Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le dernier debout

Auteur Sujet: Le dernier debout  (Lu 2938 fois)

Hors ligne Zenaïs

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Le dernier debout
« le: 17 Août 2010 à 05:04:13 »
Bonsoir à tous...

Bon, j'ai écrit ce texte sous l'emprise de la musique, et sans doute de la fatigue. Je suis rentrée du boulot à 3h du matin et... voilà ce qui arrive. Je le poste toute de suite, parce que sinon je crois que je ne le ferai jamais. Sur le coup, j'ai été très prise dans l'écriture, mais en me relisant je suis plus que sceptique. Il n'a rien de bien transcendant ni de vraiment original, j'en ai bien peur. Mais bon. Je l'ai écrit.

Le titre ne vaut rien, mais il en fallait bien un.


Le dernier debout

   On se sent fort quand on reste debout alors que les immeubles se sont écroulés. Sous les bombes et les coups de feu de l'univers, les pierres sont tombées, sur le sol s'étendent les ruines et les corps raidis, ceux des hommes, ceux des femmes, ceux des chats. J'avance sur les trottoirs défoncés et il n'y a personne d'autre. Les arbres sont tombés comme de simples feuilles, le ciel lui-même est tombé en pluie, en neige et en grélons tout à la fois, car plus rien n'est trop terrible pour être impossible.
   Quand je dis qu'il n'y a personne d'autre, c'est sans doute juste une impression, je suis sûr que certains asphyxient encore sous la terre, et que d'autres n'ont pas encore fini d'agoniser dans les décombres. Mais je me sais le dernier debout sur cette Terre. On ne peut pas manquer de reconnaître la fin du monde. J'ai toujours pensé qu'il y aurait une apocalypse, un anéantissement, l'idée que le monde puisse continuer à tourner sans jamais s'arrêter m'a toujours semblée plus effroyable encore que d'envisager une fin. Mais je ne m'étais pas imaginé ainsi, debout dans le chaos résultant de cette fin. J'étais certain que l'anéantissement était loin encore. Il nous restait de l'eau, il nous restait du pétrole, il nous restait de quoi vivre et nous entre-dévorer pour des décennies encore.
   Et bien non, c'est comme ça. Les comètes se sont précipitées sur nous, un grand feu a dévoré le ciel et dévoré la Terre, et personne n'était prêt. Moi, je me suis tenu là au milieu de l'avenue alors que les façades des bâtiments tremblaient et que les pierres se jetaient sur le sol tout autour de moi, j'ai senti les flammes m'entourer et me dévorer J'ai senti mon corps se consumer alors que mes oreilles bourdonnaient du bruit de tout la ville en proie à la désolation. Et pourtant je suis là. Je ne sais pas à qui appartenait ce corps que je hante à présent. Un homme, en tout cas. Ce sont toujours des hommes.
   Je crois que mes restes calcinés sont mélangés à ces ruines dont je viens de m'extirper. Il y a peut-être un peu de ma cendre collées aux semelles de mes chaussures. Des baskets de mauvais goût. Pas le choix du corps, pas le choix des vêtements. Je me compte tout de même chanceux d'avoir pu me réfugier dans un organisme encore vivant. Ne pas chipoter pour des broutilles. Qu'est-il arrivé à la personne qui occupait ce corps, et dont j'ai usurpé la place d'ultime survivant ? Je ne veux pas le savoir. J'évite chaque fois de me poser la question, mais elle s'insinue néanmoins dans mon esprit. Conscience traitresse.
   De toute façon, ce n'est pas de ma faute. Je n'ai jamais demandé à recevoir cette faculté. Si j'avais été comme tout le monde, je serai mort pendant la Grande Guerre, et j'aurai su faire avec. Comme les autres. Mais ce jour là, alors que les obus pleuvaient, j'ai découvert que je ne mourrais pas simplement, en une seule fois, à la manière du reste de l'humanité. J'ai entendu le sifflement de l'obus juste avant qu'il vienne tomber dans mon refuge ridicule, un trou creusé par un de ses frères. Mon corps a été déchiré, brûlé, et projeté dans les airs, et j'ai senti des centaines de douleurs différentes. Puis j'ai ouvert les yeux et j'étais dans un autre trou semblable, un peu plus loin, vivant. J'ai cru à un miracle, et puis j'ai cru avoir halluciné ma mort. Cet autre corps épuisé, affamé