Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

30 Avril 2026 à 01:16:52
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Memento Mori

Auteur Sujet: Memento Mori  (Lu 2142 fois)

Hors ligne Kanth

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  • L'Aube pâlit, elle avait reconnu le Monde
Memento Mori
« le: 14 Mai 2020 à 13:41:47 »
Memento Mori


L’aurige aux bras d’airain maîtrise l’attelage
Quatre étalons fougueux qui piaffent sous le frein
Leurs sabots impatients claquent sur le dallage
De longs passements d’or dans leurs tresses de crin

Sur le marbre rosé qui pave l’esplanade
Le char avance au pas, rythme plein de noblesse
Solennelle lenteur, splendide promenade
Au milieu des vivats et des cris d’allégresse

Tout au long du parcours, la plèbe s’est massée
Pour voir le général et l’acclamer en choeur
Trois rois défiant Rome,  il les a terrassés
La Ville fête ici le retour du vainqueur

Défilent en premier dans un ordre immuable
Les captifs humiliés aux corps chargés de chaînes
Sous les lazzi de ceux, romains impitoyables
Qui les couvrent de cris, de hurlements de haine

 Suivent de lourds chariots, tout repus de butin
Profonds cratères d’or datant du roi Midas
Tapis de Cappadoce et rouleaux de satin
A la fin du convoi, vient le trésor des Daces

 On voit les sénateurs, selon l’antique règle
Espérant récolter quelques miettes de gloire
Qui marchent, circonspects, suivis des grandes aigles
Précédant les légions qui façonnent l’Histoire

Quand passent les licteurs aux faisceaux redoutés
Résonnent les buccins et les Roma Victor
 Comme un hymne montant de la foule envoutée
Dans son char d’apparat, voici l’imperator

Le visage fardé de cinabre carmin
Dans sa toge de pourpre à l’or comme une étole
Il salue, grand seigneur, d’un geste de la main
On dirait Jupiter sorti du Capitole

Soutenant ses lauriers, on voit à ses côtés
Un esclave qui doit, rôle sacramentel
Lui murmurer ces mots sans cesse répétés
Souviens-toi, Ô Glorieux, que tu n’es qu’un mortel


Gao T. Kanth

Obofix

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Re : Memento Mori
« Réponse #1 le: 14 Mai 2020 à 15:18:33 »
Superbe.
On se croirait dans la Légende des Siècles.

Hors ligne Kerdrel

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Re : Memento Mori
« Réponse #2 le: 14 Mai 2020 à 17:14:50 »
on va peut-être encore attendre un peu avant de mourir  :)
plaisant voyage historique entre Rome/ la Grèce/ La Phrygie et la Dacie
"Être vrai, peu le peuvent !”

F.Nietzsche

Hors ligne Fried

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Re : Memento Mori
« Réponse #3 le: 15 Mai 2020 à 07:38:33 »
Cette scène memorable pour les Romains m'évoque l'histoire de Versingetorix, ramené prisonnier à Rome et sa fin tragique.
C'est bien décrit et donne au poème quelque chose de grandiose .

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Memento Mori
« Réponse #4 le: 15 Mai 2020 à 14:19:55 »
Bonjour Kanth,


Déjà, tu as plu à quelques uns par ici, et c'est ce qui compte, cela donne envie de te donner des encouragements pour la suite.

En revanche, me concernant, j'aimerais pouvoir faire une lecture critique de ce que tu as écrit, au fond des choses. Beaucoup d'éléments dans le poème évoquent le fait que tu aurais écrit à propos de ce fameux aphorisme antique, si bien que la scène s'en trouve dénaturée, presque caricaturale (comme si toute l'histoire de Rome pouvait être résumée à ces quelques mots...).

D'une certaine façon, j'ai trouvé beaucoup de références historiques, de détails soigneusement évoqués, donc plutôt réalistes, et d'un autre une dimension épique voire mystique, avec une vision infernale ou diabolique de l'Antiquité...

