Écrire, pourquoi écrire finalement.
Pourquoi parler et dire n'importe quoi.
Quoi qu'il en soit, on affabule.
Pourquoi?
Hé bien pour se faire plaisir, quoi qu'il en soit!
Pour annoncer les sentiments du cœur.
Ou alors pour se faire peur!
Car il n'y a pas d'erreur sans frayeur.
Se révéler, comment ?
En braillant ce qui nous semble important.
Mais alors que faire de l'insignifiant si tout est d'éloquence et d'importance?
Croire, serait-ce l'expression d'un bonheur en soi?
Mais croire en quoi? À ce qui fait écho!
Serait-ce alors un cri, une alarme, une émotion?
Bref, est-ce une démonstration des larmes sur la raison?
Pourquoi alors vouloir cadrer cette émotion par des syntaxes et des ponctuations, puisque rythme et évocation ne sont que démonstration?
Dire, et pourquoi dire?
Peut-être s'aimer s'entendre dire qu'il n'y a pas de raison à vouloir s'exprimer par exclamation et affirmation lorsque l'interrogation n'a de pouvoir sur la passion.
Mais alors, pourquoi les silences quand l'écriture se fait discrète?
Parler quand la parole se fait muette.
Parler pourquoi?
À la fête du coin, lire son texte comme le refrain de sa vie dont le sens clamé n'a de sens qu'aux amis.
Pourquoi écrire?
Pour satisfaire un égo poétique et semer la douceur d'une caresse érotique!
Vaste polémique lorsque l'écriture s'illumine au regard des pensées favorites.
Et que le lecteur se délecte d'une expression lyrique quand la narration s'énonce onirique.
Bref, charabia, plagiat et puis quoi?
Quoi que peut en dire l'écrivain, l'art ne se fragilise qu'à la lecture mal comprise.
Et l'écriture ne se sublime que par sa force exprimée.