et malade était si semblable au mien que je n'ai pas saisi la différence. Alors, quand on m'a ordonné de ramper hors du trou, je me suis exécuté. Je n'ai pas fait un mètre sur le sol tremblant qu'une mitrailleuse me tuait à nouveau. J'ai senti chaque balle. Le corps qui m'a furtivement abrité avant qu'un autre obus ne le pulvérise à son tour était fiévreux et déjà presque mort quand j'y suis entré. Je n'ai eu que quelque secondes pour me rendre compte que quelque chose n'était pas normal. Le monde était secoué par les explosions, assourdissant et insensé, et voilà que je perdais pied à l'intérieur. Douleur, et j'étais entouré d'allemands et mon doigt pressait encore la gachette pour tirer sur mes camarades qui tombaient de toutes parts. Cette fois-là, je n'ai pas cherché à comprendre, l'habitude a été la plus forte. J'ai tourné mon arme vers mon voisin et je l'ai descendu, puis un autre, et puis au milieu des cris de folie ma tête a explosé.
   Je ne sais pas combien de fois je suis mort ce jour-là. Au fil de mes soubresauts de corps en corps, mes esprits m'échappaient. Après les premières fois, ma frénésie de comprendre m'a abandonné. N'est restée que l'horreur de toutes mes morts, et la rage de rester en vie le plus longtemps possible, pour ne plus avoir à soufrir un trépas de plus. Finalement, je me suis retrouvé dans le corps d'un blessé qu'on emmenait à l'arrière. Cette mort-là fut la plus longue et la plus douloureuse, la plus angoissante. Je suis mort pendant des heures sous une tente emplie de puanteur et de cris de détresse. J'ai hérité du corps d'un infirmier de la Croix Rouge, et de là je me suis enfui.
   J'ai connu plusieurs décès malencoutreux. Pourtant, je n'ai jamais fait de folie sous prétexte de mon immortalité. Mourir est une expérience atroce et j'essaie au mieux de m'en garder.  Mais il faut croire que je suis malchanceux, car mes corps y sont tous passés avant leur heure. Une noyade, un incendie, une nouvelle guerre, un accident de voiture, et même une asphixie au monoxyde de carbone. Une femme a voulu m'assassiner une fois, mais elle m'a raté.
   Bon. Mais cette fois il va falloir la jouer fine. L'humanité est agonisante. Je ne voudrais pas me vanter, mais je pense bien que le corps que j'habite sera le seul à en réchapper.  Si je meurs maintenant, ce sera du sérieux. C'est bête. Au début, j'étais résigné à mourir une bonne fois pour toute au l'issue d'une vie à la durée conventionnelle, 70 ans peut-être. Jadis, je n'aurais jamais pensé connaître le troisième millénaire. Si l'on m'avait dit que je vivrais jusqu'à aujourd'hui, j'en aurais sans doute été émerveillé. Mais à présent, tout ce sursis me semble bien insuffisant. J'en veux plus. Après tout, je n'ai jamais pu vieillir. J'aimerais bien avoir la chance de mourir de vieillesse, pour ma dernière mort. C'est plutôt mal parti, avec le monde en si triste état. Je commence déjà à avoir faim et froid, comment vais-je pouvoir prendre soin de moi-même sans le secours du reste de la société ?
   Je suis partagé entre la gloire d'être le dernier homme sur Terre, et l'énormité de ce que je vais devoir accomplir pour retrouver un semblant de confort. En plus, ce corps, quoiqu'encore jeune, ne m'a pas l'air très endurci.
   Allons allons, haut les coeurs ! J'ai devant moi l'opportunité de vieillir et d'accomplir mon cycle de vie comme tout un chacun. Ce ne sera peut-être pas facile, mais je peux le faire. Je lève haut la tête et marche droit devant moi. Mes pieds glissent sur une flaque d'huile qui coule d'une voiture défoncée, je me sens tomber en arrière et une douleur fulgurante déchire mon crâne.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : Le dernier debout
« Réponse #1 le: 17 Août 2010 à 10:03:26 »
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Je le poste toute de suite, parce que sinon je crois que je ne le ferai jamais.Sur le coup, j'ai été très prise dans l'écriture, mais en me relisant je suis plus que sceptique. Il n'a rien de bien transcendant ni de vraiment original, j'en ai bien peur. Mais bon. Je l'ai écrit.
Je te comprends parfaitement ^^