Je pense que tu aurais besoin de faire un choix, soit en assumant pleinement une vision fantasmée de l'Antiquité, soit en nous donnant plus de références exactes (dates, lieux, noms des hommes) qui évoquent une reconstitution plus objective, moins ésotérique, moins connotée. Pour l'instant, je dirais que ce poème respire plus les enjeux de notre époque que ceux de la Rome antique, tu aurais donc plutôt dû écrire sur un épisode de peste (pour faire un pont entre hier et aujourd'hui, si c'était bien ton intention...).


Et voici pour un retour critique qui, je l'espère, sera un regard différent et enrichissant pour ta créativité, un grand merci à toi pour cette lecture. ^^
« Modifié: 15 Mai 2020 à 14:22:54 par Alan Tréard »

Hors ligne Kanth

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Re : Re : Memento Mori
« Réponse #5 le: 16 Mai 2020 à 02:02:57 »
Superbe.
On se croirait dans la Légende des Siècles.

Merci, O'Bofix pour l'appréciation, même si la comparaison est trop écrasante ;). Sur la forme, je ne crois pas que Victor usait de rimes alternées dans la Légende (les érudits du site pourront nous le confirmer).

on va peut-être encore attendre un peu avant de mourir  :)
plaisant voyage historique entre Rome/ la Grèce/ La Phrygie et la Dacie

Kerdrel, je suis heureux que le petit tour vous ait plu, et je suis bien d'accord, nous ne sommes pas pressés d'arriver au terme du voyage. Merci pour votre commentaire.

Cette scène memorable pour les Romains m'évoque l'histoire de Versingetorix, ramené prisonnier à Rome et sa fin tragique.
C'est bien décrit et donne au poème quelque chose de grandiose .

Je vous remercie, Fried. J'avais aussi pensé initialement au triomphe de César et même songé à mentionner dans une strophe la sinistre strangulation du pauvre gaulois dans son cachot. Mais au final, c'est plutôt Trajan et les campagnes d'Asie Mineure et des Balkans qui m'ont inspiré (même si c'est un composite d'images...)

Bonjour Kanth,


Déjà, tu as plu à quelques uns par ici, et c'est ce qui compte, cela donne envie de te donner des encouragements pour la suite.

En revanche, me concernant, j'aimerais pouvoir faire une lecture critique de ce que tu as écrit, au fond des choses. Beaucoup d'éléments dans le poème évoquent le fait que tu aurais écrit à propos de ce fameux aphorisme antique, si bien que la scène s'en trouve dénaturée, presque caricaturale (comme si toute l'histoire de Rome pouvait être résumée à ces quelques mots...).

D'une certaine façon, j'ai trouvé beaucoup de références historiques, de détails soigneusement évoqués, donc plutôt réalistes, et d'un autre une dimension épique voire mystique, avec une vision infernale ou diabolique de l'Antiquité...

Je pense que tu aurais besoin de faire un choix, soit en assumant pleinement une vision fantasmée de l'Antiquité, soit en nous donnant plus de références exactes (dates, lieux, noms des hommes) qui évoquent une reconstitution plus objective, moins ésotérique, moins connotée. Pour l'instant, je dirais que ce poème respire plus les enjeux de notre époque que ceux de la Rome antique, tu aurais donc plutôt dû écrire sur un épisode de peste (pour faire un pont entre hier et aujourd'hui, si c'était bien ton intention...).


Et voici pour un retour critique qui, je l'espère, sera un regard différent et enrichissant pour ta créativité, un grand merci à toi pour cette lecture. ^^

Bonjour Alan Tréard,

Merci à toi pour cette lecture attentive et tes remarques développées. C'est pour recueillir aussi ce type de réaction que nous soumettons nos textes et les voir ainsi sous des angles nouveaux. Et progresser...

Ce qui est intéressant, et déroutant, c'est que je ne retrouve pas mon texte – ni ses intentions – dans ton commentaire.

