En fait, cela fait quelques temps maintenant que les soignants n'assimile plus saleté et hygiène. On fait maintenant des pansements à base d'asticots vivants, pour dire...
En fait, les médecins se sont rendus compte (on est encore en plein dedans), à quel point l'homme est un holobionte, c'est à dire qu'il vit en symbiose avec d'autres formes de vie, la flore intestinale, la flore de la peau, etc. Donc, c'est assez dépassé le débat sur l'antisepsie, de nos jours, même si les vielles habitudes ont la peau dure, ça change grave dans le milieu du soin. Le soin cherche maintenant à rétablir l'équilibre de la flore, non de la détruire, et à maintenir son bon état. Les bactéries sont d'ailleurs notre premier système immunitaire, la première barrière. Elle sont tout simplement indispensables à notre survie. Les virus, quand à eux, sont les grands amis de la thérapie génique, mais aussi on tient une bonne part de notre génome d'eux.
Je ne pense pas qu'on va se regarder en chien de faïence sous peu, sans oser se toucher, la grippe espagnole n'a pas eu cet effet, ni la peste noire, et pourtant elle ont décimé bien davantage d'humains... Le besoin de relation social est trop fort chez l'humain pour qu'on puisse se permettre cela. Je ne crois pas que ce soit une crainte, disons, "raisonnable".