la tristesse des eaux humaines de leurs tonitruants éclats de rire, comme de joyeux brises-glaces jetés contre les dents gelées d'une mer à la fin de l'hiver. Au contact de ceux-ci, et tandis qu'un grand maigre embrassait sa petite ronde dans une impasse du dédale, je repris espoir pour la première fois depuis dix-huit mois, et glissai habilement une plaisanterie salée à l'oreille de mon grand sombre à moi.

D'autres sons et couleurs me revinrent en cascade, tant et si bien qu'il me fut impossible de tous me les remémorer dans le cours laps de temps que m'offrait le pianiste, laissant un silence s'écouler avant de poursuivre le déroulé de la prosopopée de son coeur. Nous fîmes le tour du canal pour nous abriter du soleil et gagner la fraîcheur des eaux et des plantes aquatiques. A l'ombre, sur un banc glaçant, nous parlâmes de ses goûts, de ses espoirs et de sa vie d'avant la ville, comme les bois et les marais sont splendides à cette époque de l'année. Il me disait tout de son amour des livres et de la musique, des auteurs les plus classiques aux contemporains les plus érotiques ; il me parlait aussi bien de Schubert et de Schiller qu'il me vantait les livres de Bataille et de Musso, avec un engouement sans cesse renouvelé, sans cesse joué. Il me disait aimer tendrement, sans jugement aucun, le portrait courant de la ménagère prolétarienne qui dévore les ouvrages qu'il qualifiait gentiment de " chick-lit " (terme qui ne vous est pas inconnu, mes amies), et par là voulait naïvement me plaire, naïf qu'il est, comme si je ne pouvais déceler qu'il n'éprouvait que mépris pour cette littérature-ci. Enfin, par une audace que je ne me connaissais plus, je collai sur son épaule le poids de ma petite tête comblée à cette heure-ci des rêves que la journée y avait déposé. Nous demeurâmes ainsi un très long moment, un temps durant lequel il me fallut résister à ne pas lui parler de mon passé, où il me fallut lutter pour ne pas complétement sombrer et gâcher de mes pleurs ce jour dardé de mille feux.

Son silence à cet instant-ci, la pause de quatre temps qu'il maintint dans une solennité de cathédrale, me fit le plus grand bien, me permit de me remettre de mes émotions et de me repaître de la chaleur de ce moment sur le banc, certainement illusoire, pensais-je, où l'avenir semblait s'éclaircir d'un feu de bengale.
Tout de suite la danse reprit, au tempo rapide de la valse, dans des nuances d'humour qui me transportèrent jusque sous le pavillon de la terrasse d'un glacier, aux abords du plan d'eau, où nous avions mangé un morceau devant le spectacle des eaux lacérés par les griffes d'une pluie de ciel orageux. Il était un je ne sais quoi d'enivrant, de merveilleux, à l'image des éléments déchainés : une impression de fin de monde à deux, par-dessous l'éclair et les cieux pleins de rancoeur, jeteurs de vains malheurs à la face des amoureux transis. Oui, nous étions arrivés à la fin de la mélodie, et j'avais acquis la certitude que je l'aimais et ne vivrai que pour lui. Etait-ce naïf ? Bien entendu. Ne le savais-je pas sur le moment ? Si, bien sûr que si, et je m'en attristais, en cela que je ne pouvais fatalement plus aimer ! de cela aussi, j'en avais acquis la certitude !

