Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

24 Septembre 2026 à 18:52:36
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » Le petit salon » L'école idéale

Auteur Sujet: L'école idéale  (Lu 56456 fois)

Hors ligne Aslinn Adiba

  • Troubadour
  • Messages: 257
  • Odelali !
    • Dialogue Avec Ma Plume
L'école idéale
« le: 25 Août 2010 à 15:39:43 »
On a beaucoup parlé de l'école, de la réforme "Cours le matin, sport l'après-midi", des facs, des prépas alors du coup, j'avais envie de lancer ce topic :
De quelle école voulez-vous ? Dit autrement, quelle serait votre école idéale (mais idéale, pas au sens utopique genre, une école qui permette de voyager dans d'autres systèmes solaires, idéale dans le sens réaliste)

Pour moi, ce serait une école, un peu comme ce forum en fait... Sur ce forum, il y a des collégiens, des lycéens, des étudiants de tout bord, tout niveau, toute discipline et même des jeunes profs... et on s'apprend mutuellement des choses, on débat sans que les statuts et l'âge semblent vraiment influer... Et chacun apporte son savoir à l'autre. Du coup, pas de notation, pas d'examen, pas de DS ni de DM, pas de partiels, juste on construit ensemble du savoir et des connaissances... Sans qu'il y ait un détenteur du savoir car tout le monde détiendrait son savoir. Ce serait alors basé sur la solidarité. Mais en fait, je n'invente rien, c'est un peu comme les écoles freinets. Pas d'attentes de la part d'un prof, mais que de l'apprentissage... Et voir le lien entre les différentes disciplines, les croiser. L'Histoire ne vaudrait pas une heure de peine si elle n'était pas en lien avec le présent, par exemple. Les maths aussi s'appliquent en physique par exemple... On ne peut pas faire de la sociologie sans faire du droit, de l'Histoire, parfois de l'économie etc... ah oui, et évidemment, apporter tous ces enseignements qui ammènent à la réflexion sur la société dès la primaire et non dès la fac...

Alors, que pensez vous de cette école ?
Aslinn Adiba

"Depuis la nuit des temps c'est pour l'argent
Que l'on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie :
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?"

Pierre Perret, "La petite kurde"

Hors ligne Merle

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : L'école idéale
« Réponse #1 le: 25 Août 2010 à 16:24:04 »
Je trouve ton idée d'école très très bonne, humainement parlant, mais totalement inutile. (je dis cela sans offense !).
Le monde dans lequel nous vivons est uniquement basé sur un modèle compétitif.  Depuis ta naissance jusqu'à ta mort, on te demande d'être le meilleur, ou en tout cas de tout faire pour y arriver.

Quand j'étais plus jeune (hum...), les écoles que j'ai fréquentées nous mettaient tous indirectement en compétition les uns avec les autres.  Et je pense avoir été justement préparé à affronter cet esprit de compétition qui régit chaque aspect de la vie moderne.
Je ne dis pas que je le cautionne, mais je remercie le système de m'avoir endurci.

J'ai 3 soeurs, toutes plus jeunes que moi, et j'ai pu voir l' "évolution" du système scolaire belge (il y a 10 ans d'écart entre la plus jeune et moi).
J'ai pu voir l'assouplissement de la discipline, des notations en cours.  J'ai aussi pu constater la disparition progressive de certains savoirs (Je suis effaré de voir quelles fautes d'orthographe les "jeunes" peuvent faire à l'heure actuelle !).  On n'a pas donné à mes soeurs l'envie de lire.

Je suis pour une école stricte, mais avec des valeurs.  Une école qui ne laisse pas les moins bons élèves en plan, mais qui au contraire les encourage à viser plus haut.  Une école qui tire tout le monde vers le haut.  Or, c'est l'inverse qui se passe actuellement.  Nous avions en Belgique un problème lié à un trop grand nombre d'élèves redoublant une année.  Au lieu de voir pourquoi c'est le cas, et essayer de s'attaquer à la base du problème, ils ont préféré élargir les conditions d'accession à l'année supérieure.
Et donc effectivement, dans les chiffres, il y a beaucoup moins d'élèves qui recommencent une année... mais à quel prix ?!

L'école pour moi doit être le refuge du savoir, doit donner aux jeunes l'envie d'apprendre.  Et pour ce faire, il faut des profs motivés, passionnés.  Alors bien entendu, nous n'éviterons jamais les cancres, les têtes brûlées, mais au moins ceux-ci seront mieux encadrés.

Mais peut-être ai-je la nostalgie de cette école dure mais juste.  J'aimerais juste, quand j'aurai des enfants, avoir la possibilité de les mettre dans une institution telle que j'en ai connu.

Hors ligne BloodMoon

  • Troubadour
  • Messages: 346
Re : Re : L'école idéale
« Réponse #2 le: 25 Août 2010 à 16:53:36 »
Citer
Une école qui ne laisse pas les moins bons élèves en plan, mais qui au contraire les encourage à viser plus haut.

Dans mon école, il y a un secteur qu'on appelle « L'aile E », pour ces élèves-là. Mais c'est bien les derniers que je voudrais aider, sachant qu'ils se prennent pour des êtres intelligents alors qu'à seize ans, ils n'ont même pas atteint le niveau CM2 (Alias Sec.1 ici). Ils se fichent royalement de l'école, ne font plus aucuns efforts pour remonter, sèchent les cours et se laissent sombrer dans la drogue.
Je connais même l'endroit où ils vont fumer leur pote car j'y passe fréquemment pour prendre un raccourci menant à mon foyer.