J'ai vraiment écrit ce poème au premier degré, sans aucune volonté – consciente – d'en tirer quelque leçon pour le temps présent, ni sans jugement sur l'Antiquité. J'ai bien évidemment évoqué une Rome un peu clinquante, celle d'un péplum, ou d'un tableau de Jean-Léon Gérôme et je m'attendais à des remarques sur le côté un peu académique de la description, c'était le principe.

Je crois pourtant être resté loin de la caricature. Les descriptions que nous avons des vrais triomphes m'auraient permis d'aller beaucoup plus loin, lorsque les défilés duraient plusieurs jours, entre boeufs blancs sacrifiés et jeunes filles jetant des pétales de fleurs...

Mais j'ai surtout du mal à retrouver dans mon texte une « vision infernale ou diabolique » pour reprendre tes mots. La plèbe romaine se comporte comme n'importe quelle foule envers ses ennemis et il me semble que la procession est plus solennelle que mystique.

Tu m'as donc apporté un vrai regard différend, ce qui démontre une nouvelle fois qu'on écrit toujours trois poèmes en un : celui que l'on veut écrire, celui que l'on écrit et celui qui est lu...

Encore merci d'avoir pris le temps de ton commentaire et à bientôt sur le site.

Kanth

 

« Modifié: 16 Mai 2020 à 02:50:09 par Kanth »

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Re : Re : Memento Mori
« Réponse #6 le: 16 Mai 2020 à 14:22:03 »
Bonjour Kanth,


Je t'apporte quelques clarifications vis à vis de mon regard (qui est différent du tien, tu l'auras remarqué).

Citer
J'ai vraiment écrit ce poème au premier degré, sans aucune volonté – consciente – d'en tirer quelque leçon pour le temps présent, ni sans jugement sur l'Antiquité. J'ai bien évidemment évoqué une Rome un peu clinquante, celle d'un péplum, ou d'un tableau de Jean-Léon Gérôme et je m'attendais à des remarques sur le côté un peu académique de la description, c'était le principe.

Alors, si c'était le principe, je te conseille effectivement de donner : plus de noms (qui, où, quoi), mais aussi en priorité un contexte historique. Si nous n'avons pas ce contexte d'un triomphe parmi les autres, nous n'avons pas les moyens de savoir pourquoi tu as choisi celui-ci plutôt qu'un autre.

Ensuite, on ne va pas se mentir, les péplums ont souvent recours à la mythologie, ont des propos assez orientés politiquement et sont un cinéma de spectacle qui n'est pas dénué de connotations. Enfin, quand on ne souhaite pas « faire un récit historique militant », on souhaite naturellement se pencher sur un récit d'histoire pour en tirer des leçons d'histoire. En gros, un récit historique est militant ou ne l'est pas, mais s'il ne l'est pas, son propos a vocation à apporter un regard objectif sur une époque lointaine. L'académisme est une école, un enseignement à part entière, sauf s'il est détourné à des fins militantes... C'est une sorte d'aporie concernant la lecture de l'Histoire.


Citer
Mais j'ai surtout du mal à retrouver dans mon texte une « vision infernale ou diabolique » pour reprendre tes mots. La plèbe romaine se comporte comme n'importe quelle foule envers ses ennemis et il me semble que la procession est plus solennelle que mystique.

Eh bien, justement, tu prétends que tous les peuples sont fondés sur leur puissance armée, et que les triomphes romains en sont la preuve évidente.

Or, ce genre de déclaration est mensonger, et la Rome antique en est le plus édifiant exemple.

Citer
On voit les sénateurs, selon l’antique règle
Espérant récolter quelques miettes de gloire
Qui marchent, circonspects, suivis des grandes aigles
Précédant les légions qui façonnent l’Histoire

Dans l'histoire de la Rome antique, ce sont les légions qui ont condamné le sort de la cité. Ces légions si puissantes ont été récupérées par César (et d'autres avant/après lui), provoquant des guerres civiles sanguinaires ruinant une majorité de romains, rendant toujours plus incertain le devenir de ce peuple. À mes yeux, la guerre civile ne « façonne » pas l'histoire, elle la fait basculer dans le chaos (et donc l'incontrôlable, contrairement au terme « façonner » qui évoque une certaine maîtrise). Il y a dans ton poème beaucoup d'éléments qui renvoient vers l'idée que le « peuple armé » serait l'incarnation de la puissance romaine, alors que la Rome antique n'a jamais été une démocratie... Une république, à la limite, avec un sénat très influent dont les décisions étaient craintes par toutes & tous.

