Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

25 octobre 2020 à 12:50:12
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Chapart, Claudius) » Le Home Run d’une vie

Auteur Sujet: Le Home Run d’une vie  (Lu 670 fois)

Hors ligne O.deJavel

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Le Home Run d’une vie
« le: 23 mai 2020 à 18:06:18 »
Le Home Run de la vie

    J’ai eu trois enfants. Chacun d’entre eux a dû faire face à la fameuse question. Vais-je vraiment mourir un jour ? Leur appel à comprendre a été, à chaque fois, le moment le plus embarrassant que j’ai eu à vivre comme parent.
     « Papa, le matin quand je me réveille, j’entends des petits bruits, » me dit mon fils de quatre ans.
     Son visage s’éclaire. Il y a sur son pyjama un pattern de gants de baseball. Il expire comme seule un enfant peut le faire. Une sorte de coup de vent, délicat. Nous sommes à la mise au lit. Le sommeil est proche. Mon petit reste coi, présent à son mystère matinal.  « Ah ! dis-je. Et comment est-ce ?
— Pleins de p’tits sifflets, tous empressés. Il y en a partout. »
     Je prends la mesure de son visage. Des salves de micros mouvements se répandent sur ses traits, ses paupières battent, ses joues s’animent. Déjà, à quatre ans, la nuance des émotions s’installe. La fraîcheur de sa peau rappelle la rosée du matin. Cette candeur est toute à moi. « Au lever du jour... Dehors ?
— Oui. »
     (Vais-je rompre le charme ?) Nous tournons notre regard vers la fenêtre. Rien ne bouge. C’est le crépuscule. The relief comme on dit de ces soirées d’été dans le Connecticut. La nuit sera bonne.
— Là, dans le jardin, partout. »
— Ce sont les oiseaux mon p’tit chou. Le matin, ils s’activent. Personne ne sait vraiment pourquoi. On appelle ça, le concert matinal. »
     Mon petit dégage encore l’odeur du bain. Ses cheveux son peignés. J’observe ses sourcils qui se froncent. « C’est dommage...
— Pourquoi ? Pourquoi est-ce dommage ? Dis-moi.
— J’avais pensé que Lizzie était revenue. »

                                   *                    *                    *     

     Lizzie. Lizzie avait été notre bonne. Elle avait pris soins de nos deux premiers enfants, et ensuite du cadet, celui-là notre plus belle erreur de parcours. Lizzie, cette noble femme, avait été mère de cinq enfants. Elle avait cette passion, celle de la famille. Nous avions eu l’hommage de sa présence pendant douze ans. Mais la vie est ainsi faite. Il y a des cycles, des commencements et des fins à tout.
    Lizzie nous avait quitté quelques mois auparavant. Il y avait d’abord eu... un souffle dans sa respiration, je vous épargne la suite.
    Elle avait raconté à petit William, qu’un jour elle allait devoir partir, mais qu’elle allait revenir au milieu d’une flopée de lutins volants et qu’avec ses amis, elle allait folâtrer dans le ciel, bondir d’une branche à l’autre, comme ça, dans les arbres de la forêt. Qu’elle allait chanter aussi. Beaucoup chanter. Comme à l’église, le dimanche.
    William attendait son retour. Tout simplement.
    Sauf que ce jour-là, comme Lizzie, je décidai que mon plus jeune avait encore droit à un morceau d’enfance. Il était trop petit pour comprendre la mort. Pour la comprendre complètement.