Il n'y a que Céleste, une fille qui a décidé de redoubler son année pour augmenter son niveau, qui veuille vraiment faire des efforts dans mon entourage. Ses parents ne l'encouragent pas car ils se fichent complètement de ses notes, et je trouve ça bien dommage, car elle, elle veut réussir.

Cela dit, c'est bien de Mont-Tremblant que je parle, là! :P

J'ai pas envie d'élargir le sujet pour l'instant... Mal de tête !  ^^ Tout ça pour dire que là où je suis, les élèves se foutent de leur avenir. C'est dommage...

Mais pour en finir : je parlerai de mon école idéale plus tard...

Hors ligne Aslinn Adiba

  • Troubadour
  • Messages: 257
  • Odelali !
    • Dialogue Avec Ma Plume
Re : L'école idéale
« Réponse #3 le: 25 Août 2010 à 17:02:19 »
Ouille, alors je vois que nous sommes en profond désaccord :mrgreen: alors ne surtout pas prendre mes oppositions comme des attaques personnelles, ce sont des bases de réflexions…

Citer
Le monde dans lequel nous vivons est uniquement basé sur un modèle compétitif. Depuis ta naissance jusqu'à ta mort, on te demande d'être le meilleur, ou en tout cas de tout faire pour y arriver
C’est contre cela que je lutte… On nous demande d’être le meilleure mais si nous étions éduqué dans une logique de savoir et non de compétition, nous n’aurions plus besoin de l’être. En fait, je crois que nous avons le droit de dire qu’on ne veut pas de cette compétition qui n’engendre que violence, guerre et exclusion pour réclamer une autre société. L’école est censée être l’accès au savoir. Dans la pratique, elle cultive les inégalités sociales. Ça, c’est le constat du sociologue. Dans la pratique et en tant que citoyen, il me semble qu’on puisse revendiquer le droit à autre chose, le droit à ne pas se voir attribuer une valeur, un prix, un chiffre.

Citer
Quand j'étais plus jeune (hum...), les écoles que j'ai fréquentées nous mettaient tous indirectement en compétition les uns avec les autres. Et je pense avoir été justement préparé à affronter cet esprit de compétition qui régit chaque aspect de la vie moderne.
Je ne dis pas que je le cautionne, mais je remercie le système de m'avoir endurci.
Pour moi, le système ne t’a pas endurci, il l’a simplement intégré et il t‘y a aidé tout le long de ta formation (c‘est à ça que ça sert)… Je pense que nous pouvons refuser d’intégrer un système que nous ne cautionnons pas… Même, si évidemment, c’est plus difficile et que les claques se prennent tous les jours. Je veux dire, tu ne peux pas remercier le système de t’avoir forcé à intégrer ce que tu ne cautionnais pas…

Citer
J'ai 3 soeurs, toutes plus jeunes que moi, et j'ai pu voir l' "évolution" du système scolaire belge (il y a 10 ans d'écart entre la plus jeune et moi).
J'ai pu voir l'assouplissement de la discipline, des notations en cours. J'ai aussi pu constater la disparition progressive de certains savoirs (Je suis effaré de voir quelles fautes d'orthographe les "jeunes" peuvent faire à l'heure actuelle !). On n'a pas donné à mes soeurs l'envie de lire.
L’école n’a jamais donné envie de lire à personne, et encore moins la discipline. La disparition de certains savoirs n’est pas dû à l’assouplissement de la notation mais à l’allongement du temps d’étude. Tu étudies d’autres choses plus tard. C’est aussi malheureusement dû aux programmes trop chargés qui empêchent de s’attarder sur tel ou tel point (mais là, je me réfère au système français). L’école n’a jamais été là pour donner envie mais pour diviser et creuser les inégalités. Tu l’as dit toi-même : la compétition.

Citer
Je suis pour une école stricte, mais avec des valeurs. Une école qui ne laisse pas les moins bons élèves en plan, mais qui au contraire les encourage à viser plus haut. Une école qui tire tout le monde vers le haut. Or, c'est l'inverse qui se passe actuellement. Nous avions en Belgique un problème lié à un trop grand nombre d'élèves redoublant une année. Au lieu de voir pourquoi c'est le cas, et essayer de s'attaquer à la base du problème, ils ont préféré élargir les conditions d'accession à l'année supérieure.
Et donc effectivement, dans les chiffres, il y a beaucoup moins d'élèves qui recommencent une année... mais à quel prix ?!
Ça permet notamment une meilleure confiance en soi et une réussite future… Je n’ai jamais vu de redoublement bénéfique dans la scolarité d’un élève. Encourager à viser plus haut, c’est bien à condition que ce ne soit pas en rappelant qu’il est toujours en bas et qu’il ferait mieux de viser plus haut… Encourager en valorisant… Si tu donnes envie de savoir sans tuer l’élève sur place, il aura envie d’apprendre. Il faut faire confiance aux enfants à ce niveau-là. Et puis, il y a un problème dans ce que tu dis et également dans ma réponse. « Tirer vers le haut » sous-entend forcément qu’il y a un bas, donc il fait des élèves en bas pour avec des élèves en haut. Sinon, ça s’appelle l’égalité et ça perd tout son sens… Dans un classe, tu peux ne mettre que des génies, des petits génies (expérience faite en Amérique), tu ne le dis pas à l’instit, à la fin de l’année, tu as un tiers de très bon élève, un tiers moyen, un tiers mauvais… Donc tu n’auras jamais tout le monde en haut avec un tel système de valeur et de compétition. La savoir, c’est une question d’envie et de confiance.