L'idée que la puissance romaine reposerait sur sa légion seule ressemble à l'histoire d'Astérix et Obélix, la fameuse bande dessinée française, avec les gaulois réfractaires qui résistent à l'occupant romain... Cependant attention à prendre en compte le fait que cette vision satirique de l'antiquité revêt une dimension mythologique (la potion magique est une invention pour dynamiser une narration fantaisiste et amusante).

Enfin, l'un des éléments qui a bouleversé l'histoire romaine, mis à part les guerres, c'est le luxe et l'oisiveté. Tu insistes assez peu sur cet élément dans ton poème alors que – concernant l'histoire antique romaine – c'est un élément majeur de l'évolution de la situation à cette époque précise concernant ce peuple précis. C'est le luxe qui a affaibli les romains progressivement, et peut-être pourrais-tu évoquer qu'après la victoire, ceux-ci seraient bien pressés d'aller dépenser leurs richesses acquises pendant les pillages (pour faire référence au contexte historique de ces guerres vénales dont l'or devenait progressivement l'unique argument).


Et voici pour quelques nouvelles clarifications sur cette lecture historique du poème, qui démontrent un intérêt certain pour ta propre démarche d'écriture et qui, je l'espère, seront un enrichissement pour ta propre créativité. Encore merci à toi pour cette lecture :)
« Modifié: 16 Mai 2020 à 14:27:35 par Alan Tréard »

Hors ligne HELLIAN

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Re : Memento Mori
« Réponse #7 le: 16 Mai 2020 à 16:56:08 »
Un poème grandiose aux relents de  péplums
qui ne peut que ravir un lectorat sensible
à cette geste antique ou partout brilla Rome,
Rome pour qui la gloire était l'unique cible.

Mais toutefois je crains qu'aux yeux du grand Tréard
l'œuvre ne trouve grâce étant donnée qu'il fut
au temps de Jupiter d'Erato l'avatar,
et d'offrir ses conseils, qu'il demeure à l'affût.

Ah la la, si on peut plus plaisanter…

Votre art poétique, dans une facture classique est de très belle tenue. Comme l'écrit fort justement O'beaufix, on n'y relève de forts accents hugoliens. Surtout, ne changeait rien !
cent fois sur le métier...

Hors ligne Kanth

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Re : Memento Mori
« Réponse #8 le: 16 Mai 2020 à 18:42:43 »
Bravo et merci pour le clin d’oeil, HELLIAN et pour l’appréciation ! Je n’ai pas l’intention de changer (sauf au sens de l’artisan qui peut toujours peaufiner son oeuvre), en revanche, j’ai bien envie de poursuivre un petit peu cette disputatio avec Alan Thréard.

(je suis relativement nouveau sur le site et j’ignore si ces longues discussions sont admises en forum public. Si ce n’est pas le cas, je remercie les modérateurs de me le dire et les prie de m’excuser).


Bonsoir Alan Tréard,

C’est très agréable d’avoir un interlocuteur qui lise avec autant d’attention, même si à la lecture de tes remarques, il me semble que nous nous éloignons un peu de la poétique pour aborder les rivages piégeux de l’historiographie et de l’idéologie… mais qui peut y échapper ?

(En boutade, ce débat me fait penser, mutatis mutandis, surtout par rapport à des géants, aux reproches que Leconte de Lisle adressait à Victor Hugo à propos de la Légende des Siècles, le blâmant de ne pas avoir compris les anciennes civilisations en ne les traitant pas d’un point de vue objectif et encyclopédique. Je ferme la parenthèse sur cette référence disproportionnée.)