                                   *                    *                    *     

      « Dors bien mon chou...
— Mais Lizzie, c’est si long avant qu’elle ne revienne...
— Je sais, je m’ennuie d’elle aussi. »
     Un bisou.
     « Tu n’oublies pas que demain on a le baseball hein ? Ton frère affronte les Pirates... Je parie qu’il va nous faire un home run !
— C’est quoi déjà un home...
— Le home run c’est comme la vie. On frappe assez fort pour sortir la balle du terrain. Alors on détale pour se rendre au premier but. Imagine que c’est la tendre enfance. Ensuite, pendant qu’elle continue de s’élever, on se rend au deuxième but. C’est comme ton frère et ta sœur qui sont dans leur enfance. Là, on accélère toujours un peu. Il faut aller à l’école et tout ça. Et puis on atteint ce qu’on appelle "le troisième." Ça, c’est comme moi quand je vais travailler. Tu sais comment on fait quand on court le troisième sur un coup de sûreté ?
— Oui, il faut glisser, les pieds toujours en premier.
— C’est ça, et on relève les coudes. Mais sur un home run on a pas à le faire. Il suffit de tourner la tête et surveiller la balle lorsqu’elle atteint les estrades. C’est là qu’on ralenti. Parce qu’on a tout le temps. Et puis, il faut bien laisser les spectateurs nous applaudir. Avec tous ces points qu’on engrange. Comme tes grands-parents.
— Oui. Mais après ? Après qu’on est revenu au marbre... Papa, il y a quoi ?
— On ne sait pas trop. En fait, c’est comme avant de mettre la balle au jeu. Sauf que personne n’arrive à se rappeler. Il n’y a pas de quoi s’en faire. »
     Il me regarde. « Et pour les monstres cette nuit ?
— Tu m’appelles. On prend la batte de baseball et on les assomme. »
     Un rire. Il est réconforté. Je lui susurre à l’oreille. « Mais notre accord tiens toujours. C’est moi qui frappe et toi qui écrabouille. Tu vas bien les aplatir, hein ?
— Oui Papa. »
    Il dort. Je sors de la pièce mais je reste un instant le dos contre la porte. Je sais trop bien ce qui va se passer. La question va revenir. Comme pour sa grande sœur. À six ans, Charlie-Cocotte s’était sentie très mal. Elle avait erré une semaine durant, avec un air de condamnée. Et puis, il y avait eu ce regard dégoûté quand elle m’avait répondu par cette question : « Mais alors pourquoi m’as-tu conçue, si c’est ça la vie ? » Pris au dépourvu, j’avais balbutié une réponse.
   

                                   *                    *                    *     

    Le temps a passé jusqu’à ce jour où ça m’a frappé. Pourquoi Lizzie n’avait-elle pas raconté une fable basée sur l’imagerie religieuse ? Elle était pourtant fervente. Avait-elle doutée de sa foi ? Seule, en silence. En détresse.
    Et dans la foulée, il y eut ce souvenir d’un moment de vie où jeune, j’étais tombé d’une falaise. Au dernier instant, juste avant de toucher le sol, j’avais fermé les yeux (le fameux "Brace for impact"). Je ne m’en rappelle que trop, j’avais à ce moment précis visité le seuil de la mort. Qu’avais-je ressenti ?
    La réponse pour Charlie m’est finalement revenue. « Je t’ai mise au monde parce que je me sentais seul et que j’avais besoin de réconfort. » Le visage de ma fillette s’était couvert de honte. Elle s’en était voulu de m’avoir poussé jusqu’au malaise.
     Elle et moi n’en n’avons jamais reparlé.
     Alors quoi ? Qu’est-ce que j’allais répondre plus tard à William ?
    Je baissai la tête. Je n’avais pas très bien fait avec les deux premiers, mais malgré tout, force était de constater qu’il n’y avait pas eu de conséquences. Mes deux premiers, une fois confrontés à la question, avaient exprimés le même désarroi. Mais après le choc, ils avaient accepté le fardeau et s’étaient arrangés avec, chacun à sa manière. À me regarder, je n’avais pas non plus progressé depuis ce rappel lors de ma chute. J’avais finalement balayé la poussière sous le tapis, comme tout le monde.
     Sommes-nous seuls aux portes de la mort ? Je crois que oui, parfois... Il semble bien que chacun d’entre nous marche avec sa réponse du moment. Comme Lizzie, comme moi et comme les autres. De par sa nature, cette question appartient à la zone d’incertitude, à l’angoisse de fond de notre état d’être humain. Elle semble apparaître avec une douleur toute particulière au moment où nous devenons un individu distinct, détaché de la fusion primordiale d’avec le parent. L’enfant est, à cet instant précis, comme l’oiseau qui se fige en apercevant le renard au sortir de sa coquille. On a beau tenter de l'étourdir en sifflotant rien y fait. Alors nous passons notre vie à se distraire, à vivre nos passions devant les caméras ou sur les réseaux sociaux, la question reste là. Entière. Il y a une vie avant et une vie après. Ça se passe vers l’âge de cinq ans.
   