Citer
L'école pour moi doit être le refuge du savoir, doit donner aux jeunes l'envie d'apprendre. Et pour ce faire, il faut des profs motivés, passionnés. Alors bien entendu, nous n'éviterons jamais les cancres, les têtes brûlées, mais au moins ceux-ci seront mieux encadrés.
Je suis d’accord avec toi, mais pour moi, l’école telle que tu l’as décrite n’est pas faite pour ça…

Citer
Dans mon école, il y a un secteur qu'on appelle « L'aile E », pour ces élèves-là. Mais c'est bien les derniers que je voudrais aider, sachant qu'ils se prennent pour des êtres intelligents alors qu'à seize ans, ils n'ont même pas atteint le niveau CM2 (Alias Sec.1 ici). Ils se fichent royalement de l'école, ne font plus aucuns efforts pour remonter, sèchent les cours et se laissent sombrer dans la drogue.
Je connais même l'endroit où ils vont fumer leur pote car j'y passe fréquemment pour prendre un raccourci menant à mon foyer.

Il n'y a que Céleste, une fille qui a décidé de redoubler son année pour augmenter son niveau, qui veuille vraiment faire des efforts dans mon entourage. Ses parents ne l'encouragent pas car ils se fichent complètement de ses notes, et je trouve ça bien dommage, car elle, elle veut réussir.
Je pense qu'il ne faut pas blâmer ces jeunes mais essayer de comprendre ce qui se passe. On ne leur parle que de débouchés inexistants à trouver au lieu de leur parler d'envie d'apprendre, de compétence à acquérir et à mobiliser, d'études qui permettent tout de même d'avoir beaucoup moins de chance d'être au chômage. Et puis, il faut voir ce qu'ils entendent. SI tous les jours, ils entendent qu'ils sont nuls, ça ne donne pas envie d'apprendre et d'aimer l'école qui les dévalorise. Si ils entendent ça depuis tout petits, ils en sont convaincus. C'est comme si je te demandais de m'écrire une thèse universitaire... je ne suis pas certaine que tu t'en sentes capable.
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:07:50 par Aslinn Adiba »
Aslinn Adiba

"Depuis la nuit des temps c'est pour l'argent
Que l'on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie :
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?"

Pierre Perret, "La petite kurde"

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : L'école idéale
« Réponse #4 le: 25 Août 2010 à 17:16:52 »
Mon école idéale, ce serait une école basée sur de vraies valeurs, comme l'entraide, l'écoute. Où l'on donnerait envie aux moins bons de progresser, où les meilleurs pouraient aider ceux qui ont des problèmes.
Ce serait aussi une école dans laquelle il y aurait une espèce de tutorat : un prof qui s'occupe d'un petit groupe d'élèves, à qui les membres de ce groupe pouraient venir parler librement s'il y a le moindre problème, scolaire ou non.
Il faudrait aussi que les horaires soient aménagés en fonction du rythme de vie des élèves, et les emplois du temps personnalisés. Par exemple, un collégien de quatrième ayant de sérieux problèmes en maths, pourquoi n'irait-il pas suivre les cours de cinquième, voire de sixième ? Et un élève de cinquième présentant de sérieuses prédispositions pour le français, pourquoi ne pourait-il pas aller suivre les cours de quatrième ou de troisième ?
Ce serait cependant aussi une école stricte, tout en restant juste. Un élève fautif ne doit pas rester impuni comme c'est parfois le cas, mais la sanction doit être adaptée à la faute et à l'élève.
Il faudrait aussi qu'au moins une fois par an, il y ait une réunion entre les professeurs, le directeurs, un élève et ses parents, où ils puissent discuter de son avenir et de ses études. Et ce pour tous les élèves. Personnellement, je vais entrer en troisième, et je me sens très, très mal informée sur le lycée et les études supérieures.
La série littéraire devrait être revalorisée. Elle est considérée comme une série au rabais, et je ne vois pas pourquoi ! Il faudrait créer une série qui ne soit ni L, ni ES, ni S, mais réellement générale, pour les lycéens qui sont sûrs de ne se sentir à leur place dans aucune des filières.
Et surtout, surtout, les professeurs doivent être initiés à la psychologie, particulièrement des adolescents. Quelques mois de plus de formation sur ce sujet, ce n'est pas la mort !

Hum, je crois que je n'ai rien oublié...

