Et puis le peuple Tunisien commence à se réveiller et à comprendre qu'une révolution s'accompagne souvent de débordements.
Certes, Ben Ali était un salaud.
Certes, le peuple a eu raison de se soulever.
Cependant, s'ils étaient pauvres hier, ils ne seront pas plus riches demain et la révolution a la fâcheuse tendance à faire naître les pires espoirs qui se transformeront par la suite en grosses désillusions.
Les déceptions à répétitions sont le moteur des régimes autoritaires ou - dans un sens plus large - extrémistes. Le risque à présent, c'est qu'ils aient troqué un Ben Ali croulant contre un Mahmoud Ahmadinejad flambant neuf.
L'avenir nous le dira.
Quant à nous, démocratie française ancrée dans des idéaux branlants, nous reproduisons un schéma assez désastreux au niveau politique : on s'en désintéresse tout au long de l'année, surtout aux élections, puis on crie quand nos intérêts nous semblent bafoués. La démocratie nous offre une première chance d'expression : ce sont les urnes avant la rue.
Et concernant le texte, je ne saisis pas tellement son intérêt : premièrement, j'ai cherché dans le dictionnaire et nulle part je n'ai vu que Ben Laden avait pour profession : terroriste. Il emploie des méthodes terroristes pour imposer des idées politiques.
Comme l'ont fait Himmler ou El Caudillo.
Mais politique, c'est l'art d'envisager une société. Et ça n'a jamais été synonyme de "bien".