Au risque de me répéter, l’ambition de ce texte était avant tout poétique, et visait principalement à faire naître une image dans l’esprit du lecteur, celle de la solennité fastueuse d’un moment – réalité attestée par tous les textes antiques – et présentant tous les attributs d’une scène spectaculaire. Il y a aussi le petit plus qu’apporte cette allusion dramatique à l’hybris qui menace et qu’il faut étouffer par le memento mori. Bref, pour un auteur porté sur la poésie épique comme moi, le triomphe romain était, pour parler comme les médias contemporains, « un bon client ».  J’ai donc décrit un « triomphe générique », qui n’existait bien sûr pas dans la réalité, mais pas plus qu’il n’existe un « océan générique », ce qui n’empêche pas les poètes de passer leur temps à le décrire.
Ai-je pour autant « essentialisé » Rome (péché suprême) ? Je ne crois pas.

On pouvait faire un traité du triomphe à la romaine, égrener, comme tu le suggères, noms, dates et exemples, contextualiser, retracer l’évolution depuis les généraux de la République jusqu’à la confiscation par les empereurs de ces célébrations. On pouvait raconter comment ce moyen d’impressionner les foules fut instrumentalisé par tous les ambitieux, depuis Romulus promenant le cadavre d’Acron… On pouvait faire un travail historique mais ce n’était pas le propos.

Comme je ne crois pas au récit historique totalement affranchi d’anachronisme, de préjugés ou d’idéologie – mais je crois à des travaux honnêtes intellectuellement –, je suis bien conscient qu’un récit poétique n’échappe pas non plus à ce risque de biais. Simplement, je ne retrouve pas dans mon poème le tropisme que tu me prêtes à plusieurs reprises, de magnifier la force comme unique fondement de la puissance. Ce n’est ni ma pensée, ni ce que je crois avoir exprimé dans mes vers.

Le passage martial sur les aigles et les légions qui font l’histoire – outre le fait qu’il recherche, j’avoue, l’effet « couleur locale » – est simplement la reconnaissance d’un fait. Disons pour faire court et au prix d’un anachronisme, que depuis Camille, l’avance de la « doctrine militaire » romaine sur ses compétiteurs méditerranéens a été un facteur (UN, pas le seul) important de la domination romaine. Et que l’idéal du paysan/citoyen/soldat est longtemps resté l’horizon indépassable – même si fantasmé – de l’idéologie de la République (Cincinnatus…)

Une discussion passionnante en perspective, mais qui nous entraînerait vraiment trop loin de la modeste versification qui nous occupe ici….

Merci pour cette occasion d’échange.

Kanth

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Memento Mori
« Réponse #9 le: 16 Mai 2020 à 18:53:46 »
Merci à toi pour ce riche échange qui permet sans aucun doute d'approfondir la lecture du poème. ^^

Et comme je l'évoquais précédemment, ma lecture critique a plutôt vocation à enrichir la publication du poème d'un sentiment profond (comme il est de coutume en littérature, tu le fais très justement remarquer), alors je suis enchanté si elle a pu te permettre de défendre une position qui t'appartient pleinement ; ta réponse m'encourage moi-même à prendre en compte un certain regard sur l'histoire, à diversifier ma propre lecture de l'histoire. Au plaisir de te lire de nouveau bientôt, et mes vœux d'inspiration pour tes futures publications. :)

Hors ligne Donald Ghautier

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Re : Memento Mori
« Réponse #10 le: 16 Mai 2020 à 20:26:50 »
Bonjour Kanth,

Cela faisait longtemps que je n'étais venu lire de la poésie sur LME et bien m'en a pris; il y a quelque chose d'épique dans ce poème qui non seulement est bien composé mais en plus permet au lecteur de visualiser la scène de manière presque théâtralisée.

 _/-o_

Bravo !

Donald
Le Seigneur est un gars très très occupé (Tom Waits)

 


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