Ah, et que les tests en sport soient facultatifs... Je l'avoue, je déteste le sport. ^^


Citer
Je n’ai jamais vu de redoublement bénéfique dans la scolarité d’un élève
Eh bien moi, si. Mon frère a redoublé, et ses notes ont grandement augmenté grâce à ça. Cela lui a donné une seconde chance de réussir, plutôt que de le faire passer dans la classe supérieure où il aurait été tout simplement largué.
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:19:55 par Minyu »
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne BloodMoon

  • Troubadour
  • Messages: 346
Re : Re : L'école idéale
« Réponse #5 le: 25 Août 2010 à 17:23:49 »
Citer
Je pense qu'il ne faut pas blâmer ces jeunes mais essayer de comprendre ce qui se passe. On ne leur parle que de débouchés inexistants à trouver au lieu de leur parler d'envie d'apprendre, de compétence à acquérir et à mobiliser, d'études qui permettent tout de même d'avoir beaucoup moins de chance d'être au chômage. Et puis, il faut voir ce qu'ils entendent. SI tous les jours, ils entendent qu'ils sont nuls, ça ne donne pas envie d'apprendre et d'aimer l'école qui les dévalorise. Si ils entendent ça depuis tout petits, ils en sont convaincus. C'est comme si je te demandais de m'écrire une thèse universitaire... je ne suis pas certaine que tu t'en sentes capable.

Oui, c'est certain ! Mais on ne va pas leur dire à tout bout de champ qu'ils sont nuls... J'ai une amie qui y est. Maude, la jumelle de ma meilleure amie, une fille sympathique et fragile qui a besoin de l'amitié des autres pour se sentir utile. Il y a une autre fille aussi que je connais : Mélanie. Alors, elle, c'est tout un cas ! Mais, passons les descriptions inutiles. Les élèves qui sont là-haut ne sont pas franchement fréquentables. Je n'ai pas envie de faire une description détaillée du pourquoi du comment, mais ça c'est une chose dont j'ai eu confirmation. Après, certains d'entre eux sont plutôt sympathiques, je l'admets, mais la plupart on s'en passerait bien... ^^

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
  • Messages: 486
    • Laissez parler les p'tits papiers
Re : L'école idéale
« Réponse #6 le: 25 Août 2010 à 17:25:04 »
Merle, je suis relativement jeune mais l'école dont tu parles je l'ai vue  à l'œuvre avec certains instits très  vieille république...
J'ai vu des gosses se faire humilier et être détruits par ça...
Même moi, qui n'était ni cancre, ni particulièrement mal vue, y'a  deux ou trois histoires qui m'ont marquée négativement... et qui ne m'ont certainement pas aidé , alors que j'étais timide, à prendre confiance en moi.

Et je confirme, l'école ne m'a jamais donné  envie de lire...
J'étais pourtant pas mauvaise élève.  Il a fallu la fac et commencer des recherches universitaires pour que j'ai la curiosité d elire certains classiques... ( jamais autant lu que durant cette période d'ailleurs)...


et ah les petits cons de seize ans... sont justement des petits cons de seize ans... Combien j'en ai vu ( et encore plus ma mère qui a été prof ) dix ans après,  et bien, être devenus des jeunes que je qualifierais de gens bien, responsables... A seize ans, t'es encore un gosse, ta personnalité n'est pas fixée ad eternam, tu peux encore évoluer.
Et à seize ans, de toute façon t'es rarement bien malin ( pis la drogue, hum... on a tous fumer un pétar, non ? Pour faire comme les copains au moins... On a tous eu des soirées trop arrosées...  et les parents qui croient leur progéniture incapable de ça, ce sont les premiers à tomber des nues quand fiston est convoqué au tribunal correctionnel pour quelques grammes de shit malheureux lors d'un contrôle de flics...  Ca aussi je le vois souvent)
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:32:50 par arwen »

Hors ligne Aslinn Adiba

  • Troubadour
  • Messages: 257
  • Odelali !
    • Dialogue Avec Ma Plume
Re : L'école idéale
« Réponse #7 le: 25 Août 2010 à 17:27:21 »
Citer
Il faudrait aussi que les horaires soient aménagés en fonction du rythme de vie des élèves, et les emplois du temps personnalisés. Par exemple, un collégien de quatrième ayant de sérieux problèmes en maths, pourquoi n'irait-il pas suivre les cours de cinquième, voire de sixième ? Et un élève de cinquième présentant de sérieuses prédispositions pour le français, pourquoi ne pourait-il pas aller suivre les cours de quatrième ou de troisième ?
J’adore ton idée !!!
Sais-tu qu’il a existé un jour un système qui ressemblait à ça ? En fait, je crois que les élèves étaient toujours classés par âge mais en revanche, il y avait des classes différentes selon où on en était en maths, en français etc… et ce n’était pas immuable… Et si tu étais dans une « moins bonne » classe dans un domaine, tu pouvais être dans une « meilleure » dans une autre. Mais cela demande de moins stigmatiser les niveaux des élèves et effectivement, de laisser chacun apprendre à son rythme…

Citer
La série littéraire devrait être revalorisée. Elle est considérée comme une série au rabais, et je ne vois pas pourquoi ! Il faudrait créer une série qui ne soit ni L, ni ES, ni S, mais réellement générale, pour les lycéens qui sont sûrs de ne se sentir à leur place dans aucune des filières.
Pareil, ça existait encore récemment (nos parents, enfin les miens mais je pense les tiens aussi car les miens sont jeunes). Et je suis d’accord avec toi encore sur ce point… Je trouve dommage d’avoir fait S alors que c’est la série L que j’aurais voulu.