                                   *                    *                    *     

     Alors voilà. Je reste adossé à la porte. Sur le fond, je dois admettre que malgré tout, je n’en sais finalement rien de plus. J’entends Suzan qui m’appelle. Il y a la vaisselle à faire et les travaux scolaires à superviser.
     Oui, pour William, il y a le temps. Et encore beaucoup de bonheur à vivre. À condition d’être ensemble. Toujours.
« Modifié: 28 septembre 2020 à 19:00:18 par O.deJavel »

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Le Home Run de la vie
« Réponse #1 le: 23 mai 2020 à 23:08:11 »
Bonjour O.deJavel,


Je viens de me plonger dans ce texte court qui révèle une partie de tes affinités (les thématiques qui t'intéressent en particulier) comme celle de la famille ou encore de l'éducation.

Je te donne une impression générale qui ne sera peut-être pas des plus constructives, dans le sens où elle pourrait manquer de profondeur, mais qui peut t'aider à comprendre les grandes lignes que j'ai retrouvées au cours de ma lecture.


Il y a comme un filtre dans ce texte, dont les valeurs sont très imprégnées, comme si tu t'adressais d'abord à des lectrices ou lecteurs qui partageraient un même sentiment.

Citer
    Lizzie nous avait quitté quelques mois auparavant. Il y avait d’abord eu... un souffle dans sa respiration, je vous épargne la suite.

Je n'ai pas compris cette immense pudeur vis à vis de la mort. À mon sentiment, c'est comme s'il y avait un équilibre à trouver entre le secret absolu et l'impudeur exhibée ; pourtant, ici, j'ai eu le sentiment que tu coupais toute information sur cette situation comme s'il fallait que ton lecteur devine de quoi tu parles.

Citer
    La réponse pour Charlie m’est finalement revenue. « Je t’ai mise au monde parce que je me sentais seul et que j’avais besoin de réconfort. » Le visage de ma fillette s’était couvert de honte. Elle s’en était voulu de m’avoir poussé jusqu’au malaise. Ce jour-là, elle a compris ce que nous avons tous à comprendre. Au porte de la mort, nous sommes seuls.

Ici, déjà, je te conseillerais d'employer les deux points : Ce jour-là, elle a compris ce que nous avons tous à comprendre : aux portes de la mort, nous sommes seuls.

Ensuite, c'est la même chose, je ne vois pas en quoi nous pourrions toutes & tous envisager un même sentiment à l'égard de la mort, ça me semble contradictoire avec la diversité des sensibilités que l'on trouve ici ou là. Et si c'était volontaire de ta part, dans le cadre fictif qui décrit ce personnage dans toute son authenticité, je n'ai pas compris exactement l'étendue de ce que tu sous-entendais dans l'implicite à ce propos. C'est comme s'il y avait un sentiment qui m'échappe car trop discret, et trop opaque à ma propre sensibilité.