Au dernier accord de la valse, au terme de ce brillant tourbillon, je noyai mon amour dans un flot d'inquiétudes. Martin, s'en relevant de son siège, revint prendre place face à moi. Je lui demandai alors, d'une voix mal assuré et les yeux gonflés de larmes mielleuses, quel était le nom de cette si belle musique. Dans un ton des plus sobres, comme on fait un aveux, il me dit simplement ceci : " je te veux ", en perçant cependant de ses pupilles ardentes les miennes qui ne purent retenir leurs torrents qui coulèrent le long de mes joues. La détresse qui m'habitait, qui prit possession de mes mots qui devinrent troubles, me fit brusquer mon aimé par des questions brutales qui tranchèrent d'avec la délicatesse qu'il avait mis dans sa déclaration au piano : " Avec cette maigreur ?! ces os qui tranchent cette peau ?! cette peau peinte de la blancheur de ces même os ?! ce crâne constellé de tâches blanches ?! et ce sein qui n'est plus ?! "

Il prit le temps que mes tremblements cessent puis me prit les mains dans les siennes et me dit calmement, mais fougueusement, dans cette juste mesure entre les éléments qu'il sait trouver dans les moments qui comptent : " je te veux ".

La suite, vous la devinez : fin des souffrances et des problèmes imposés à moi-même, par cette seule parole qui fut suivie de tendres gestes. Cette si belle musique, il me l'a rejoué le matin même au réveil, comme pour me dire que les ébats de la veille n'avaient pas été un vain rêve.
« Modifié: 02 Juin 2020 à 09:10:58 par Julien-Gracq »

Hors ligne jocelyne

  • Scribe
  • Messages: 79
Re : Je te veux
« Réponse #1 le: 30 Mai 2020 à 14:03:24 »
Magnifique. J'aime beaucoup tes longues phrases descriptives et poétiques surtout quand tu dépeinds la nature et le temps qu'il fait toujours omniprésentes dans ton texte.
Jocelyne.

Hors ligne Julien-Gracq

  • Aède
  • Messages: 163
Re : Je te veux
« Réponse #2 le: 31 Mai 2020 à 22:27:48 »
Bonsoir Jocelyne,

Merci pour ce retour, c'est un plaisir pour moi que tu aies apprécié.  :D

Hors ligne Jonathan7nahtanoL

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Je te veux
« Réponse #3 le: 01 Juin 2020 à 01:06:34 »
Salut,

Voici mes retours


 névralgique de l'activité social.

sociale me semble-t-il


Je m'égare en poésie comme il ne m'arrive pas souvent ; c'est dire si la veille fut marquante.
Superbe cette soudaine mise à distance qui rappelle le contexte épistolaire du texte.


Dans cette chambre de bonne située au dernier étage d'un ancien hôtel de l'aristocratie locale, il n'y avait rien qui dût me faire rêver, rien pour faire vibrer cette corde sensible dont les échos sont pourtant perceptibles dans le message que je vous écris ; n'eût été la présence d'un vieux piano dans le coin lumineux du logis, baignant sous un clair de lune évanescent au travers d'une lucarne.
Si de manière générale, tes longues phrases son plutôt très réussies et les descriptions coulent avec une certaine fluidité, je trouve qu'ici la syntaxe n'introduit pas très bien des éléments narratifs qui vont avoir leur importance.

Je trouve que tu utilises avec parcimonie et à des moments opportuns les répétitions volontaires de forme.


Mais la ronde reprit,

N'avait-elle pas déjà reprit ?

chick-lit " (terme qui ne vous est pas inconnu, mes amies)

C'est extrêmement perturbant et extrêmement beau cette façon de discuter avec le lecteur réel qui en sait moins que ces lectrices fictives. Je trouve cette forme très très réussie.


La suite, vous la devinez : fin des souffrances

Je trouve cette rupture de rythme un tout petit peu dommage à ce moment conclusif et fort émotionnellement.