Citer
Eh bien moi, si. Mon frère a redoublé, et ses notes ont grandement augmenté grâce à ça. Cela lui a donné une seconde chance de réussir, plutôt que de le faire passer dans la classe supérieure où il aurait été tout simplement largué.
J’aurais du relativiser… Le redoublement n’est pas bénéfique selon moi s’il n’est pas un choix de l’élève car il est trop stigmatisé. Grandir, c’est passer dans la classe supérieure… du coup, ça casse un élève de redoubler. Sauf si c’est un choix et expliqué de manière valorisante.

EDIT :
Citer
Et je confirme, l'école ne m'a jamais donné  envie de lire...
J'étais pourtant pas mauvaise élève.  Il a fallu la fac et commencer des recherches universitaires pour que j'ai la curiosité d elire certains classiques... ( jamais autant lu que durant cette période d'ailleurs)...
Tout pareil

Citer
mais la plupart on s'en passerait bien...
On ne se passe pas d'un être humain... ;) Et on ne se met pas en échec par plaisir. Il y a très certainement des raisons à ça...
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:31:54 par Aslinn Adiba »
Aslinn Adiba

"Depuis la nuit des temps c'est pour l'argent
Que l'on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie :
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?"

Pierre Perret, "La petite kurde"

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
  • Messages: 486
    • Laissez parler les p'tits papiers
Re : L'école idéale
« Réponse #8 le: 25 Août 2010 à 17:36:03 »
Perso sur le redoublement, je pense que c'est de la démagogie de faire passer au stade supérieur un gamin qui ne suivra pas et coulera un peu plus l'année suivante donc.
Par contre, c'est souvent et très clairement utilisé et considéré de façon humiliante par une partie du corps professoral...  alors que ça ne le devrait pas.

Hors ligne Merle

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Re : L'école idéale
« Réponse #9 le: 25 Août 2010 à 17:37:08 »
Ouille, alors je vois que nous sommes en profond désaccord :mrgreen: alors ne surtout pas prendre mes oppositions comme des attaques personnelles, ce sont des bases de réflexions…
Pareil pour moi.  Effectivement nous n'avons pas du tout la même vue sur l'éducation, mais aucune attaque personnelle, j'aime les débats ;)

Citer
C’est contre cela que je lutte… On nous demande d’être le meilleure mais si nous étions éduqué dans une logique de savoir et non de compétition, nous n’aurions plus besoin de l’être. En fait, je crois que nous avons le droit de dire qu’on ne veut pas de cette compétition qui n’engendre que violence, guerre et exclusion pour réclamer une autre société. L’école est censée être l’accès au savoir. Dans la pratique, elle cultive les inégalités sociales. Ça, c’est le constat du sociologue. Dans la pratique et en tant que citoyen, il me semble qu’on puisse revendiquer le droit à autre chose, le droit à ne pas se voir attribuer une valeur, un prix, un chiffre.

Je suis tout à fait d'accord avec toi.  Mais c'est utopique.  Laisse une société évoluer sans hiérarchisation, au début, effectivement ça sera merveilleux, tous des petits hippies avec des bonnes idées, des bonnes valeurs.  Mais très vite les instincts humains reprendront le dessus, les paresseux refuseront de travailler, et tu vas te retrouver avec une société où 1/3 ne fait rien, 1/3 travaille mal et peu, et 1/3 travaille d'arrache-pied pour rattraper les erreurs des autres et récupérer le retard accumulé à cause du premier tiers (j'ai lu ça dans un livre de Werber, je ne me souviens plus quel sociologue a fait cette étude, désolé  :().  je constate, et c'est malheureux, qu'on a besoin de "chefs", pour encadrer, diriger, et arriver à un résultat.  Les inégalités sociales sont malheureusement nécessaires, de part la nature même de l'être humain.

Citer
Pour moi, le système ne t’a pas endurci, il l’a simplement intégré et il t‘y a aidé tout le long de ta formation (c‘est à ça que ça sert)… Je pense que nous pouvons refuser d’intégrer un système que nous ne cautionnons pas… Même, si évidemment, c’est plus difficile et que les claques se prennent tous les jours. Je veux dire, tu ne peux pas remercier le système de t’avoir forcé à intégrer ce que tu ne cautionnais pas…

Oui, encore d'accord, mais nous vivons dans le monde réel.  Cela fait 5 ans que je travaille, et je me dis qu' heureusement j'ai eu cette formation qui m'a endurci (si, si, j'insiste :) ).  Et là où nous ne sommes pas d'accord, c'est que oui, je cautionne ce système (du moins l'ancien), car j'ai admis que le monde fonctionne comme cela.  Et que si je veux y avoir ma place, je dois me plier à certaines règles.

Citer
L’école n’a jamais donné envie de lire à personne, et encore moins la discipline. La disparition de certains savoirs n’est pas dû à l’assouplissement de la notation mais à l’allongement du temps d’étude. Tu étudies d’autres choses plus tard. C’est aussi malheureusement dû aux programmes trop chargés qui empêchent de s’attarder sur tel ou tel point (mais là, je me réfère au système français). L’école n’a jamais été là pour donner envie mais pour diviser et creuser les inégalités. Tu l’as dit toi-même : la compétition.