Une impression de lecture en forme de questions, donc, j'espère que cela sera pour toi un regard différent qui t'offre des perspectives positives. Je reste disponible si jamais tu avais des questions à ce sujet et te remercie pour cette lecture. ^^
« Modifié: 23 mai 2020 à 23:11:19 par Alan Tréard »
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Hors ligne Jonathan7nahtanoL

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Re : Le Home Run de la vie
« Réponse #2 le: 24 mai 2020 à 13:06:42 »

Salut O.deJavel,

J'ai vraiment beaucoup aimé. J'ai été très touché par les nuances de perception, par la crudité des réactions infantines et notamment celle de Charlie qui est magnifique. J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le texte. Peut-être à cause de cette formulation :

Il y a entre un parent et son enfant cette tendresse, cette intimité. Une affection profonde qui demeure unique et permanente. Nos petits ont ce pouvoir de nous faire ressentir la fibre même de la vie et de tout ce qu’elle a de précieux. Si vous êtes parents, vous avez vécu cela.

C'est quand même très distancié comme formulation et assez péremptoire. En cela je rejoins l'avis d'Alan Tréard.
Par contre, après, je me suis dit que c'était ton personnage qui parlait et ça ne m'a plus gêné lorsqu'il y avait une certaine pudeur, etc. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ceci :

Lizzie nous avait quitté quelques mois auparavant. Il y avait d’abord eu... un souffle dans sa respiration, je vous épargne la suite.

Mais j'ai été cassé par :
Les petits enfants croient ce qu’on leur dit, mais il ne sont pas complètement étranger à la réalité.

qui me semble à nouveau être une formulation de l'auteur et non du personnage. Une sorte de vérité générale qui prend trop de hauteur sur tes personnages.

En conclusion, même si nous ne le formulons pas pareil avec Alan Tréard et ne le ressentons pas exactement aux mêmes endroits, il y a un problème de place pour le lecteur dans ce texte qui ne sait pas s'il est face au manifeste sur la mort d'un auteur (je grossis le trait évidemment) ou à l'expression de personnages d'un récit qui livrent leur ressentis. La position du lecteur est alors très différente et pose un soucis d'empathie selon moi. C'est-à-dire que l'on bascule entre la croyance volontaire et immersive au sein de la narration et la prise de recul nécessaire lorsqu'on a le sentiment d'être floué face à un propos qu'on tente de nous assener.

Malgré tout ceci, souvenons-nous, j'ai vraiment beaucoup aimé, merci pour le partage.

En cours d'écriture du recueil Petites passions surréelles.

La main contre l'écorce
Ça sent le souffre
Je m'occupererai des jaguars.
La Sculpteuse

Hors ligne O.deJavel

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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #3 le: 24 mai 2020 à 23:01:02 »
Bonjour Allan
Bonjour Jonathan


Vous avez tous les deux raisons. Il y a un défaut dans le texte original.

Comme vous l’avez souligné, il y avait des affirmations de natures spéculatives qui se sont glissées dans le texte et qui étaient imposées au lecteur comme des évidences indiscutables. De là le sentiment de se faire bourrer.

Il fallait réparer, et j’espère avoir suivis vos conseils sur le fond.

 Voici comment j’ai procédé. J’aimerais bien avoir votre avis sur le résultat.

1. Le premier paragraphe a été remplacé. Il n’y a plus de laïus sur l’affection, mais plutôt un énoncé plus clair du thème. Le conflit que vit ce père de famille face à la grande question y est exposé directement. Conflit = Désir de préserver le bonheur de l’enfant versus Peur de le perturber.
      (Oui, ce récit est autobiographique. Ça n’ajoute cependant rien à la valeur du texte. Çà brouille les cartes en fait, car comme l’a justement détecté Allan, il y avait un filtre, une pudeur, une gêne que j’espère avoir corrigée en éradiquant tout ce qui avait l’air pontifiant. )
2. La métaphore sur le baseball a été modifiée en essayant de ne pas alourdir les choses.
3. La réflexion finale a été retravaillée, pour dégager un questionnement plus relatif, plus humain, plus vulnérable. Plus vrai.

Alors merci à tous les deux. Merci d’avoir insisté. J’espère que le texte est meilleur.

« Modifié: 24 mai 2020 à 23:10:35 par O.deJavel »

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #4 le: 24 mai 2020 à 23:30:25 »
Bonjour O.deJavel,


J'ai regardé les quelques modifications que tu as apportées et qui me semblent bienvenues.