Hey ben c'est gai ! :-\ J'ai vraiment bien aimé, on en sait de plus en plus petit à petit alors qu'au début l'idée de fin du monde, le dernier homme n'était pas très très originale, finalement ça l'est avec ton personnage ! C'est bien écrit, agréable à lire, je n'ai pas eu de problème de ce côté là. Voilà j'ai bien aimé  :)
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne BloodMoon

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Re : Le dernier debout
« Réponse #2 le: 17 Août 2010 à 14:03:00 »
Non... c'est original !  :mrgreen:

Au début, certes, je trouvais ceci un peu banal, le fait qu'il soit le dernier homme sur Terre, mais avec ce que l'on comprend du personnage, cela devient très intéressant ! Tout ce que je peux dire présentement, c'est que j'adore ! C'est tellement bien écrit, irréel dans un sens, mais envoutant dans l'autre ! J'avais l'impression d'être lui, et j'étais bien faut dire... Bref.

La final m'a plu aussi ! :coeur:
Pauvre lui... finalement, il crève encore une fois avant l'heure...

Hors ligne Zenaïs

  • Scribe
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Re : Le dernier debout
« Réponse #3 le: 18 Août 2010 à 19:44:46 »
Merci ! Mon texte et moi sommes très flattés de vos commentaires  :)

Hors ligne Zacharielle

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    • au bord du littéral
Re : Le dernier debout
« Réponse #4 le: 21 Août 2010 à 14:33:27 »
Eh, cool !
Pareil, au début on se dit "mais quoi qu'est-ce qu'elle nous baratine avec son dernier survivant bla bla bla j'ai déjà vu ça quelque part bla bla bla" et puis là, paf ! Des informations qui rendent tout ça beaucoup plus intéressant. J'aime bien le côté fantastique (et la référence aux chats lol). Je pense que tu devrais séparer la dernière phrase dans un nouveau paragraphe parce qu'au début j'ai pris le présent pour un présent duratif puisqu'il fait suite à son programme de vieillir, du coup je croyais qu'il marchait en glissant régulièrement (ce qui est un peu con). Enfin ça dépend si d'autres comètent (hé hé) la même erreur que moi ou pas xD La fin est par contre un peu trop peau de banane mais elle est bien dans l'idée, juste, peut être qu'il pourrait se fendre le crâne d'une autre manière ?

Verasoie

  • Invité
Re : Le dernier debout
« Réponse #5 le: 21 Août 2010 à 21:06:42 »
Je tiens à dire que le titre m'intrigue déjà beaucoup avant la lecture. Pis me fait penser un peu au Toujours debout du Déchronologue. ^ ^

Sur ce, je commence.

J'ai lu d'une traite, rien m'a dérangée à part deux-trois fautes d'inattention que j'ai eu la flemme de relever (tu les trouveras sûrement xD).

Citer
La fin est par contre un peu trop peau de banane

Mdr cette expression.

Le début annonçait un texte un peu conventionnel avec le dernier debout, tout ça, mais ça avait le mérite d'être bien écrit (pas mal, les chats :mrgreen:) et je me retrouvais assez dans le personnage. Après, quand on commence à sentir la vraie intrigue c'est vraiment sympa, y'a des passages plutôt tristes et d'autres plus marrants, genre : "Une femme a voulu m'assassiner une fois, mais elle m'a raté."

Du coup la fin me laisse un peu incertaine, j'hésite entre rire de bon coeur (j'ai vaguement gloussé quand même) et me sentir flouée, parce qu'elle donne un peu l'impression d'avoir été mené en bateau je trouve XD.

J'aimais bien le fait qu'il veuille continuer à vivre parce que ça m'a surprise sur le moment. J'pense que la fin m'aurait plus plu/amusée/fait plaisir si pendant ce passage là on s'était rendu compte que c'était un arrogant fini, genre le type qui n'en a rien à faire de cette fin du monde tant qu'il peut continuer pépère. Parce que du coup son désir de continuer me l'a rendu sympathique alors j'me suis sentie trahie par la dernière ligne mdr.

(Je précise que là j'essaie juste d'exprimer ce que je pense de la fin, hein, je te suggère pas de changer le perso même si on dirait quand on me lit.)