Ce sont d'excellents profs de français qui m'ont transmis ma passion pour la lecture.  Un de mes profs m'a fait lire l'Alchimiste, et sans rire ce livre a changé quelque chose en moi.  Maintenant, je suis d'accord que le programme devrait se moderniser un peu dans le choix des lectures imposées... Je ne connais pas la situation en France, mais en Belgique, le programme est loin d'être surchargé !  Je vois le nombre de jeunes qui finissent l'école plus tôt plusieurs jours par semaine.  Quand j'étais aux études, j'étais à l'école de 8h à 16h, avec un horaire rempli !  Ca n'a plus l'air d'être le cas à présent.  L'allongement du temps d'étude n'est vrai qu'à partir de 18 ans (plus ou moins), âge auquel tu es sensé avoir choisi de faire des études.  Je ne pense pas que cette donnée entre ligne de compte, car dès l'instant où faire des études est ton choix, ton regard est différent.  Je parle des études secondaires, voire primaires (je ne connais pas l'équivalent en France, mais en gros, de 6 à 18 ans).

Citer
Ça permet notamment une meilleure confiance en soi et une réussite future… Je n’ai jamais vu de redoublement bénéfique dans la scolarité d’un élève. Encourager à viser plus haut, c’est bien à condition que ce ne soit pas en rappelant qu’il est toujours en bas et qu’il ferait mieux de viser plus haut… Encourager en valorisant… Si tu donnes envie de savoir sans tuer l’élève sur place, il aura envie d’apprendre. Il faut faire confiance aux enfants à ce niveau-là. Et puis, il y a un problème dans ce que tu dis et également dans ma réponse. « Tirer vers le haut » sous-entend forcément qu’il y a un bas, donc il fait des élèves en bas pour avec des élèves en haut. Sinon, ça s’appelle l’égalité et ça perd tout son sens… Dans un classe, tu peux ne mettre que des génies, des petits génies (expérience faite en Amérique), tu ne le dis pas à l’instit, à la fin de l’année, tu as un tiers de très bon élève, un tiers moyen, un tiers mauvais… Donc tu n’auras jamais tout le monde en haut avec un tel système de valeur et de compétition. La savoir, c’est une question d’envie et de confiance.

Oh si, je pense qu'un redoublement peut être bénéfique, surtout quand il est accompagné d'une remise en question des raisons de l'échec.  une de mes soeurs a redoublé une année, parce qu'elle était trop peu mature.  Cela lui a fait un bien fou, l'année suivante, elle a cartonné, et ensuite a réussi ses études avec brio.  Le problème c'est que les parents ne sont plus derrière les enfants.  Si j'avais de mauvaises notes, une seconde session ou si j'avais raté une année, j'en aurais entendu parler chez moi...  Je ne suis pas d'accord non plus avec ta vision sur l'expression "tirer vers le haut".  Pour moi, un bas n'est pas nécéssaire... Si j'étais prof et que je vois qu'une classe se débrouille bien dans la matière que j'enseigne, je serais tenté d'en voir plus, plus loin, plus dur, et pour moi c'est ça "tirer vers le haut": tenter d'exprimer le meilleur dans chaque élève.  Au lieu de ça, j'ai l'impression qu'à l'heure actuelle on calque le rythme des études sur l'élève le moins "compétent", et c'est dommage (je l'ai vécu pendant mes études supérieures, et j'étais frustré de comparer la formation que j'ai eue à celle de certains amis qui étaient dans d'autres écoles...).

Citer
Je pense qu'il ne faut pas blâmer ces jeunes mais essayer de comprendre ce qui se passe. On ne leur parle que de débouchés inexistants à trouver au lieu de leur parler d'envie d'apprendre, de compétence à acquérir et à mobiliser, d'études qui permettent tout de même d'avoir beaucoup moins de chance d'être au chômage. Et puis, il faut voir ce qu'ils entendent. SI tous les jours, ils entendent qu'ils sont nuls, ça ne donne pas envie d'apprendre et d'aimer l'école qui les dévalorise. Si ils entendent ça depuis tout petits, ils en sont convaincus. C'est comme si je te demandais de m'écrire une thèse universitaire... je ne suis pas certaine que tu t'en sentes capable.

Non non, à un moment il faut pouvoir aussi dire à un jeune: "tu es responsable de ta vie, et là tu joues ton avenir.  Arrête de te comporter comme un gamin et fais face à tes responsabilités !".  J'ai plus l'impression que maintenant on surprotège les jeunes, on les dorlote... "Tu ne veux rien faire à l'école ?  Ne t'en fais pas, tu ne redoubleras pas, on te gardera jusqu'à tes 18 ans et après tu feras ce que tu veux... chômeur, c'est pas si mal, non ?".  Au lieu de ça, un bon coup de pied au derrière (imagé) ne serait pas du luxe.  Qu'on les bouscule! Qu'ils se rendent compte d'eux-même qu'ils sont en train de mettre leur vie en l'air...



Désolé pour le pavé, et pour cette entrée en force  :)  Là tu as juste touché un sujet qui me tient vraiment à coeur et pour lequel j'ai l'impression que "c'était mieux avant" :)


Edit, pour ne pas faire de double post:
Perso sur le redoublement, je pense que c'est de la démagogie de faire passer au stade supérieur un gamin qui ne suivra pas et coulera un peu plus l'année suivante donc.
Par contre, c'est souvent et très clairement utilisé et considéré de façon humiliante par une partie du corps professoral...  alors que ça ne le devrait pas.
Voilà, tu formalises ma pensée !