Effectivement, s'il y a une dimension autobiographique dans ce texte, je comprends mieux l'intensité de cette pudeur qui semble voiler la part la plus intime des sentiments. Parler de soi est un geste humble, surtout sur des thématiques aussi douloureuses, et cela explique absolument l'impression qui m'est restée suite à ma première lecture (un sentiment de secret).


Je trouve très bienvenue cette nouvelle ouverture que tu t'es offerte pour la « réflexion finale », ces derniers paragraphes sonnent à la fois comme une volonté de porter un regard sur ce qui s'est passé à cet instant précis et l'intention de porter un regard sur la vie elle-même, en toute humilité et en toute sincérité. Effectivement, tu racontes une scène du quotidien la plus spontanée, ouvrir vers une thématique plus générale en conclusion concrétise ce moment de vie dans un sentiment profond.


Un exercice difficile auquel tu as su t'essayer avec patience, j'espère que tu pourras obtenir de nouveaux retours de lecture pour enrichir cette publication de regards diversifiés. Merci à toi et pour cette lecture et pour tes précisions sur ton texte, c'était un agréable moment.
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Hors ligne Safrande

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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #5 le: 17 juin 2020 à 16:00:52 »
Salut O de Javel, je me permets une petite critique, je ne pense pas entrer dans les détails ; ce qui m'a le plus marqué dans ton texte, qui m'a donné les impressions les plus fortes, c'est la dernière partie, cette réflexion qui va toute seule, ce constat de la faiblesse : avant même d'être un parent, on est un humain ; et c'est bien ce passage que je trouve très fort et qui m'a rempli la tête d'images :  « Je t’ai mise au monde parce que je me sentais seul et que j’avais besoin de réconfort. » Qu'est ce que c'est dur de voir le père dire ça à ses enfants ; de plus c'est des mots qu'ils garderont toute leur vie, ce qui rappelle à quel point il est important de bien les choisir à cet age là, et à quel point est important le rôle d'un parent.

Du reste, j'ai trouvé les descriptions et les dialogues voilés de tendresse : ton écriture est très légère. Grâce à ça l'idée passe aisément, tout est clair. Tu as choisi l'émotion plutôt que la philosophie, et ça rend le texte très humain, charnel je dirais. La comparaison avec le Baseball est bien faite : j'ai tout compris alors que je n'y connais rien : mais j'ai bien deviné car le choix des mots est minutieux.

Oh mince je viens de voir ce que tu dis des modifications apportés à ton texte à la fin de ma critique, et j'ai écris sans le savoir mot pour mot ce que tu voulais : donc sans t'apporter rien d'éclairant, je te confirme seulement que tes intentions marchent pour moi.

Un moment agréable, dont on ressort avec des réflexions pour toute la journée !
Au plaisir !
« Modifié: 19 juin 2020 à 13:05:20 par Safrande »
Il regardait le verre non à sa portée d'une façon de reproche.

Hors ligne O.deJavel

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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #6 le: 20 juin 2020 à 04:13:21 »
Merci Safrande ! Ce fut un plaisir de lire ton commentaire.

Hors ligne NAnJI

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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #7 le: 16 août 2020 à 20:37:29 »
Bonsoir O.deJavel,
merci pour ce partage :)
j'ai beaucoup aimé. Bien écrit et le thème est très intéressant.
J'ai notamment aimé la comparaison entre la vie et le home run, je la trouve judicieuse.
Au plaisir de vous lire dans d'autres textes

Hors ligne Cendres

  • Calliopéen
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Re : Le Home Run (Version modifiée)
« Réponse #8 le: 16 août 2020 à 21:03:41 »
Merci pour ton texte.
Je crois que les parents font des enfants pour plusieurs raisons. Peut-être aussi pour qu'une partie d'eux survivent après leur mort.

Des fois, les enfants posent des questions simples dont les réponses ne le sont pas.

 


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