N'empêche que la lecture était sympa quand même. ^ ^

Hors ligne Jezy

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Re : Le dernier debout
« Réponse #6 le: 21 Août 2010 à 21:20:49 »
Citer
On se sent fort quand on reste debout alors que les immeubles se sont écroulés.
Quand on est resté debout ? Ou alors, quand on est debout ?
Je sais pas, le « quand on reste debout », ici, ça me fait bizarre.

Citer
car plus rien n'est trop terrible pour être impossible
Compris l’idée, mais te connaissant, tu pourrais trouver une formulation bien plus… mieux ! ^^

Citer
et dévoré la Terre
et a ? (ici, j’aurai tendance à remettre le verbe)

Citer
par un de ses frères.
Hum… le narrateur a pas l’air très sentimental, du coup le terme de « frère » cloche un peu, à mon sens. Un truc plus neutre genre « le précédant » ou de la même veine me semblerait plus adéquat.

Citer
malencoutreux
malencontreux ?


La fin est… surprenante !
Quelque part, j’aurai préféré qu’il s’éloigne comme ça, mais bon c’est ton texte…

L’idée était pas mal, la narration me plait moins, peut etre à cause de la 1ere personne (j’ai souvent du mal). Et puis je viens de lire « Sam » donc, en comparaison, y avait une légèreté dans la plume, alors qu’ici ça semble moins couler de source. Enfin, c’est l’opinion que j’en ai.
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Hors ligne Milora

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Re : Le dernier debout
« Réponse #7 le: 21 Août 2010 à 21:21:57 »
Citer
Le dernier debout
Toujours debout, mes gorets ! (pardon, Déchronologue sors de ma tête... Moi j'aime bien le titre, du coup)


Citer
le ciel lui-même est tombé en pluie
:coeur:

Citer
Quand je dis qu'il n'y a personne d'autre, c'est sans doute juste une impression, je suis sûr que certains asphyxient encore sous la terre, et que d'autres n'ont pas encore fini d'agoniser dans les décombres. Mais je me sais le dernier debout sur cette Terre. On ne peut pas manquer de reconnaître la fin du monde. J'ai toujours pensé qu'il y aurait une apocalypse, un anéantissement, l'idée que le monde puisse continuer à tourner sans jamais s'arrêter m'a toujours semblée plus effroyable encore que d'envisager une fin. Mais je ne m'étais pas imaginé ainsi, debout dans le chaos résultant de cette fin. J'étais certain que l'anéantissement était loin encore. Il nous restait de l'eau, il nous restait du pétrole, il nous restait de quoi vivre et nous entre-dévorer pour des décennies encore.
Je sais pas si c'est fait exprès, mais y a 4 fois "encore" dans ce paragraphe...

Citer
Et bien non, c'est comme ça.
Eh bien.

Citer
du bruit de tout la ville en proie à la désolation
Toute ?

Citer
Mais ce jour là
Jour-là.

Citer
et j'étais entouré d'allemands
Majuscule.

J'ai trouvé la fin un peu bof. Enfin, je sais pas, ça vient peut-être de la manière dont c'est amené : je trouve la chute (dans tous les sens du terme) un peu cheveu sur la soupe, mais sans provoquer d'effet comique ou de choc pour le lecteur...

Ceci mis à part, j'ai beaucoup aimé ! Toujours ton style envoûtant dès le début, une ambiance, une histoire de plus en plus intrigante, une sensation de mystère, juste la longueur qu'il faut. Bref, oserais-je dire que c'est zénial ?  ;) (même si c'est pas mon préféré de toi)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zenaïs

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Re : Le dernier debout
« Réponse #8 le: 22 Août 2010 à 03:36:29 »
Mince, vous m'avez percée à jour... je voulais faire un fin mieux construite, mais j'étais très fatiguée et j'avais pas le courage de faire mieux...  :mrgreen: Du coup j'ai baclé.

Et non, j'ai même pas honte.

Allez-y, balancez les tomates.

Merci pour toutes vos remarques et les relevés de fautes d'inattention.  Je suis contente que vous ayiez apprécié la lecture, et désolée de vous avoir laissé tomber sur la fin...