J’adore ton idée !!!
Sais-tu qu’il a existé un jour un système qui ressemblait à ça ? En fait, je crois que les élèves étaient toujours classés par âge mais en revanche, il y avait des classes différentes selon où on en était en maths, en français etc… et ce n’était pas immuable… Et si tu étais dans une « moins bonne » classe dans un domaine, tu pouvais être dans une « meilleure » dans une autre. Mais cela demande de moins stigmatiser les niveaux des élèves et effectivement, de laisser chacun apprendre à son rythme…
Pourquoi ce système n'existe-t-il plus maintenant ?

Merle, je suis relativement jeune mais l'école dont tu parles je l'ai vue  à l'œuvre avec certains instits très  vieille république...
J'ai vu des gosses se faire humilier et être détruits par ça...
Même moi, qui n'était ni cancre, ni particulièrement mal vue, y'a  deux ou trois histoires qui m'ont marquée négativement... et qui ne m'ont certainement pas aidé , alors que j'étais timide, à prendre confiance en moi.
Il ne faut pas tout mettre dans le même panier non plus... Des mauvais profs, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours...  De même que des mauvais élèves :)
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:44:03 par Merle »

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
  • Messages: 486
    • Laissez parler les p'tits papiers
Re : Re : Re : L'école idéale
« Réponse #10 le: 25 Août 2010 à 17:41:13 »

Non non, à un moment il faut pouvoir aussi dire à un jeune: "tu es responsable de ta vie, et là tu joues ton avenir.  Arrête de te comporter comme un gamin et fais face à tes responsabilités !".  J'ai plus l'impression que maintenant on surprotège les jeunes, on les dorlote... "Tu ne veux rien faire à l'école ?  Ne t'en fais pas, tu ne redoubleras pas, on te gardera jusqu'à tes 18 ans et après tu feras ce que tu veux... chômeur, c'est pas si mal, non ?".  Au lieu de ça, un bon coup de pied au derrière (imagé) ne serait pas du luxe.  Qu'on les bouscule! Qu'ils se rendent compte d'eux-même qu'ils sont en train de mettre leur vie en l'air...

Désolé pour le pavé, et pour cette entrée en force  :)  Là tu as juste touché un sujet qui me tient vraiment à coeur et pour lequel j'ai l'impression que "c'était mieux avant" :)

Crois moi que les gosses qui coulent à l'école, en règle générale, la vie s'est déjà chargée de leur foutre des coups de pieds au cul... et qu'ils sont loin d'être surprotégés.
Quant à être chômeur à 18 ans ? ouais, sans même le rsa pour vivre, ça doit être génial, t'as raison, surtout en période de crise économique ou même l'intérim n'embauche plus...

J'veux pas jouer à Oliver Twist, mais j'ai en tête les histoires de ma mère qui a vu des gamins couler littéralement à cause e problèmes sociaux, familiaux... Des gosses pas méchants à la base...


Merle je suis très mal à l'aise avec tes propos, j'ai l'impression que tu juges des gens que tu ne connais pas, des situations que tu ne connais pas...
Dire que les jeunes aujourd'hui en échec scolaire sont surprotégés, mais c'est complètement faux... ils sont éjectés du système, y'a  un paquet de gosses qui sortent de l'école sans aucun diplôme, rien.
Et quand tu dis " si j'étais prof"... Bah oui, mais beaucoup de gens disent ça sans même savoir ce que c'est le boulot de prof ( que je n'embrasserais pas pour avoir vu ma mère galérer, pas avec ses élèves d'ailleurs où ça s'est plutôt bien passé... )
Désolée, je suis très très mal à l'aise avec tes propos...
« Modifié: 25 Août 2010 à 17:46:47 par arwen »

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : L'école idéale
« Réponse #11 le: 25 Août 2010 à 17:43:02 »
Citer
J’aurais du relativiser… Le redoublement n’est pas bénéfique selon moi s’il n’est pas un choix de l’élève car il est trop stigmatisé. Grandir, c’est passer dans la classe supérieure… du coup, ça casse un élève de redoubler.
Tu as peut-être raison... En attendant, pour mon frère, c'était loin d'être son choix personnel, et ça a très, très bien fonctionné.

Citer
Oh si, je pense qu'un redoublement peut être bénéfique, surtout quand il est accompagné d'une remise en question des raisons de l'échec.
Je suis d'accord.
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne Merle

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Re : Re : Re : L'école idéale
« Réponse #12 le: 25 Août 2010 à 17:52:35 »
Crois moi que les gosses qui coulent à l'école, en règle générale, la vie s'est déjà chargée de leur foutre des coups de pieds au cul... et qu'ils sont loin d'être surprotégés.
Quant à être chômeur à 18 ans ? ouais, sans même le rsa pour vivre, ça doit être génial, t'as raison, surtout en période de crise économique ou même l'intérim n'embauche plus...

J'veux pas jouer à Oliver Twist, mais j'ai en tête les histoires de ma mère qui a vu des gamins couler littéralement à cause e problèmes sociaux, familiaux... Des gosses pas méchants à la base...
Ca c'est une généralisation, et c'est faire de chaque jeune en décrochage une Cosette en puissance... Il y a beaucoup de "gosses-de-riches" qui ont des problèmes à l'école, et uniquement parce qu'ils ne veulent rien faire, et qu'ils se moquent de tout...  De même il y a des pauvres gosses défavorisés, dans des "mauvaises" familles qui s'en sortent très bien, car ils bossent, et qu'ils ont compris que c'était le meilleur moyen d'améliorer leur qualité de vie.  Je crois (et j'en suis convaincu) que c'est une question de maturité.