De manière générale, c'était une très belle lecture. Cela m'a fait penser à Stefan Zweig un peu je crois. A part les quelques retours que je propose, je dois dire par contre que le piano n'a pas été très fonctionnel avec moi. Je trouve que la description de la musique manque de précision et c'est principalement pour nous emmener dans un tourbillon de notes. J'ai du coup du mal à voir l'intérêt de rappeler sans cesse cette forme musicale.  Enfin, comme c'est le piano qui emporte la narratrice dans ses rêveries - ce qui est très beau et réussi -, je me demande dans quelle mesure son jeu et la partition doit influencer sa manière d'écrire, la forme, le rythme de ses phrases, le registre lexical utilisé, etc. A ce stade, je ne perçois pas de nuances dans l'écriture fonction de la musique. Ce n'est peut-être pas une direction que tu souhaites prendre mais la récurrence des apartés sur le temps présent de Martin derrière son piano me le laissait entendre.

J'espère que ces retours te seront utiles et merci du partage !

En cours d'écriture du recueil Petites passions surréelles.

La main contre l'écorce
Ça sent le souffre
Je m'occupererai des jaguars.
La Sculpteuse

Hors ligne Julien-Gracq

  • Aède
  • Messages: 163
Re : Je te veux
« Réponse #4 le: 02 Juin 2020 à 09:08:57 »
Merci pour ton retour Jonathan.

Effectivement, la longue phrase introduisant le piano ne le met pourtant pas en valeur. Ce passage m'avait beaucoup dérangé mais je n'avais pas trouvé une meilleure tournure, et j'étais trop attaché à la première partie de la phrase pour tout changer. Il faudra que j'y réfléchisse à nouveau.

Pour la fin, à l'origine, c'était l'idée de sortir de tourments inutiles qui l'avaient trop peinés inutilement. Dans l'idée, je voulais même laisser une simple phrase avec le moins de connecteurs possibles, comme sur un mémo, après les " : ". Mais je me suis dit que ça faisait trop sec, aussi ai-je opté pour le maintien de cette forme, mais en y rajoutant quelques lignes... Je vais me pencher aussi dessus.

C'est drôle que tu me parles de Stefan Zweig, car je n'apprécie pas spécialement (on va dire que les traductions de " Amok " et de " la Pitié dangereuse ", dans le livre de poche, m'ont laissé un peu de marbre ; le " Voyage dans le passé ", chez Grasset, en revanche, était excellent).

Oui, je n'ai absolument pas détaillé l'aspect technique de la musique, d'une part car je ne voulais pas que l'héroïne aie des connaissances en la matière (mais plutôt qu'elle soit subjuguée par le flot), et d'autre part (et surtout) car j'avais la flemme de me lancer dans une analyse musicologique qui aurait été laborieuse compte tenu de mon niveau.

En fait, la musique était surtout pour moi un moyen de créer l'histoire. J'ai écoute la composition " Je te veux " de Satie, et me suis imaginé une histoire romantique, un peu candide, un peu touchante et poétique, dans le ton, je l'espère, du morceau. D'où l'idée que l'héroïne revoie les images de son rencard à l'écoute du piano, puisque j'ai voulu que ces images correspondent un brin avec le morceau.

Hors ligne Cruiiik_Cruiiik

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Je te veux
« Réponse #5 le: 14 Février 2022 à 19:46:03 »
Je suis venu lire ce texte après avoir lu celui sur A*** et S***.
Je suis épaté par vote capacité à changer de style. Texte tout en sensualité qui fait monter le plaisir.

J'aime bien.
La vie est dure. Et puis on meurt.

Hors ligne Frami45

  • Calliopéen
  • Messages: 556
Re : Je te veux
« Réponse #6 le: 15 Février 2022 à 15:37:41 »
Un texte fluide. Une écriture très agréable qui se met au service d'une belle histoire. Deux solitudes qui se trouvent au travers d'une musique-prétexte. Prétexte peut-être à ne plus trop penser pour l'une, à oser pour l'autre. Ça me plait vraiment. Quelques petites choses au passage : Martin qui me prend ma veste pour la pendre à sa penderie,les lunettes pas droites, /i]. Je supprimerais bien le me. Non ? Les lunettes de travers ???
Ortho une voix mal assurée. Brise-glace est invariable (pour briser de la glace). Cordialement.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 23 requêtes.