Hors ligne Kathya

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Re : Le dernier debout
« Réponse #9 le: 28 Août 2010 à 16:40:03 »
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en grélons
en grêlons

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semblée
semblé

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un peu de ma cendre collées
collée

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gachette
gâchette

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à soufrir
souffrir

Citer
malencoutreux
malencontreux

Citer
asphixie
asphyxie

Sûre que l'idée du type qui meurt jamais vraiment est plus intéressante à développer qu'une n-ième destruction de l'humanité, mais la fin est quand même fichtrement facile. Et avec l'obsession de survivre, il aurait pu regarder où il mettait les pieds... ^^

C'est original et sympa à lire, mais c'est pas trop mon thème de prédilection donc j'ai eu du mal à me plonger dedans. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne El_ChiCo

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Re : Le dernier debout
« Réponse #10 le: 20 Septembre 2012 à 05:06:12 »
Yo !


Alors je déterre mais c'est piur de "bonnes" raisons :
  • quand je suis passé sur le qui est en ligne, il y avait un invité qui lisait ce fil ;
  • et comme jetais le dernier debout je vu ça un peu comme un signe comme quoi il fallait que je lise ce texte...
Alors me voilà :)


Et donc comme les autres j'ai vraiment aimé ce texte même si j'ai du taper mon commentaire deux fois pace que ce p* d'ipod a planté au moment de le poster parce que, comme ça a été déjà dit, ce n'est pas un texte de fin du monde comme les autres textes de fin du monde. Alors cetait cool.

Mais comme les autres aussi, j'ai été un peu déçu par la fin. A un moment je me suis même dit qu'il n'était pas mort en fait parce qu'il ne pouvait pas mourir de façon accidentelle. Comme si c'était trop facile pour lui de mourir comme ça. Alors j'ai été un peu déçu d'imaginer que glisser fans une flaque d'huile ait pu suffire. On aurait pu penser par exemple que même si tous les autres êtres humains étaient morts, il aurai pu trouver n'importe quoi d'autre pour continuer a vivre, juste parce qu'il était obligé, pour pouvoir quitter cette terre, de mourir de façon naturelle. On aurait pu l'imaginer, je sais pas moi, dans n'importe quoi... Dans un moustique, dans une bactérie, dans de la mousse qui pousse su un tronc d'arbre... Et c'est vrai que ça aurait été ballot, pour cet homme qui était finalement décidé a vivre pleinement sa dernière vie, de devoir la passer dans une vieille mauvaise herbe perave sur le bord d'une nationale déglinguée où rien ne serait venu lui occuper l'esprit...
Maintenant que j'ai écrit ça je me rends compte que je suis peut-être un peu cruel avec lui. Mais en même temps, il est maudit il est maudit, il faut qu'il assume et qu'il accepte de mourir jour après jours... Disons qu'il a survécu a téllement de trucs que ça me fait drôle de penser qu'une bête flaque d'huile puisse avoir raison de lui...


Enfin bref...
Tout ça pour dire que ton texte était vraiment cool et qu'avec un tout petit peu de temps pour revoir les denieres phrases il pourrait être encore plus génial ;)

Et sinon il y avait aussi un autres truc qui m'a fait bizarre, je n'ai plus la phrase exacte sous les yeux mais a un moment tu dis un truc du genre "jetais déjà heureux de me compter je sais plus quoi" et la je trouve que le verbe compter fait un peu drôle.
Mais c'est un détail...


Enfin merci piur cette lecture nocturne qui fut très appréciée :)


__________
ps : je mettrai du gris demain pour pas spoiler mais faire ça tout de sute sur l'iPod ça me gave...
Pareil, il y a peut être des mots qui ont été auto-corrigés a outrance. Je vérifierai tout ça demain...
« Modifié: 20 Septembre 2012 à 05:08:33 par El_ChiCo »

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : Le dernier debout
« Réponse #11 le: 20 Septembre 2012 à 12:12:43 »
Sur la fin, mon avis est plus mitigé ... Effectivement, il ressent une douleur fulgurante, mais rien ne dit qu'il est mort ... et il croit être le dernier, mais qu'en sait-il ? Ce coup pourrait très bien être ce qui le fait s'éveiller d'un cauchemar, etc ... mais ce n'est pas à moi d'écrire la suite ...

Et une suite pourquoi, au fait ? la métempsychose, selon mon sentiment, ne peut pas être traitée en quelques lignes, mais c'est un excellent début pour introduire un tel thême.

Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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