Pour ce qui est du chômage, c'est malheureusement comme ça que certains jeunes réfléchissent... "à quoi bon bosser ou faire des études, alors que l'état me donnera de l'argent, que j'aurai des facilités, et que je pourrai passer ma vie à jouer sur mon pc" (je grossis le trait, mais tu saisis l'idée...).

Les "cas sociaux" (je ne dis pas ça péjorativement) comme ta mère en a rencontré, oui, ça c'est le pire, et c'est pour eux qu'on doit avoir une attention particulière.  Mais pas pour les je-m'en-foutistes.  Eux doivent être ramenés dans le rang. 

On est en train de subir une génération d'enfants-rois, mais si l'enfant a des droits, il a aussi des devoirs.  S'intégrer dans la vie active en fait partie, pour moi...

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
  • Messages: 486
    • Laissez parler les p'tits papiers
Re : L'école idéale
« Réponse #13 le: 25 Août 2010 à 17:55:52 »
Citer
Il ne faut pas tout mettre dans le même panier non plus... Des mauvais profs, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours...

Ben, j'sais pas tous les instits de l'école primaire où j'étais était adepte de ce genre de trucs... Entre les punitions collectives arbitraires, les humiliations, voir les claques... Merci, mais je garde un très mauvais souvenir de ces cinq instits. Et pourtant j'étais bon élève
Ensuite, j'entends mes parents parler de leur propre expérience, de ce que tu encenses. Ca n'avait rien de juste...
mon père et son frangin  connu les humiliations de certains instits parce qu'ils étaient de famille ouvrière....
J'ai vu des profs sortir a des gosses " lui , il sera bon pour la chaussure - ville ouvrière avec une industrie de la chaussure à l'époque )

C'est très bien que tout cela change... y'a d'autres travers aujourd'hui, je suis bien d'accord. Mais franchement si mes nièces et mes futurs gosses peuvent éviter certaines humiliations que j'ai vécues ou vues commises sur des petits camarades, j'en suis très contente.

Alors  à coté de ça, ma mère a pu faire l'école normale grâce à un instit communiste qu'est venu à la maison faire signer les papiers à mes grands parents et lui a obtenu des bourses pour financer ses études. Mais c'était l'exception alors...


Citer
Ca c'est une généralisation, et c'est faire de chaque jeune en décrochage une Cosette en puissance... Il y a beaucoup de "gosses-de-riches" qui ont des problèmes à l'école, et uniquement parce qu'ils ne veulent rien faire, et qu'ils se moquent de tout...  De même il y a des pauvres gosses défavorisés, dans des "mauvaises" familles qui s'en sortent très bien, car ils bossent, et qu'ils ont compris que c'était le meilleur moyen d'améliorer leur qualité de vie.  Je crois (et j'en suis convaincu) que c'est une question de maturité.
J'ai pas vu beaucoup de gosses de riches décrocher, excuse moi.  papa et maman sont là pour payer les cours privés si ça arrive...

Citer
Pour ce qui est du chômage, c'est malheureusement comme ça que certains jeunes réfléchissent... "à quoi bon bosser ou faire des études, alors que l'état me donnera de l'argent, que j'aurai des facilités, et que je pourrai passer ma vie à jouer sur mon pc" (je grossis le trait, mais tu saisis l'idée...).
Bent u sais c'était quoi la plaisanterie favorite quand j'étais au lycée , Tu veux faire quoi plus tard  ? chômeur...
Ben oui, c'est une réalité sociale, Merle, le chômage des jeunes est énorme en France...

Citer
Les "cas sociaux" (je ne dis pas ça péjorativement) comme ta mère en a rencontré, oui, ça c'est le pire, et c'est pour eux qu'on doit avoir une attention particulière.  Mais pas pour les je-m'en-foutistes.  Eux doivent être ramenés dans le rang.
Je n'ai pas parlé de cas sociaux, excuse moi. Un probleme familial ca peut etre un divorce mal vécu, sans qu'on tombe dans le cas social...

Citer
On est en train de subir une génération d'enfants-rois, mais si l'enfant a des droits, il a aussi des devoirs.  S'intégrer dans la vie active en fait partie, pour moi...

Là c'est toi qui généralise ( et c'est pas franchement le sujet, parce que l'enfant roi c'est plutot au sein de la famille, l'éducation nationale récupérant les dégats et ne les créant pas... ) e t je vais arrêter car tu parles à partir de préjugés sans connaitre la réalité concrète du terrain.
« Modifié: 25 Août 2010 à 18:00:42 par arwen »

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : L'école idéale
« Réponse #14 le: 25 Août 2010 à 17:59:05 »
Citer
On est en train de subir une génération d'enfants-rois, mais si l'enfant a des droits, il a aussi des devoirs.  S'intégrer dans la vie active en fait partie, pour moi...
Je suis parfaitement d'accord, mais il faudrait pour cela qu'on lui en donne réellement les moyens - ainsi que quelques explications !

« Modifié: 25 Août 2010 à 18:03:54 par Minyu »
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.017 secondes avec 24 requêtes.